Gender: Male
Status: Single
Age: 37
Sign: Scorpio
State: Bourgogne
Country: FR
Signup Date:
10/04/07
|
Blog Archive
[ Older
Newer ]
|
|
 |
|
Thursday, February 21, 2008
 |
Un talent à découvrir...
Mangez ce talent-Là et dégustez en les différentes saveurs et nuances en fin gourmets que vous êtes...
5:18
-
0 Comments - 0 Kudos
|
|
|
|
Wednesday, February 06, 2008
 |
Lointain chemin
Current mood: optimistic
Lointain chemin
Abaisser
Mes regrets
Au niveau
De la mère,
Effacer
Les secrets
Que me vaut
Ce calvaire…
..:NAMESPACE PREFIX = O />
Balbutier
Les fragrances
De futures
Délices,
M'initier
Aux errances
De natures
Complices…
La Beauté
Assouvie
S'arrachant
Au sensible,
Enfanter
Ma survie
Dans les champs
Impossibles…
Effleurer
Un bonheur
Désormais
Accessible
Et leurrer
Les humeurs
Des « Jamais ! »
Irascibles…
Emprunter
Des chemins
Jusqu'alors
Interdits
Et quitter
Le carmin
Des décors
Maudits :
Je pars pour
Mes envies
Au verger
Des ardeurs,
Faire l'Amour
À la Vie…
Dévierger
Mes pudeurs… !
Je m'en vais jouir enfin très loin de mes névroses
Et humer les parfums des joies enfin écloses…
Début 2008
11:38
-
28 Comments - 53 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Wednesday, January 23, 2008
 |
Quand Sushi prend le maquis...
Current mood: scared
Quand Sushi prend le maquis…
Depuis quelques années maintenant, 22 à ce qu'elle prétend, vit sous nos latitudes une entité saprophyte se présentant sous la forme d'un être de chair et de sang assez semblable à nous de prime abord, ressemblant juste à une sorte de punk hallucinée (bien qu'un diagnostic récent d'une certaine Limpide and love, elle aussi phénoménale, laisse planer un doute raisonnable et visionnaire évoquant une manipulation génétique insoupçonnable et insoupçonnée. En fait, ce n'est qu'une partie de la vérité comme nous le verrons tout à l'heure.)
..:NAMESPACE PREFIX = O />
Elle se fait appeler Sushi, ou Sushina, ou encore, étant quelque peu schizophrène mais avec de courtes phases de lucidité, Sushina et Heidi, dualité époustouflante.
Sa filiation était indéterminée, et après avoir d'abord cru qu'elle était la fille aînée d'Igor Bogdanov et Amélie Nothomb, un séquençage ADN hasardeux révéla et prouva son origine extra-terrestre préalablement insoupçonnée mais expliquant enfin un comportement qui jusqu'alors était apparu aux humains comme étant sinon suspect, du moins assez mystérieux pour ne pas dire original et incompréhensible.
Les occupants d'une navette en provenance de Proxima du Centaure nous ont récemment révélé qu'à quelques billions d'années de notre ère naquit Sushi au fond d'un cratère dans les convulsions sordides d'un ventre de spécimen proximien dont les humains ignorent encore les aptitudes.
Son régime alimentaire n'est fait que de makis et de baies phosphorescentes dont nous ignorons présentement les effets secondaires.
Son régime terrien (qui fait réellement illusion) est corrigé par un antidote contenu dans une capsule à libération prolongée implantée sous la peau au niveau du périnée.
Enfin, ses appétits sessuels exagérés et impossibles à satisfaire que les humains qualifieraient de nymphomanie font d'elle une proximienne aux moeurs à peine légèrement débridées.
L'apparence humaine assez bluffante que revêt, à l'heure ou nous imprimons cet article, ladite Sushi, pur produit extra-terrestre, est donc le fruit d'une manipulation génétique croisant des reliquats d'ADN humain mal conservé et de l'ADN proximien.
Sushi est donc bel et bien un OGM extra-terrestre élaboré dans un secret quasi militaire au fond d'un laboratoire sordide par des apprentis sorciers proximiens qui se trouvaient en contravention avec plusieurs articles des lois bio-éthiques édictées par l'OMS locale.
