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June 9, 2008 - Monday
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Une vie a attendre
A chaque jour suffit sa peine. Cette petite expression, aussi saugrenue soit elle, n'en dégage pas moins d'inquiétude et d'espoir ayant, aux mêmes un lien étroit entre eux..
Au fil du temps, l'homme se voit évoluer, et non changer (je laisse lire mes écrits sur ce sujet d'ailleurs aux plus interrogatifs d'entre vous). Une évolution ne se fait jamais seule, elle entraîne avec elle dans sa course effrénée une foultitude d'évènements, d'actes et d'actions que l'on ne maîtrise plus ou moins pas et que l'on trouve bon de mettre sur le dos d'un mot qu'y m'horripile autant qu'il me fascine : le destin.
Certes, l'être humain a cette faculté magique de se torturer le bulbe, de se muer en piètre philosophe du soir pour finalement terminer un texte dans une complainte en ré mineur ayant un soupçon d'espoir utopique ou de folie mais surtout avec une naïveté qui n'en demeure que plus touchante. C'est cela qui le rend beau. La simplicité de l'écriture mêlée à la difficulté du raisonnement posé. Etre posé au fait, qu'est ce que cela veux dire ? c'est être zen ? Si l'on en croit les penseurs, être posé c'est avoir pris le temps de la réflexion avant d'interagir avec le commun des mortels. Soit. Alors non, je ne suis pas posé. Ceci est un fait, en général, je parle après avoir agi et évidemment ca a son lot de bons côtés comme de mauvais mais en définitive, c'est ce qui fait le charme d'une vie qui n'en demeure que trop courte.
C'est cette petite réflexion que je souhaitais développer. Se rendre compte que la vie est courte. Quelle facilité dans les propos que de se dire cela. En général, on s'imagine ceux qui disent ca comme des gens qui n'ont un besoin quasi orgasmique de ne pas justifier leurs actes ou paroles. Le genre de personne qui dit : « j'en profite aujourd'hui sinon demain il sera trop tard » en ayant dépensé tout l'argent du ménage pour une R21, même pas HDI et un pot catalytique dernière génération qui fera passer Schumacher pour un vulgaire vendeur de tapis (non je n'ai aucun problème avec les vendeurs de tapis, veuillez évitez les procès, merci !)
Alors là étrange paradoxe que me donne la vie, je suis parfois amené à agir comme ca. Pourquoi ? Pour de simples raisons qui, du reste, sont assez difficiles à admettre pour d'autres.
Je suis un homme entier, une sorte d'entité foudroyante et imprévisible, défiant toutes les lois de la raison. J'assume mon statut d'homme trop pris, trop pressé, trop imprévisible, trop déstabilisant, trop « sur mes gardes », trop…….trop….et encore trop.
Car le « trop » c'est une appréciation purement personnelle quand on y pense. Trop salé ? Pour toi oui, pour moi non. Trop fort ? pour toi oui, pour moi non.. Et c'est aussi cela qui fait la magie de la division de pensée universelle. L'imprévisibilité de la réaction d'autrui.
Je vous parle de tout cela car je me suis rendu compte au fil de mes pérégrinations du jour que les gens étaient totalement déboussolés par ce que je suis devenu. Mon évolution ne s'est faite que dans une douleur impressionnante, laissant des traces qui paraissent indélébiles mais qui sont en fait tout à fait remplaçables par de belles cicatrices bien faites. La chirurgie du cœur est à parfaire mais elle fait déjà des miracles là où aucun bistouri ou clampe ne pourrait officier.
Je vous parle de tout cela car j'ai vécu des choses difficiles mais salvatrices. Elles m'ont appris mais surtout beaucoup entamé, car cela m'a amené sur le chemin du questionnement, chemin ardu et imprévisible qui n'en reste tout de même pas passionnant.
C'était un jeudi. Je m'en souviens comme si c'était hier.
Venu soigner une patiente dans sa chambre, il s'est passé ce que jamais dans ma vie je n'avais vécu et qui me fait mal au cœur, rien que de retracer les secondes qui se sont écoulées alors..
