Natacha Giordano

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May 27, 2008

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Wednesday, February 06, 2008

Maquette de Fovéa sur les ondes
Current mood: excited

♦ ♦ ♦ Fovéa en phase d'approche ♦ ♦ ♦





Good day, everybody :)

On l'apprend (et mieux encore, on le "voit" !) aujourd'hui sur le dernier blog de Léa Silhol, le livre-concept Fovéa est sur la rampe de décollage :









Fovéa est encore en souscription (mais sans doute plus pour très longtemps ^-^'') auprès des éditions du Calepin Jaune :

Avec une édition limitée entièrement en couleurs (et vu le nombre d'éléments graphiques de l'ouvrage, ce serait dommage de s'en priver) :




Et hop, vers la page de souscription





Et l'édition regular, qui sera également disponible en librairie :







Souscription





Pour voir les textes inculpés au sommaire et la der de couv', direction le site officiel de l'auteure.


Enjoy :)

8:31 AM - 2 Comments - 10 Kudos - Add Comment

Tuesday, October 23, 2007

Mais non, l’art n’est pas mort !
Current mood: awake


Mais non l'art n'est pas mort !



Et la littérature, par association, non plus.

Ce qui est déjà, en soi, une bonne nouvelle.


Une petite visite aujourd'hui dans le rayon "où qui y a des bouquins" d'une "librairie" de grande chaîne (pas de nom pour : pas de pub) aurait pu me prouver le contraire, au vu :

1/ des gondoles de têtes de rayon mettant en avant des auteurs et des livres datant, au sens propre, du siècle dernier

2/ des "coups de coeur" libraire sur des trucs tellement vieux et connus que c'est à se demander si le libraire ne sort pas tout droit d'un placard d'école version Robert Doisneau

3/ d'un déploiement de couvertures de livres qui finissent par tellement se ressembler qu'on assiste (avec dégoût) à un flou identitaire total, tant au niveau de la "signature" graphique de l'éditeur, que d'une quelconque évocation du contenu de l'oeuvre, voire du caractère de la plume de son auteur.


Il serait facile, même sans ce genre de visites in situ, de se laisser envahir par un découragement de saison.


C'est bientôt l'hiver,

il fait gris et froid,

le nouveau président de la France est un abruti congénital qui doit autant se soucier d'art que de sa première expérience sexuelle (aka = il essaie probablement d'oublier l'existence des deux),

et tous autant que nous sommes,

dans chaque recoin d'activisme où nous agissons pour tenter de garder un visage humain au monde, et une cohérence globale à la structure de l'univers,

nous avons, au bas mot, cinquante bonnes raisons par jour de nous tirer une balle dans la tête (au sens réel, ou métaphorique du terme).


A partir de là, on peut rentrer dans un système de hargne et de découragement,

se dire trois fois par jour "mais à quoi bon tout ça",

et se laisser emporter par les vagues qui consistent à perdre un temps considérable à gloser sur les divorces présidentiels,

et autres sujets passionnants qui se relaient sans mal de Elle.fr au plus indépendant des journaux contestataires (hélas).

Bref, nourir à loisir une amertume (bien justifiée) dont le seul effet, au final, est de contribuer à faire de nous du fuel pour la machine à désespoir,

qui fait, lentement, mais sûrement, son petit boulot de sape de l'humanité.


La bonne nouvelle, donc,

c'est que dans chaque recoin de la planète (Terre, et France),

il reste des artistes pour transformer espoir et dégoût en matière originale et féconde,

qui stimule la pensée,

nous sort de nos codes et de nos cadres,

nous rappelle que,

si on reste un peu vivants, aussi,

c'est pour créer autant que faire se peut, du neuf, et du vrai, et du beau.

Même les Tibétains continuent à tisser des Hada et à fabriquer des statuettes,

en continuant leur "combat" à côté,

mais sans passer leur temps à chialer sur leur pays perdu.


On prépare aujourd'hui ce qui sera légué aux générations à venir, et, perso,

ça me réjouit de voir que beaucoup continuent à se battre et se débattre,

contre tous vents contraires,

pour que d'ici 20 ans le visage des années 2000 ne ressemble pas juste à un kaléïdoscope entre des visages sous chirurgie esthétique, les couleurs criardes de la dernière sélection "relooke-ta-maison" de chez LeroyMerlin, les "codes" à trois neurones qui doivent faire chialer De Vinci, et les musiques de superettes.


