Twiggy

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Sep 25, 2008

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Thursday, September 25, 2008

- Inspiration à l’abandon : « Vide,… voilà mon Ame » -

Dans le néant, Vide,


 


 


Vois comme mon corps est vrai,


Et si rien pourtant, plein de toi,


Tellement tu me tiens,


Combien tu m’étreins,


Et tellement faux de tout,


 


 


Dans un saut, une ascension ou  un plongeon,


M’immerger comme au commencement,


Je fus tant voué, dans un bain de larmes,


Je suis comme au commencement,


 


 


Que je saute encore, par-dessus, basculer,


Au-delà des barrières cruelles du réel,


Dans l’immensité du présent,


 



Et comme un dément,


Dans la jouissance de la vie,


Et dans la souffrance aussi,


 


 


Vois comment je te connais, familier,


Combien je t’entends, même pour rien,


Dans le bourdonnement sourd de ton silence,


 


 


Emplis, remplis-moi, que mon cœur lâche,


Arrache, et arrache-moi à la terre,


Attiré sans relâche, de rage vide !


Voilà mon âme avide, vivre !


Et te recommander sans fin,


 


 


Oppresse-moi de tous les bords,


Dépasse-moi encore, tu entends ?


Encore !


 


 


S’enivrer du haut, de vertiges,


Dépasser de loin les vestiges,


De loin, je répète, même pour rien


 


 


Pendant que j’en ai vu d’autres s’écraser,


Je ne t’ai jamais maudit, pauvre fou,


D’autres s’exploser face contre terre,


Je ne t’ai jamais oublié, mon plat doux,


 


 


Fleureter avec les airs, caresser les courants,


Plus haut le froid mon âme, plus haut,


Prendre l’ascendance, toucher le ciel,


D’en haut le froid mon âme, plus beau,


 


 


Que les limites dépassent, mon corps implose,


Par-delà les délais matérialistes et réducteurs,


Me vider jusqu’à la plénitude,


Dans l’incompréhension, la béatitude,


 


 


Tuant mes peurs pour un précipice,


Je me livre, ô vide,


Que tu me délivres,


Ô vide suicide-moi si tu peux !


 


 


Dans le désir, dans l’ennui ou la folie,


Dans l’angoisse ou dans le plaisir,


A jamais nier  nos origines extatiques,


Outrancier en probation ante-mortem,


 


 


Je veux la paix, je veux la guerre,


Le calme et toutes les tempêtes réunies,


En toi me perdre, me transfigurer, livré,


 


 


Vide,...voilà mon âme.


 ....

1:05 AM - 0 Comments - 14 Kudos - Add Comment

Monday, September 15, 2008

La succube

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Il existe bien des monstres viles et infâmes,

Naissants puis se rassasiants d'hommes désireux,

Pauvres et dépourvus, naïfs piégés par leur âme,

Errants, doux et plaintifs comme des chats bienheureux,

 

 

 

De ces monstres dépassant tous les autres du bestiaire, 

Démon déguisé en brebis d'un blanc si faux,

Et qui dans le troupeau sait devenir bergère,

Pour guider vers leurs souhaits les tendres agneaux,

 

 

 

Il use de fantasmes, des plus pures intentions,

Et comble, sustente ou assoiffe ses proies éprises,

Emerveille ou attendrit leur cœur d'émotions,

S'engouffrant lentement pour la terre promise,

 

 

 

Prédateur aux formes infinies et uniques,

Tantôt vierge, en jeune enfant découvrant la chair,

Ou expérimenté, comme une dame impudique,

Blonde, brune aux cheveux, bleu ou vert dans leurs yeux clair,

 

 

 

Elle parée, légion de masques sublimes, elle divine,

Tantôt docile, fière ou farouche, prude ou féline,

Bel ange de l'enfer voué à son condamné,

Rêve de chair des hommes, suprême désir incarné,

 

 

 

Il n'est de ce plaisir accessible aux mortels,

Mais d'y avoir espérer jusqu'à l'éternel,

Car dans une ultime annonciation d'adieu

Elle leur arrachera l'âme comme un dernier aveux.