Toquant fébrilement à la porte, je n'entends aucune voix. A pas de loup, je l'entre ouvre alors doucement et passe ma tête par l'encablure de la porte. De là une petite voix fragile m'interpelle. Elle m'attendait là, assise dans son fauteuil, dans une obscurité inquiétante et qui rendait l'atmosphère pensante voir lourde. Une fois entré, je demande à cette dame les raisons de son enfermement dans cette sombre antre. Aucune réponse. Elle avait les yeux figés, rivés sur un tableau qui ne représentait rien d'autre qu'une petite maison au bord d'un lac et qui servait d'unique décoration à cette chambre que beaucoup aurait qualifié de glauque. Ma main vient se poser sur son épaule, la caresse, et a croupis, je lui souris en lui demandant si elle allait bien. Sa tête encore lourde des années qui la séparaient de sa naissance se tourna vers moi lentement et se replaça de suite après dans l'axe du tableau. Force était de constater que ma présence ne lui faisait ni chaud ni froid.
Ce jour là, je n'ai pas été un bon praticien. J'ai posé mon sac à côté de sa chaise et je me suis assis par terre. Dans le silence de la pièce je regardais avec des yeux bienveillants cette femme qui manifestement en avait assez de vivre une vie qu'elle avait mise entre parenthèses.
Quelques minutes s'écoulèrent et dans ma fascination pour ce spectacle de désespoir, le silence se brisa. Tel un éclat de lumière, des mots sortirent de sa bouche.3 en fait. « Je veux mourir ».
Mon cœur s'arrêta un instant, et mes yeux s'écarquillèrent comme si on m'avait annoncé la fin du monde. Là en l'occurrence elle voulait la fin de son monde. De là, je lui demandai doucement de quoi elle voulait parler. Je la laissai me raconter sa vie, ses douleurs, ses déceptions, ses craintes. Mais aussi ses réussites et ses plaisirs, dans une étonnante fraicheur qui me brisa le cœur. Elle voulait mourir parce qu'elle ne supportait plus l'idée de ne plus faire ce dont elle avait envie.
Son mari décédé et ses enfants trop peu présents, elle était restée là en maison de retraite à attendre la mort et l'éventuelle visite improbable de ceux qu'elle avait mis au monde et qui considéraient sans doute, que le fait d'être vieux est un mal dont on ne doit s'occuper.
De cette discussion, je me souviens de chaque mot qui résonne encore dans ma tête tel un carillon bien trop particulier. A un moment elle m'expliqua qu'elle était riche…mais qu'elle n'en avait gré. Elle me dit alors que le plus grand regret qu'elle avait c'était de ne pas avoir pu profiter de son argent pour faire de sa vie et de celle de ses proches quelque chose de plus agréable. Marie était agricultrice. Habituée au travail acharné, elle n'en demeurait pas moins économe et pour elle : « un sou était un sou ». Elle économisa toute sa vie, jusqu'au jour du décès de son mari. Ils n'avaient rien prévu : pas de voyages, de petits plaisirs. Elle gardait son argent « pour les coups durs ». Je me souviens la voir sourire lorsqu'elle me prononça ces paroles. Comme si elle savait aujourd'hui que c'était une erreur monumentale. Quand je lui demandais si elle regrettait quelque chose de sa vie, elle me répondit d'un seul homme : « tout ». Mettre ceci sur le compte de l'âge ou sur un cri du cœur, je ne puis répondre encore à l'heure actuelle. Sachant ce qu'elle avait fait de sa vie, je ne pouvais lui répondre autre chose que « mais regardez vous avez des enfants…etc.. » naïf que je suis. Elle me regarda, et dans ses yeux je pouvais lire une amertume incroyable, presque comme un poignard me transperçant la cornée, ses pensées m'atteignirent de plein fouet. Je savais qu'elle n'était pas heureuse et ne le sera que dans une autre vie.
