...à nos piégeuses lunes...!

Amnexistenciel23

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Feb 21, 2008

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Thursday, February 21, 2008

Un talent à découvrir...

Mangez ce talent- et dégustez en les différentes saveurs et nuances en fin gourmets que vous êtes...

5:18 - 0 Comments - 0 Kudos

Wednesday, February 06, 2008

Lointain chemin
Current mood: optimistic

Lointain chemin

 

 

Abaisser

Mes regrets

Au niveau

De la mère,

Effacer

Les secrets

Que me vaut

Ce calvaire…

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Balbutier

Les fragrances

De futures

Délices,

M'initier

Aux errances

De natures

Complices…

 

La Beauté

Assouvie

S'arrachant

Au sensible,

Enfanter

Ma survie

Dans les champs

Impossibles…

 

Effleurer

Un bonheur

Désormais

Accessible

Et leurrer

Les humeurs

Des « Jamais ! »

Irascibles…

 

Emprunter

Des chemins

Jusqu'alors

Interdits

Et quitter

Le carmin

Des décors

Maudits :

 

Je pars pour

Mes envies

Au verger

Des ardeurs,

Faire l'Amour

À la Vie…

Dévierger

Mes pudeurs… !

 

 

Je m'en vais jouir enfin très loin de mes névroses

Et humer les parfums des joies enfin écloses…

 

 

Début 2008

11:38 - 28 Comments - 53 Kudos - Add Comment

Wednesday, January 23, 2008

Quand Sushi prend le maquis...
Current mood: scared

Quand Sushi prend le maquis…

 

            Depuis quelques années maintenant, 22 à ce qu'elle prétend, vit sous nos latitudes une entité saprophyte se présentant sous la forme d'un être de chair et de sang assez semblable à nous de prime abord, ressemblant juste à une sorte de punk hallucinée (bien qu'un diagnostic récent d'une certaine Limpide and love, elle aussi phénoménale, laisse planer un doute raisonnable et visionnaire évoquant une manipulation génétique insoupçonnable et insoupçonnée. En fait, ce n'est qu'une partie de la vérité comme nous le verrons tout à l'heure.)

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Elle se fait appeler Sushi, ou Sushina, ou encore, étant quelque peu schizophrène mais avec de courtes phases de lucidité, Sushina et Heidi, dualité époustouflante.

 

Sa filiation était indéterminée, et après avoir d'abord cru qu'elle était la fille aînée d'Igor Bogdanov et Amélie Nothomb, un séquençage ADN hasardeux révéla et prouva son origine extra-terrestre préalablement insoupçonnée mais expliquant enfin un comportement qui jusqu'alors était apparu aux humains comme étant sinon suspect, du moins assez mystérieux pour ne pas dire original et incompréhensible.

 

Les occupants d'une navette en provenance de Proxima du Centaure nous ont récemment révélé qu'à quelques billions d'années de notre ère naquit Sushi au fond d'un cratère dans les convulsions sordides d'un ventre de spécimen proximien dont les humains ignorent encore les aptitudes.

Son régime alimentaire n'est fait que de makis et de baies phosphorescentes dont nous ignorons présentement les effets secondaires.

Son régime terrien (qui fait réellement illusion) est corrigé par un antidote contenu dans une capsule à libération prolongée implantée sous la peau au niveau du périnée.

Enfin, ses appétits sessuels exagérés et impossibles à satisfaire que les humains qualifieraient de nymphomanie font d'elle une proximienne aux moeurs à peine légèrement débridées.

 

L'apparence humaine assez bluffante que revêt, à l'heure ou nous imprimons cet article, ladite Sushi, pur produit extra-terrestre, est donc le fruit d'une manipulation génétique croisant des reliquats d'ADN humain mal conservé et de l'ADN proximien.

Sushi est donc bel et bien un OGM extra-terrestre élaboré dans un secret quasi militaire au fond d'un laboratoire sordide par des apprentis sorciers proximiens qui se trouvaient en contravention avec plusieurs articles des lois bio-éthiques édictées par l'OMS locale.