 

 

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7:18 PM - 17 Comments - 26 Kudos - Add Comment

Saturday, September 06, 2008

- Aimant trompé -

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Dans l'abandon l'amour m'a baisé sans pardon,

Je l'ai gardé, puis tué à son propre jeu,

L'amour m'a baisé mais je lui ai répondu…

 

Tracés bouffés à présent, ils se sont tirés,

Mes rêves blancs, ces rêves purs dans l'eau noyés,

Déchu déçu par l'avant, tirés puis noyés,

 

L'amour en souvenirs enterrés et croulant,

Là, sous une stèle bien plantée d'une tombe bien scellée,

Conservant au cercueil la belle marque du décès,

Là, sous un drap de rêves passés, s'effaçant,

 

Luisant sous la pluie d'une réalité infondée,

Toi, la plus douce de mes charognes sentimentales,

Ton autopsie ne sera jamais réalisée,

Toi, beau croc mort fané a finis édenté,

 

Par ce mal rance, bien trop saint, vain et malsain,

D'un amour sali, d'un amour aigri, terni,

Et retraversant mes plaies, j'ai revu le pécher,

Alors je songe au sentiment sans mensonge,

 

Mais la vérité crue brûle dans le four des passions,

En échange de bons procédés, en vices et vers ça,

J'ai tout écris, tout vomis et tout repris,

Mais le tout ne m'a pas suffis, ni même guéris,

 

En dépit du non sens, c'est la folie qui m'a assagit,

Je suis passé par dessous bord, j'ai reviré,

Sous une lame de fond, et en vague à l'âme,

L'obscur vase soulevée ne m'a plus quittée,

 

L'amour s'est joué de moi, l'amour m'a trompé,

Sentiment ordurier, tas de compost stérile,

Moi fausse cible devenue bien moins sensible,

J'ai grandi, réduisant mes pires espérances,

 

Cet amour réciproque s'empli d'équivoques,

D'histoires sédimentées, et d'autres insalubres,

Je ne te hais plus, je suis doux et lugubre…

 

Et à cet amour qui m'a baisé je répond :

« Que je jure de ne plus t'exhiber en mots,

Que je jure de ne plus me remplir de tes maux »,

 

J'ai témoigné sous serment de ne jurer,

« …comme je saigne » ne s'entend plus, mais se voit en peines.

 

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2:14 AM - 40 Comments - 33 Kudos - Add Comment

Friday, August 15, 2008

In extremis : en revenant de la haine.

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Tout était calme,

 

 

On aurait pu se perdre, être autre chose,

Etre quelqu'un d'autre, on failli s'éperdre,

Cet autre est revenu, nous a rejoint, Ecce homo,

Ne faire désormais plus qu'un, symétrie rompue,

 

 

Tout était calme, Ecce homo…

 

 

Des équilibres, beau funambule s'est cassé la gueule,

Il reste ce parfum de sperme imprégnant leurs doigts,

Un surgeon amer, cet affres resté en travers,

Et le souvenir masturbatoire de cette brèche,

Résonance orgueilleuse comme une traînée baveuse,

 

 

S'engouffrer, obliquer tête baisser, rager,

C'est un halo grouillant qui vient de naître,

Corps au bouillons, corps de charbon rougeoyant en tête,

Comme une poussée soudaine, une montée sans palier,

 

 

C'est un volume envahissant, embarrassant,

Un extrême coincé, gorge oppressée,

Nous voilà yeux ouverts à voir du noir,

Autant que fermer les yeux, croire au noir,

 

 

Témoin privilégié de sa flagellation mentale,

Nous avons été le taureau abusé par le rouge,

Pas celui de la vie, en colère du torero,

Dans l'arène il veut nous voir en spectacle, en déboire,

 

 

Elle demande son contraire, elle attend le rendu,

Revanche, rendre le rouge en vengeance, voir le four,

Brûler le napalm répandu, donner au gaz insidieux,

Cette étincelle à produire, enflammer la pièce,

 

 

Traîné de poudre rejoignant l'odeur suggérée,

Et péter, faire péter, rendre encore sans compter,

La gratuité vaut bien l'offrande, l'équité,

 

 

Nous voila défait de nous, suivant l'autre,

Répondre par la charge, la cape ou la fuite,

La cape, cette putain crie : La cape !

