DEATH TO PIGS

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Jun 27, 2008

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Saturday, March 01, 2008

TOUR REPORT FÉVRIER 2008

TOUR REPORT

VENDREDI 15 JANVIER – MONTBRISON – SALLE DES FÊTES – FESTIVAL DE LA SOURCE FURIEUSE

Timing serré pour le départ : je sors de cours à 13 heures, à 13 heures 30, je dois être chez Gio pour qu'on aille ensemble au local et à 14 heures, on doit partir afin de ne pas impatienter Thrash qui nous attend en tout début de soirée à Montbrison. 13 heures 15, coup de téléphone dans ma cage d'escalier alors que je descends mon énorme sac de fringues (à cause du sac de couchage dedans, va pas croire que je m'habille bien non plus). « Allô, oui, c'est Radio Béton, c'est pour une interview » « ha oui ? euh ? vous êtes sûrs là maintenant ? » C'est ça d'avoir une mémoire de poisson rouge, tu cales des trucs, tu te rappelles à peine de quand tu le fais et tu te retrouves dans des positions incongrues. Donc téléphone dans la rue, voiture et passants en fond sonore et moi en guise d'interlocuteur un peu balourd…tout ça pour finir par la batterie de mon téléphone qui me fait faux bond (heureusement au moment des au revoirs). Je me promets de m'excuser auprès de l'animateur quand on sera à Tours, mais je n'en aurai pas l'occasion.
On avance, on charge le camion et on décolle forcément avec un petit quart d'heure voire une petite demie heure de retard sur l'horaire prévu. On, c'est Oli, Stef, Gio et moi en guise d'exterminateurs porcins (et d'handicapé pédestre en ce qui me concerne), Baptiste, boss du petit label No Sex Till Death (il n'a pas tenu sa promesse) qui profite de notre début de tournée pour rentrer de ses vacances messines vers sa terre rouennaise, et Tony, chauffeur attitré des cochons, sondier et surtout nounou à plein temps.

Ça fait à peine 5 minutes qu'on est dans le camion et déjà l'axe du conflit Gio/Tony s'est formé ayant pour principal sujet le port de la ceinture de sécurité. Moi, je me marre et je suis content de partir 10 jours avec ces gars. Petit coup d'--il vite fait sur les cds ramenés : du punk, du post-punk, du garage, un peu de noise et beaucoup trop de métal pour un petit con comme moi (quoique je ne crache jamais sur un Bon Pantera ou sur un petit Slayer). On a de quoi faire.

Le premier petit souci du voyage rentre alors en jeu. On avait prévu d'éviter le centre-ville lyonnais pour gagner du temps, mais Franck, que l'on devait retrouver directement à Montbrison, s'est un peu fait planter par la personne sensée l'amener sur place. Donc on prend une bonne heure de plus pour passer prendre le deuxième pied niqué au Grnd Gerland. On ne débarque vraiment pas tôt à Montbrison, vers 20 heures si je me rappelle bien. On se dit qu'on va encore passer pour les branlos de service et même pas, on est les premiers groupes sur place. Thrash est un peu abattu par l'affluence en-dessous de ses espérances. On débarque notre supermarché ambulant (distro Gorilla/EveryNightIsASaturdayNight pour Oli, distro Gaffer Records pour Franck, ma petite distro perso, des t-shirts et des dvds et des VHS sorties du magasin de Gio) et puis on s'installe tranquillement sur scène. Hallux ouvre le bal et ne s'en sort pas trop mal si on considère qu'on n'avait pas répété depuis deux semaines. Le public est sage, très sage (j'ai l'impression de faire du jazz), mais compréhensif. Je m'aperçois aussi qu'il va falloir sérieusement que je m'attelle au réglage de mon son. On enchaîne directos avec les cochons, bon concert, le public se déride un peu, Thrash vanne sur le bord de la scène, on se met tranquillement en confiance.
Les deux autres groupes de cette première soirée du festival de la source furieuse se la font screamo vraiment pas très original, je regarde 15 secondes de chacun des sets mais je finis par opter pour l'option calage derrière les bacs et discussions.

La soirée se termine avec la viande saoûle de Montbrison (des équilibristes sans fil, des gens qui parlent pour ne pas dire grand chose) puis chez Thrash à quelques mètres de là, Judas Priest au programme et blablatage pépère sur fond de chambrage bon enfant.

SAMEDI 16 FÉVRIER – PARIS – LA MIROITERIE

Ouais, blablatage pépére… jusque 5 heures du mat'. C'est oublier qu'on doit arriver tôt sur Paris parce que la Miroiterie doit couper le volume à 22 heures tapantes. On décolle donc à 10 heures 30 au lieu de 10 heures afin de se diriger vers la capitale.
Tout se passe relativement bien, malgré l'accusation d'un petit retard…mais c'est sans compter sur les douanières de je ne sais quel péage. Baptiste se fait piquer un petit bout de shit, on essaye de faire calme figure en essayant de ne pas penser à la pochette planquée dans le camion et on est bien content que les douaniers soient plus occupés avec la voiture d'à côté et que du coup, ils ne fassent pas rentrer le clebs dans le camion. On fête dignement ce hold-up en mettant le « Free Cocaine » des Dwarves dans le camion.

Le retard s'est accusé mais semble encore rattrapable. Mais le deuxième problème va être fatal : la circulation du périph parisien à 18 heures un samedi. Résultat : on débarque finalement à la salle à 19 heures à la place des 16 prévus. Très rapide bonjour, à Greg et Agnès Réju, Olivier NextClues et Karine NoiseMag, (Thierry TDTB est resté chez lui pour cause de crève). On se speed pour décharger le nécessaire et je n'entend que le dernier accord black sabbathien des Rubiks, que je me faisais une joie de voir. Ça sera pour une prochaine fois. Je rate aussi Toddi Wellman, que j'aurai aussi bien vu, subissant le maintenant familier syndrome de la miroiterie, la discussion à l'extérieur qui te fait oublier que tu es bien dans une salle de concert. Ils n'ont qu'à être désagréables, ces parisiens. J'hallucinerai en retrouvant le mentor musical de mes 16-17 ans, Thibaud Jeandel, un mec que je n'avais pas vu depuis au moins 6 ans, voire plus. Ce qui sera dommage, c'est que je n'aurai pas l'occasion de retaper la causante avec lui à un autre moment.