 

Cela lui ayant conféré des aptitudes inattendues, ils décidèrent, malgré le danger évident qu'elle représentait, de l'infiltrer dans notre galaxie avant qu'elle n'échappe à tout contrôle de leur part, ce qui ne se fit pas attendre.

 

Son but est de se fondre dans nos civilisations et d'y semer le trouble par le truchement d'articles plus ou moins subversifs et séditieux qui démantèlent notre système philosophique et social en attaquant sur un mode prétendument humoristique notre religion, en brocardant nos valeurs morales et familiales, en révisant notre histoire à loisir (cf. Jehanne et sa pucellitude).

 

Mais désormais identifiée comme ennemie publique numéro UNE, ladite Sushi s'est emparée d'un Vélib afin de se soustraire à notre vigilance dans le but de gagner le maquis corse à la façon d'un ET sur son vélo volant en attendant, comme lui un hypothétique et improbable retour-maison.

Désormais recherchée par Interpol IG (version futuristiquement Inter Galactique d'Interpol), cet OGM doué d'une intelligence rare, néfaste et inégalable a réussi à déjouer tous les plans mis en --uvre pour la reprogrammer.

Elle s'est, de plus, auto clonée et la colonisation des postes clés de l'univers par ses répliquantes n'est plus qu'une affaire de temps.

 

Un réseau WANTED par mails, panneaux lumineux et autres hologrammes a donc été mis en place dans toute la galaxie et nous appelons chaque humain passé, présent ou futur à la délation (valeur ancestrale de nos contrées, fondement de nos sociétés) dans le but de nous emparer de cette ennemie, répondant au patronyme pseudonymique faisant référence à un toast de poisson avarié couché sur du riz compacté, afin de la remettre entre les mains expertes et assermentées de la maréchaussée galactique.

 

            Faute de la plus étroite collaboration de votre part, ce qui mettrait immanquablement en péril l'humanité tout entière et menacerait à moyen terme toute forme de vie à l'échelle de notre système solaire……………., faute de coopération de votre part donc, vous serez démocratiquement livrés en punition aux trolls de la 13e lune de Jupiter, dirigés d'une main de fer par le Batdaf (un vrai Cerbère celui-là), lui-même soumis au commandement pépère mais pervers du Généralissime répondant au nom de guerre terriblement terrorifiant d'Ultimate Ninja (que les ch'tites nenfants y pleurent rien qu'en l'entendant prononcer !)

 

Enfin, il a été décidé que toute tentative de porter assistance à ladite Sushi de quelque façon que ce soit fera l'objet d'une répression sauvage et sans concessions dans les geôles privées du Cerbère…

 

Prière de laisser en commentaires toute information susceptible de faire progresser l'enquête ou de permettre d'appréhender la certifiée suspecte.

 

Une récompense substantielle sera offerte à toute personne ayant permis l'arrestation de la Sushi :

            1er prix : un des clones (désactivé) de la Sushi avant destruction de masse

            2e prix : l'implant périnéal de la Sushi serti sur une bague en or présentée dans un écrin de cuir de vachette Christian Dior

            3e prix : un abonnement d'un an pour 4 couverts dans le restaurant japonais de votre choix

 

 

 

 

 

jeudi 24 janvier 2008

19:00 - 36 Comments - 24 Kudos - Add Comment

Tuesday, January 22, 2008

Coup de coeur

Franchement, si vous ne la connaissez pas: 2 liens...

ICI  et 

...et voyez comme c'est beau...

 

10:49 - 0 Comments - 0 Kudos

Tuesday, February 05, 2008

Récapitulons: Sommaire de mon blog (2)
Current mood: Inventaire archéologique

Salut les gens...

L'idée m'a été soumise de créer un sommaire de mon blog: comme je trouve l'idée excellente,  je la mets en application... (Ce blog sera mis à jour chaque fois que nécessaire.)