Mais répondre surtout, puisqu'il faut tout solder,

 

 

Le torero c'est lui, la colère déguisée, stylisée,

Agite la réponse que tu attends, agite l'inverse,

Que vienne la question insolvable, crève abcès !

 

 

Coup par coup, corps odieux appelant l'adieux,

L'esprit désaccordé organique cette seule volonté,

 

 

La fumée fumante doit se rendre compte de son état,

Traverser le tunnel par le même tuyau, yeux ouvert,

Ne plus en sortir, phare éteint et en attendre le jour,

Laisser aller, venir, ne rien retenir et percer le conduit,

Jusqu'à l'aveuglement, la cécité sans résolution,

 

 

Au geste du taré la balance sans tare penche,

Nul poids du bon côté, en dyslexie du présent,

L'avenir sera pesant avant d'avoir tout délesté,

 

 

Tout n'est rien d'autre que nous, Ecce homo…

 

 

En fixation unilatérale, l'émotion focale est rivée,

Nous sommes devenus l'ombre de notre ombre.

Cœur d'ébène qui ressent, à cœur ouvert,

Virée, discriminée tout ressentit pour le même partit,

L'émotion en  souterrain bientôt immergée.

 

 

Désavouant l'état irrationnel de l'enfouissement,

Extrait de l'objectif au détour d'un repos,

Et dans un ressaut obliquant la ligne tempérée,

 

 

Une quiétude, dans ce combat fratricide,

Une grâce contre la disgrâce, une fuite et revenir,

Trouvant le juste, tentant de retrouver le centre,

 

 

La perdition s'éloignera, en division achevée,

Nous reviendrons multiple de nous même,

 

 

Béant, enfin tout sera calme.

 

 

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6:02 AM - 7 Comments - 11 Kudos - Add Comment

Monday, June 23, 2008

-- La saison des cendres -- (hymne aux pyromanes)
Current mood: good

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Il est venu le temps des pyromanes glorieux,

Ceux qui voyaient en ces lendemains poussières,

Le temps qui croisera leurs vœux de grands adieux,

Celui qui verra leur main de flamme comme bannière…

 

Ceux là même qui pilotaient les canadairs,

Ceux là même qui tenaient les extincteurs hier…

 

Sur les friches d'ici, en futurs noirs, carbonisés,

Et pour que  lève ce qui n'a jamais germé,

Que dans leurs sillons emportés par leur misère,

Suivent les vents poussant, hurlant de l'arrière,

 

Alors, sereins et ivres de jaune dans leurs yeux,

Si bien convaincu de leur cause déjà perdue :

 

Sur la mèche viendra une étincelle,

De cette étincelle naîtra la flamme,

Et des flammes pousseront leurs ambitions,

 

Alors l'été plombera ce dessein souriant au soleil,

Ses rayons lécherons le brasier d'un bout à l'autre,

Pour donner au tableau le visage d'un grand brûlé,

La saison battra son plein sans l'ombre d'un chagrin.

 

Puis les cendres couvriront les étendues désertées,

Et l'on croira alors  un volcan réveillé,

Mais sans aucun versant de lave à deviner,

 

Sans aucun versant à deviner…

 

La plaine n'attendra plus de brûler, elle sera le feu,

Et les cendres couvrirons cette saison de raisons.

 

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1:03 PM - 11 Comments - 20 Kudos - Add Comment

Monday, May 19, 2008

- A la nuit naissante -

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« L'herbe méchait le sol en milliers de cheveux,

Et comme les arbres, ployant sous le vent, bousculés,

D'aller venues poussant le soleil au coucher,

Arqué délaissant un ciel bientôt nuageux,

 

 

Son unique cercle au zénith presque achevé,

Chaque flore finissant d'élaborer leur sève,

Déjà sa moitié submergée d'une courbe,

Un quartier, et l'astre se retranche dans une trêve,

 

 