Vous avez l'impression que le monde qui vous entoure commence un peu trop à avoir le goût d'un steack surgelé de chez Tricatel ?

Ok.

Balancez votre abonnement télé (ou choisissez mieux vos programmes), le dernier magazine féminin-masculin qui vous a filé le bourdon sur vos performances sexuelles ou la taille de vos bourrelets, le dernier livre à la con que votre belle-mère vous a offert pour vous "défatiguer la tête" (ou que vous avez eu, dans un instant de découragement, la faiblesse d'acheter).


Et allez voir ce qui se passe du côté des indés, comme on dit.

Là où l'esprit reste vivant, et où les coups de poings nous apprennent, non pas comment rester à terre, mais comment riposter.


Côté littérature, donc, ma source personnelle d'éternelles recompositions mentales lorsque mon propre esprit commence un peu trop à dériver,

quelques nouvelles de la prochaine publication qui a mis ma carte bancaire dans les starting-blocks.


Ca sort d'ici très peu de temps maintenant chez le Calepin Jaune, un éditeur indépendant, dont le leïtmotiv est en soi tout un programme de réjouissance, je cite :

"Nous publions aujourd'hui les livres rares de demain"

Et la publication en question, c'est le dernier crime littéraire de Léa Silhol (en cliquant sur les liens en pied de couverture, vous pourrez en savoir plus sur le contenu de cet ouvrage) :







lea silhol



Fovéa



Error_type vol I







chez Le Calepin Jaune Editions









En édition limitée
...



...
et en édition (ir)régulière...



Comme je m'y prends (à ma fâcheuse habitude) très en retard pour annoncer ceci, il doit rester à ce jour environ une 10zaine d'exemplaires de la version limitée.

Commandable directement depuis le site de l'éditeur, et qui, bien sûr, ne sera pas en librairie.



Fo/Véa est en soi un livre-concept, qu'aucune définition ne pourrait résumer.

Faisant partie du groupe des correcteurs, j'en ai déjà eu une version entre les mains

(je dis "une", parce qu'avec Silhol, on ne sait jamais ce qu'elle va vous rajouter dedans à la dernière minute, et que je n'ai pas encore vue l'intégralité de la maquette, qui va être en soi une vraie composition propre à stimuler le plus vivace des neurones.



Le livre sera par ailleurs bien agrémenté graphiquement, de nombreuses photographies et illustrations (en couleurs, pour l'édition limitée).

L'un des illustrateurs / photographe a déjà bloggué sur ce livre phénomène à l'occasion de l'ouverture des souscriptions : ça peut se lire par là.

Et Léa Silhol donne régulièrement sur son propre blog une idée de l'avancée des travaux (ici notamment, le blog d'annonce de la sortie du bouquin).


Ayant du mal à résumer mon propre sentiment sur ce livre (parce que comme tout bon ouvrage, et comme déjà dit, donc, il est inrésumable),

j'ai envie d'emprunter à "Pat" la phrase superbe qu'il a faite sur sa critique de la précédente publication du même auteur (La Glace et la Nuit / Nigredo),

pour dire en somme que louper Fo/Véa "n'est pas seulement dommage, c'est une faute de goût."

(Et oui, j'ose)


*********


Côté littérature toujours, bien qu'un rien par la bande,

comme je co-administre depuis quelques années déjà un site dédié à la Tisseuse,

j'ai "profité" de la sortie imminente de Fovéa pour faire quelques mises à jour qui s'imposaient de longue date.


Tout d'abord, le site a déménagé, et se trouve maintenant à l'adresse suivante : http://www.tisseuse.org

L'ancienne adresse sur .net est encore en ligne pour quelque temps, mais à simple titre d'archive.


Je me suis fait le plaisir immense (en plus d'un relookage des lieux, avec l'aide technique de Mad Youri),

d'ouvrir quelques sections nouvelles,

comme la galerie de photos de l'auteur et des fan-arts consacrés à son travail,

et une section d'exploration qui se plait aussi bien à indexer les nombreux personnages de son oeuvre, qu'à faire du référencement en mode Google-map.