Cela lui ayant conféré des aptitudes inattendues, ils décidèrent, malgré le danger évident qu'elle représentait, de l'infiltrer dans notre galaxie avant qu'elle n'échappe à tout contrôle de leur part, ce qui ne se fit pas attendre.
Son but est de se fondre dans nos civilisations et d'y semer le trouble par le truchement d'articles plus ou moins subversifs et séditieux qui démantèlent notre système philosophique et social en attaquant sur un mode prétendument humoristique notre religion, en brocardant nos valeurs morales et familiales, en révisant notre histoire à loisir (cf. Jehanne et sa pucellitude).
Mais désormais identifiée comme ennemie publique numéro UNE, ladite Sushi s'est emparée d'un Vélib afin de se soustraire à notre vigilance dans le but de gagner le maquis corse à la façon d'un ET sur son vélo volant en attendant, comme lui un hypothétique et improbable retour-maison.
Désormais recherchée par Interpol IG (version futuristiquement Inter Galactique d'Interpol), cet OGM doué d'une intelligence rare, néfaste et inégalable a réussi à déjouer tous les plans mis en --uvre pour la reprogrammer.
Elle s'est, de plus, auto clonée et la colonisation des postes clés de l'univers par ses répliquantes n'est plus qu'une affaire de temps.
Un réseau WANTED par mails, panneaux lumineux et autres hologrammes a donc été mis en place dans toute la galaxie et nous appelons chaque humain passé, présent ou futur à la délation (valeur ancestrale de nos contrées, fondement de nos sociétés) dans le but de nous emparer de cette ennemie, répondant au patronyme pseudonymique faisant référence à un toast de poisson avarié couché sur du riz compacté, afin de la remettre entre les mains expertes et assermentées de la maréchaussée galactique.
Faute de la plus étroite collaboration de votre part, ce qui mettrait immanquablement en péril l'humanité tout entière et menacerait à moyen terme toute forme de vie à l'échelle de notre système solaire……………., faute de coopération de votre part donc, vous serez démocratiquement livrés en punition aux trolls de la 13e lune de Jupiter, dirigés d'une main de fer par le Batdaf (un vrai Cerbère celui-là), lui-même soumis au commandement pépère mais pervers du Généralissime répondant au nom de guerre terriblement terrorifiant d'Ultimate Ninja (que les ch'tites nenfants y pleurent rien qu'en l'entendant prononcer !)
Enfin, il a été décidé que toute tentative de porter assistance à ladite Sushi de quelque façon que ce soit fera l'objet d'une répression sauvage et sans concessions dans les geôles privées du Cerbère…
Prière de laisser en commentaires toute information susceptible de faire progresser l'enquête ou de permettre d'appréhender la certifiée suspecte.
Une récompense substantielle sera offerte à toute personne ayant permis l'arrestation de la Sushi :
1er prix : un des clones (désactivé) de la Sushi avant destruction de masse
2e prix : l'implant périnéal de la Sushi serti sur une bague en or présentée dans un écrin de cuir de vachette Christian Dior
3e prix : un abonnement d'un an pour 4 couverts dans le restaurant japonais de votre choix
jeudi 24 janvier 2008
19:00
-
36 Comments - 24 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Tuesday, January 22, 2008
 |
Coup de coeur
Franchement, si vous ne la connaissez pas: 2 liens...
ICI et Là
...et voyez comme c'est beau...
10:49
-
0 Comments - 0 Kudos
|
|
|
|
Tuesday, February 05, 2008
|
|
|
Monday, January 07, 2008
 |
Festin
Current mood: hungry
Festin
C'était en juin. Le matin bruissait des piaillements des oiseux et de la naissance tous les jours renouvelée de la rue. Les enfants partaient à l'école, leurs parents allaient redevenir de plus ou moins dociles esclaves, et moi, j'étais en proie à des mulots OGM, omnivores et affamés (et enragés par cette faim qui les torturait de puis trop longtemps déjà), qui déchiquetaient ma peau sereinement pourtant, doucement, de leurs petites quenottes acérées. Ce qui ressembla d'abord à un câlin un peu poussé devint très vite une torture insoutenable quoique assez charnelle et souple pourtant.