Oli vient me chercher alors que je jacte aux entrées et on se dépêche de mettre le matos d'Hallux et de DTP sur la scène pour rattraper le temps perdu. On fera un court set avec Hallux avec un son qui m'ira nettement mieux que la veille, même si je n'en suis pas encore totalement satisfait. Le set fini, je débranche mes pédales, j'en branche d'autres, je change de gratte et à peine j'ai fini mes préparatifs qu'on emmanche (quoique j'ai quand même eu le temps de jouer un riff de Seasons In The Abyss pour le plus grand plaisir de Nagawika). Set bien furieux, je m'amuse, Gio sort son bonnet praguois et fait le clown, court mais bon. On recale tout notre matos dans les loges et on se met tous à discuter avec la faune venue au concert, faune comprenant des vosgiens exilés, des bruxelloises en gauguette, des parisiens forts sympaTs, etc… J'en rate les Basement en me disant que de toute façon, je les reverrai le lendemain. Je me cale derrière les distros un moment, et c'est la folie, j'arrête presque pas 5 minutes. Et du coup, je passerai mon tour pour le chargement du matos. Je me rattraperai plus tard.(bon, ok, je n'ai surtout pas arrêté de causer avec BenShub et RaphShub…).

Tout ça fait, on se retrouve dans un petit bar en face de la Miroit' pour boire encore quelques dernières bières avant de partir bien plus tard chez Thierry TDTB, notre hôte pour cette nuit. Arrivée vers 2 heures chez lui, le sieur s'est soigné au whisky et est relativement frais. Hallu totale sur sa collection de disques (le Generic de Flipper et son test press, le test press de Repeater de Fugazi aussi et 118 disques de The Fall soit certainement juste un bon tiers de la disographie). On se pose, on écoute donc des bons disques en sirotant le reste de whisky et en bouffant de la quiche et on s'écroulera les uns après les autres…

DIMANCHE 17 FÉVRIER – TOURS – LE LILO

Réveil assez matinal, je n'ai pas encore perdu mon rythme habituel. Café, croissants, on est très bien chez Thierry et on a un peu du mal à décoller, surtout quand ces trois petits adorables morveux débarquent et font les zouaves. On finit finalement par le faire pour se diriger vers Tours en abandonnant Baptiste No Sex Till Death à Paris.

Pas d'incident notable sur la route, on arrive dans les temps au Lilo, boîte de nuit reconvertie les dimanches en salle de concert. On retrouve les Basement et les Toddi Wellman qui organisent le concert.

Petite mine du dimanche, mais tous les préparatifs se déroulent tranquillement. Le temps de s'interroger sur l'identité d'une tourangeaude (Oli, je suis sûr que c'était elle) et les gens arrivent tranquillement pour voir le début du concert.
Magic Barbecue, projet noisy à la Black Pus de JB de Pneu, commence la soirée. Micro coincé dans la bouche, samples, synthé, et batterie, le tourangeaud fait un superbe set de 10 minutes qui m'a bien donné envie d'en entendre plus. On emmanche avec Hallux Valgus. L'acoustique du lieu est un peu étrange, j'arrive toujours pas à faire « décoller » mon son, je ne m'amuse pas totalement, mais je sens qu'on commence à jouer bien ensemble avec Franck. Je suis de distro durant le set de Basement et je rate donc une bonne partie de leur set. Première remarque, les libournais ont un son parfait, une grosse rythmique qui tape bien rondement dans le bas du ventre et deux guitares qui apportent un je-ne-sais-quoi lointainement fugazien dans leur noise plutôt typée à la Unsane. J'abandonnerai même le temps d'une ou deux chansons le stand pour jeter un --il sur la scène. Eux n'ont pas l'air totalement satisfaits et pourtant ils n'ont pas de quoi. On finit la soirée avec les cochons. Grâce à l'ampli basse de Sabine, on profite de notre meilleur son de basse de la tournée (massif) et on tape donc notre reprise zombifiante des Brainbombs en rappel. On cause un peu plus avec les Toddi, on dit au revoir aux Basement qui rentrent chez eux dans la nuit et on part se poser chez Marc bouffer un délicieux civet en vidant des bières et en écoutant pas mal de bons trucs (je me rappelle surtout de Devo et de Trans Am). Tranquillou, quoi. Écroulement sur le canapé.

LUNDI 18 FÉVRIER – CLERMONT-FERRAND – RAYMOND BAR

Réveil en milieu de mâtinée et premier flip. Oli a les oreilles dézappées depuis Montbrison et a décidé d'aller faire un tour chez le médecin afin de ne pas atteindre la surdité totale. Pendant ce temps, on se lobotomise devant le dvd de Groland, la rupture tranquillou de Michel Sardouille n'allant pas tarder à considérablement altérer notre vocabulaire dans les jours prochains.
Oli revient , annonce l'annulation de la tournée, j'ai le palpitant qui double de vitesse, je m'atterre avant de me rendre compte que je suis le seul à aller droit dans le panneau. Il s'agit « juste » d'une inflammation des tympans à cause d'une angine. Soit rien de lié à l'exposition au son.