Marie me demanda ce que je faisais là,. Je lui répondis intimidé que j'étais là pour la soigner mais à vrai dire je n'en étais plus sur moi-même. Il était clair que cette femme n'avait plus besoin de rien à part d'être écoutée. Il s'était écoulé une heure déjà et mes obligations me poussait à quitter cette chambre remplie de d'une magie fendant le cœur et l'âme.
En sortant, Marie se tourna vers moi, me regarda une dernière fois et me dit : « c'est quoi votre prénom jeune homme » . La voix tremblante mais remplie de douceur, je lui répondis et regardant à nouveau le tableau, elle me lança un « merci, dieu vous bénisse » en replaçant sa longue crinière blonde en face d'un tableau qui n'avait plus aucun secret pour elle.
Fermant la porte lentement, je pris conscience que ce qui s'était passé dans cette chambre était touchant mais surréaliste. Avoir pris le temps d'écouter quelqu'un est appréciable mais le comprendre est encore plus exceptionnel. Déboussolé et pris d'une mélancolie sans pareille, je repartis chez moi. Dans la voiture, ses mots tapissait mon esprit et je me demandais ce que je faisais de ma vie, de mon argent, de mon temps. Je pris comme leitmotiv, l'envie de me faire plaisir, de faire plaisir aux gens autour de moi, de garder à l'esprit que l'on vie ensemble pour toute notre vie.
S'acheter un dvd ? Une voiture ? Un bien matériel quelconque ? Faites-le... Rendre visite à vos amis, à votre famille ? faites le... dire aux gens qu'on les aime, prendre des décisions impromptues, faites le..
La semaine dernière, Marie s'est éteinte. Sans doute lassée d'avoir trop attendue son heure, elle se décida à passer l'arme à gauche paisiblement sur son lit.
La vie nous mène où elle veut, c'est un fait. Mais la diriger et surtout lui donner un sens est beau. Ne pas savoir de quoi sera fait demain tout en s'en doutant est magique. Sentir le vent de l'imprévu dans son cou est délectable. Souvent on se pose la question « que vais-je faire dans 30 ans ? » Alors il serait peut être bon déjà de se demander ce que l'on va être et faire aujourd'hui.
Pousser un rêve à l'accomplissement n'est pas une folie, c'est une nécessité pour faire de sa vie un moment remarquable. .On se sait pas ce dont sera fait demain mais si il y a bien une chose que l'on sait c'est que les regrets eux, ne prennent pas le temps de se poser la question.
1:48 PM
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May 24, 2008 - Saturday
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Ose..
Il est un temps où il faut savoir mettre en avant les bonnes choses de la vie et essayer de dénigrer celles qui peuvent porter préjudice à ce qui représente actuellement la chose la plus chère que nous ayons tous. Qu'est ce qui est véritablement bon pour nous ? Voilà finalement la grande interrogation qui aura hanté les cortex de nombreuses personnes pendant des décennies, voir des millénaires. Déjà à la préhistoire, l'homme savait en créant les outils et en découvrant le feu que cela allait être bon pour lui, que ça lui permettrait d'avancer. Grâce à tout cela il a développé bien plus que de simples instruments. Il s'est fait une idée du confort, de l'aménagement de sa vie pour en faire quelque chose de plus facile pour faire en sorte que cette dernière ne soit pas un long calvaire monotone mais justement un délice jubilatoire quotidien ponctué de petites satisfactions personnelles impromptues.
Tout cela pour dire qu'au fil des ans, l'homme a du faire face a de nombreux choix qui lui ont été bénéfiques ou pas, mais qui ont eu le mérite de susciter une émulsion particulière et engendrer de nouvelles possibilités.
Cependant, ces choix sont dictés en règle générale par deux « phénomènes » : les pulsions et la raison.
Les pulsions, sont de petits électrochocs successifs qui provoquent, en un très court laps de temps une réaction brute, irréfléchie et spontanée. Bonne ou mauvaise surprise, ces réactions « impulsives » ne sont dictées par aucune loi. Elles sont assimilées à des coups de cœur, de folie, à des choses que l'on ressent et qui font fonctionner ce que l'on a de plus irréel mais tellement animal : l'instinct.