Ces bestioles étaient méthodiques et organisées et se partageaient le bifteck avec une générosité qui, bien qu'elle fût à mes dépens, suscitait en moi une douloureuse et bienveillante admiration. J'enviai leur sens du partage, m'avisant que les humains, en pareille circonstance, se seraient d'abord fait la guerre pour déterminer à qui allait échoir tel ou tel morceau de bidoche.
La douleur se fit plus vive et lancinante à mesure que leurs dents progressaient dans mes chairs, mais il m'était impossible de lutter, étant encore sous l'effet du curare(1) que m'avait injecté je ne sais quel médecin prétendument de mes amis et qui avait pris soin de me ventiler afin que je vive le supplice jusqu'au bout.
Mais ce produit vous laisse totalement et pleinement conscient et cela était bien plus efficace à tous égards que des chaînes ou quelques liens que ce fût et empêchait toute défense active ou même passive de ma part. Je subissais donc la torture, pouvant réagir, mais incapable d'agir.
Les mulots grignotaient indistinctement et aléatoirement l'une ou l'autre partie de mon corps afin de se repaître pour un bon moment d'une faim qu'ils savaient instinctivement devoir revenir. L'un d'eux, après quelques temps, s'attaqua à mon oeil droit et le lacéra de ses petites griffes et dents après en avoir gloutonné la paupière protectrice, puis en aspira le contenu avec un bruit semblable à celui que fait un enfant qui sirote à la paille son diabolo-menthe. La douleur fut véritablement atroce et je priais, moi l'impie, pour que ce fût la fin de mon calvaire. Mais hélas, cela ne devait pas être le cas. Je percevais dans ce flot de douleurs diverses une variété infinie de sensations qu'il m'était pourtant impossible de goûter tant la douleur était vive. Et c'est parmi cette diversité que je sentis, au fond de mes entrailles béantes et ouvertes, l'attaque des rongeurs sur ce qu'il me sembla être mon pancréas, puis mon foie et mon rein droit.
Les sensations douloureuses ainsi décuplées ne me laissaient plus guère de répit et mes facultés de prospections analytiques de ma triste condition s'estompaient à mesure que le temps passait. Ce temps s'écoulait d'ailleurs tout à fait suavement en réalité, car les mulots me besognaient sereinement, comme dans la nature ; la pièce était silencieuse car le curare m'interdisait quelque cri que ce fût, et à l'extérieur de l'antre de mon supplice, la vie de tout un chacun, ignorant tout de ce qu'il advenait de moi, un de leurs multiples semblables indifférents, se déroulait normalement, et le train-train quotidien ronronnait dans l'agitation fade et éclectique de la ville au petit jour.
J'aurai, quant à moi, voulu pouvoir lancer un appel au secours au-delà de ces frontières sordides qu'étaient les murs de ma geôle de souffrance, mais j'étais impuissant et je subissais !
Une lucarne laissait filtrer le jour naissant dans cette pièce silencieuse où j'étais prisonnier et les rayons du soleil qui me réchauffaient peu à peu incitèrent les mulots, soudains plus agités, plus carnassiers, à redoubler de vigueur dans leur exercice salvateur.
C'est quand je sentis les coupures de leurs dents sur l'un de mes testicules que je décidai, harcelé pour de bon, d'en finir avec la vie, comme si ces choses là pouvaient se décider ainsi dans une telle précipitation avec aussi peu de moyens…
C'est pourtant là qu'intervint la délivrance, la fin de mon calvaire… Le réveil retentît et je sursautai alors et m'éveillai subitement en sueur, m'arrachant ainsi à ce cauchemar pour constater que j'étais intact. Seuls mon souffle court et ma sueur profuse pouvait laisser imaginer les angoisses improbables d'où je venais de m'extirper, mais ce n'était qu'un cauchemar et bien qu'il me fallut quelques secondes pour le réaliser, j'étais libre et intact et rien n'aurait plus réellement d'emprise sur moi.
