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Thursday, August 28, 2008
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Pour en finir avec Dieu, Richard Dawkins
Avant de lire ce livre je ne m'étais jamais vraiment appesantie sur la difficulté à être ou à se déclarer athée dans certains pays du monde occidental, et ceci pour une bonne et simple raison : en France personne ne m'a jamais reproché d'être ou de me déclarer athée. Cela semble couler de source. Il s'agit de mes convictions et celles des autres, sur la religion sans d'abords parler de l'existence ou de l'inexistence de Dieu, ne me posent pas de problème tant qu'ils ne cherchent pas à me convertir, ce qui à vrai dire ne m'est jamais arrivé. La plupart des personnes de mon entourage amical ou professionnel ne sont pas athée mais catholique, protestante, juive ou musulmane _ou agnostique. Nous vivons en bonne entente, la religion n'étant qu'une partie accessoire de notre vie privée. Pour employer une expression figée, chacun doit penser quelque chose du genre : "Si X croit _ou ne croit pas_ c'est son problème ou son affaire." Du bonheur que d'être née dans un état laïque où la plupart de ses habitants, quelque soit leur confession, pratique leur culte avec une extrême mollesse. Cet état de fait ne m'empêche pas d'avoir certaines convictions qui pourraient blesser quelques uns de mes interlocuteurs, comme celle que la religion est néfaste. Le fait que nous ayons des opinions divergeantes ne nous empêche pas de communiquer ou de nous apprécier, sans doute parce que nous considérons notre interlocuteur comme une personne et non exclusivement comme le membre d'un groupe, le représentant d'une faction ou la dépendance quelconque d'une croyance ou d'un courant de pensée. Ce que j'apprécie chez Untel c'est Untel. Je ne le réduit pas à un seul aspect de sa personne. Bref, proclamer mon athéisme ne m'a jamais semblé, ici, une urgence. A la lecture de la situation de mes confrères en Angleterre et aux Etats Unis je me demande si je ne devrais pas, par pure honnêteté intellectuelle réfléchir un peu plus à la question :
- Pourquoi suis-je athée ?
- Quelle place prend dans ma vie mon athéisme ? En quoi la modèle-t-il?
- Le suis-je vraiment d'ailleurs ( Je serais tenté de répondre du tac au tac que oui bien sûr.) ?
- Je pense que les enseignements de la religion sont néfastes. Comment vivre avec cette conclusion ? Qu'en faire ?
- La France est-elle à l'abri du genre de dérives délirantes qui semblent ravager les Etats Unis, ou d'autres pays _et excusez-moi de mon ethnocentrisme franchouillard?
Quelques liens
Le site de Richard Dawkins Un compte-rendu, en français, du bouquin de Dawkins The out campaign American Atheist Infidels.org
11:37
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Saturday, November 24, 2007
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Publication et sucre d’orge
Current mood: amused
Sucres d'orge et papillottes, le père noël est passé avant l'heure :
1° Un de mes poèmes sera au prochain numéro de la revue La Salamandre, dont voici le sommaire :
Le velours bleu du train-fantôme par Marc-Louis Questin Rien que ça au bord du vide par Marie-José Salas de Ballesteros La mort dans l'âme par Nicolas Liau Mana par Samia Bouchetat Le Nephilim par Gabrielle Le thanatopracteur par Julie Coyne Les deux morts assassines par Jean-Louis Ricaud Testament par Céline Guillaume Deuil pour deuil par Gérald Duchemin Oratorio par Paul Sanda Vampire par Brigitte Suder La rédemption du dibbuk par Kevin Tritz Prendre un avion pour une destination inconnue par Samia Bouchetat Le souffle d'éternité par Jessica Radigue La ballerine par Samia Bouchetat La petite sirène par Marie Angèle Prétot Quatre soies entrelacées par Pauline Dhordain Rouge orchidée par Malaïka Macumi Dans sa parure de jais par Marie-José Salas de Ballesteros Bibliographie des romans de Gustav Meyrink par Alain Sprauel Hommage aux Burnette brothers par Teddy Burns Tribe of Circle par Olivier Steing Alain Pierre Persico ou la nuit des temps par Camille Aubaude Les chroniques de La Salamandre par Marc-Louis Questin Les lettres d'Odin par Clément Monnier avec 1 CD inédit de Electric Press Kit et WSF.
