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zefée

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Dec 12, 2008

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Thursday, January 01, 2009

Il fait très froid cet hiver



12:49 - 1 Comments - 8 Kudos - Add Comment

Saturday, November 29, 2008

Les gâteaux de la joie


LES GÄTEAUX DE LA JOIE

Recette d'Hildegarde de Bingen (1098 - 1179)


45g de noix de muscade
45g de cannelle
10g de clou de girofle
1kg de farine d'épeautre
300g de beurre
300g de miel
300g d amandes pilées ou noisettes pilées
4 oeufs
1/2 cuillerées à café de sel
Eau ou lait


Mélanger les ingrédients avec suffisamment d'eau ou de lait.
Faire des biscuits avec un emporte -pièces ou tes doigts !
Les cuire à 180° pendant 15 minutes.


Hildegarde dit au sujet de ces gâteaux ...
"qu'ils dispersent l'amertume qui est dans ton coeur,
ils l'apaisent et l'ouvrent.
Mais ils ouvrent aussi tes cinq sens,
te rendent gai,
purifient tes organes sensoriels,
réduisent les humeurs nocives,
et donnent à ton sang une bonne composition.
Ils te rendent robuste et joyeux !"




Découvrez André Minvielle!



15:06 - 3 Comments - 8 Kudos - Add Comment

Friday, September 19, 2008

Ass and dick / Intermittents

DRAC Aquitaine
Service de la création, du développement culturel et de la formation
Education artistique et culturelle
54 rue Magendie
33074 BORDEAUX Cedex
tél : 05 57 95 02 02

"Le gout de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus

 

ATTENTION DANGER 

 

A tous les artistes et  techniciens du spectacle,

Aux compagnies de danse, de cirque, de musique, de théâtre,

Aux responsables culturels,

Aux responsables politiques,

Aux journalistes,

Aux femmes et aux hommes,

 

Mesdames, Messieurs,

 

Aujourd'hui dans ce pays de nombreux artistes et des techniciens des spectacles disparaissent.

Ils ne peuvent plus exercer leur métier.

 

Les ASSEDIC contrôlent (ce qui est normal) et s'en prennent actuellement aux artistes et techniciens intermittents de Charente-Maritime en renouvellement de droit.

Pendant ces contrôles qui durent 10 mois, 1 an,  2 ans, toute allocation de chômage est SUSPENDUE.  Les ressources mensuelles  sont diminuées de moitié, voir de trois quart, voir tout à fait pour certains, ce qui a pour conséquence immédiate un manque à vivre qui est dramatique pour les familles.

 

Les autres départements ne sont pas épargnés. La direction des Assedic forte du nouveau protocole de 2007 contrôle essentiellement les "petites" structures artistiques. (Ceux qui ont une administration simplifiée, qui n'ont pas une équipe qui gère les finances, qui non pas de conseillers juridiques…)

 

Les ASSEDIC sont à l'affut de la moindre erreur, sur la dénomination de l'emploi, sur le nombre d'heures, sur les contrats, sur le siège social, sur les personnes composant le bureau, sur les signatures, sur les formations, sur les spectacles, les répétitions non payées,  etc.

 

Les artistes sont  attaqués sur la forme de leur travail, à savoir s'il existe un lien de subordination entre les salariés et les associations qui les emploient.

 

Les ASSEDIC  s'attaquent de façon individuelle à chaque intermittent, (personne ne sera épargné) et non plus au statut.

Ils cassent ainsi  l'effet de groupe et de grève possible comme en 2003.

 

Ce processus permet aux ASSEDIC de radier le maximum d'artistes du spectacle, des techniciens, et ainsi de chômeurs (le nombre de chômeur diminue !!!)

Certains d'entre nous ont déjà été rayés. Certains ont arrêté d'eux même tant la pression est forte et déstabilisante.

Certains sont dans une très grande misère morale et financière. Ces contrôles sont dégradants et humiliants.

 

Hypocrisie de la part des ASSEDIC sur le rapport entre les artistes, les techniciens, et les associations employeurs.

Non-connaissance totale (et hypocrisie) par le personnel des Assedic des métiers du spectacle

 

Nous devons rester solidaires.