Me reste à espérer que nous serons nombreux par la suite à pouvoir discuter de l'impact de "Fo".


A vous lire bientôt, donc :)


N.




8:07 AM - 9 Comments - 18 Kudos - Add Comment

Monday, May 07, 2007

Fragilité / Ductilité : l'état du tissu social français
Current mood: awake

Je relis Musiques de la Frontière de Léa Silhol. Il faut toujours relire Musiques de la Frontière, surtout de nos jours.
Il y a trois ans ou peu s'en faut, pendant que je bossais sur l'article qui devait postfacer ce recueil, j'ai lu un certain nombre de bouquins pour étayer mon propos.
L'un d'entre eux m'est revenu en mémoire dans la nuit, pendant que je cogitais sur ce qui était en train de se passer dans notre beau pays.

Extrait : La condition de fragilité : Entre science des matériaux et sociologie (Jacques Roux / Thierry Magnin)

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***************
"Qu'est-ce que la sociologie peut bien faire avec la notion de fragilité ? A première vue, pas grand-chose, si tant est qu'on a rarement vu un "fait social" tomber par terre et se briser en mille morceaux. Si tel était le cas, on pourrait alors parler de "fait social" fragile. Ou bien, si d'aventure il se déformait dans sa chute sans se casser, on pourrait dire qu'il est ductile. La facilité avec laquelle le physicien s'empare des expériences communes les plus ordinaires (...) pour les relier à des modèles scientifiques en bonne et due forme, ne peut manquer de convoquer chez le sociologue la question de savoir jusqu'où et comment son propre domaine d'expérience se prête (ou ne se prête pas) à une approche "matériau" et à la mise en oeuvre de cette fameuse transition fragile/ductile. Quels sont les "faits" qui relèvent de la sociologie et qui peuvent prétendre constituer un matériau dont on serait à même de discuter les caractéristiques de ténacité, de résistance, de ductilité ou de fragilité ?
(...)

Pour modéliser les comportements des matériaux soumis à contrainte, la science des matériaux s'empare de notions de base tirées du sens commun comme fragilité, ductilité, dureté, mollesse, fatigabilité, résistance, résilience, durabilité... Ce faisant, elle institue le monde des matériaux comme un monde de qualités - qualités requises, mesurées, testées, craintes, provoquées, évitées -, monde sur lequel l'homme de laboratoire joue jusqu'à un certain point, mais qui peut aussi lui réserver des surprises. La matière a un espace propre de réactivité. Au titre de cet engagement dans le "destin" de son objet de recherche, l'homme de la science des matériaux est très proche de l'homme d'action, qui agit avec les matériaux, qui les intégre dans des produit, qui les "consomme" dans des usages. Cette proximité est d'autant plus forte que, pour exercer son art, l'homme de la science des matériaux ne se retire pas dans sa tour d'ivoire, dans son laboratoire, dans ses nomenclatures. Bien sûr, il ne négligera pas la structure intrinsèque de chaque type de matériau - qui donnera, en première approximation, une idée du comportement possible du matériau dans des conditions normales de sollicitation -, mais surtout il s'intéressera à cette structure en tant qu'elle intervient dans le processus même de réaction à la sollicitation.
(...)

Le matériau n'est plus une boîte noire qu'il s'agit d'observer de l'extérieur : il s'agit de rentrer dedans, de pénétrer dans son fonctionnement interne, et de voir s'y développer l'histoire des contraintes, des chocs, des attaques chimiques, des répétitions mécaniques, et aussi l'histoire des réactions du matériau, sa disposition à faire avec, à intégrer les contraintes, à les relaxer sous une forme fragile ou ductile, élastique ou plastique. Avec la science des matériaux, c'est l'espace intérieur de la matière qui devient un lieu dont la dynamique est scientifiquement opératoire : un espace de qualités, qui va abriter et induire tel ou tel comportement du matériau, redouté ou souhaité.