2° La rédaction d'Arte blog a sans doute fumé quelque chose puisqu'ils ont affichémon blog en "coup de coeur" :

13:50
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Saturday, October 20, 2007
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Mon quartier
C'est fou comme on s'attache, même après si peu de temps.
07:45
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Montmartre
Juste pour le plaisir de la ballade.
07:29
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La brousse
Current mood: nostalgic
Cela vient de là , aussi, de la terre, sans nostalgie puisque cela se poursuit et se perpétue, toujours. A chaque pas dans ma brousse, l'oreille se tend, tranquille pour ue fois, vers des ailleurs bavards et des petits morceaux buvards de l'imagination; et les odeurs. La rouille et la décomposition, le reflux perpétuel, la vie en somme : herbe, foin, terre grasse couleur chocolat, bris de terres cuites et de carrelages pour consolider les chemins, poires blettes, pommes tâchées, eau, mûres. Les regrets aussi, que ce pauvre lavoir soit si près des résidences couteuses et de la ronronnante déviation. Je me souviens que c'est ici que sont nés les fantômes qui me peuplent. Je les en remercie.
07:02
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Tuesday, May 08, 2007
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Gros soupir
Cinq ans qui vont être très très longs et pesants. Je ne me suis jamais effrayée du jeu de l'alternance démocratique, mais dans ce cas très précis tout est différent, et peu de gens semblent s'en rendre compte, comme si tout cela était "normal". Et je m'étonne malgré moi du discours ambiant, de ces bribes de phrases absurdes entendues de ci de là sur les "assistés que l'ont va remettre au travail", sur "l'ordre qui va revenir". L'étonnement grandi, comment peut-on se focaliser à ce point sur ces chimères ? Comment le faible, le malade, l'étranger, le pauvre peuvent-ils devenir un tel sujet d'obsession paranoïaque ? Ce discours me dépasse, absolument. Je laisserais en place mon nouvel avatar jusqu'à ce qu'il parte. Pour le reste je laisse la parole à ceux qui s'expriment mieux que moi : Léa Silhol et Lucie Chenu
02:09
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Saturday, April 21, 2007
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Illustration Les Puits de Giger
Je joue à nouveau avec les oeuvres des autres et j'illustre par des mots les images qui me hantent. Après Beksinski, Giger et ses "Puits" que vous pouvez admirer ici.
Pour le texte, le voici ( illustrant cette gravure) :
Puits n°3
Je me suis échaudée Noir suspendu là Plus bas Si mon reflet Voulait bien m'y attendre Mère muette des échardes j'ai volé l'arme des jachères Mirabilis Le crois-tu ! Sur le pongé plongeant et du troisième puit Ma misère Bêlant Aux stratifications imberbes de ma langue
13:35
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Friday, March 09, 2007
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Hiatus
Je reviens bientôt….
12:09
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Saturday, December 02, 2006
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La boîte à dent
Il était une fois une boîte qui n'avait d'autre mérite que d'abriter un fromage au lait cru. Il est une fois une boîte qui n'a d'autre mérite que d'abriter les envies d'une vieille dent de bovidé : comme moi, voler vers les ailleurs.
Comment utiliser vaille que vaille une boîte de camembert, une boîte d'aquarelles que l'on vous a offert mais dont vous ne savez que faire puisque vous ne savez ni peindre ni dessiner, une dent de vache, des plumes de moineaux ( généreusement laissée à ma disposition par mes amis les piafs, je le promets, je n'en ai plumé aucun !), et quelques faux timbres à l'éffigie d'Howard Phillips Lovecraft. [ trouvés ici ]
Futile ?
Dans le même registre, je vous invite à découvrir mon cylindre à glinglin ici :
06:02
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Sunday, November 05, 2006
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Monsieur Boris
Quelques textes de Boris Vian, pour le plaisir....