 

Soyons lucides. Nos  métiers existent par ce que les ASSEDIC existent aussi. Les salaires (cachets) et les allocations Assedic permettent de travailler honnêtement et de vivre décemment de ces métiers.

 

Car le travail des femmes et des hommes du spectacle ne se cantonne pas uniquement à la représentation. Ces métiers, comme d'autres, exigent en amont tout un travail de préparation.

 

Il y a des jours de répétitions, de construction, de formation, de maintenance...de comptabilité, de recherche de financement, de budget à préparer,  de recherche de public, de communication, de vente de spectacles…

C'est un métier à prendre dans sa globalité, un métier qui existe grâce au public, un métier qui demande des heures et des heures de travail.

Sans Assedic  les artistes professionnels du spectacle et les techniciens vont disparaître.

Nous ne pourrons plus exister.

Personne ne sera épargné.

C'est la volonté des Assedic, de l'Unedic et du MEDEF.

 

La réduction drastique des budgets de l'éducation artistique va, elle aussi dans le même sens.

 

Que pouvons-nous faire ?

 

Ne plus payer les cotisations Assedic ?

Porter un Triangle Rouge sur le cœur ?

Changer de métier ?

Devenir une profession libérale ?

 

Commencer une grève non stop dès septembre… et empêcher tous les spectacles et festivals d'exister ?

 

Se rencontrer et agir en mobilisant la presse et les élus.

Entamer une procédure judiciaire à l'encontre des Assedic qui pourrait faire alors jurisprudence.

 

Si vous êtes sur les rangs, depuis combien de temps êtes vous contrôlés...?

Ou ? Qui ? Combien ?

Avez-vous des infos ?

 

Merci de transmettre ce message.

D'agir à votre mesure avec vos moyens.

 

Des Chiffres et des liens:

 

Aujourd'hui en Poitou-Charentes, 95 intermittents seraient  contrôlés par l'audit et commission des fraudes.( Pourquoi le Poitou-Charentes)

 

A Saintes à notre connaissance 12 personnes sont actuellement contrôlées, surtout des artistes qui sont  proches d'une structure associative.

 

Voir article sur les contrôles :

 http://www.cip-idf.org/IMG/pdf/Texte_controles.pdf

 

http://www.cip-idf.org/

 

http://convergence.intermittent.ifrance.com/

 

http://www.assedic.fr/assedic/assedic.portal

 

 

11 septembre 2008   CROC LA POMME  THEATRE     17100  SAINTES

20:18 - 3 Comments - 8 Kudos - Add Comment

Tuesday, September 09, 2008

Témoignage, pour ne pas rester muet

 Je m'appelle Patrick Mohr.
 
 Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève.
 
 Je suis acteur, metteur en scène et auteur.
 
 A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le
 théâtre de la Parfumerie et m'occupe également du festival « De bouche à
 oreille.
 
 Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au
 festival d'Avignon pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off
 ». Notre compagnie s'y est d'ailleurs produite à trois reprises. Cette
 année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j'ai
 assisté à de nombreux spectacles.
 
 Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de ses
 camarades d'une représentation d'une pièce très dure sur la guerre en
 ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l'ombre du Palais des Papes,
 en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d'acrobates.
 
 A la fin de leur numéro, je m'avance pour mettre une pièce dans leur
 chapeau lorsque j'entends le son d'un Djembé (tambour africain) derrière
 moi. Etant passionné par la culture africaine. (J'y ai monté plusieurs
 spectacles et ai eu l'occasion d'y faire des tournées.) Je m'apprête à
 écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur de
 Kamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs
 en Afrique de l'Ouest.)
 
 A peine commencent-ils à jouer qu'un groupe de C.R.S se dirige vers eux
 pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide
 à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le même
 type de circonstances il y a une vingtaine d'année à Paris, je me suis
 adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente
 mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j'étais plus âgé, que
 l'on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une
 démocratie et que j'avais le droit de m'exprimer face à ce qui me
 semblait une injustice. J'aborde donc un des C.R.S et lui demande :
 
 « Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux
 qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate.
 
 « Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes!
 
 « Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. »
 
 Regard incrédule. « Tes papiers ! »
 
 « Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la
 voiture. »
 
 « Mets-lui les menottes ! »
 
 « Mais vous n'avez pas le droit de… »
 
 Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
 
 « Tu vas voir si on n'a pas le droit.»
 
 Et brusquement la scène a dérapé.
 
 Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma
 fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont
 reculé choqués alors qu'ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête
 contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière
 comme un poulet désarticulé et m'enfilaient des menottes. Les bras dans
 le dos, ils m'ont relevé et m'ont jeté en avant en me retenant par la
 chaîne. La menotte gauche m'a tordu le poignet et a pénétré profondément
 mes chairs. J'ai hurlé :
 
 « Vous n'avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! »
 
 « Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le
 ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! »
 
 Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent,
 me traînent, me re-plaquent à terre.
 
 La foule horrifiée s'écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me
 venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s'indignent,
 sifflent, mais personne n'ose interrompre cette interpellation d'une
 violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu'à leur
 fourgonnette qui se trouve à la place de l'horloge 500 m . plus bas. Là.
 Ils me jettent dans le véhicule, je tente de m'asseoir et le plus grand
 de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un
 coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me
 plaque un pied sur les côtes et l'autre sur la cheville il appuie de
 tout son poids contre une barre de fer.
 
 « S'il vous plait, n'appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. »
 
 « C'est pour ma sécurité. »
 
 Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu'au commissariat de
 St Roch
 
 Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est
 meurtri, j'ai l'impression d'avoir le poignet brisé, les épaules
 démises, je mange la poussière.
 
 On m'extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse.
 
 Je vous passe les détails de l'interrogatoire que j'ai subi dans un état
 lamentable.
 
 Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la
 femme qui posait les questions.
 
 « Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »

 « Vous êtes un sacré fouteur de merde »
 
 « Vous n'avez pas le droit de m'insulter »
 
 « C'est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)
 
 C'est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles
 agressions.
 
 Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde
 à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des
 coups subits dans ma chair.
 
 Je remarque que l'on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les
 griffes des CRS.
 
 Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une
 forme d'inhumanité plus sournoise. Je demande que l'on m'ôte les
 menottes qui m'ont douloureusement entaillé les poignets et que l'on
 appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j'aurais
 mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de
 protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu'ici on
 ne peut pas s'exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant
 de m'enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je
 ne sens plus ma main droite.
 
 Fouille intégrale. On me retire ce que j'ai, bref inventaire, le tout
 est mis dans une petite boîte.
 
 « Enlevez vos vêtements ! » J'ai tellement mal que je n'y arrive presque
 pas.
 
 « Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d'oreille ! »
 
 J'essaye de l'ôter sans y parvenir.
 
 « Je ne l'ai pas enlevée depuis des années. Elle n'a plus de fermoir. »
 
 « Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l'enlever, c'est
 tout ! »
 
 Je force en tirant sur le lob de l'oreille, la boucle lâche.
 
 « Baissez la culotte ! »
 
 Je m'exécute. Après la fouille ils m'amènent dans une petite cellule de
 garde à vue.
 
 4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur.
 
 Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la
 hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles
 dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque
.
 
 L'attente commence. Pas d'eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de
 la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés
 de tâches de sang, d'urine et d'excréments. Un méchant néon est allumé
 en permanence. Le temps s'étire. Rien ici qui permette de distinguer le
 jour de la nuit. La douleur lancinante m'empêche de dormir. J'ai
 l'impression d'avoir le cœur qui pulse dans ma main. D'ailleurs alors
 que j'écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours
 pas à dormir normalement.
 
 J'écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je
 suis malheureusement bien conscient que ce qui m'est arrivé est
 tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque
 ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien
 pires que ce que j'ai enduré. Je sais aussi que si j'étais noir ou arabe
 je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C'est pour cela
 que j'écris et porte plainte. Car j'estime que dans la police française
 et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous
 le couvert de l'uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts.
 
 (Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne
 fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui
 me semblent beaucoup trop fréquents.)
 
 Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d'un service
 public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un
 état de droit.
 