D'un côté, on aura des comportements de type fragile, pour des matériaux se rompant de manière nette, par cassure, avec des faciès de rupture lisse : sans déformation durable. On reste essentiellement dans le domaine élastique, le matériau encaisse des contraintes fortes sans se déformer, mais une fois la limite de déformation atteinte, il y a rupture. Ce type de matériau, dans des conditions de sollicitation données, ne peut accepter de déformation sans se désintégrer : c'est tout ou rien. Ou mieux : c'est un ou plusieurs. Le matériau ne présente pas de degré de transformation qui lui permette de conserver son identité : il est rigidement lui-même. Qu'on en vienne à lui imposer une contrainte trop forte, dépassant la limite (qui peut être élevée) de ce qu'il peut endurer, et il se brise. Cette qualité du matériau peut aller de paire avec une grande dureté. Ce type de matériau conservera sa forme, par exemple s'il est soumis à un enfoncement. Mais il pourra être très sensible au choc, par exemple dans le cas où l'énergie transmise par l'application de la contrainte est démultipliée par une vitesse élevée d'application de la force sur le matériau.

D'un autre côté, on aura des comportements de type ductile, pour des matériaux acceptant une plus ou moins grande déformation avant de se rompre. Cette déformation plastique est irréversible - on dit de ces matériaux qu'ils présentent une grande plasticité -, et elle laissera, en cas de rupture, des faciès de rupture avec des reliefs, témoignant de cette déformation interne du matériau. Pendant cette déformation, le matériau, tout en se transformant - par réagencement des configurations sous contraintes -, permet à l'objet de rester lui-même, de conserver son intégrité, son unité. A l'inverse du matériau à tendance fragile, ce deuxième type de matériau n'offre pas de dureté face à une contrainte par enfoncement : le moindre appui laisse une empreinte. Par contre, comme un édredon, il peut encaisser sans se casser des chocs à vitesse élevée : il absorbe l'énergie d'une contrainte imposée brutalement."
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Je me demande aujourd'hui, avec 18 millions de Français qui ont voté pour le nouveau président et 26 millions qui n'ont pas voté pour lui (16 pour Royal, 6 pour personne-décidez-pour-nous-on-s'en-fout, et 4 millions pas inscrits sur les listes électorales), ce que le tissu social français va révéler de la nature de sa matière.
Fragile ou ductile ? Prêt à tomber en miettes, à se briser, se fracturer, après ce choc électoral (oui, c'en est un, la violence des réactions post-opératoire ne laisse pas de doutes sur ce sujet, de quelque bord que l'on soit) ?
Ou prêt toujours à s'adapter, encaisser, prendre une nouvelle forme, adapter un nouveau visage ?
Verre ou édredon le tissu social français ?

Et la gauche ?

La résistance commencée depuis longtemps pour certains d'entre nous va se poursuivre. Au vu du nouveau contexte, peut-être qu'elle aussi va révéler les caractéristiques de sa matière. Je me demande / Je suis curieuse / Je m'inquiète, oui, de ce que ça va révéler.

Une phrase d'Elzeriad dans La Glace et la Nuit me vient à l'esprit, qui m'avait déjà beaucoup marquée à la première lecture du roman :

Tu lui poses un choix, et je veux qu'il l'entende, et voir ce qu'il en fait. Voir ce qu'il en est de mon monde, à la fin.

Avec mes soeurs & frères fay, sur le seuil de Frontier, je veux moi aussi savoir, aujourd'hui, ce qu'il en est de mon monde, à la fin.

N.

Currently reading :
Traverses, l'anthologie de fantasy urbaine
By Lea ed. Silhol
Release date: 12 July, 2002

2:16 AM - 4 Comments - 12 Kudos - Add Comment

Sunday, May 06, 2007

Et pendant ce temps, sur Internet
Current mood: contemplative

On voit des choses étranges.

En haut de mon Myspace, les bandeaux de pub ont des tronches de Smileys ricanant. Et en plus, ils parlent.



Sur le blog de Léa, les bandeaux facétieux se livrent à un autre genre d'humour (si on a un esprit de circonstance.)


(Une pub pour Microsoft Word, j'ai du mal à y croire)

Et une invitation à aller voir ailleurs ?




