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June 23, 2008 - Monday
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June 17, 2008 - Tuesday
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Chroniques aéroportuaires : Tout kilo commencé est dû
Current mood: anxious
Tout kilo commencé est dû
Madame, Mademoiselle, Monsieur, nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue sur la compagnie la moins chère du marché aérien. Veuillez, s'il vous plaît, enregistrer par ordre d'importance croissante votre vie, vos bagages, votre porte-monnaie.
Bonjour cher passager, bien que vous ayez déjà procédé à l'enregistrement en ligne pour gagner du temps et de l'argent, vous n'accédez plus aux places prioritaires de l'avion. Cet avantage a été récemment annulé. Vous avez évidemment été appâtés quelques mois, désormais trois euros seront acceptés par la compagnie afin de fournir ce même service.
Par le plus grand des hasards, je crois remarquer que vous détenez une valise en soute, non ? Cela nous fait douze euros d'enregistrement sur le vol aller, idem retour, plus trois autres euros d'émission de la nouvelle carte d'embarquement car vous n'êtes plus enregistré en ligne. Il vous suffit maintenant de déposer délicatement l'objet de votre ruine imminente sur la balance située à vos pieds. Merci.
Comment donc, vous chipotez ? Avez-vous pris connaissance des conditions de vente, mon bon monsieur ? Elles ont été survolées ? Bien… La lecture s'est surtout envolée sous vos yeux, dirait-on. Elle s'est fait la malle ? C'est toujours ça à ne pas enregistrer, n'est-ce pas ? Vous persistez ? Pas de valise ? C'est quoi ça ? Au dessus de dix kilogrammes ! Je le sentais ! A ce poids, interdit en cabine ! Grands dieux, elle dépasse insidieusement les quinze kilogrammes, la maligne, je le savais : en soute ! Non, la limite n'est plus vingt kilos. Oui, elle était de quinze kilos originellement, puis vingt lorsque les têtes pensantes à la finance ont décidé de facturer chaque bagage en soute. Une fois le passager lobotomisé, ils ont simplement ouvert la pompe à fric, réinstauré les quinze kilos, et vous payez toujours. Que marmonnez-vous, madame ? La loi de l'offre et la demande ? Jamais entendu parler, désolé, ici c'est la loi tyrannique du monopole. Quelle autre compagnie vole à destination des petits aéroports ? Les compagnies traditionnelles coûtent trop cher et les ignore royalement. Pas assez rentable. Ah, mais je compatis ! A ce propos, mon conseil, la prochaine fois, lisez donc les conditions. Lisez-les bien, d'ailleurs ! Comment, pas de prochaine fois ? Mais vous n'avez pas le choix…
Donc chaque kilogramme excédentaire coûte quinze euros. Non, ce n'est plus non plus huit euros, à ajouter aux frais d'enregistrement de bagages que vous n'aviez pas payés en ligne. Par souci commercial pour le client, je vous le rajoute sur votre vol retour ? Vous gagnerez du temps ainsi. C'est bien normal, le bien être de nos passagers avant tout. Voilà… je double votre mise de départ.
Reprenons, votre bagage en soute pèse donc dix-sept kilos quatre centre quatre vingt dix neuf grammes et quatre vingt dix neuf millièmes de grammes. Oui, c'est précis. Tout est mis en œuvre pour éviter la fraude, mademoiselle. Vous pouvez compter sur notre rigueur légendaire. Cela nous fait donc dix-huit kilos en tout. Dix-sept ? Ah non, monsieur, arrondissons au kilo supérieur, nous ne pouvons décemment pas distribuer de faveurs à tout va et faire entorse à la règle, nous déshonorerions nos principes et ne respecterions pas les passagers qui paient, eux, monsieur. Parfaitement ! Voilà ! Non. Tout kilo commencé est dû, jeune homme. Cessez de m'interrompre à la fin ! Je vais me perdre dans les calculs et il va falloir recommencer à zéro. Enfin pas vous. Vous aurez toujours quelques écus à débourser.
Carte ou liquide ? Non, nous ne prenons pas les chèques. Merci bien.
Bon voyage sur la compagnie la moins chère du marché. Vous serez pleinement satisfait, nous volons bas et décollons haut dans le ciel en une fraction de seconde suffisamment pour vous plumer totalement.