 J'ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu'un de profondément non
 violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans
 mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la
 situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l'envie de
 vengeance. Je suis persuadé que ce type d'action de la police nationale
 visant à instaurer la peur ne fait qu'augmenter l'insécurité en France
 et stimuler la suspicion et la haine d'une partie de la population (Des
 jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la
 population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.
 
 Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à ette
 violence avec mes armes. L'écriture et la parole. Durant les 16h qu'a
 duré ma détention. (Avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder
 48h en garde à vue.) Je n'ai vu dans les cellules que des gens d'origine
 africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris
 hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d'aller aux
 toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d'une demi heure,
 personne ne venait. Il c'est mit à taper contre la porte pour se faire
 entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un
 gardien exaspéré surgit. »Qu'est ce qu'il y a ? » « J'ai besoin d'aller
 aux chiottes. » « Y a une coupure d'eau. » Mais j'ai besoin. » « Y a pas
 d'eau dans tout le commissariat, alors tu te la coince pigé. »
Mon voisin qui n'est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre,
 disant qu'il est malade, qu'il va faire ses besoins dans la cellule.
 
 « Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. »
 
 Les coups redoublent. Une voix féminine lance d'un air moqueur. « Vas-y
 avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. » Eclats
 de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.
 
 Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour
 prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit
 écriteau, comme dans les films. La dame qui s'occupe de cela est la
 première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion
 depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont pas raté.
 C'est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu'on a aussi des sacrés cas
 sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. »
 
 J'aimerais la croire.
 
 Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et
 me faire connaître celle de ceux qui m'ont interpellé. J'apprends que je
 suis poursuivi pour : outrage, incitation à l'émeute et violence envers
 des dépositaires de l'autorité publique. C'est vraiment le comble. Je
 les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces
 fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi éhontement ? Je
 raconte ma version des faits à l'officier. Je sens que sans vouloir
 l'admettre devant moi, il se rend compte qu'ils ont commis une gaffe. Ma
 déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement
 libéré. J'erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche
 péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je
 trouve un avocat qui me dit d'aller tout de suite à l'hôpital faire un
 constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je
 patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle
 d'attente, je lis un journal qui m'apprend que le gouvernement veut
 supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois
 dans l'éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j'ai pu lire
 qu'il allait être rénové pour 19 millions d'Euros. Les budgets de la
 sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et
 l'éducation. Pas de commentaires.
 
 Je n'écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon
 indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute
 suis-je naïf de m'indigner. La plupart des Français auxquels j'ai
 raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient
 connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d'autant
 plus choquant. Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le
 droit de m'indigner face à l'injustice. Même si cela peut paraître de
 petites injustices. C'est la somme de nos petits silences et de nos
 petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en
 dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n'en sommes bien
 évidement heureusement pas encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes
 retournés sur la place de papes et nous avons réussi à trouver une
 douzaine de témoins qui ont accepté d'écrire leur version des faits qui
 corroborent tous ce que j'ai dis. Ils certifient tous que je n'ai
 proféré aucunes insultes ni n'ai commis aucune violence. Les témoignages
 soulignent l'incroyable brutalité de l'intervention des CRS et la totale
 disproportion de leur réaction face à mon intervention. J'ai essayé de
 retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui
 surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard
 elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de
 personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de
 sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment
 d'énergie pour pouvoir tenter de les retrouver. Je n'ai pu en rassembler
 qu'une douzaine. J'espère toujours que peut être quelqu'un ait
 photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces
 images qui prouveraient de manière définitive ce qui c'est passé.
 
 Après 5 jours soudain, un monsieur africain m'a abordé, c'était l'un des
 musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me
 retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal
 de n'avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d'être
 intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par
 mon intervention et m'a dit qu'il habitait Grenoble, qu'il avait 3
 enfants et qu'il était français. Qu'il viendrait témoigner pour moi.
 Qu'il s'appelait Moussa Sanou.
 
 « Sanou , c'est un nom de l'ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
 « Oui. » Nous nous sommes sourit et je l'ai salué dans sa langue en Dioula.
 
 Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à
 Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de
 nouvelles de l'auteur Mozambicain Mia Couto s'appellera « Chaque homme
 est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se
 nomme justement Sanou.
 
 Coïncidence ? Je ne crois pas.
 