Tous ces textes sont déposés et protégés...

Chaque lien ci-dessous ouvre un seul et unique texte.

 

 Angélique  (acrostiche)

 Antépénultième propos de l'Androgyne anaérobie aux 57 visages

 Au piège de sa propre vie  (chanson)

 Au rebut de ma satiété

 Céline

 Dans la cave de mon âme...

 Déception d'un mort mièvre

 Désir...

 Des ires d'usure (chanson moche)

 Des linceuls en langes

 Du velours

 Festin (courte nouvelle)

 La ballade de Thanatos

 La mère morte

 La PROVIDENCE

 Larmes blanches

 Le désespoir des morts...  (Epilogue d'un recueil)

 Lente agonie

 Les Anges de l'Amour se crèvent au combat  (extrait)

 Le sourire anonyme

 Les yeux en feu, les dents en sang (chanson)

 Lettre à Aline

 Leurre allégeance

 Lointain chemin

 Lucas

 Mémoires d'un siècle en fin de vie

 Odieux deuil (chanson)

 Ô douce Magali...  (Minou)

 Pesante solitude

 Pour une seule fois faire l'Amour avec Toi

 Principes de survie

 Psychose post mortem

 Quand Sushi prend le maquis...  (Texte non protégé)

 Sentencieux silences

 Slip and dreams

 Un sentiment

 

To be continued...

12:00 - 0 Comments - 0 Kudos

Monday, January 07, 2008

Festin
Current mood: hungry

Festin

 

C'était en juin. Le matin bruissait des piaillements des oiseux et de la naissance tous les jours renouvelée de la rue. Les enfants partaient à l'école, leurs parents allaient redevenir de plus ou moins dociles esclaves, et moi, j'étais en proie à des mulots OGM, omnivores et affamés (et enragés par cette faim qui les torturait de puis trop longtemps déjà), qui déchiquetaient ma peau sereinement pourtant, doucement, de leurs petites quenottes acérées. Ce qui ressembla d'abord à un câlin un peu poussé devint très vite une torture insoutenable quoique assez charnelle et souple pourtant.

Ces bestioles étaient méthodiques et organisées et se partageaient le bifteck avec une générosité qui, bien qu'elle fût à mes dépens, suscitait en moi une douloureuse et bienveillante admiration. J'enviai leur sens du partage, m'avisant que les humains, en pareille circonstance, se seraient d'abord fait la guerre pour déterminer à qui allait échoir tel ou tel morceau de bidoche.

La douleur se fit plus vive et lancinante à mesure que leurs dents progressaient dans mes chairs, mais il m'était impossible de lutter, étant encore sous l'effet du curare(1) que m'avait injecté je ne sais quel médecin prétendument de mes amis et qui avait pris soin de me ventiler afin que je vive le supplice jusqu'au bout.

Mais ce produit vous laisse totalement et pleinement conscient et cela était bien plus efficace à tous égards que des chaînes ou quelques liens que ce fût et empêchait toute défense active ou même passive de ma part. Je subissais donc la torture, pouvant réagir, mais incapable d'agir.

Les mulots grignotaient indistinctement et aléatoirement l'une ou l'autre partie de mon corps afin de se repaître pour un bon moment d'une faim qu'ils savaient instinctivement devoir revenir. L'un d'eux, après quelques temps, s'attaqua à mon oeil droit et le lacéra de ses petites griffes et dents après en avoir gloutonné la paupière protectrice, puis en aspira le contenu avec un bruit semblable à celui que fait un enfant qui sirote à la paille son diabolo-menthe. La douleur fut véritablement atroce et je priais, moi l'impie, pour que ce fût la fin de mon calvaire. Mais hélas, cela ne devait pas être le cas. Je percevais dans ce flot de douleurs diverses une variété infinie de sensations qu'il m'était pourtant impossible de goûter tant la douleur était vive. Et c'est parmi cette diversité que je sentis, au fond de mes entrailles béantes et ouvertes, l'attaque des rongeurs sur ce qu'il me sembla être mon pancréas, puis mon foie et mon rein droit.

