Blog Archive
[ Older
Newer ]
|
|
 |
|
Friday, September 05, 2008
 |
Appétit !
C'est avec un appétit féroce et renouvelé que j'attaque la rentrée : nous avons inauguré le "nouvel album" (un morceau), mais là n'est pas la question... Non, mon appétit féroce consiste plutôt à planter mes petits crocs pleins de haine farouche dans les flasques mollets de l'autorité. A chaque rentrée, le même constat : durant la période estivale, pendant que certains se prélassaient sur les plages, d'autres, dans l'ombre de leurs bureaux climatisés, agitaient leurs deux neurones (mais comme ils étaient nombreux (pas les neurones, eux) ça en fait quand même quelques-uns) pour nous faire des enfants dans le dos (version polie). Combien de décrets, lois scélérates, sont-ils votés pendant notre absence (de vigilance, surtout)? Je n'ai de cesse de le découvrir. Une petite merde ici, une autre là. C'est comme si vous aviez laissé votre chat avec plein de bouffe mais sans litière chez vous pendant vos vacances. Tout pareil : de la merde partout et des ronronnements en veux-tu-en-voilà... Comme avec cette dernière, mais non moins élégante métaphore, il faut s'attendre à en retrouver sous le tapis (généralement, ce ne sont ni les moindres, ni les plus faciles à appréhender parce qu'on les découvre faisandées). Mr N.S et consort n'a pas fini de nous enduire les semelles. Aussi, un seul conseil : regardez où vous marchez !
Sinon, ça va bien (si ça vous intéresse !)... Allez, la bise.
7:28 AM
-
2 Comments - 4 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, June 30, 2008
 |
Découragement ? Non, pourquoi ?
Je vous le demande : pourquoi serions-nous découragés ? Aucune raison valable à cela... Mais il se trouve que, quand même, je me sens touché par cette drôle de sensation qu'est le découragement. Est-ce "la faute à la saison", "la baisse du pouvoir d'achat", "ceci ou cela" ? Non, je ne crois pas. Il viendrait (le découragement) plutôt de la certitude croissante que, non seulement les choses ne s'arrangeront pas, mais qu'en plus, elles vont dégénérer davantage (même si cela semble difficile). Il ne s'agit pas simplement de baisser les bras pour éviter les "chatouilles", il s'agit d'une fatalité fatale. La prise de conscience définitive que les acquis n'en sont pas, que la sottise est la norme, ainsi que le mauvais goût (là, même ce connard de correcteur d'orthographe voudrait que j'écrive "goût" sans accent, ce qui me rend encore plus dingue. Comment les gamins peuvent-ils corriger leurs fautes si même les correcteurs sont nuls : je vous le demande...). Le plus irritant restant pour moi la réhabilitation du "laborieux". Je parlais hier avec mon pote Jean Echenoz et nous étions raccord sur le fait que nous détestions la notion de "travail" ; que ce soit dans l'art ou ailleurs... Je constate qu'il était d'une naïveté extrême de penser qu'une société évoluée et évolutive se verrait débarrassée du travail ; ou, tout au moins de son association à une valeur fondamentale de la société. Or, c'est l'inverse qui se produit : le travail redevient "la" valeur de cette société. Autant dire que les notions judéo-chrétiennes dont nous pensions être définitivement débarrassés reviennent en force, sous l'égide de notre dirigeant préféré. Putain de merde : si ce n'est pas une putain de fucking régression, c'est quoi ? Je sens poindre les relents nauséabonds du "travail, famille, patrie" à grands pas. Le pire étant que personne ne semble vouloir se mettre en travers de cette détestable fatalité. Si seul dans la rue je dois être, soit ! Je me demande dans quelle mesure, je ne me sentirai pas encore plus seul entouré de pancartes dont les slogans seraient truffés de fautes d'orthographe. J'en fais trop, là ? M'en fout...
8:36 AM
-
15 Comments - 8 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Wednesday, June 25, 2008
 |
Jack
J'ai débuté, la semaine dernière, une collaboration comme guitariste avec Arnaud (ex Jack the ripper). Il s'agit pour moi d'une nouvelle expérience puisque, excepté un court travail avec "Agnès" à laquelle j'avais fourni des morceaux que nous avions joué en support d'Arno et aux Transmusicales, c'est la première fois que je suis instrumentiste sur un projet. Il est un peu tôt pour savoir où il nous mènera, mais il est très intéressant car il me permet de creuser dans des directions qui ne me sont pas habituelles. Même au stade des balbutiements, j'y trouve un plaisir certain. Il me faut être attentif au chant, ce qui est un peu étrange pour moi. Cependant, le fait de ne me concentrer que sur la guitare m'offre des possibilités qui me semblent quasi-infinies. Il me faudra développer un jeu spécifique et c'est là que repose tout l'intérêt, car, en cas d'échec, ceci ne sera nullement perdu.