Enfin, il était l'heure, le réveil avait sonné comme à l'habitude, et j'allais, comme mes contemporains, m'aliéner au train-train quotidien sans plus de cérémonie…
..:NAMESPACE PREFIX = O />
(1)Le curare est une substance paralysante utilisée en médecine et qui paralyse jusqu'au diaphragme empêchant ainsi la respiration
Janvier 2008
9:49
-
16 Comments - 28 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Saturday, January 05, 2008
 |
Des linceuls en langes
Current mood: Accouché dans la douleur...
Des linceuls en langes (l'Enfant-Torture)
Petit ange souffreteux à l'avenir saumâtre (Ô destins polymères !) Dans le sein de ta mère tu trouvas la marâtre… Augures calamiteux !
Les sanglots de son fils, sans jamais l'émouvoir, Comblaient tous ses désirs Lui offrant des plaisirs qu'elle n'osait entrevoir Le mettant au supplice !
Déjà en avortant tous les rêves du gosse Jusqu'à sa négation Avec pour ambition et marotte féroce D'être son Léviathan,
De l'enfant sacrilège avant le châtiment Ignorant les suppliques, La mégère maléfique, l'exécrable « maman » Élaborait ses pièges…
Le marmot qui pleurait sans comprendre pourquoi Il en était victime De son âme sublime extirpait le narquois Pour la mettre aux arrêts,
Puis encore renaître des tortures subies, Vainqueur vaille que vaille… ! Mais… Du fond de ses entrailles où il l'a estourbie L'autre se cherche un prêtre !
Avant que d'en découdre face à la justice, Avant d'être la cible, Elle exhume une bible pour qu'au dernier solstice On veuille bien l'absoudre…
Et elle sera superbe cette vile personne, Ce spectre amoral, Quand dans un grand oral, beuglant qu'on la pardonne, Elle tancera le verbe !
Tiens ! le mioche a grandi, exonéré enfin ?! De l'odieux maléfice… Mais ce soleil factice qui éclaire son chemin Cache bien des non-dits…
Douleurs imperceptibles pour ceux qui lui sont proches, Inexorables failles, Toujours sous la mitraille d'une mémoire moche D'un secret indicible !
Ce sont des funérailles où l'on sonne sa cloche Pour beaucoup inaudible Et dans ses intangibles et trop lourdes sacoches Un gamin souffre et braille…
De cet enfant mort-né qui souffrit tant d'outrages Il ne reste plus rien Ou peut-être un saurien qui multiplie sa rage Parmi d'autres damnés…
Fin décembre 2007 - Début janvier 2008
(à Caro. Horras. dont le très beau texte "De l'autre côté.", comme un écho, a fait résonner et raisonner une lointaine mémoire...)
7:49
-
14 Comments - 27 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Friday, December 28, 2007
 |
Des ires d’usure
Current mood: knighted
Des ires d'usure (chanson moche*)
Ça a été une fille,
Maint'nant ça sent la vieille guenille !
Je n'attends plus la quille
Mais je la fuis, je décanille !
Ouais! J'ai quitté la ville,
J'ai déserté le domicile ;
Et je cherche un asile
Bien à l'abri de ses missiles !
Mais qu'est-ce qui s'est passé,
Pourquoi nous sommes-nous lassés ?
Hier bien enlacés,
Aujourd'hui comm' des rats blessés !
Des rages amassées,
Des morceaux de vies, fracassés,
Des gestes déplacés
Dans nos rapports bien cad'nassés…
Putain ! Qu'est-ce qu'on fout là
Largués comme des cancrelats
Attendant « Inch Allah »
De remettr'le feu au mat'las ?
Non ! Ça n'arriv'ra plus,
Nos désirs ne répondent plus.
Si un jour on s'est plus
Maint'nant c'est foutu, c'est exclu !
J'ai autant de torts qu'elle
Dans l'historiqu' de nos querelles,
Mais y'a trop de séquelles
Pour espérer des joies nouvelles…
Ça sent la liberté
Putain ! depuis qu'on s'est quittés…
On a bien disjoncté !
Maint'nant qu'on est désaffectés
Notr'misère on va la fêter… !
2007
(* Je l'ai délibérément écrite comme une colère instantanée, irréfléchie, forcément injuste, qui éclate dans le feu de l'action. Des mots qui dépassent la pensée, ça fait tout de suite plus authentique…)
1:01
-
10 Comments - 14 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, December 24, 2007
 |
Odieux deuil
Odieux deuil
..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Je pleure comme jamais je n'aurai cru devoir pleurer
Et j'appose mes lèvres sur tes lèvres enfiévrées
Et tout juste défuntes !