On commence à avoir de plus en plus de mal à décoller. Mais la bonne nouvelle reçue à peine deux semaines avant le début de la tournée me chauffe les neurones. Le concert de Clermont-Ferrand est déplacé au Raymond Bar, lieu à propos duquel je n'ai ouï-dire que des bonnes choses. L'autre bonne nouvelle, c'est qu'on va jouer avec Marvin, groupe montpelliérain qu'on ne présente plus composé de trois très sympathiques personnes. Arrivée dans le squat et déjà, on se sent bien. Ambiance à la Magasin 4 à Bruxelles, squat bien organisé dans lequel on s'amuse bien et dans lequel on peut fumer. Parce que n'étant pas un habitué des bars, je n'avais pas remarqué ce changement dans notre petit monde français et aller se les peler dehors pour satisfaire son addiction à la nicotine ne me paraissait pas encore quelquechose de naturel. Quoiqu'il en soit, on est tout bien et on continue à faire halluciner les gens avec notre supermarché ambulant. Seb Kwak, un des organisateurs, a préparé de l'aligo (orthographe incertaine) et je fais mon petit chieur en expliquant que je n'aime pas le fromage. Ni vu, ni connu, hop, j'ai de la semoule et de la salade et je me fais plaisir. Super ambiance dès le repas. On descend, je croise Manak et David, les autres organisateurs du concert et je me cale derrière les distros. Steph retrouve Fab', un vieux pote de boulot venu s'exiler à la campagne, ce qui lui réussit particulièrement bien au teint.

On ouvre la soirée avec Hallux. Je suis enfin satisfait du son de gratte que j'ai, le concert est certainement le meilleur depuis le début de la tournée, je suis content. Enchaînement sur les cochons, un set bien énervé et Giovanni qui fait halluciner quelques personnes (comme d'hab', j'en ai rien vu sauf un high kick dans une cymbale). Je me désigne d'office comme responsable des distros durant le set de Marvin les ayant vus au moins 6 fois lors de l'année passée alors que la majorité de la compagnie ne les a jamais vus ou alors une seule fois. Seule spécification, je veux voir le morceau sur lequel Greg chante. J'y arrive, j'aime toujours aussi bien le morceau et j'arriverai même à caler la reprise de Devo à la fin du set. Comme d'hab', les montpelliérains fédérent l'assistance de manière tout à fait logique.

Dans la suite de la soirée, mon rythme d'éclusage de bières se fait nettement plus conséquent que sur les dates passées et je sens bien que mes neurones commencent un peu à s'emmêler. Tout comme celles de Giovanni, dont c'est maintenant l'anniversaire, et qui le fête en gribouillant tout et n'importe quoi à peu près n'importe où avec un marqueur. Discussions, conneries, clopes, alcool sont les trois mamelles d'une bonne soirée comme celle-ci (parti me pieuter vers 4 heures, je raterai l'embrouille qui aura lieu quelques heures après et dont on entendra un peu parler le lendemain).

MARDI 19 FÉVRIER – ANGOULÊME – MARS ATTACK

Qu'est-ce que c'est que ce tracteur à ma droite ? des cheveux gris ? un ronflement titanesque. J'ai connu mieux comme réveil, surtout que je paye mes excès de la veille. Réveil nauséeux qui s'évaporera dans un super petit déjeuner. Chargement du matos, on donne rendez-vous au Marvin dans quelques jours à Montpellier et on dit au revoir à la superbe équipe du Raymond pour se diriger vers Angoulême.

Départ et trajets tranquillous, on arrive à 18 heures au Mars Attack. On dit bonjour à Philippe Café Flesh devant ce qui donne l'apparence d'un simple bar. Mais une fois rentré dedans, o découvre une vraie salle de concert cachée dans le fond. Grosse capacité, grande scène, sono et tutti quanti. Tony, ingé son, se sent comme chez lui. On monte à l'étage où on découvre un vrai appartement, une vraie cuisine. Le grand luxe. Tony sonorise tout et on sent bien qu'il s'amuse, donc on le laisse faire.

J'avais quelques appréhensions sur cette date, celle-ci étant une des deux seules où nous êtions uniquement les deux groupes sur l'affiche. Faut pas croire, mais j'ai pas un ego surdimensionné. On joue avec Hallux, et la configuration duo sur grande scène ne me le fait pas trop. Je ne suis pas super content du son de mon ampli (l'ampli, pas la sonorisation de celui-ci, Tony), la distance avec les gens me gêne un peu (voir même plutôt pas mal). Tant pis, en enchaînant avec les cochons, je me dis que ça le fera mieux. Sauf que la salle s'est vidé et devant dix pelés, on ne se sent pas forcément plus à l'aise, surtout qu'il y a de l'espace. Du coup, Oli speede plus ou moins consciemment les morceaux. On remonte dans les loges se poser où on sera rejoint par quelques autochtones. Ça part tranquillement, puis au fur et à mesure de la soirée, on aura droit à quelques anecdotes du cru. Assommés ou absorbés, on vide du houblon jusque 5H30 du mat' et on goûte à une spécialité locale, le pineau, du mou de raisin mélangé avec du cognac.

MERCREDI 20 FÉVRIER – BORDEAUX – L'INCA

Réveil tranquille vers midi et je m'aperçois que ma dégradation physique commence. Deux boutons bien collés sur les lèvres, le signe de l'abstinence forcée de bisous pendant quelques jours. On prend bien notre temps pour décoller, Bordeaux n'étant qu'à un peu plus d'une heure de route.