7:19 AM
-
6 Comments - 8 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, June 23, 2008
 |
Noise, noise, noise....
De retour de Magny-cours, où j'ai passé des moments exceptionnels, ma première impression a été : mon VHT à fond + mon thérémin font peu de bruit face au V8 d'une F1 ! Le niveau sonore est tel qu'il saoule au sens littéral. Ces garçons sont vraiment des malades (ou plutôt leurs voitures sont des engins de malade) : ils passent de 305 km/h à 60 km/h en 60 mètres. Impressionnant ! Mon seul regret fut que mon favori (Lewis Hamilton), après une héroïque remontée, se vit pénalisé d'un "passage par les stands" pour un dépassement, certes musclé, mais tout à fait régulier selon moi. Bref, après avoir écopé d'une rétrogradation de 10 places sur la grille pour sa bévue au Canada, il avait trop de bâtons dans les roues pour briller (il le fit à mes yeux quoiqu'il advint). Cette "première" m'a juste donné envie de réitérer l'expérience. Nous avions une super vue sur les portions permettant les dépassements et n'avons donc rien raté des exploits de Lewis (qui doubla une bonne dizaine de fois et fut le plus prolifique en la matière). Pour conclure, c'était vraiment très jouissif. J'ai regardé ce matin le GP à la télé et saurais désormais que les caméras ne rendent rien des distances réelles entre les voitures, ni de l'angle des virages. Elles écrasent... En bord de piste, on ne voit certes pas tout, mais on réalise mieux les risques pris, le talent, et les nuances de pilotage entre les protagonistes. Bon , je m'arrête, sous peine de vous pondre un roman. Je sais, de manière définitive, quels points communs existent entre le rock et la Formule 1 : ils sont beaucoup plus nombreux qu'il n'y parait. Je vous laisse : je vais faire un tour...
7:00 AM
-
8 Comments - 7 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Wednesday, June 18, 2008
 |
Un Lewis, un vrai...
Une amie nantaise (Marie) m'a convié au grand-prix de France à Magny-cours... C'est une première pour moi, bizarrement... Bref, je vais enfin pouvoir approcher mon héro : Lewis Hamilton (non, il n'est pas lillois!). Je vous raconterai tout cela lundi. Je me transforme en puce en attendant. Youpi!!!
9:02 AM
-
5 Comments - 0 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, June 16, 2008
 |
Perspective Nevsky
Je viens de rentrer d'une semaine de vacances à St-Petersbourg : la plus belle ville du monde ! J'entrevois mieux pourquoi Pouchkine et Dosto avaient autant de talent. Il y a tant de merveilles que les mirettes ont du mal à suivre. Le best-of : une ballade (pendant les nuits blanches) en bateau sur la Néva : à partir de 1H20 tous les ponts s'ouvraient sur notre passage... Bref, un enchantement... Content de vous retrouver, néanmoins !
3:24 AM
-
7 Comments - 6 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Thursday, June 05, 2008
 |
Ghost on the highway
J'ai reçu, hier, le DVD "Ghost on the highway" consacré à Jeffrey Lee Pierce et au Gun Club, que j'avais commandé sur le net. L'enveloppe, provenant de Panorama City (ça ne s'invente pas !), était à elle seule un petit chef d'oeuvre : des timbres incroyables et un coupon de déclaration aux douanes signé de la main du réalisateur du film (Kurt Voss). Je l'ai regardé ce matin, ce documentaire. J'ai réalisé n'avoir raté qu'une seule formation du groupe : la toute première. Les témoins racontent, entre autres, la participation du Gun Club au Printemps de Bourges avec les "Zéro de conduite" en 1ère partie et U2 en tête d'affiche : j'y étais avec Martin (guitariste des Kalash). En fait, j'ai vu le groupe 5 fois et ai été chauffeur de Jeffrey (en solo) aux Transmusicales. Il était assis à l'arrière d'un minibus "piloté" par Philippe Maujard (chanteur d'Ubik et devenu DJ Le Clown), et était mort de peur (fabuleuse rencontre humaine néanmoins). Sachant son penchant pour l'auto-destruction, c'était assez cocasse. Je me suis également souvenu de leur première tournée française avec "Les Nus" en support. De jeunes bordelais assistaient également à la date locale de cette tournée. Je dois dire qu'en repensant à tout ceci, je me suis senti un peu injuste envers certains groupes que j'ai accusé de plagiat. Bien avant eux, il y avait eu plus flagrant encore (à l'époque uniquement)... Je m'arrête sur le sujet car, lorsque je repense au Gun Club, je revois ce type "Marlonbrandien", boursoufflé, et terriblement émouvant, car terriblement vulnérable derrière ses airs de méchant prêtre vaudou. Aucune vidéo ne pourra relater l'ambiance qui se dégageait de ses concerts, ni le charisme malsain qu'il insufflait à l'audience comme un poison violent, une drogue dure, qui nous emportait dans son monde de violence et de mort. Il était écrit que ce garçon ne ferait pas de vieux os. Et c'est là toute la différence avec ceux qui l'ont imité (ou plutôt qui ont tenté de le faire). J'avais déjà soulevé le problème dans un précédent article : le fameux rite sacrificiel. Ce type ne déconnait pas du tout. Rien que du vrai. Aucun calcul. L'un de ses fans les plus fervents s'appelait Kurt Cobain (qui, lui aussi, aura parcouru un chemin tortueux, mais ô combien sincère). Jeffrey Lee Pierce était une comète. Et qu'y a t-il de plus beau qu'une comète ? Un soleil ? OK, c'était un soleil ! Il fait simplement partie du panthéon du rock car IL et sa voix étaient uniques, et qu'ils le resteront. D'autres pourront s'époumoner s'ils le désirent. Ils ne lui arriveront jamais à la cheville. Voilà, ça c'est dit ! Que ceux qui ne connaissent pas "Fire of love" (le premier album) se le commandent de suite : c'est indispensable dans une discothèque digne de ce nom et apparait dans mon top 5 des meilleurs disques de tous les temps. Voilà, ça c'est fait !