 Je suis content d'avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas
 encore.
 
 La pièce commence par ce dialogue prémonitoire.
 
 Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma race
 c'est moi. »
 
 Invité à s'expliquer il ajouta
 
 « Ma race c'est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une
 humanité.
 
 Chaque homme est une race, monsieur le policier. »
 
 Patrick Mohr 28 juillet 2008

19:26 - 7 Comments - 12 Kudos - Add Comment

Sunday, May 18, 2008

Jeunesse rurale



http://fr.youtube.com/watch?v=lBkC1HY6wgU

Projet Clip Video de plusieurs jeunes du canton de Mussidan, accompagné par l'Association Autour du Chêne et deux cinéastes.




Plusieurs personnes de mon atelier théâtre y figurent ...
Sauf la rouquine qui surjoue évidemment .. ah ah (comprend qui peut)

16:12 - 0 Comments - 4 Kudos - Add Comment

Thursday, May 15, 2008

A une voix près



..
OGM: projet de loi rejeté!
envoyé par ZappeurLePost..

11:23 - 4 Comments - 6 Kudos - Add Comment

Saturday, May 03, 2008

Vivre sans OGM
Current mood: implacable

Comme je suis un peu la fille cachée de José Bové ...


La liste de produits vendus en SUPERmarché,
mais garantis sans OGM ...(merci Greenpeace)


http://www.vivresansogm.org/laliste/index.html

Photobucket


ensuite, tu peux signer ceci :


http://petition2.yeppa.org/index.php


et encore ça :

Cyber @ction 260: PROJET DE LOI OGM (2è lecture)

Seconde lecture de la loi OGM l'Assemblée Nationale seconde quinzaine
de mai

Nous vous invitons à interpeller les députés de votre région avant le
vote du projet de loi en seconde lecture.

Un député mayennais UMP qui s'est abstenu à l'issue de la 1ere
lecture à l'Assemblée nationale nous a fait savoir que la seconde
lecture sur le projet de loi sur les OGM effectuée par les Sénateurs
ne lui convenant pas (il n' y retrouve pas l'esprit du Grenelle de
l'Environnement), qu'il votera probablement non lors de son passage
en seconde lecture. La loi OGM n'a été votée en 1ère lecture à
l'Assemblée nationale qu'avec seulement 21 voix de majorité. Donc
lorsqu'elle reviendra en seconde lecture vers le 15 mai, il suffit
qu'une poignée de députés UMP qui se sont abstenus à l'issue de la
1ère lecture, votent non et que les 15 députés PS qui n'ont pas pris
part au vote, votent également non, cela pourrait donc suffire à
faire basculer le scrutin pour que cette loi soit rejetée. Pour
mettre le maximum de chances de notre côté pour que cette loi soit
rejetée à l'Assemblée nationale, à nous de cibler les députés UMP qui
se sont abstenus et les 15 députés PS qui n'ont pas pris part au vote
pour les convaincre de voter non. A chacun d'agir selon les moyens
appropriés.

Plusieurs d'entre vous se plaignant de ne pas bien maitriser les
copier coller, j'ai créé une cyber @ction par région ou sous-région
(pour les grosses régions).
Je sollicite votre indulgence s'il y a des erreurs difficilement
évitables quand on lance 29 cyber @ctions en même temps.

Merci de me les signaler

N'hésitez pas à diffuser à tout votre carnet d'adresses et sur vos
listes, blogs, forum etc... car chaque voix peut compter dans cette
bataille.

Alain Uguen

COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne au Président de l'AN et aux
députés de votre Région.