Les sensations douloureuses ainsi décuplées ne me laissaient plus guère de répit et mes facultés de prospections analytiques de ma triste condition s'estompaient à mesure que le temps passait. Ce temps s'écoulait d'ailleurs tout à fait suavement en réalité, car les mulots me besognaient sereinement, comme dans la nature ; la pièce était silencieuse car le curare m'interdisait quelque cri que ce fût, et à l'extérieur de l'antre de mon supplice, la vie de tout un chacun, ignorant tout de ce qu'il advenait de moi, un de leurs multiples semblables indifférents, se déroulait normalement, et le train-train quotidien ronronnait dans l'agitation fade et éclectique de la ville au petit jour.

J'aurai, quant à moi, voulu pouvoir lancer un appel au secours au-delà de ces frontières sordides qu'étaient les murs de ma geôle de souffrance, mais j'étais impuissant et je subissais !

Une lucarne laissait filtrer le jour naissant dans cette pièce silencieuse où j'étais prisonnier et les rayons du soleil qui me réchauffaient peu à peu incitèrent les mulots, soudains plus agités, plus carnassiers, à redoubler de vigueur dans leur exercice salvateur.

C'est quand je sentis les coupures de leurs dents sur l'un de mes testicules que je décidai, harcelé pour de bon, d'en finir avec la vie, comme si ces choses là pouvaient se décider ainsi dans une telle précipitation avec aussi peu de moyens…

C'est pourtant là qu'intervint la délivrance, la fin de mon calvaire… Le réveil retentît  et je sursautai alors et m'éveillai subitement en sueur, m'arrachant ainsi à ce cauchemar pour constater que j'étais intact. Seuls mon souffle court et ma sueur profuse pouvait laisser imaginer les angoisses improbables d'où je venais de m'extirper, mais ce n'était qu'un cauchemar et bien qu'il me fallut quelques secondes pour le réaliser, j'étais libre et intact et rien n'aurait plus réellement d'emprise sur moi.

Enfin, il était l'heure, le réveil avait sonné comme à l'habitude, et j'allais, comme mes contemporains, m'aliéner au train-train quotidien sans plus de cérémonie…

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(1)Le curare est une substance paralysante utilisée en médecine et qui paralyse jusqu'au diaphragme empêchant ainsi la respiration

Janvier 2008

9:49 - 16 Comments - 28 Kudos - Add Comment

Saturday, January 05, 2008

Des linceuls en langes
Current mood: Accouché dans la douleur...

Des linceuls en langes
(l'Enfant-Torture)



Petit ange souffreteux à l'avenir saumâtre
(Ô destins polymères !)
Dans le sein de ta mère tu trouvas la marâtre…
Augures calamiteux !


Les sanglots de son fils, sans jamais l'émouvoir,
Comblaient tous ses désirs
Lui offrant des plaisirs qu'elle n'osait entrevoir
Le mettant au supplice !

Déjà en avortant tous les rêves du gosse
Jusqu'à sa négation
Avec pour ambition et marotte féroce
D'être son Léviathan,

De l'enfant sacrilège avant le châtiment
Ignorant les suppliques,
La mégère maléfique, l'exécrable « maman »
Élaborait ses pièges…

Le marmot qui pleurait sans comprendre pourquoi
Il en était victime
De son âme sublime extirpait le narquois
Pour la mettre aux arrêts,

Puis encore renaître des tortures subies,
Vainqueur vaille que vaille… !
Mais…
            Du fond de ses entrailles où il l'a estourbie
L'autre se cherche un prêtre !

Avant que d'en découdre face à la justice,
Avant d'être la cible,
Elle exhume une bible pour qu'au dernier solstice
On veuille bien l'absoudre…

Et elle sera superbe cette vile personne,
Ce spectre amoral,
Quand dans un grand oral, beuglant qu'on la pardonne,
Elle tancera le verbe !