5:00 AM
-
8 Comments - 12 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Wednesday, June 04, 2008
 |
Pas Bo !
Nous avons perdu l'une de mes idoles ! Ou plus exactement, son "beat"... Sa main droite, quoi... Tout se perd. Il y aura transmission, ça c'est promis ! Rest in peace, le plus Bo.
6:24 AM
-
5 Comments - 4 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Tuesday, June 03, 2008
 |
Juste pour confirmer...
Je me suis penché sur quelques cas intéressants. Des gens drapés d'un discours convenu supposé les éloigner du "tout-venant". Ca tire à boulet rouge sur le pseudo e-journalisme, le "groupisme", et une tonne de comportements immoraux sur la toile et il suffit de se reporter à leur page pour constater qu'ils alignent les formules convenues, les inexactitudes et la perversion comme des perles. Tout ceci, bien évidemment, au nom de je-ne-sais quel principe honorable et désintéressé. Il ne s'agit toujours pas d'intimes, mais le simple fait qu'ils aient pu avoir accès à nos discussions me fait froid dans le dos. Bref, tout ceci me fatigue. De la même manière qu'il me fut toujours facile de faire le tri dans la vie, j'aimerais le faire sur la toile. Je n'avais simplement pas compris de quoi il s'agissait. Comment laisser sa porte ouverte aux personnes de bonne volonté sans laisser pénétrer l'importun ? Je ne sais le faire que dans la "réalité".
7:45 AM
-
9 Comments - 4 Kudos
- Add Comment
|
|
|
|
Monday, June 02, 2008
 |
De la légèreté du principe à ses limites immédiates...
Plus je pratique cette page, plus j'en vois les limites... Là, je suis proprement posté devant un mur : entre les groupes spammeurs sans talent, et les demandes d'amis dénuées d'intentions amicales, je crains que ce moyen de communication n'ait mis en exergue des défauts majeurs et récurrents. Il ne présente finalement aucun autre intérêt que la publicité. Je pensais, naïvement, au départ, qu'il me permettrait de renouer contact avec des amis perdus de vue et de créer des liens durables avec certains réseaux. Une fois cette formalité effectuée, chacun ayant installé son petit stand sur la grande braderie, plus rien ne se passe ! Les quelques rares personnes avec lesquelles je communique régulièrement pouvant me répondre par mail, je ne trouve plus de raisons valables à me connecter. Est-ce grave, docteur ? Je ne crois pas qu'il soit finalement nécessaire de "communiquer" par ce moyen. Il reste le son, l'écriture, l'image, etc, etc. Aucun d'entre-eux n'étant tributaire d'un mode de transmission, il faut sans doute les laisser exister par eux-même, et que les gens se déplacent pour les découvrir. Car là est la principale entrave à la réelle découverte de l'art : en entre-apercevant une photo, un compte-rendu, un extrait d'album, les gens sont persuadés d'avoir eu accès à l'oeuvre. Ce qui est faux. Ceci explique sans doute également la désertion des salles de concert, théâtres, musées et lieux d'exposition. Je commence à penser que j'ai défendu un moment l'arme avec laquelle on me fusille. Certains parmi vous ne sont évidemment pas concernés par ce blog, puisqu'ils se déplacent et savent ce à quoi ils font référence. Ils se reconnaitront... J'en profite pour leur transmettre toute mon amitié pour leur fidélité et leur démarche envers l'art en général. Ils en restent les derniers défenseurs...
7:29 AM
-
14 Comments - 14 Kudos
- Add Comment
|
|
|