1. Alsace
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=219
2. Aquitaine
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=239
3. Auvergne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=220
4. Basse-Normandie
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=221
5. Bourgogne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=222
6. Bretagne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=223
7. Centre
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=224
8. Champagne-Ardenne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=225

23 DOM_TOM
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=226

9. Corse
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=227
10.Franche-Comté
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=228
11.Haute-Normandie
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=229
12. Île-de-France 75-77
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=230
24 Île-de-France 78-91
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=231
25 Ile de France 92-93
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=232
26 Ile de France 94-95
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=233
13. Languedoc-Roussillon
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=234
14. Limousin
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=235
15. Lorraine
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=236
16. Midi-Pyrénées
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=237
17. Nord
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=238
27 Pas-de-Calais
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=240
18. Pays de la Loire
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=241
19. Picardie
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=242
20. Poitou-Charentes
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=243
21. Provence-Alpes-Côte d'Azur 04-06-13
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=244
PACA 05-83-84
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=245
22. Rhône-Alpes 01 09 26 42
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=246

28 Rhône-Alpes 38-69
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=247

29 Savoie 73-74
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=248

organic seeds

06:57 - 3 Comments - 8 Kudos - Add Comment

Wednesday, April 09, 2008

TIBET


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Lundi des milliers de personnes dans 84 villes du monde ont défilé pour la justice au Tibet et livré la pétition d’Avaaz, forte de 1,5 million de signatures, aux ambassades et consulats chinois de la planète.(Cliquez ci-dessous pour voir les photos). L’équipe d’Avaaz a pris contact avec des diplomates chinois à New York et à Londres délivrant notre pétition et préconisant une liste d’actions à prendre. De plus, un nombre grandissant de leaders mondiaux s’est joint notre appel.


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La Chine adopte une position ambigüe en indiquant une ouverture au dialogue avec le Dalaï-lama, tandis qu’en même temps elle met la pression sur d’autres gouvernements pour qu’ils continuent à soutenir sa politique intérieure. Chaque jour, plus de chefs d’état prennent position sur le sujet. C’est le moment pour nous de redoubler d’efforts !



Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner les photos de la journée d’action de lundi :

http://www

.avaaz.org/fr/tibet_report_back/21.php?cl=71942505

Ensemble, nous avons bâti un mouvement de pression mondial sans précédent. La pétition d’Avaaz a amassé un nombre de signatures record en un minimum de temps : 100,000 signatures par jour depuis sa mise en ligne le 18 mars, soit une moyenne de 4,000 par heure nuit et jour.



Les hommes politiques commencent à prendre conscience qu’il y a du pouvoir dans ce nombre de signataire. Nous devons leur montrer qu’ils ont plus à gagner en écoutant leurs propres populations et les demandes d’aide venant du Tibet, qu’en donnant à la Chine un blanc-seing pour les Jeux Olympiques.



Nous sommes privilégiés de vivre à une époque où, quelque soit notre lieu d’habitation, nous pouvons nous organiser pour venir en aider à d’autres personnes vivant autre part dans le monde, et ceci quasiment instantanément. Si nous avons le pouvoir d’améliorer les choses, nous avons aussi la responsabilité d’agir.


Avec espoir,

Ben, Ricken, Graziela, Galit, Paul, Iain, Pascal, et toute l’équipe d’Avaaz

P.S Plus vous serez nombreux à signer cette pétition, plus notre appel au changement sera puissant.



Nous espérons atteindre les 2 millions de signatures avant de les faire parvenir à nouveau au gouvernement chinois. Si vous ne l’avez pas déjà fait, passez le lien ci-dessous à vos amis et à votre famille et demandez leur de signer d’urgence cette pétition pour le Tibet.



http://www

.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php

-----



A PROPOS D’AVAAZ

Avaaz. org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d’aucun gouvernement ou entreprise. L’équipe d’Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

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01:08 - 2 Comments - 4 Kudos - Add Comment

Saturday, February 09, 2008

Dinero Gratis
Current mood: smitten

..>..>

Après avoir vu " VOLEM RIEN FOUTRE AL PAIS"
Film de Pierre Carles, Christophe Coello, Stéphane Goxe