Personnellement je suis un impulsif, j'aime sortir sans savoir ce que je vais faire, j'aime me dire « allez maintenant je fais ça ». J'aime prendre la vie comme un taureau par les cornes. Partir en voyage seul, prendre le volant sans jamais savoir où aller, juste pour le plaisir d'ouvrir la fenêtre et voir les paysages défiler.. En amour c'est pareil, je marche à l'instinct, au feeling. Un physique avantageux n'est pas vraiment un critère de choix primordial pour moi. Certes, cela peut paraître tout à fait bête ou faux mais en fait je dois dire que je suis plus charmé par une fille qui me surprend que par une fille qui est surprise. Quand on arrive à me toucher, je souris, bêtement même, comme pour marquer mon étonnement que certaines personnes soient encore capables de belles choses ou même de choses intéressantes. Parce que franchement aujourd'hui, le monde et plus particulièrement les gens/jeunes ne font sourire. Qu'est ce qu'il est pathétique de lire des commentaires sous des photos de femmes ! Je dois par contre remercier tous ces animaux assoiffés de jeune viande fraîche car ils m'ont fait passer un admirable moment les nuits dernières. Tellement pris par leurs flots de bêtises et faiblesse dans l'originalité, j'ai passé au moins 2 heures à parcourir les profils à la recherche de perles telles que « mon dieu que tu as de gros seins » (copyright Tyfa (rendons à César ce qui appartient à César)) ou « ca te dit de venir zouker dans mon caleçon » (magnifique n'est t'il pas… ?) .Ce sont, évidemment, les premiers mots que l'on administre à un fille dans la rue, cela va de soi. Ah, merci internet, royaume où les faibles se sentent un peu….moins faibles. Certes je ne me considère pas comme un avant-gardiste de la révolution sexuelle, celle-ci étant déjà bien établie (en ayant foutu la pagaille entendons nous). Mais je dois dire que j'ai encore un peu de respect pour la gente féminine, malgré le mal qu'elle a pu me faire (la rancœur n'étant pas spécialement dans mes attributions), et j'en suis fier. J'aime me dire que l'on m'apprécie plus pour ma gentillesse que par ma façon de conduire une Porsche ou d'ouvrir mon portefeuille.
Si la matière grise était plus rose, le monde aurait déjà moins les idées noires..
Mais je m'égare, ce texte n'étant évidemment pas une critique de la société aussi corrompue soit t'elle.
J'en étais donc aux pulsions et à la raison.
La raison quant à elle est une faculté de l'esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d'erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d'une fin donnée. Maaagnifique..
Maurice Sachs disait « C'est une grande erreur de considérer que l'homme est un être raisonnable. Le pouvoir de raisonner ne confère pas la raison. » Donc en d'autre terme, ce n'est pas parce que l'on a le pouvoir de raisonner que nous sommes des dieux vivants. Encore faut-t'il penser intelligemment, et en tirer les bonnes conclusions.
Paradoxal à mon habitude, ces dernières années, j'ai pris un peu trop la raison sous mon aile. Des déboires dans ma vie m'ont fait me poser beaucoup de questions. Eternel torturé du bulbe et poète déchu voir déçu, je me rends bien compte aujourd'hui du temps que j'ai perdu à ne pas vivre ma vie comme je l'entendais.
A l'époque, j'ai pris trop de temps à réfléchir, à me tâter, comme quelqu'un qui serait sur le plongeoir d'une piscine de 10m de haut en frissonnant à l'idée de plonger dans cette eau qui ne lui veut pourtant aucun mal. Le pire est encore de ne pas sauter et de redescendre du plongeoir. Après avoir fait tout ce chemin vers le sommet, reculer est un acte qui conduira à possible un remord, un regret. Mais comment en vouloir à quelqu'un à qui la vie fait peur ? La peur, elle est un sentiment terrible car elle ne fait pas avancer. Au contraire elle freine les élans, stoppe les ardeurs, détruit les esprits.