Rappelez-vous, au royaume des aveugles, les borgnes se sentent lésés et n'y peuvent absolument rien.
Gwennaël Tristan Houdayer
3:27 PM
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May 23, 2008 - Friday
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LIVRE D’OR POUR LA PAIX
Current mood: blessed
Union pour la paix de 49 auteurs de 17 nationalités
Argentine, Belgique, Bulgarie, Cameroun, Canada, Égypte, États-Unis, France, Grande- Bretagne, Haïti, Italie, Luxembourg, Roumanie, Russie, Rwanda, Suisse, Viêt Nam.
Les Éditions Joseph Ouaknine ont le plaisir de vous annoncer la parution du
LIVRE D'OR POUR LA PAIX
328 pages
ISBN : 978-2-35664-007-9
Prix : 20,00 euros (livre en cuir)
PARTICIPANTS :
Gervais de Collins NOUMSI BOUOPDA
Laurent FELS
Constantin FROSIN
Pacifique HITIMANA
Norton HODGES
Joseph OUAKNINE
Ryan WALLACE
Lamine Merlin TCHUENTE
Athanase VANTCHEV DE THRACY
Gabriel HAIPAM
Diane DESCÔTEAUX
Pierre DARD
Charles TENGUENE
Jean-Max MEJEAN
Nora ATALLA
Thierry FERRAND
Francine GADBOIS
Paul MEUNIER
Saint-John KAUSS
Jean KOBS
Jean SIMONEAU
Janine LAVAL
Christophe CONDELLO
Jean-Robert PAUL
Sylvaine De BUYST
Stella VINITCHI-RADULESCU
Claude AMMANN
Daniel ARANJO
Georges FRIEDENKRAFT
Denis EMORINE
André LABROSSE (Épervier)
Dông PHONG
Pascale ARGUEDAS
Marguerite SIESS
Daniel DESBIENS
Jean-François SENE
Béatrice PISANI
Jacques HERMAN
Roger MASSE
Colette NYS-MAZURE
Amélie PUGEAUT
Nadia Le ROUX
Béatrice VALERIO
Gwennaël Tristan HOUDAYER
Paul BADIN
Arif al-ZEITUNI
Victor MARTYNOV
Simone FROSIN
Carole Prudence TIENTCHEU
Brian OSTROVSKY
7:17 PM
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Intimate Song
Current mood: artistic
5:36 PM
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April 22, 2008 - Tuesday
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Laisser tomber pour demain
Current mood: recumbent
Laissez tomber Pour être libre, libre pour demain Laissez tomber Pour être libre, totalement libre demain Je laisserai tout tomber pour être libre, libre à jamais Laissez tomber Pour être libre, voler aux fins fonds du ciel bleu Dans mon coeur, dans mon esprit Je suis libre comme un nuage Je suis libre de voir l'amour avec mon âme Dans mon coeur, dans mon esprit Je suis triste comme le monde Dont les pleurs sont des mers Qui s'évaporent dans le ciel Il y a : Tellement plus à à voir... jour par jour Beaucoup plus à savoir... mètre par mètre Un monde entier à ressentir... sens par sens Qui sait lorsque le dernier souffle sera là
Gwennaël Tristan Houdayer
1:00 PM
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Give it up for tomorrow
Current mood: sneezy
Give it up for tomorrow
Give, oh give it up
To be free, free for tomorrow
Give, oh give it up
To be free, all free tomorrow
I'll give, oh give it up
To be free, free forever
Give, oh give it up
To be free, fly to the end of the blue sky
In my heart, in my mind
I'm free like a cloud
I'm free to see...
Love with my soul
In my heart, in my mind
I'm sad like the world
Whose cries are seas...
Drying out to the sky
There is
So much more to see... day by day
A lot more to know... inch by inch
A whole world to feel... sense by sense
Never know whose last breath it is
Gwennaël Tristan Houdayer
12:54 PM
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April 2, 2008 - Wednesday
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Fucking Hell - Gwennaël Tristan Houdayer
Current mood: catalyzed
Mise à jour du morceau avec quelques music box en sus...