Argent Gratuit

L'argent est un code : avoir / ne pas avoir de l'argent. Cette différence fait tourner la machine de répétition appelée réalité. Rien n'échappe à cette différence, tout est reconduit vers elle, c'est ainsi que se reproduit l'ordre monétaire, c'est-à-dire l'ordre. Et il ne se passe rien. Il ne se passe jamais rien. La violence de la monnaie exclut et oblige au travail. L'argent gratuit est une monnaie vivante. Monnaie parce qu'il est le résultat d'un échange étrange : expropriation de marchandises, détournement de la logique du capital... Vivant parce que, justement par le mode de se donner à nous-même, c'est une victoire sur la peur et la solitude. Et comme monnaie vivante qu'il est, l'argent gratuit ne se plie jamais au code. C'est pour cela qu'on ne demande pas l'argent gratuit, on l'impose. Plus exactement, nous nous donnons de l'argent gratuit. Et nous pouvons toujours le faire, bien que nous soyons prisonniers de nous-mêmes. Bien que ne sachions pas très bien l'expliquer. Il suffit de le vouloir. L'instant que je veux t'offrir est une pierre transparente et silencieuse faite de lumière. Mais cet instant n'existe pas. Je ne peux te donner que de l'argent gratuit. Cher ami, donne moi la main. L'expérience de la monnaie vivante fait mal. Quelle expérience est véritable si elle n'est pas douloureuse ? La monnaie vivante se grave en notre corps mais nous rend plus braves. Et aussi plus libres. Vomis l'être que nous sommes. Je préférerais ne pas m'éloigner. Fuyons là où enfin je puisse te regarder dans les yeux. Ne laissons rien en arrière, seulement notre vie incapable de nous suivre. La pierre blessée par le froid ne dira pas la réponse. L'argent pue à mort, et parce qu'il est mort, il peut s'accumuler. L'argent gratuit nous libère de l'argent. Le ciel est tombé et il s'empêtre entre mes jambes pour que je ne puisse pas marcher. Si la réalité affole, nous devons inventer des concepts délirants. L'argent gratuit ne nous appartient pas : il est à tous et même temps à personne.

C'est un cri de dégoût contre le monde.
C'est un cri de guerre contre ce monde-ci.
C'est le cri du vouloir vivre.

Dinero Gratis

Texte traduit de l'espagnol par l'équipe de l'Euromayday Liège.

 


Dinero Gratis

Le site de Dinero Gratis

 


00:36 - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Friday, February 08, 2008

Message des hommes vrais au monde mutant

  "La seule façon de surmonter une épreuve, c'est de l'affronter. C'est inévitable."
Ancien Cygne-Noir-Royal

"Quand le dernier arbre sera abbatu, la dernière rivière empoisonnnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas."
Prophétie d'un Indien Cree

"Née les mains vides,
je mourrai les mains vides.
J'ai vu la vie dans sa munificence,
les mains vides."
Marlo Morgan

"Les membres de la tribu (aborigène) commencent toujours un nouveau jour en remerciant l'Un pour la journée, pour eux-mêmes, pour leurs amis et pour le monde. Il arrive que quelqu'un demande quelque chose de précis, mais alors il ajoute " si c'est pour mon plus grand bien et le bien de toute vie".

"Les humains ne sont que des esprits en visite dans ce monde et les esprits sont éternels. Les rencontres avec les autres sont des expériences et les expériences sont des relations éternelles. Le Vrai peuple boucle la boucle de chaque expérience. Nous ne la laissons pas s'effilocher, inachevée, comme le font les mutants. Quand tu t'en vas en gardant au fond du coeur de mauvaises pensées envers une personne et que le cercle n'est pas fermé, la chose se répétera plus tard dans ta vie et tu ne souffriras pas une seule fois mais maintes et maintes fois jusqu'à  ce que tu aies appris la leçon. Il est bon d'observer ce qui se passe,
 d'apprendre et de s'assagir. Il est bon de rendre grâces, de partir en paix."

" Ce soir là, nous eûmes un repas somptueux et fîmes provision de plumes multicolores. Nous fabriquâmes des bandeaux et des plaques pectorales ainsi que des tampons périodiques pour les femmes. Nous mangeâmes la chair mais les cervelles, furent mises de côté. Séchées, elles seraient utilisées plus tard, en partie mélangées avec des plantes médicinales, malaxées avec de l'eau et de l'huile pour le tannage des peaux. Il n'y eut aucun déchet. Tout rejoignit le cycle de la nature, tout fut redonné à la terre.
Les membres de la tribu sont des maîtres de la fusion harmonieuse,
ils ne perturbent pas l'univers."

"Donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne puis changer,
le courage de changer ce qui est à ma portée et la sagesse de voir la différence."



15:47 - 3 Comments - 2 Kudos - Add Comment


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