Tiens ! le mioche a grandi, exonéré enfin ?!
De l'odieux maléfice…
Mais ce soleil factice qui éclaire son chemin
Cache bien des non-dits…

Douleurs imperceptibles pour ceux qui lui sont proches,
Inexorables failles,
Toujours sous la mitraille d'une mémoire moche
D'un secret indicible !

Ce sont des funérailles où l'on sonne sa cloche
Pour beaucoup inaudible
Et dans ses intangibles et trop lourdes sacoches
Un gamin souffre et braille…


De cet enfant mort-né qui souffrit tant d'outrages
Il ne reste plus rien
Ou peut-être un saurien qui multiplie sa rage
Parmi d'autres damnés…

Fin décembre 2007 - Début janvier 2008

(à Caro. Horras. dont le très beau texte "De l'autre côté.", comme un écho, a fait résonner et raisonner une lointaine mémoire...)

7:49 - 14 Comments - 27 Kudos - Add Comment

Friday, December 28, 2007

Des ires d’usure
Current mood: knighted

Des ires d'usure (chanson moche*)

 

Ça a été une fille,

Maint'nant ça sent la vieille guenille !

Je n'attends plus la quille

Mais je la fuis, je décanille !

 

Ouais! J'ai quitté la ville,

J'ai déserté le domicile ;

Et je cherche un asile

Bien à l'abri de ses missiles !

 

Mais qu'est-ce qui s'est passé,

Pourquoi nous sommes-nous lassés ?

Hier bien enlacés,

Aujourd'hui comm' des rats blessés !

 

Des rages amassées,

Des morceaux de vies, fracassés,

Des gestes déplacés

Dans nos rapports bien cad'nassés…

 

Putain ! Qu'est-ce qu'on fout là

Largués comme des cancrelats

Attendant « Inch Allah »

De remettr'le feu au mat'las ?

 

Non ! Ça n'arriv'ra plus,

Nos désirs ne répondent plus.

Si un jour on s'est plus

Maint'nant c'est foutu, c'est exclu !

 

J'ai autant de torts qu'elle

Dans l'historiqu' de nos querelles,

Mais y'a trop de séquelles

Pour espérer des joies nouvelles…

 

 

Ça sent la liberté

Putain ! depuis qu'on s'est quittés…

On a bien disjoncté !

Maint'nant qu'on est désaffectés

Notr'misère on va la fêter… !

 

2007

 

(* Je l'ai délibérément écrite comme une colère instantanée, irréfléchie, forcément injuste, qui éclate dans le feu de l'action. Des mots qui dépassent la pensée, ça fait tout de suite plus authentique…)

1:01 - 10 Comments - 14 Kudos - Add Comment

Monday, December 24, 2007

Odieux deuil

Odieux deuil

 

 

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Je pleure comme jamais je n'aurai cru devoir pleurer

Et j'appose mes lèvres sur tes lèvres enfiévrées

Et tout juste défuntes !

 

Une colère en moi broie le silence des tombeaux

Et m'assur' que le bonheur est un leurre des plus beaux,

Une sordide feinte !

 

Cette maladie vient de t'arracher à mon Amour

Et je suis aliéné à ce triste compte à rebours :

Combien de temps encore ?

 

Combien d'années à vivre la douleur de ton absence,

À me remémorer tes nuits de veille et de souffrance

Qui saccageaient ton corps

 

Ces nuits où, impuissant, je m'essayai à désarmer

Les mille assauts violents et vainqueurs de tes armées

De faibles anticorps

 

Où cette lutte a définitivement remplacé

Les doux moments où nos corps et nos âmes enlacés

Magnifiaient tout décor…

 

Et comment, et dois-je seulement ? Comment oublier

Tous ces émois, ces complicités, ce qui nous liait

Tous nos parfaits accords

 

Notre trop courte idylle me laisse un goût d'inaccompli

L'enfant tant attendu ne naîtra pas de  notre lit

Et malgré nos étreintes

 

Ce fruit de notre Amour restera un vague projet

Car un mal ennemi t'a forcé à prendre congé

Tu ne seras enceinte !