Dernier appel de Rica pour caler les derniers préparatifs et heures de rendez-vous. Le temps pour moi d'aller chercher de l'Activir pour mes lèvres, de voir une boîte d'Epictopat, un produit contre les hallux valgus dont m'avait justement parlé Rica, de me dire que les blagues les plus onéreuses sont rarement les plus drôles et on décolle. On se gare en face de L'Inca et on se dirige vers Total Heaven, disquaire bordelais, dans lequel je dépose quelques disques et en achète pas mal d'autres. J'abandonne les autres pour rejoindre Rica, l'organisateur du concert de ce soir, mais aussi illustrateur dans la vraie vie. Posé en terrasse, il se prépare très calmement pour le premier concert de sa vie. Je ne suis pas sûr que je le prendrai aussi tranquillement si je faisais le tout premier concert de ma vie à 29 ans. Il fait beau, on discute de tout et n'importe quoi alors que l'Ours et sa petite famille passe rapidement, que Tanx débarque pour disparaître puis réapparaître et que Fatty et Romain arrivent ensuite. Rica attache ses dessins au-dessus de l'entrée du caveau, nous, on retrouve quelques exilés vosgiens ou messins, et alors qu'on se profite tous de la terrasse, un peu de monde commence à arriver.

Pitsky ouvre le bal. Premier concert du groupe, premier concert de Rica de l'autre côté de la scène et pourtant un phlegme total de l'intéressé. Par contre, Fatty, mon jumeau de tatouage, transforme son stress en énergie hystérique et fait des blagues à tour de bras entre les morceaux. Romain frappe sec et fort sur sa batterie et les courts morceaux de noise ( Jesus Lizard punkisé avec des structures à la Minutemen ?) sont vraiment pas mal. Rica a ce truc du mec qui commence la musique tard, un abord de l'instrument qui est forcément frais et anti-conventionnel. L'ampli ne suit pas forcément, mais le gaillard se débrouille carrément bien et ne s'énerve pas 15 secondes quand il fait un pain. C'est court mais c'est bon. C'est con que Fatty ne veuille pas laisser de traces auditives de ces groupes, parce que j'aurai certainement pas l'occasion de les revoir de sitôt.

On emmanche avec Hallux…et j'arrive enfin à trouver le son qui me plaît, ampli bien chauffé et on zappe la fuzz. L'ours est un peu déçu de se rendre compte que je me repose sur un accordage bizarre pour faire du bruit et que je n'ai donc pas du tout besoin d'écarteler ma main pour faire des accords sans queue ni tête. Le public s'est réduit, mais ça je m'en doutais. On sentait plus les gens venus voir les amis qu'autre chose et je préfère jouer devant peu de gens qui écoutent que devant 60 personnes qui n'en ont rien à foutre.

Fin de soirée avec les cochons. Super set, on s'amuse vraiment beaucoup parce qu'on est tous des fils de crouille et c'est une des rares fois de ma vie où je vois Oli sourire derrière sa batterie (Pour la résille, la moustache et l'avalage de crachat, je n'en suis pas à ma première). On adapte le set pour finir pile poil à 23 heures, heures d'extinction des amplis. On ressort, on discute, on boit, on rigole tous très bien et quand le bar ferme, on part tous chez Tanxx. À l'équipée habituelle se sont donc greffées Tanxx, Rica, l'Ours et Skidz. Tout se passe tellement bien, qu'on décide même de claquer une partie du cachet pour une bouteille de whisky. On boira jusque je ne sais quelle heure en rigolant bien et moi, je passe ce qui reste la meilleure after de toute la tournée. Je me couche le sourire collée à mes lèvres boutonneuses.

JEUDI 21 FÉVRIER – TOULOUSE – L'AUTAN

Le réveil n'est même pas un des plus difficiles, on boit un café, on repasse à L'Inca pour charger le matos, je finis de filer quelques disques à Rica et lui de nous donner les affiches qu'il a fait pour le concert de la veille.

J'avoue que j'ai presque la petite larme en partant de Bordeaux, j'y serai presque bien resté un jour de plus. La route jusque Toulouse se passe tranquillement, on arrive à 17 heures pour se poser à la terrasse de l'Autan avec l'orga dont fait partie Babar, un bon pote. On se prépare lentement, pendant que Marco s'occupe de la sono (Marco qui ne veut manifestement pas comprendre qu'on s'en fout d'avoir un retour chant, apparemment un réveil bien tardif aussi pour lui). Le temps de s'apercevoir hilare qu'on va jouer juste à côté de la maison où Claude Nougaro a décédé (comme quoi, on a beau ressasser tous les clichés du monde dans le camion, on peut toujours se faire dépasser par la réalité), d'admirer la déco très particulière du lieu (collection d'interrupteurs, tonneau en hommage à Mesrine et j'en passe) et on se met en place avec Hallux. Maintenant que j'ai enfin compris que la fuzz ne me sert à rien, je ne récrimine plus contre mon son et on joue devant un public super réceptif à notre free-noise-stridente. C'est dire je tomberai plus tard sur un jeune éphèbe qui me dit avoir un groupe à la Fat Worm Of Error !!! C'est difficile de faire plus pointue comme référence, mais une chose est sûre, le bruit blanc a une place à se faire sur Toulouse. Pendant l'entre-deux groupes, je pars fumer ma clope à l'extérieur et à ma plus totale surprise, je tombe sur une vieille connaissance, un mec que j'avais rencontré à Nancy, il y a 7 ans et que j'avais perdu de vue depuis. Ni une ni deux, j'invite Gab' au concert, qui risque d'être surpris par mes progrès guitaristiques (attention, je ne dis pas que je suis bon, mais quand je l'ai rencontré, j'avais un ÉNORME problème de rythme).

DTP commence et première chanson, hop, éclatage de la corde de Mi de la basse. 10 minutes se passent durant lesquels les vannes avec les gens présents fusent, ça va être bonne ambiance. On envoie bien le boulet, la sueur sur le front, on s'amuse tous, sauf Oli qui n'a pas particulièrement senti le concert (bizarrement, à part deux-trois pains, je n'ai rien remarqué). À noter une petite particularité du lieu : les toilettes sont derrière la scène. Particularité qui donne droit à quelques situations cocasses dont une avec une charmante dame bien ivre qui passe à travers les cochons en plein milieu d'un morceau.