(By the way, c'est devenu cher une paire de tongues O_°)

Enfin, ça fait chaud au coeur que les Français gardent le sens de l'humour (attention, il y a un morceau de cynisme dans cette phrase). En témoigne un des sites de référence consacré aux présidentielles, qui a pensé à ouvrir une section capitale :



Et on garde le sens du jeu :



Dommage que je ne l'ai pas su plus tôt, j'aurais peut-être pu gagner des ronds en pariant et thésoriser pour les temps difficiles à venir.
Enfin pour ceux que ça intéresse, voilà les côtes des prochaines élections présidentielles américaines.



Je me demande à combien était la côte de Ségolène Royale avant la clôture des scrutins. C'est émouvant cet esprit parieur.

Allez, vivement les législatives, que je puisse "rejouer" moi aussi.

Same player shoot again.

N.

6:39 PM - 7 Comments - 10 Kudos - Add Comment

Appel à la résistance - Les Artistes contre Sarkozy
Current mood: determined

Je relais :




************



Le 6 mai 2007

Voilà, le mal tant redouté est fait. Beaucoup sont à présent dans les rues, notamment dans les villes de provinces où la répression policière n'a pas encore été renforcée. D'autres sont dans leurs villages isolés à se ronger les poings. La lutte doit continuer plus que jamais en vue des élections législatives. Une majorité parlementaire lui confèrerait les pleins pouvoirs pour appliquer sa sinistre politique.

Du fond de notre désespoir et de notre consternation, nous publions cet appel publié par Lucie Aubrac (aujourd'hui depuis sa tombe), afin qu'il nous serve de point de ralliement, de ligne d'horizon. Nous appelons à présent à la résistance.

L'Appel des Résistants

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces Combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des «féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
«Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».

6:35 PM - 2 Comments - 10 Kudos - Add Comment

Monday, April 23, 2007

Des nouvelles de la liste Vertigen
Current mood: working
Category: Art and Photography

Un petit message pour tous les inscrits de la ML Vertigen : j'aurais souhaité pouvoir vous dire que pour les 443 ans de Shakespeare, la liste nous avait fait le plaisir d'être à nouveau opérationnelle. Bon, et bien ce n'est pas encore le cas.

Je recevais ce matin un message plutôt alarmant de l'hébergeur, je vous le cite :

""Hello Natacha,

I will need to reassign this issue to one of our senior team who will
investigate and follow up with you as soon as possible.

Thank you for your patience and my apologies for this new delay.

Sincerely,
Sankar""

Autant dire que j'ai craint un *gros* délai supplémentaire. Mais il se trouve que dans la soirée, le membre de la "senior team" m'a écrit. Visiblement, ils ont carrément dû refaire à zéro l'installation de la liste (nos archives sont toujours là, j'ai vérifié) et reparamétrer les "group permissions" (quoi que ça puisse vouloir dire). Et du coup c'était censé fonctionner il y a deux heures, mais ça ne marche toujours pas (oui, j'ai déjà testé, of course).

Voilà où nous en sommes pour le moment. J'ai bon espoir tout de même qu'on arrive à régler le problème de façon imminente (avec la "senior team").
Je vous demande *surtout* de ne pas multiplier les essais de votre côté :) Ne vous inquiétez pas, je suis le dossier à chaque pas, et *dès* que la liste fonctionnera de nouveau, tout le monde en sera informé.

A très bientôt là-bas j'espère :)

Natacha, "Mercure rétrograde à elle toute seule, sob, sob"

Currently reading :
La seve et le givre
By Lea Silhol
Release date: 30 October, 2002

3:24 PM - 12 Comments - 9 Kudos - Add Comment

Monday, April 16, 2007

Back on the web (petit message pour les Spacefriends of mine)
Category: Friends

Hello Everybody !

Juste un petit post-it pour dire que je sors d'une quinzaine de jours de "noirceur" intégrale : pas une question de moral, mais un ulcère de la cornée en fait :) Donc, no web, no reading, no TV, etc. pendant tout ce temps. Ayant récupéré mes droits visuels now (et vous pouvez remercier Léa, je serais sans doute borgne aujourd'hui sans ses conseils avisés en médecine illéga... heuh, parallèle ^-^, si je m'en étais remise uniquement aux soins des bouchers-charcutiers qu'on appelle "médecins"), je reviens notamment sur le web, mais il va me falloir un temps certain pour trier tout ce qui s'accumule sur ma table virtuelle. Be patient please :)