 

Je pleure comme jamais je n'aurai cru devoir pleurer

Et j'appose mes lèvres sur tes lèvres enfiévrées

Et désormais éteintes…

 

 

Ecrit le 24 décembre 2007

7:28 - 14 Comments - 25 Kudos - Add Comment

Tuesday, December 11, 2007

Sentencieux silences
Current mood: Silencieux...

Sentencieux silences

 

 

(à Sandrine...)..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

 

Il est des silences qu'on aime à pénétrer ou à violer tant ils sont riches de sens, de sensibilité, tant ils sont l'essence des âmes qui les portent et colportent dans un secret espoir de communion avec un idéal inaccessible mais auquel on croit toujours, par instinct de survie plus que par dépit, quoique…

Il est de ces silences qu'on voudrait partager même si cet honneur lointain nous est d'abord refusé plus par prévention que par défi…

Il est de ces silences qui nous captivent, nous captent, puis nous capturent : le silence, ce petit frère, jumeau pourtant, de la solitude, est une prison duale qui apaise et mortifie dans une même convention tacite et taciturne…

J'aime aussi ce silence qui aboie à ma solitude que d'autres solitudes veulent se joindre à moi dans des convulsions souvent autant extatiques que dévastatrices…

Silence déférent et indifférent : enivre moi de ta chasteté palpable qui se prostitue à l'envi  car j'envie ton indigence voluptueuse et assassine…

 

 

Le mardi 11 décembre 2007

11:57 - 15 Comments - 21 Kudos - Add Comment

Monday, December 03, 2007

J’exhume...
Current mood: Archéologue...

Un p'tit UP....

 

J'ai décidé d'exhumer provisoirement de l'oubli où ils se trouvent (avant qu'ils y retombent définitivement) queques textes qui, se trouvant en 2e page de mon blog, ont dû échapper à nombre d'entre vous et qui me sont précieux...

 

 

Lucas                                    ..:NAMESPACE PREFIX = O />

(À Lucas V.)

 

 

Ô merveilleux titan aux regards insolites

Te voilà arraché au paradis sur terre

            Le ventre d'une mère

Tu quittes cette alcôve pour des lieux plus austères

Mais tes parents sont là, et leurs baisers t'invitent

 

Et ils vont te bercer d'émotions délicates

Et ils vont te porter jusqu'à ta floraison

            Et jusqu'à la Raison

Ils vont te soutenir dans tes pâmoisons

Jusqu'à l'éblouissement des joies qui éclatent

 

Tes peurs sont identiques à leurs diverses craintes

De te voir t'épanouir sur des sentiers de ronces

            Mais marque ton empreinte

Et ne t'arrête pas: Aime la vie et fonce...!

Tu jouiras avec les Dieux de nobles étreintes...

 

Un nouveau-né est à la fois ange et titan

Tant il est vulnérable et pourtant si puissant

            Magnifique Sultan !

Tant il est agréable et pourtant si usant

Qu'on lui consacre volontiers quelques printemps

 

Il incarne la fête au procès de l'ennui,

L'émotion insolente contre la platitude...

Longue Vie à Lucas et ses Belles de nuits,

Et jaillisse la Joie parmi ses habitudes...!

 

 

                                                                                 (Texte écrit pour la naissance de mon filleul)

 

 

 

 

 

La PROVIDENCE 

 

 

 

Parvenir à ses fins, lorsque parait perdu

À l'aube du matin, tout espoir de vaincre...

Tendre sa leste main à ceux qui sont vaincus,

De meilleurs lendemains les pouvoir convaincre...

 

 

Solliciter du ciel un geste pluvieux,

Ondée superficielle rendant vie à la terre...

Obtenir au comptant la souplesse du lieu,

Et célébrer le temps devenu moins austère...

 

 

Être pauvre longtemps, puis trouver la richesse...

Être malade un temps et vaincre la douleur...