Je passe une bonne partie de la soirée dehors à causer musique que ce soit avec Gab' ou Yann Fantastikol Hole/Skyr Records. Bonne ambiance malgré des clodos bizarrement perchés autour (dont un certain William Crucifix, carte d'identité à l'appui). Plus tard, on part chez Sylvie, appart' bien zarbi de bon gothique : selles d'enfant accrochés dans les toilettes, salle de bains éclairée à la bougie, plein de livres et surtout ce qui me frappe directement la rétine quand je m'enfonce dans le fauteuil à côté de la chaîne, des super vinyls dont Junkyard de Birthday Party. Bonne soirée, avec une prog bien gothique donc. Vers deux heures et demie, je décide de passer une bonne nuit.

VENDREDI 22 FÉVRIER – MONTPELLIER - MOJOMATIC

Classic shit. Réveil, bon petit déj', matos à récupérer au bar et en route en avance pour aller à la plage. Pour des enfants de la mine comme nous, la mer reste un truc assez surréaliste et vu qu'on n'a pas tous les jours l'occasion d'aller jouer dans le coin…

On s'arrête à Palavas, le soleil tape bien comme lors des plus chaudes journées dans l'est et on fait les idiots sur les bords de la mer, séance photo, dessins dans le sable, bonne poilade.
Une fois bien fait les cons, on part au Mojomatic à Montpellier, temple de la noise 90s à la Unsane, avec une avance certaine. Rencontre avec Abel, organisateur du concert, boss de Head records et brailleur chez les Spinning Heads, un mec super cool que l'on sent vraiment entier. Le Mojomatic est vraiment adapté au concert, salle dans le caveau avec sono, loges à l'étage, bouffe en quantité, on sent que Christophe, le patron, sait ce que c'est que d'être dans un groupe et c'est particulièrement appréciable.

On se pose en terrasse, les autres retrouvent de très vieux amis perdus de vues depuis quelques années, Deadavid et Flo, une belle séquence émotion que je suis de loin. Je fais mon bizness man de base en récupérant les compiles et les fanzines Temples Of Noise, compile sur laquelle on a échoué notre reprise de Crass. Je vais passer l'instant promo, mais y a du beau monde comme Marvin, Beamtrap, Pneu, Café Flesh ou Breathe Your Dirt.
La petite surprise, c'est l'arrivée de Karine et d'Olivier, deux des membres de GTOK?GTKO!, l'asso parisienne qui nous a fait jouer samedi dernier. J'ai la tête dans le paté, mais ça fait super plaisir de les voir. On croise aussi Fred et Greg des Marvin en pleine période de convalescence.

On discute et le temps passe, le premier groupe, Eklektik Drunx, se met en place. Des jeunes garçons qui sont sympas dans la vie et qui une fois sur scène font un streetpunk au ras des pâquerettes. « les pds, on les encule », « bâtard, bâtard ». On me dit que c'est ironique, mais j'ai quand même du mal à trouver ça même rien que drôle. Je remonte en mode jactance. Fin du set, pour pas changer, on enchaîne avec Hallux, peut-être un des meilleurs sets qu'on ait fait de la tournée, bien enchaîné, bon son, mais je commence aussi à me lacérer l'oreille droite. La suite, c'est le cochon. Après un départ chaotique (c'est à mon tour de péter une corde dès le début du set), un son un peu bordélique, on finit par se mettre en jambe, je tombe en phase de surdité totalé et surtout je sens que la maladie commence à me ronger de l'intérieur. Du coup, je suis quasiment incapable d'avoir une discussion suivie après le concert. On finira chez Flo et Mika, boire quelques coups avant de séparer les troupes, Gio, Stef et Oli chez Jean-Marc Breathe Your Dirt, Tony, Franck et moi chez Abel. On ne fera pas long feu de mon côté de la force.

SAMEDI 23 FÉVRIER – NÎMES – LA MOVIDA

Retour au réveil nauséeux, je le sens ce connard de virus me taper dessus. Du coup, j'en profite pour prendre ma deuxième douche de la tournée. Petit déj' tranquille en causant avec la futur maman de la maison. Retour au Mojo pour charger le camion, razzia sur la distro d'Head records. On voulait rester se balader dans Montpellier mais faute de places disponibles, on retournera plutôt faire un tour à la plage.

Sur le chemin, on écoutera la compile en remarquant les différences de signification du mot noise dans les différents endroits de la France. Dans le Sud, la noise est plutôt virile avec pas mal de penchants hardcorisants, Unsane apparaissant comme l'étoile du berger. Dans nos coins, la noise est plus maigrelette, malsaine et directement stridente. Vers Bordeaux, on pourrait mettre les Potagers Natures avec une acceptation plus arty (ce terme n'est pas péjoratif) du style et un aspect plus rock chez les bretons. Vous ne comprenez rien ? Demandez à RaphShub, il est nettement plus fort que moi en théorie musicalo-géographique. Et ce sont d'ailleurs les Shub qui sont à l'origine de l'appellation French Texas quand on parle du Gard. Et là, on se dirige vers le Dallas de ce French Texas, Nîmes.