Une colère en moi broie le silence des tombeaux
Et m'assur' que le bonheur est un leurre des plus beaux,
Une sordide feinte !
Cette maladie vient de t'arracher à mon Amour
Et je suis aliéné à ce triste compte à rebours :
Combien de temps encore ?
Combien d'années à vivre la douleur de ton absence,
À me remémorer tes nuits de veille et de souffrance
Qui saccageaient ton corps
Ces nuits où, impuissant, je m'essayai à désarmer
Les mille assauts violents et vainqueurs de tes armées
De faibles anticorps
Où cette lutte a définitivement remplacé
Les doux moments où nos corps et nos âmes enlacés
Magnifiaient tout décor…
Et comment, et dois-je seulement ? Comment oublier
Tous ces émois, ces complicités, ce qui nous liait
Tous nos parfaits accords
Notre trop courte idylle me laisse un goût d'inaccompli
L'enfant tant attendu ne naîtra pas de notre lit
Et malgré nos étreintes
Ce fruit de notre Amour restera un vague projet
Car un mal ennemi t'a forcé à prendre congé
Tu ne seras enceinte !
Je pleure comme jamais je n'aurai cru devoir pleurer
Et j'appose mes lèvres sur tes lèvres enfiévrées
Et désormais éteintes…
Ecrit le 24 décembre 2007
7:28
-
14 Comments - 25 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Tuesday, December 11, 2007
 |
Sentencieux silences
Current mood: Silencieux...
Sentencieux silences
(à Sandrine...)..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Il est des silences qu'on aime à pénétrer ou à violer tant ils sont riches de sens, de sensibilité, tant ils sont l'essence des âmes qui les portent et colportent dans un secret espoir de communion avec un idéal inaccessible mais auquel on croit toujours, par instinct de survie plus que par dépit, quoique…
Il est de ces silences qu'on voudrait partager même si cet honneur lointain nous est d'abord refusé plus par prévention que par défi…
Il est de ces silences qui nous captivent, nous captent, puis nous capturent : le silence, ce petit frère, jumeau pourtant, de la solitude, est une prison duale qui apaise et mortifie dans une même convention tacite et taciturne…
J'aime aussi ce silence qui aboie à ma solitude que d'autres solitudes veulent se joindre à moi dans des convulsions souvent autant extatiques que dévastatrices…
Silence déférent et indifférent : enivre moi de ta chasteté palpable qui se prostitue à l'envi car j'envie ton indigence voluptueuse et assassine…
Le mardi 11 décembre 2007
11:57
-
15 Comments - 21 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, December 03, 2007
 |
J’exhume...
Current mood: Archéologue...
Un p'tit UP....
J'ai décidé d'exhumer provisoirement de l'oubli où ils se trouvent (avant qu'ils y retombent définitivement) queques textes qui, se trouvant en 2e page de mon blog, ont dû échapper à nombre d'entre vous et qui me sont précieux...
Lucas ..:NAMESPACE PREFIX = O />
(À Lucas V.)
Ô merveilleux titan aux regards insolites
Te voilà arraché au paradis sur terre
Le ventre d'une mère
Tu quittes cette alcôve pour des lieux plus austères
Mais tes parents sont là, et leurs baisers t'invitent
Et ils vont te bercer d'émotions délicates
Et ils vont te porter jusqu'à ta floraison
Et jusqu'à la Raison
Ils vont te soutenir dans tes pâmoisons
Jusqu'à l'éblouissement des joies qui éclatent
Tes peurs sont identiques à leurs diverses craintes
De te voir t'épanouir sur des sentiers de ronces
Mais marque ton empreinte
Et ne t'arrête pas: Aime la vie et fonce...!
Tu jouiras avec les Dieux de nobles étreintes...
Un nouveau-né est à la fois ange et titan
Tant il est vulnérable et pourtant si puissant
Magnifique Sultan !