Enfin sorti du noir, distinguer les couleurs...

 

 

Redécouvrir la joie et chasser la détresse...

Au coin d'un petit bois, retrouver son errance,

Et connaître la gloire: c'est ça La PROVIDENCE...

 

 

 

 

 

Pour une seule fois faire l'Amour avec Toi 

 

Je sais que tu ne quitteras pas ta famille,

Que tu ne saborderas pas ce doux bonheur

Que tu as su construire avec ton grand coeur,

Comme une fleur qui s'épanouit et se maquille

Toujours tout en douceur…

 

Mais moi je t'aime tant que je voudrais pouvoir

Rien qu'une seule fois te serrer dans mes bras,

Me noyer dans ton corps et embraser tes draps,

Dans ton savoureux sexe, me donner de l'espoir,

Puis te quitter au soir…

 

Oui, je te quitterais pour ne plus t'encombrer,

Pour ne jamais plus mettre ton bonheur en danger,

Mais plein du doux souvenir de ta peau d'ange, et

Du goût inoubliable de tes lèvres adorées,

Et toutes pénétrées…

 

Je veux me souvenir du goût de ta salive,

La douceur de ta langue, la caresse de tes doigts,

Ta sueur perlant comme des bulles de Badois,

Les spasmes de ton corps partant à la dérive

Dans ce torrent d'eau vive…

 

Je ne veux garder que l'image de tes yeux

Enfin reconnaissants de ces heures d'Amour,

Garder les sensations de ce merveilleux jour

Où nos corps en fusion se voudraient audacieux

Pour tutoyer les cieux…

 

Je veux garder enfin comme le plus grand trésor

Ces moments de ma vie que tu m'auras donnés,

Cette joie inaccessible d'un Roi couronné

Qui, la veille du sacre, espérait un peu d'or,

Et, enfin bien, s'endort…

 

Crois en ma sincérité, ma douce princesse,

Je T'aime à la folie, et bien plus que ma vie…

Je veux te faire l'Amour pour combler mes envies,

De partage, d'émotions, de sexe et de tendresse,

Encore inassouvies…

 

Et parce que je sais bien l'Amour que Tu me portes,

Parce que je n'ignore pas Tes désirs cachés

Je T'offre, pour un seul jour, de  T'y arracher

Pour concrétiser ces émois qui nous transportent

Puis refermer nos portes…

 

Enfin Amants alors, nos coeurs accomplis

Seront à jamais unis dans ce doux secret…

Nos tendres complicités, nos émois discrets

Ne seront plus contraints de s'affirmer au lit…

 

 

 

 

 

 

Au rebut de ma satiété 

 

 

            Spasmes de militaires, énorme magnitude

            Pour tous ces prisonniers arrachés du civil,

            Avec, pour seules fins, de les rendre serviles

            Pour qu'ils servent toujours avec exactitude!

 

            Insupportable sort, désastreuse contrainte,

            Nécessaire extinction de notre identité,

            Obligatoires atteintes à notre dignité,

            Carence d'intelligence que l'armée nous emprunte...

 

            Vide absolu! Déliquescence de nos fantasmes!

            Victoires illusoires de nos impertinences...

            Fatigue imperméable, et extrême souffrance,

            Visages morcelés et perfides miasmes...

 

            Nous sommes des objets dans des mains de pantins,

            Des restes de beauté, des séquelles vivantes,

            Les derniers rejetons de sociétés mutantes

            Où la jeunesse mièvre immole les mutins.

 

            Hymne catastrophique, la Marseillaise hideuse

            Nous dégueule son lot de paroles guerrières:

            Les carcasses qui peuplent nos plus grands cimetières

            Sont les fruits lamentables de la France merdeuse!

 

            Jamais une' vie ne me parut plus ridicule

            Que celle destinée à servir l'armée!

            Tout ne sert qu'à détruire, et la science enrhumée

            N'est guère qu'un matériel pour la mort qui circule.