On débarque, on dit bonjour à Den's de l'Assos'y'song, encore un orga super sympa, et on nous pose l'ambiance directement, il faut faire gaffe au matos, le vol n'étant pas chose rare en ces lieux. On cause avec les Superbeatnik, comprenant Fred des Marvin à la gratte et au chant, on se tape des knacks avec des lentilles et on attend le début des hostilités. Deadavid, Flo et Mika débarquent de Montpellier pour revenir nous voir, ça fait plaisir. Assez rapidement les premiers curieux débarquent et les Superbeatnik emmanchent. Trio au gros son, les trois montpellierains jouent carrément bien un bon gros rock aux influences 70s avec quelques touches de hard rock. La voix et le jeu de gratte de Fred apporte une personnalité un peu particulière au groupe et c'est tant mieux. Nico aura la palme de la phrase de présentation de chanson qui m'a fait le plus rire. « la prochaine chanson s'appelle Fast Fuck, elle est à propos d'un ami montpellierain qu'on ne nommera pas. C'est à toi, Pascal (le batteur) ».
Classic shit, on s'installe avec Hallux, le set le fait bien, pas mal de gens sont étonnament réceptifs (je trouve toujours ça un peu déconcertant quand les gens apprécient cette musique faite de dissonances et de délires bruitistes absurdes), je crois même en voir qui dansent !!!
Les cochons enchaînent juste derrière et assez rapidement, ça devient le gros bordel. Pas musicalement, Steph, après le craquage de son ampli, a emprunté celui de NicoBeatnik et il ramone, le mien sonne bien et on est globalement carré et péchu. Mais le public me rappelle les grandes heures de mes beuveries vosgiennes, des mecs complètement arrachés qui font n'importe quoi, dansent n'importe comment et Giovanni qui a l'air de s'amuser comme un petit fou avec eux.
On enquille et on fait certainement un des meilleurs concerts de cette tournée devant un des meilleurs publics. On discute, on rencontre des mecs qui ont vu les Deity Guns dans ce même lieu (anecdote : on entendait pas la batterie, on leur fait remarquer, ils se disent qu'ils doivent amplifier la batterie !!!!) ou Laddio Bolcko au feu-Clandé de Toulouse. On boit pas mal, on rigole beaucoup avec Mathieu, DidierShub, Denis et « le type qui mange des trucs », on se retrouve tous chez Denis pour continuer à boire en parlant de tout et de rien, de musique, du Gard, de la scène indépendante, etc….et on s'affalera tous très tard dans la nuit ou très tôt dans le matin.

DIMANCHE 24 FÉVRIER – LYON – LE SONIC

Réveil douloureux pour le crâne et direction le bar pour récupérer du bordel. Vite fait, un petit coup de fil pour trouver un ampli basse à Lyon et on part en quenellie. On arrive tôt, très tôt, on passe au Grnd Gerland, on va boire un coup dans un rade et finalement on se dirige vers le Sonic où on retrouve Tom-Tom. Tout le monde commence à accuser douloureusement la fatigue et ça se voit sur les visages. Moi, j'ai surtout l'impression que j'ai déjà la tête ailleurs.

Finalement, on commencera le concert vers 21H30 avec Hallux, j'ai l'impression d'avoir un son hyper (trop) criard, mais le set se passe relativement bien. C'est-à-dire que passer d'un public nîmois déchaîné un samedi soir à un public lyonnais studieux, c'est toujours un peu déconcertant, même si foncièrement le concert semble recevoir un accueil sympathique.

On essaye de se dépêcher pour enchaîner avec DTP. Quelques soucis au démarrage : moi qui me sent vraiment vaciller de fatigue à quelques moments, un jack qui me frustre tout le long du concert (le problème étant de savoir quel jack ne marche pas) et des soucis au niveau du micro. Même si ce n'est pas foncièrement le désastre, je regrette un peu de ne pas m'être plus amusé que ça sur ce dernier concert. (Ceci est un avis personnel, apparemment, Stef et Oli se sont bien éclatés).

On se dépêche de rembarquer une partie du matos parce qu'on doit partir à la fin de la soirée. Et ouais à 8 heures, j'ai exam à Nancy. Alors que je suis encore plus ou moins perdu dans ces considérations scolaires, les Lost Boys commencent leur set. Groupe de hardcore old-school, le côté un peu rock'n'roll de leur truc me le fera bien sur 5-6 chansons (de vraiment bien belles lignes de basse) mais du à la maladie ou à la fatigue, je décrocherai un peu vers la fin du set.

Deuxième tournée pour ramener les distros et le reste du matériel, on dit au revoir à Franck, des au revoir un peu abruptes pour des gens qui ont sué, roté, dormi, discuté, rigolé et pété dans le même camion pendant 10 jours, et on démarre pour 4 heures de route. Le retour à la réalité va être dur, il l'est même tellement que ma crève va m'exploser à la gueule après mon heure de sommeil et que passé ce satané examen, je fais une croix sur ma journée de cours pour aller me guérir.

MERCI À THRASH, GREG ET AGNES REJU, KARINE, OLIVIER H., THIERRY TDTB, NICO, MARC ET TODDI WELLMAN, SEB KWAK, MANAK ET DAVID, L'ÉQUIPE DU RAYMOND BAR, PHILIPPE CAFÉ FLESH, RICA, TANX, L'OURS, SKIDZ, ALEX, SYLVIE, BABAR ET LES GENS DU LABEL BRASSEUSE, ABEL, DENIS ET L'ASSOSYSONG ET TOM-TOM.
ET SURTOUT UN ÉNORME MERCI À TONY POUR SA PATIENCE, SON ORGANISATION, SON AIDE ET SON ATTENTION PENDANT 10 JOURS.

9:31 AM - 3 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Monday, January 07, 2008

INTERVIEW & CHRONIQUE SUR NEXTCLUES!

www.nextclues.com

 

9:43 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Wednesday, November 21, 2007

CARNAL CARNIVAL OUT!

NEW LP OUT!
CARNAL CARNIVAL.
7 EUROS, AVAILABLE AT DOWN BOY RECORDS, GAFFER RECORDS AND AT OUR HOUSES.
DO I NEED TO SAY MORE ?

NOUVEL ALBUM DISPO!
CARNAL CARNIVAL
7 EUROS, DISPO AUPRÈS DE DOWN BOY RECORDS, GAFFER RECORDS ET CHEZ NOUS.
AI-JE BESOIN DE RAJOUTER QUELQUECHOSE ?