Entier englouti comme pour en terminer,

Couvrant la toile de fond d'une auréole vaine,

Pudiques corolles dissimulant leur pistil,

Roses débandant leur inflorescence au grand arc,

 

 

Les cumulus restaient empreints de chasteté,

Marquant l'ombre crépusculaire de leurs silhouettes,

Et ne contrastaient plus les couleurs des autres,

Les oedicnèmes criaient à la nuit naissante,

 

 

Une dernière protubérance avant de sombrer,

Et sa majesté a remisé sa couronne,

Tirant un trait sur le jour au tournant du bleu,

Poursuivant son essor sur ce même monde. »

 

 

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1:51 PM - 19 Comments - 38 Kudos - Add Comment

Tuesday, April 22, 2008

- Lendemain d’apocalypse -

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Maintenant il y avait…..

Jadis était d'un réel palpable,

Hier crépuscule

Réel comme limite…

 

L'inspiration du diable souffle l'armaguedon,

Plisse l'horizon et en extirpe les fondations,

Leste un amas d'atomes vibrant au même rythme

Dans la parfaite révélation de tous les impossibles.

 

Bientôt la matière en cohorte funeste

Vers l'épicentre d'une fin sans reste,

Le tout implosant au-delà des extrêmes

Première qui dépasse les limites imposées,

La voici venue…

 

Le départ, l'arrivée simultanés et symbiotiques,

En antichambre d'être absous, d'avoir dissous,

D'une condensation en extinction de l'existant,

Servis en épandage inutile d'imaginations.

 

L'adieu se périme à l'hymne d'un sacrifice vain,

De complaintes sans voix hurlant à la même impasse

De pertes incalculables et démesurées,

Sous la foulée d'arpenteurs sans repères.

 

A l'entrée inexorablement,

L'hélice poussée par les vents de la négation,

A la sortie unilatéralement,

La meule laisse en dedans des poussières d'annihilation,

Tout se perd maintenant ; plus rien ne se créera en dehors.

 

Le vide est proscrit des clepsydres, à jamais,

Les consciences s'adonnent au coma perpétuel,

Puisque la porte est close et que les comptes sont bons,

Alors il y aura ni pris ni rendu à l'instant de cette fin.

 

En une aube zéro le soleil se tord en huit,

Au sol un vortex engloutit toute matière,

Et des pensées sur fond d'abîmes d'un ciel fini,

D'un ciel banni jusqu'à la clairvoyance,

Devenant lumineux jusqu'à l'aveuglement.

 

Pléthore de possibles comme unique impossible,

Résurgence d'un aboutissement primal,

Au liminal d'heures sans renaissance,

Et à la veillée de cette dernière apocalypse

 

Voici venue la nuit du libre arbitre.

Voici venue l'aurore du néant, l'aboutissement,

Demain, il n'y aura plus.

Plus rien d'autre

 

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11:48 PM - 9 Comments - 23 Kudos - Add Comment

Monday, March 17, 2008

D’absolution...

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De tes magnificences écarlates qui percutent mes rétines,

Aux pulsions convulsives qui toujours à moi te ramène,

De ces désirs subjugués qui ébranlent nos volontés certaines,

Je te veux aux creux de mes bras, t’étreindre à t’étouffer,

Et tu me demande l’absolution avant une dernière aspiration,

Il nous faut rejoindre le creuset des mondes en ambitions,

 

 

Sublimer le pécher au risque d’en crever,

Adorer la folie de nous jusqu’à en délirer,

Les passions se déchaînent à nous aliéner,

Toutes raisons gardées sont bonnes à jeter,

 

 

Je suis rouge sur fond noir,

Tu es vermeil sur l’azur du soir,

 

 

Nous sommes les anges déchus par le temps,

Sans ailes pour voler les années dérobées,

Nous sommes louages perdues dans les vents,

Sans mériter le salut convoité,

Nous sommes immaculés de tant de choses,

Que nous deumeurerons l’un pour l’autre…

 

 

Le rouge et le noir ne se suffisent plus,

La vie et la mort n’ont aucun sens,

Nous sommes à la croisée d’une démence,

La sagesse et la folie pour seul abus…

 