En vrac :
- Thanks pour les happy birthdays machins. Un pas de plus vers la quarantaine, joie, joie ! Je vais finir par l'avoir cet âge intéressant de 40 balais. Plus que 8 ans à tirer ^-^

- Pour les Vertigeniens : j'ai eu des news pour la ML, mais il faut que je débrouille la pelote maintenant. Je me penche là-dessus (pas mal en priorité en fait) et je vous tiens au courant. Heureusement qu'il reste MySpace pour délirer sur LA SORTIE DE LA GLACE ET LA NUIT, CA Y EST, IL EST LA !!!!!!! Je vous rejoins bientôt sur les fils dédiés dans le MySpace Silholien. Let's rock !

- Pour les ceusses qui attendent des choses par vrai courrier papier de ma part, mes excuses pour ce retard : ce ne fut pas de la mauvaise volonté, mais ce fut *vraiment* un black-out. Je m'occupe de ça aussi rapidement.

- Bises à Sneed pour sa participation au problème cornéen :)

A bientôt !

N.

1:04 AM - 10 Comments - 9 Kudos - Add Comment

Friday, November 10, 2006

Femmes et cucul-ture (Et si les médias nous oubliaient cinq minutes ?)
Current mood: scared
Category: Life

Nous sommes des femmes.

Enfin, pour 50% au moins de l'humanité (et un pourcentage qui va toujours croissant, semblerait-il).
Bon dit comme ça, ça ne semble pas avoir beaucoup d'importance, et pourtant, il y a un corollaire très important à ce constat : nous sommes devenues (nous, femmmmes), une cible très précieuse pour le marketing.
Plus personne ne peut se permettre de snober notre vénérable clientèle (à part peut-être les sex-shops spécialisés en poupées gonflables et autres vagins à piles, et encore : y'a des vicieuses.)

Il paraît que les femmes sont plus intéressées que leurs homologues testostéronés par les choses de la culture (l'art, la littérature, tout ça.) Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Livre-Hebdo (entre autres). Un sondage "auprès d'un pourcentage très représentatif de la population parisienne et du village de ma tante" qui révèle que 58% des acheteurs de livres en grande surface au mois de mai 2006 étaient des femmes, permet par exemple d'affirmer sans contestation possible que le lectorat français est essentiellement féminin (je grossis à peine le trait).

Du coup, nous faisons l'objet d'une attention toute particulière de la part des vendeurs de livres (je n'ose pas dire "libraires"). Quelle chance on a.

J'ai toujours pensé qu'on pouvait obtenir un aperçu assez fiable des tendances d'une société en jetant simplement un coup d'oeil sur les couvertures de magazine dans les vitrines de bureau de tabac, et les diverses formes de publicité. Bon, pas la peine de se massacrer les neurones pour ça non plus hein, une fois par mois, c'est suffisant pour ce genre d'autopsie.

Dernièrement, deux "poids-des-mots / choc-des-photos" sur le concept "femme et littérature /culture" m'ont particulièrement... hum, on va dire "marquée".

Pour commencer, la dernière campagne de pub de Virgin Megastore. Je la déploie ici pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue :



Si on en croit le Site des Marques, on doit ce "truc" à une volonté chez Virgin de "désacraliser la culture, féminiser leur clientèle et crédibiliser leur activité de libraire".

Non, sérieux ?
Cette "Eve" osseuse (il paraît que c'est une Eve, sans doute à cause de la fleur de pommier qui cache la pointe d'un sein que nous ne saurions voir) cette Eve donc, au regard humide d'épagneul breton, qui a troqué la cape du petit chaperon rouge pour un sachet plastique est censée "crédibiliser" une activité de libraire ?
Et donner envie aux femmes d'aller faire leurs courses là-bas ?
J'essaye de décrypter l'effet d'identification recherché entre la cliente potentielle et la photographie de la pub, et j'avoue que j'échoue à mettre le doigt dessus (problème de dextérité manuelle ? Je suis mal barrée pour la "culture du plaisir").

Si on va faire un tour sur le site de Lagardère (qui possède Virgin Stores, va-t-on dire sommairement) et qu'on lit leur communiqué sur "LA CULTURE DU PLAISIR" (11 fois le mot plaisir en moins de 40 lignes), on peut lire que cette campagne véhicule : "Une vision très positive, simple et émotionnelle de la Culture pour chacun, de la Culture-plaisir décontractée, décomplexée, sensuelle, vivante, jubilatoire."