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

10:22 AM - 1 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Tuesday, March 20, 2007

CHRONIQUE DU SPLIT SUR PERTE ET FRACAS !

La vie en rose. Un split qui taille dans le lard. Du lard français - achetez français - qui tape le boeuf dans l'est précisément. La vie en rose bien vive, qui vire dangereusement au rouge sanguinolent. La grande orgie, le monumental mélange des genres où les apparences sont trompeuses. Le cochon n'a pas toujours été un cochon et si les entrailles sont définitivement punk, l'habillage emprunte des peaux qui muent à tour de bras. C'est bien connu, ya plus de saison. Prenez l'exemple de Gu Guai Xing Qiu. Tout porte à croire que c'est du chinois mais manque de bol, c'est du lorrain. Avec un nom pareil, ils peuvent tout se permettre et effectivement, ils font tout et n'importe quoi. D'une voix death lourdingue pour débuter qui promet le pire et un grind atypique, on passe à un plan…. je sais pas comment on peut nommer et décrire ce genre de putain de plan mais ça n'a plus grand-chose à voir, c'est presque ambiant, la voix part dans les aigues, le lourdingue à la voix death (qui la ramènera définitivement trop tout au long de ces neuf morceaux (même si c'est du second degré, ça me fait jamais marrer longtemps)) repasse par là avant de se faire doubler par une voix de castafiore. Bref, à vu de nez, c'est du grind mais du grind comme ça, le fan de base n'en voudrait pas. C'est sang de poulet direct pour conjurer le sort. Vous rajouterez un solo de cuivre à la fin de Crazy train, des tonnes de voix débiles, des samples, une bonne grosse dose d'expérimentation tout azimut et des attaques régulières et speedés et vous avez là de quoi rendre fou tout un car de Locust, un train de Naked City (version kitsch) et achever définitivement toute une région sinistrée. Ereintant, intraduisible, on s'y perd mais quelques bonnes baffes au passage.
Avec Death to Pigs, ça passe aussi du coq à l'âne mais le fil conducteur est ici bien visible. L'électricité tout autour fait des étincelles, s'échappent, incontrôlables mais le fil tient bon, toujours là pour vous rattraper au moment le plus improbable. Epileptiques, morceaux ramassés sur eux-mêmes, au point d'avoir la sensation d'en avoir qu'un seul. Une longue course poursuite de dix minutes toujours dans le rouge mais suffisamment aérée dans sa folie suicidaire pour ne pas suffoquer. C'est furieux, viscéralement rock'n'roll, vicieux, poisseux mais aussi ultra-direct, précis et tranchant quand le temps est à l'orage. Des groupes comme ça, qui maîtrise l'art du punk angulaire, du bruit anarchique, de la no-wave sexe, yen a pas des tonnes. Dans le sillage des XBXRX, Arab on Radar et autres tendus du slip, on tient là avec Death to Pigs, le haut du panier. Mort aux vaches. Vive les cochons.

SKX (15/03/2006)

www.perteetfracas.org

4:52 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Saturday, December 16, 2006

CHRONIQUE DU SPLIT SUR STNT !

GU GUAI XING QIU / DEATH TO PIGS
Split
213 Records / Acide Folik / Ben Le Millionnaire / Down Boy Records / Gaffer
Records
2006

Evidemment, quand il s'agit d'un vinyl, on part toujours avec une oreille
plus favorable. Surtout que visuellement, ce split a de la gueule… Bon,
c'est sûr qu'avec cette pochette et ces noms, on ne s'attend pas à autre
chose que du grind. Du grind bien fait. Le grind de Gu Guai Xing Qiu (une
fois qu'on a dit qu'il s'agissait de grind) est pourtant assez difficile à
classer... Viril, certes. Ca blaste, ça oui. Ca grogne, ça crie, ça égorge.
Mais ça expérimente beaucoup aussi et ça ne se répète pas beaucoup – il y a
aussi quelque chose très proche de Melt Banana du coup… Tiens : un peu comme
si Melt Banana et Discordance Axis (pour le grind pur et dur) avaient
préféré à la formule du split celle de la fusion. Gu Guai Xing Qiu n'a pas
le côté linéaire et répétitif propre au grind. Au contraire, il mise sur
l'instabilité pour que ses coups portent mieux. On peut se retrouver d'un
seul coup au milieu d'un passage electro… le coup d'après ce sont des
passages grind qui entrecoupent divers sons acoustiques. Des voix bizarres :
presque heavy pendant quelques secondes, hé, hé !...Et puis il y a le final…
un sax déjanté se joint à la guerre. Ca tue. Pour les détails (musicaux),
achetez le disque.

Là, je suis obligé de revenir à ma remarque de début : avec une pochette
comme ça, je m'attendais à du grind classique. Si on m'avait demandé qui
était le groupe le moins grind j'aurais misé sur Gu Guai Xing Qiu. Perdu !
Au grind idiot / intelligent (les deux en même temps) presque no wave de Gu
Guai Xing Qiu succède la no wave / noise presque grind (hum… j'exagère, mais
ça me fait une transition sympa) de Death to Pigs. Son impeccable, énorme.
Musique maîtrisée, puissante, captivante. Assez proche de celle d'Ex Models
(à cause de la voix surtout), mais en plus hardcore (ou plus « punk », ou
plus « rock'n roll ») et moins expérimentale. La basse et la batterie
assurent une puissance mécanique, tandis que la guitare dissone à point.
D'ailleurs, si le son est excellent (de bons graves !), je regrette presque
que les guitares ne soient pas un peu plus criardes (c'est un détail)… Bon,
c'est vrai que c'est difficile de décrocher de leurs morceaux… Death to Pigs
est exactement le genre de groupes qui ne sont pas assez nombreux en France…

Mais j'espère bien qu'on va beaucoup entendre parler de ces deux groupes
(originaux, je l'ai dit ?) dans le futur, qu'on va beaucoup entendre leurs
méfaits… Parce que pour l'instant c'est l'un des meilleurs splits (français
?) de l'année !