 

Nous sommes rouge à mort,

Nous sommes noir de vie, encore…

Nous sommes à la croisée, Ni doux ni cruel,

L’abstinence comme dessein fidèle,

La rétention de tout, celle de nous,

 

 

Aucun purgatoire sera assez prétentieux pour nous accueillir,

Aucun paradis pourra-t-être plus beau que toi,

Aucun enfer serait-être plus brûlant que moi,

 

 

Jamais l’éternité parut aussi brève,

Jamais l’instant parut aussi infini,

 

 

Ouvre  une ultime fois ta bouche plus grande,

Mes bras se sont déliés de toi,

Mais il n’y a plus aucun air qui ne lui parvienne,

Ils sont bientôt le long de moi,

Et il n’y aura que notre amour qui ne tienne.

 

 

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5:56 AM - 17 Comments - 38 Kudos - Add Comment

Tuesday, February 26, 2008

Le regard de l’âme.

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L'invisible se suffit à éclairer les êtres,

Sensible, entre baillée comme une seule fenêtre,

Recouverte et teintée de quelques persiennes,

L'âme aux lumières s'imprègne de glorieuses antiennes,

 

 

Esquissant un regard aux autres prétendants,

Une vue, un pinceau comme un touché délicat,

Les yeux révèlent enfin leurs reflets scintillants,

L'âme au miroir peint des couleurs en éclat,

 

 

Invitant au jour des paysages inconnus,

Dans des tableaux presque achevés de belles vertus,

Et dans une mise à nue loin des vieilles emphases,

L'âme aux impudeurs dévoilées vient en extase.

 

 

Quelques bruissements, des furtifs, des détresses,

Un souffle vague effleure sa prairie de caresses,

De brèves jouissances dans l'air et dans le corps,

L'âme aux vertiges bercée sans se lasser encore…

 

 

Vierge, se déflorant à chaque nouvelles perceptions,

En quête d'inutiles et pour principe d'émotions,

Bataillant ses propres peurs derrière les paupières,

Le regard de l'âme est ouvert à toutes les guerres.

 

 

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1:53 PM - 16 Comments - 29 Kudos - Add Comment

Thursday, February 21, 2008

- Veines paroles -
Current mood: disgusted

Les paroles futiles me mutilent,

Ne dis plus rien je suis sourd,

Absolu imperceptible de tes mots !

Quel nouvel acte manqué vas-tu m'inventer ?

Des idées, de grandes idées brillantes,

Tous ces bruits m'effrayent désormais,

Mais tu peux agir et fuir aussi,

Tout ce que l'on c'est dit,

Tout oui, tout ce que l'on ne fera jamais,

Tout dit et rien fait, parfait,

Rien à faire ni promettre,

D'illusions en illusions,

On en vient à nos désillusions,

Trahison naïve d'un esprit juvénile,

Ambitions puériles et infantiles,

On érige des ruines de fils en aiguille,

A chercher dans la paille sans botte,

Une allumette qui craque,

et c'est le gouffre qui s'enflamme,

Odeur malsaine de souffre passée,

La vérité arrive, débarque

En état d'âme sans ambassade,

Plus le temps passe et plus passent

Les brouillards qui s'éclaircissent,

L'eau de pluie comme solvant,

Dissout chacun de ces « dire » ,

De bout en blanc les rêves noircissent,

A l'arrivé à bout de souffle ils périssent,

On marche dans notre sommeil,

Deux Somnambules en éveil,

De cette réalité qui ne sera jamais notre,

Décapités la tête de ces futurs,

La guillotine assure, rassure,

Pendu haut et court ces enjeux,

Des « je » au bout de la corde,

A quoi bon ces sens inachevés,

Les directions sont toutes veines,

Pissantes comme mes yeux qui chialent,

Tricotant des pulls déjà mités,

Echafaudage de cartes avant tempête,

La météo avait prévu une alerte,

La roue de la fortune a projeté le pair,

Et passent les joints pour m'en fumer,

Les volutes ont tout autant de bienfaits,

Trace, tape toi cette trace loin de moi,

Décollage d'avions sans ailes,