Les histoires de coeur, y’a rien de mieux pour vous inspirer
La rage s’en est allée sur les portées et s’est transcendée
J’ai plus de mal avec le texte...
Pourtant je suis plus du côté des liés et déliés des lettres que des ronds et des batons de notes...
il paraît que dans la vie, on évolue...
10:28 AM
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March 30, 2008 - Sunday
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Inspiration passagère non remaniée...
Current mood: hot
Quelques mots à l’encre bleutée
Tracés de la pointe de la bille sur le papier
Quelques mots ô si longtemps espérés
Se retrouvent couchés sur ce papier
Leur sommeil éveille ce petit rien
Un soulagement qui fait battre monsang
Dès que je les vois, mes mots mal taillés
Qui s’alitent sans précise structure
... Et je me sens revivre
Une vraie drogue ces mots quand même, qu’on les aime ou pas, faut qu’ils sortent!
10:27 AM
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March 10, 2008 - Monday
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Après avoir fait l’amour
Current mood: distressed
(Rêverie sur la colline Ste Catherine, souvenirs de 2004... quand il convient de comprendre qu'il ne s'agit pas de guérir de..., mais de vivre avec toute la magnificence et l'horreur que l'on a pu expérimenter)
Après avoir fait l'amour
Tu dors sur le banc de vert.
Je te vois, innocent, songer.
Tu souffles l'air de ta bouche,
Bel endormi aux idées échappées dans le ciel.
Les nuages te couvrent un peu,
Le vent les chasse.
Et le soleil ardent te cherche, te cherche pour te caresser
De ses rayons si chauds de l'été
Tu entrouvres les yeux et me souris.
L'envie s'est endormie,
L'envie a embrassé ta peau au c--ur de ton beau corps.
Un peu de vermeil sur le brun vert de la bruyère si douce,
Les quelques ronces ont meurtri le doigt, un peu de sang perle.
J'y pose mes lèvres.
Une mèche au vent te gène,
Tu la repousses sensuellement.
Un sourire ouvre tes lèvres ;
Tu m'attires à toi de ton autre bras.
La lumière de tes yeux, c'est l'immense ciel.
Tu me serres sur ton coeur engourdi de paix.
Mon regard vers le vague s'envole ;
S'envolent nos soupirs vers les nuages,
Ces rêves en ton âme.
Les feuilles laissent les rayons clairsemés se poser sur nous.
Que j'aime nos courts murmures alanguis…
La lumière de tes yeux m'illumine comme un dieu à jamais.
Les mélanges de couleurs, le vert, le brun, le bleu,
Nous odorent de leurs essences.
S'envole l'ultime souffle ;
Le vent l'entraîne loin ;
Après avoir fait l'amour.
Gwennaël Tristan Houdayer
4:54 PM
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March 2, 2008 - Sunday
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Ballade nocturne
Current mood: anxious
Ballade nocturne
Je marche les yeux rivés au sol,
Sous les lueurs des rues nocturnes,
Je sens comme le soleil chauffer
Les pores de ma peau.
…Tiède tristesse impromptue…
Qui m'abime et puis réchauffe
Le noir duvet de mes joues,
Qui coulent…
Pas à pas, elles s'assèchent Mes larmes de Pierrot
Elles ne coulent que le temps d'un chant.
Qui m'apaise…
Et que c'est beau sous la lune pâle
Qui éclaire si blanche encore.
Et à mesure qu'elle s'efface,
Le ciel prend les teintes de l'aube.
Je lève les yeux au matin gris
Mon esprit vagabonde en paix
La couleur morne des villes berce
D'une vague lueur pour soleil
…Tiède tristesse impromptue…
Qui m'abime et puis réchauffe
Le noir duvet de mes joues,
Qui coulent…
Pas à pas, elles s'assèchent Mes larmes de Pierrot
Elles ne coulent que le temps d'un chant.
Qui m'apaise…
Le pâle soleil nimbe à l'horizon
De couleurs la brume matinale.
Je tire les draps de mon ennui
Et ferme les cernes des yeux
Et le corps frissonne
Je m'endors, et tourne le dos au ciel
Ma peau contre la douceur des draps,
Je ressens toutes les courbes, je m'endors… plus solitaire
Gwennaël Tristan Houdayer
1:21 PM
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