Tu m'en diras tant, Marcel.
Personnellement, je trouve la "bony girl" de la photo à peu près aussi décontractée et décomplexée qu'une nouvelle recrue dans une maison de geisha de seconde zone ;
aussi sensuelle qu'une tranche de pain sans sel ;
elle dégage à peu près autant de force vitale qu'un sushi, et... qu'est-ce qu'elle semble jubiler ! Jubilons, jubilons mes soeurs. Toutes anorexiques et à poil (enfin, sans trop de poils quand même, on a beau être décomplexées faut pas exagérer quand même sur les parties anatomiques qu'on dévoile), prenons des airs lymphatiques et des regards de cocker, et allons vivre un grand élan de jubilation chez Virgin.

Tentons de résumer le message de Lagardère (je vais faire au mieux, parce qu'à force de jubiler en tenue d'Eve, je crains d'avoir attrapé un rhume de cerveau) : lecteur (et autre acheteur de culture), viens ici te donner du plaisir pour toi et par toi sans complexe (d'ailleurs, hommes, on vous signale au passage que Virgin a "renforcé son offre" et a désormais une "offre élargie", à bon entendeur ...)

Par ailleurs, histoire de rester dans la sélection culturelle, je reçois il y a quelques jours le dernier mailing d'Alapage.com. Titre : Spécial Filles. Ca promet.
Et hop, une capture d'écran gratuite pour ceux qui auraient raté ça :



Entre Cendrillon (version Barbie rose et or) en tête de page, et le dernier calendrier des "Dieux du stade" (viens croquer ma fesse en noir et blanc, c'est de l'art madame), on apprend quand même grâce à Alapage que "Même les femmes ont une âme".
Pour le coup j'en reste sans voix (si ce n'est peut-être un balbutiement ému de gratitude pour cette révélation proprement eucharistique, que même que la religion elle avait pas osé le dire aussi clairement.)

Mais soudain un doute m'étreint mon âme à moi que j'ai (merci Alapage) : pour me sentir tellement à côté du coeur de cible, suis-je vraiment une femme ? Et si je n'en suis pas une... heuh... les femmes, ça ressemble vraiment à ça ? O_°

N.

PS : Léa (Toi aussi, tu as une âme, viens, et chante la vie décomplexée avec moi !), quand tu passeras par là tu pourrais me confirmer si c'est bien un pommier l'arbre sur la photo qui cache le bout de presque-sein d'Eve-la-relève ?

10:55 AM - 4 Comments - 6 Kudos - Add Comment

Thursday, October 19, 2006

Some musical Paradise

I had a very painful childhood.
Oh, I see you, you're already laughing !
Ok, so now take Joe Dassin, Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman, all the disco's stars you can imagine, religious canticles among the "holy-Mary" best-of, and classical stuff : put them singing together out loud in a locked room, and listen them for seventeen years.
Still laughing ? Ahah. Admit you want to comfort me now, hum ?

So let's say I'm not desavowing the "classical stuff" part.
Later, I've discovered Hard Rock, Heavy Metal and Techno. Whow. I'm really the most lucky woman in this musical world (sob, sob).

Lucky me (finally), I met at last some people who understand something to the musical spheres (hosanae, hosanae !)


All this junkish clap-trap to say I've just had a wonderful afternoon, listening music with my own personal DJ, my cold-waver-punkish Léa. Smoking black & white (and pink, yes) cigarettes, intoxicated by musical whorls like whirling dervishes. I think her records collection must be reported to the Sarkozy-braincontrol-land project, cause it's sound so good that it must be totally illegal. I've discovered some rarities from the 80's, some of them with the beautiful "scratcheeeeees" of the sapphire on the record-player. Some no-rarities too, but almost everything is new for me in this field. And so, Ilúvatar created the World through the music, and Tolkien and L.S. (two capricornian entities of january 3rd, by the way) are his prophets.


Stormy night. Beautiful sky. I'm humming with a stupid smile.
All is ok.

3:32 PM - 4 Comments - 1 Kudos - Add Comment


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