Tant il est agréable et pourtant si usant
Qu'on lui consacre volontiers quelques printemps
Il incarne la fête au procès de l'ennui,
L'émotion insolente contre la platitude...
Longue Vie à Lucas et ses Belles de nuits,
Et jaillisse la Joie parmi ses habitudes...!
(Texte écrit pour la naissance de mon filleul)
La PROVIDENCE
Parvenir à ses fins, lorsque parait perdu
À l'aube du matin, tout espoir de vaincre...
Tendre sa leste main à ceux qui sont vaincus,
De meilleurs lendemains les pouvoir convaincre...
Solliciter du ciel un geste pluvieux,
Ondée superficielle rendant vie à la terre...
Obtenir au comptant la souplesse du lieu,
Et célébrer le temps devenu moins austère...
Être pauvre longtemps, puis trouver la richesse...
Être malade un temps et vaincre la douleur...
Enfin sorti du noir, distinguer les couleurs...
Redécouvrir la joie et chasser la détresse...
Au coin d'un petit bois, retrouver son errance,
Et connaître la gloire: c'est ça La PROVIDENCE...
Pour une seule fois faire l'Amour avec Toi
Je sais que tu ne quitteras pas ta famille,
Que tu ne saborderas pas ce doux bonheur
Que tu as su construire avec ton grand coeur,
Comme une fleur qui s'épanouit et se maquille
Toujours tout en douceur…
Mais moi je t'aime tant que je voudrais pouvoir
Rien qu'une seule fois te serrer dans mes bras,
Me noyer dans ton corps et embraser tes draps,
Dans ton savoureux sexe, me donner de l'espoir,
Puis te quitter au soir…
Oui, je te quitterais pour ne plus t'encombrer,
Pour ne jamais plus mettre ton bonheur en danger,
Mais plein du doux souvenir de ta peau d'ange, et
Du goût inoubliable de tes lèvres adorées,
Et toutes pénétrées…
Je veux me souvenir du goût de ta salive,
La douceur de ta langue, la caresse de tes doigts,
Ta sueur perlant comme des bulles de Badois,
Les spasmes de ton corps partant à la dérive
Dans ce torrent d'eau vive…
Je ne veux garder que l'image de tes yeux
Enfin reconnaissants de ces heures d'Amour,
Garder les sensations de ce merveilleux jour
Où nos corps en fusion se voudraient audacieux
Pour tutoyer les cieux…
Je veux garder enfin comme le plus grand trésor
Ces moments de ma vie que tu m'auras donnés,
Cette joie inaccessible d'un Roi couronné
Qui, la veille du sacre, espérait un peu d'or,
Et, enfin bien, s'endort…
Crois en ma sincérité, ma douce princesse,
Je T'aime à la folie, et bien plus que ma vie…
Je veux te faire l'Amour pour combler mes envies,
De partage, d'émotions, de sexe et de tendresse,
Encore inassouvies…
Et parce que je sais bien l'Amour que Tu me portes,
Parce que je n'ignore pas Tes désirs cachés
Je T'offre, pour un seul jour, de T'y arracher
Pour concrétiser ces émois qui nous transportent
Puis refermer nos portes…
Enfin Amants alors, nos coeurs accomplis
Seront à jamais unis dans ce doux secret…
Nos tendres complicités, nos émois discrets
Ne seront plus contraints de s'affirmer au lit…
Au rebut de ma satiété
Spasmes de militaires, énorme magnitude
Pour tous ces prisonniers arrachés du civil,
Avec, pour seules fins, de les rendre serviles
Pour qu'ils servent toujours avec exactitude!
Insupportable sort, désastreuse contrainte,
Nécessaire extinction de notre identité,
Obligatoires atteintes à notre dignité,
Carence d'intelligence que l'armée nous emprunte...
Vide absolu! Déliquescence de nos fantasmes!
Victoires illusoires de nos impertinences...
Fatigue imperméable, et extrême souffrance,
Visages morcelés et perfides miasmes...
Nous sommes des objets dans des mains de pantins,
Des restes de beauté, des séquelles vivantes,
Les derniers rejetons de sociétés mutantes
Où la jeunesse mièvre immole les mutins.