[ ajout du 06/11/06 : oh ! J'ai vu passer un gros bison par ici... ]
LA JAVA DES BOMBES ATOMIQUES
Mon oncle, un fameux bricoleur Faisait en amateur Des bombes atomiques Sans avoir jamais rien appris C'était un vrai génie Question travaux pratiques
Il s'enfermait toute la journée Au fond de son atelier Pour faire des expériences Et le soir il rentrait chez nous Et nous mettait en transe En nous racontant tout
Pour fabriquer une bombe A Mes enfants, croyez-moi C'est vraiment de la tarte La question du détonateur Se résout en un quart d'heure C'est de celles qu'on écarte
En ce qui concerne la bombe H C'est pas beaucoup plus vache Mais une chose me tourmente C'est que celles de ma fabrication N'ont qu'un rayon d'action De trois mètres cinquante
Y'a quelque chose qui cloche là-dedans J'y retourne immédiatement
Il a bossé pendant des jours Tachant avec amour D'améliorer le modèle Quand il déjeunait avec nous Il avalait d'un coup Sa soupe au vermicelle
On voyait à son air féroce Qu'il tombait sur un os Mais on n'osait rien dire Et puis un soir pendant le repas Voilà tonton qui soupire Et qui nous fait comme ça
A mesure que je deviens vieux Je m'en aperçois mieux J'ai le cerveau qui flanche Soyons sérieux, disons le mot C'est même plus un cerveau C'est comme de la sauce blanche
Voilà des mois et des années Que j'essaye d'augmenter La portée de ma bombe Et je ne me suis pas rendu compte Que la seule chose qui compte C'est l'endroit où ce qu'elle tombe
Y'a quelque chose qui cloche là-dedans, J'y retourne immédiatement
Sachant proche le résultat Tous les grands chefs d'État Lui ont rendu visite Il les reçut et s'excusa De ce que sa cagna Était aussi petite
Mais sitôt qu'ils sont tous entrés Il les a enfermés En disant "Soyez sages!" Et, quand la bombe a explosé De tous ces personnages Il n'en est rien resté
Tonton devant ce résultat Ne se dégonfla pas Et joua les andouilles Au tribunal on l'a traîné Et devant les jurés Le voilà qui bafouille
Messieurs, c'est un hasard affreux Mais je jure devant Dieu Qu'en mon âme et conscience En détruisant tous ces tordus Je suis bien convaincu D'avoir servi la France
On était dans l'embarras Alors on le condamna Et puis on l'amnistia Et le pays reconnaissant L'élu immédiatement Chef du gouvernement
LE PETIT COMMERCE
J'ai vendu du mouron Mais ça n'a pas marché J'ai vendu des cravates Les gens étaient fauchés J'ai vendu des ciseaux Et des lames de rasoir Des peignes en corozo Des limes et des hachoirs J'ai essayé les fraises J'ai tâté du muguet J'ai rempaillé des chaises Réparé des bidets Je tirais ma charrette Sur le mauvais pavé J'allais perdre la tête Mais j'ai enfin trouvé
Je roule en Cadillac dans les rues de Paris Depuis que j'ai compris la vie J'ai un petit hôtel, trois domestiques et un chauffeur Et les flics me saluent comme un des leurs Je vends des canons Des courts et des longs Des grands et des petits J'en ai à tous les prix Y a toujours amateur pour ces délicats instruments Je suis marchand de canons venez me voir pour vos enfants Canons à vendre!
Avec votre ferraille On forge ces engins Qui foutront la pagaille Parmi ceux du voisin Ça donne de l'ouvrage A tous les ouvriers Et chacun envisage De fonder un foyer Pour se faire des finances On fabrique des lardons On touche l'assurance Et les allocations Ça n'a pas d'importance Car lorsqu'ils seront grands Ils iront en cadence Crever pour quelques francs
Je vendais des canons dans les rues de la terre Mais mon commerce a trop marché J'ai fait faire des affaires à tous les fabricants de cimetières Mais moi maintenant je me retrouve à pied Tous mes bons clients Sont morts en chantant Et seul dans la vie Je vais sans soucis Aux coins des vieilles rues, le coeur content, le pied léger Je danse la carmagnole, y a plus personne sur le pavé Canons en solde!
LE DÉSERTEUR
Monsieur le Président, Je vous fais une lettre, Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps, Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir. Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens. C'est pas pour vous fâcher Il faut, que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter.
Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants, Ma mère a tant souffert Qu'elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers. Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne et Provence Et je dirai aux gens, Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas a la guerre Refusez de partir. S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président. Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurais pas d'armes Et qu'ils pourront tirer.
Pour les écouter : c'est ici
07:16
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