 

            Au secours mes amis! Délivrez-moi enfin

            De ces peuples débiles... des vastes inepties

            Qui hantent ma jeunesse. Offrez-moi un messie...

            Que la Nature m'accable de délicats parfums...

 

 

 

 

 

Céline

 

 Ton corps de déesse est une douce extase

Pour quiconque regarde ta superbe beauté ;

J'aime admirer tes courbes, ta sensualité.

J'aspire à ce moment où nous serons en phase…

 

Depuis longtemps déjà, je suis admiratif

De toute ta personne, de tes attraits cachés ;

Ta personnalité, je m'y suis attaché,

Et dans ta vie tout entière, je veux être actif…

 

J'aimerai tellement pouvoir te caresser

Sans me sentir coupable d'abîmer ta famille ;

Je voudrais t'admirer lorsque tu te maquilles

Au lever, quand la nuit vient juste de cesser…

 

Je voudrais embrasser tes seins, goûter leur sève,

Parcourir ta peau nue, juste comme il se doit,

L'effleurer, chaude et souple, juste du bout des doigts,

En deviner le sel juste du bout des lèvres…

 

Je voudrais ressentir ton excitation,

Tous les frémissements de ta peau sublimée

Lorsque mes doigts câlins et mon coeur animé

S'apprêteront enfin à passer à l'action…

 

Je veux que ton corps nu se pâme de plaisir

Quand enfin je pénètrerai l'intimité

De l'objet d'un bonheur bientôt illimité,

Ce beau corps que depuis des siècles je désire…

 

Je veux savourer avec toi tous tes orgasmes,

En être responsable, être ton instrument

De plaisir, que tu tutoies le firmament

Pendant que nos deux sexes se partagent les spasmes…

 

Depuis longtemps je T'aime et n'ose te l'avouer,

Mais le temps est venu de T'ouvrir mon coeur,

D'espérer, avec Toi, connaître le bonheur,

Et rien qu'au Tien exclusivement me vouer…

 

Et nous serons alors, Toi et moi, citoyens

De la grande patrie de l'Amour éternel,

Céline, Toi et moi… et la vie si cruelle,

Nous fêtera soudain comme ses Magiciens…

 

 

 

Angélique

Avec son regard pétillant d'intelligence

Numérisant les coeurs et capturant les âmes,

Gagnant à chaque souffle respect et allégeance,

Élégamment vivante, cette petite femme

Légère dans la vie, insuffle la quiétude…

Imprimant les secousses de sa magnitude,

Quoique souple pourtant pour qui sait l'aborder,

Une fée s'est dessinée dans les traits d'Angélique :

Elle est de ces joyaux qu'on adore adorer…

 

 

 

Les yeux en feu, les dents en sang 

 

 

Comme un cinglé dans sa cellule

Cerné par des ET gloussants

Les yeux en feu, les dents en sang...

Comme une capote qu'on décapsule

Dans des ventres agonisants...

 

Je suis comme un vieux parchemin

Aux contours brûlés et jaunis,

Craquelé comme un vieux vernis,

Meurtri, fumé, sans lendemain,

Érotisé par mes manies...

 

Je suis cet autre falsifié,

Ce Horla crispé en chagrin,

Ce chien éduqué au douze-grains,

Cette copie authentifiée

Caricaturant Izangrin

 

Je suis une ambulance d'assaut,

Une catapulte à pansements,

Un coup de poing dans nos serments,

Une serpillière au fond d'un seau,

Un enthousiasme déprimant

 

Je suis une explosion de vice,

Un Christ décloué ce jour,

Un nain sans carte de séjour,

Une Mort-dans-l'âme, un sacrifice,

Un jamais pris pour un toujours

 

Je suis l'asile et la prison,

Un sarcophage in utero,

Un mot d'Amour entre deux rots,

Un compliment en Oraison,

Un relent d'ultime apéro

 

Pourtant, mon clone se déglingue,

S'offre La prise de la Bastille,

Une fausse pudeur en bas résille,