Yann (15/12/2006)

www.stnt.org

3:37 AM - 1 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Monday, December 04, 2006

CHRONIQUE DANS MAXIMUM ROCK'N'ROLL n°283 !

DEATH TO PIGS - "Blank" EP 2005

If you like brist post-punk, DEATH TO PIGS offers ten (sic) songs that are like KLAUS FLOURIDE seated in a session with SACCHARINE TRUST with lyrics by THE FALL-in short, it's fairly original at its best moments. I can't detect a thing that's French about it. This stuff is discordant and a-melodic, but also crafted with a certain care, and it's definitely a matter of taste. A modest 300 copies are available.

1:35 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Tuesday, November 07, 2006

INTERVIEW SUR WWW.CULTPUNK.COM !
Current mood: anxious

Une interview en anglais (plizzz) sur www.cultpunk.com...
Voilà le lien :
http://www.cultpunk.com/?p=103..more-103

8:23 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Wednesday, November 01, 2006

CHRONIQUE DU SPLIT SUR NEXTCLUES !
Current mood: working

Quand Death To Pigs amène le meilleur du post-punk et de la no-wave faire un petit tour à l..abattoir, à la sortie tout est bon. Ils ont tout compris. Les voix débiles à la Arab On Radar, les guitares stridentes et épileptiques à la Shorty, la section rythmique combative comme chez Birthday Party, les paroles de cul, les tempos déments, les croche-pied, les attaques soudaines et inattendues de locustes, les refrains racoleurs, l..humour provocateur, tout est là pour mettre d..accord à la fois les fans des Dead Kennedys et de Skin Graft, surtout une fois renversés et recouverts de sauce de soja. Les dix titres, inarrêtables, défilent vite, très vite et nous maintiennent la tête sous l..eau. On la sort quelques secondes au début du septième, Habemus Papam, qui semble être un clin d....il (volontaire ?) à The Cure période Head On The Door (c..est Close To me ? je me souviens plus... quel loser je fais...), puis c..est la noyade définitive, là où le sillon de ce 12 pouces est étrangement plus espacé que sur les pistes précédentes... On finit tout bleu après les dernières notes de synthé d'une reprise de Blondie, Will Anything Happen ? et si vous vous posez cette question, je peux vous dire qu..après un single de feu de Dieu et ce split dont il est ici question, quelque chose va se produire pour cet incroyable groupe de Nancy qui passera logiquement à l..étape suivante dans peu de temps avec la sortie d..un premier album (déjà enregistré). Ne l..attendez pas et entrez dès à présent dans le monde interdit de Death To Pigs (notez bien que la pochette de ce split a fort heureusement été censurée par MySpace : cachez-moi donc ces seins et cette scène de débauche païenne ! Sabbat !!!)

Difficile de ne pas remettre une nouvelle fois la face Death To Pigs, mais c..est comme ça, il faut savoir tourner le disque.

Gu Guai Xing Qiu. Un nom qui indique qu..effectivement ils viennent de Lorraine et qui est très facile à retenir, exactement comme leur musique qui propose un avant-rock de jobards bien grindé, haché menu menu. S..il reste de la place entre The Locust et Total Shutdown, Gu Guai Xing Qiu y mettra son tintamarre fait de voix death ou grotesquement poussées vers un lyrisme ironique, d..influences de musique traditionnelle chinoise (il fallait bien justifier ce nom), de free jazz, d..électro-zarbi et de grindcore délabré qui peut parfois rappeler celui de leurs voisins (et ennemis de toujours) japonais. Le mélange peut à priori sembler indigeste, mais je me suis bien amusé sur ces neufs titres concis, surtout parce qu..ils savent très vite passer d..un plan à l..autre, juste avant une inéluctable prise de choux. Difficile d..accés mais récréatif .
Bilou

www.nextclues.com

1:44 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Sunday, October 15, 2006

ARTICLE DANS VERSUS n°9 !
Current mood: sleepy

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Et ouais, un article sur DTP dans Versus... On y apprend que DTP est "le meilleur groupe de rock français qu'il m'ait été donné d'entendre depuis des lustres" (dixit Françoise Massacre. Merci, et pas de panique, le chèque est en route)... Bref, rien que vous ne sachiez déjà !
Françoise, on t'aime !!!

10:17 AM - 1 Comments - 2 Kudos - Add Comment

CHRONIQUE DU SPLIT LP SUR DUSTED MAGAZINE !
Current mood: tired

I wrote about Death to Pigs, who I found out about via Scott Soriano, last month and scored this limited-to-500 split LP soon after. I think I love this band. They come off with both hands around your throat, thumbs squeezing your Adam..s apple into a place it doesn..t belong, with the frenetic wig-out pulse of the 1985, Nation of Ulysses, early Rye Coalition, and the VSS. They beat the shit out of their instruments, trying to find ways to become even tighter and faster. Aside from some muddy mastering, this is as solid and reverent a throwback as I..ve experienced in a few years, and I..m going to be coming back to this brut, destructive chaos time and again. Nice ..Dr. Phibes.. sample kicking things off .. we even like the same movies. Fucking. RULES. And so does Gu Guai Xing Qiu, fellow French countrymen who take their influence from wider and more violent sources (think Melt-Banana, Spazz, Boredoms, Brutal Truth, and things in between) for some thick and burly omnidirectional grind action. Avant-garde in the most useful of senses, these guys even find time to bring in their jazz conservatory friends on sax .. and shred along right with them. They seem to be the more outwardly political of the pair as well. Duly impressed with this entire record. Only 500 made, and it..s on must-find status if anything I described floats your boat.

http://www.dustedmagazine.com/features/539

7:46 AM - 1 Comments - 0 Kudos - Add Comment


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