Hymne catastrophique, la Marseillaise hideuse
Nous dégueule son lot de paroles guerrières:
Les carcasses qui peuplent nos plus grands cimetières
Sont les fruits lamentables de la France merdeuse!
Jamais une' vie ne me parut plus ridicule
Que celle destinée à servir l'armée!
Tout ne sert qu'à détruire, et la science enrhumée
N'est guère qu'un matériel pour la mort qui circule.
Au secours mes amis! Délivrez-moi enfin
De ces peuples débiles... des vastes inepties
Qui hantent ma jeunesse. Offrez-moi un messie...
Que la Nature m'accable de délicats parfums...
Céline
Ton corps de déesse est une douce extase
Pour quiconque regarde ta superbe beauté ;
J'aime admirer tes courbes, ta sensualité.
J'aspire à ce moment où nous serons en phase…
Depuis longtemps déjà, je suis admiratif
De toute ta personne, de tes attraits cachés ;
Ta personnalité, je m'y suis attaché,
Et dans ta vie tout entière, je veux être actif…
J'aimerai tellement pouvoir te caresser
Sans me sentir coupable d'abîmer ta famille ;
Je voudrais t'admirer lorsque tu te maquilles
Au lever, quand la nuit vient juste de cesser…
Je voudrais embrasser tes seins, goûter leur sève,
Parcourir ta peau nue, juste comme il se doit,
L'effleurer, chaude et souple, juste du bout des doigts,
En deviner le sel juste du bout des lèvres…
Je voudrais ressentir ton excitation,
Tous les frémissements de ta peau sublimée
Lorsque mes doigts câlins et mon coeur animé
S'apprêteront enfin à passer à l'action…
Je veux que ton corps nu se pâme de plaisir
Quand enfin je pénètrerai l'intimité
De l'objet d'un bonheur bientôt illimité,
Ce beau corps que depuis des siècles je désire…
Je veux savourer avec toi tous tes orgasmes,
En être responsable, être ton instrument
De plaisir, que tu tutoies le firmament
Pendant que nos deux sexes se partagent les spasmes…
Depuis longtemps je T'aime et n'ose te l'avouer,
Mais le temps est venu de T'ouvrir mon coeur,
D'espérer, avec Toi, connaître le bonheur,
Et rien qu'au Tien exclusivement me vouer…
Et nous serons alors, Toi et moi, citoyens
De la grande patrie de l'Amour éternel,
Céline, Toi et moi… et la vie si cruelle,
Nous fêtera soudain comme ses Magiciens…
Angélique
Avec son regard pétillant d'intelligence
Numérisant les coeurs et capturant les âmes,
Gagnant à chaque souffle respect et allégeance,
Élégamment vivante, cette petite femme
Légère dans la vie, insuffle la quiétude…
Imprimant les secousses de sa magnitude,
Quoique souple pourtant pour qui sait l'aborder,
Une fée s'est dessinée dans les traits d'Angélique :
Elle est de ces joyaux qu'on adore adorer…
Les yeux en feu, les dents en sang
Comme un cinglé dans sa cellule
Cerné par des ET gloussants
Les yeux en feu, les dents en sang...
Comme une capote qu'on décapsule
Dans des ventres agonisants...
Je suis comme un vieux parchemin
Aux contours brûlés et jaunis,
Craquelé comme un vieux vernis,
Meurtri, fumé, sans lendemain,
Érotisé par mes manies...
Je suis cet autre falsifié,
Ce Horla crispé en chagrin,
Ce chien éduqué au douze-grains,
Cette copie authentifiée
Caricaturant Izangrin
Je suis une ambulance d'assaut,
Une catapulte à pansements,
Un coup de poing dans nos serments,
Une serpillière au fond d'un seau,
Un enthousiasme déprimant
Je suis une explosion de vice,
Un Christ décloué ce jour,
Un nain sans carte de séjour,
Une Mort-dans-l'âme, un sacrifice,
Un jamais pris pour un toujours
Je suis l'asile et la prison,
Un sarcophage in utero,
Un mot d'Amour entre deux rots,
Un compliment en Oraison,
Un relent d'ultime apéro
Pourtant, mon clone se déglingue,
S'offre La prise de la Bastille,
Une fausse pudeur en bas résille,
| | |