Alors les gens se ferment, se renferment plutôt. La peur leur glaçant le sang, ils se défendent par une agressivité certaine pour certains, par un cache-cache incessant pour d'autres. Tout ceci se finissant dans la plupart des cas en pleurs dans le cabinet d'un psy. C'est un fait : la peur n'évite pas le danger. Je l'ai compris il y a peu : J'ai ouvert mon cabinet l'année dernière. La préparation s'est faite dans une anxiété bonne enfant, dans une peur légitime de l'échec. Mais une fois la clé dans la serrure, cette peur se devait d'être combattue, car ce n'est pas elle qui ferait de ma vie ce qu'elle se dessine à être actuellement. Mon premier patient était un soulagement pour moi car c'était le début d'une histoire, de MON histoire. Je sais très bien que j'aurais pu rester chez papa et maman à faire un métier qui me rapporterait le smic mais qui me garantirait la sécurité de l'emploi ou autre. Mais j'ai décidé de prendre des risques, d'aller de l'avant parce que je ne veux pas regretter de vivre quelque chose. Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote.
En amour c'est pareil. Pourquoi ai' je passé tant d'années à me poser la question de savoir comment j'allais lui parler, comment l'aborder ou même comment la garder. Je me suis empêché de vivre. Tout comme quand j'ai pu être jaloux à outrance. Cela n'apporte rien dans la démesure.
Tous les jours, on perd du temps à se demander comment se feraient les choses si…. Et tous les jours on garde ces non-dits, ces mots pour soi en attendant un hypothétique moment pour les sortir et entrevoir un rêve qui est peut être déjà évanoui. « Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point ». Alors je suis mon cœur, mes envies, mon instinct..
J'essaye de ne pas me dire que chaque jour qui passe me rend plus vieux et m'arrache au temps qu'il reste pour vivre de belles choses, faire de belles rencontres, apprécier un sourire, connaitre des pleurs, sentir un parfum..
Certes ce principe ne peut pas s'appliquer à chaque instant car la vie nous amène son florilège de désagréments et nous fatigue surtout. Mais c'est avant tout un état d'esprit que j'essaye d'inculquer aux gens comme j'essaye de l'appliquer à mon propre châtiment. J'ai envie d'aimer, d'être exclusif, de tordre le cou aux préjugés, de dire ce que j'ai sur le cœur sans que l'on me prenne pour un illuminé, d'écrire un texte qui ne sera lu que par peu de gens….
Le jour où l'homme comprendra que le temps lui est véritablement compté et que chaque instant que l'on vit doit être savouré, l'eau aura coulé sous les ponts. Je ne me fais pas l'avocat du diable, bien au contraire, mais j'essaye simplement de me donner un nouvel essor et de montrer aux gens que j'aime (oui toi…) que rester dans sa bulle et montrer une image de soi qui n'est pas la sienne n'amène à rien. Elle fait reculer, elle fait se méfier les gens, craindre un éventuel coup de bâton alors qu'en s'ouvrant et en montrant qui on est vraiment, le royaume de la délectation ouvrira ses portes.
Le plus beau reste à venir et il est là le malheur, car on doit simplement s'en rendre compte..
« La vie est un rêve, c'est le rêve qui nous tue » Virginia Woolf
4:27 AM
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May 12, 2008 - Monday
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Crescendo
Il était là, plongé dans l'incapacité de comprendre ce qui se passait.. Ses cheveux ruisselaient sous la pluie battante mais il ne se rendait plus compte de rien. Les yeux perdus dans un vague troublant, il ne savait plus où il était, qui il était, ce qu'il faisait là et comment il en était arrivé là. Les gens passaient à côté de lui dans la rue et se posaient tous des questions sur cet individu planté là au milieu d'un passage où il ne calculait personne. Les bras ballants et la mine hagard, il reprit peu à peu ses esprits, marcha lentement le long d'un trottoir qui lui paraissait interminable, sans savoir où il allait finir. La nuit commençait à tomber mais pour lui, elle était déjà bien entamée dans son cœur.
Au fil des pas, il se rendait un peu plus compte d'où il en était, de ce qui lui était arrivé, et surtout de tout ce qu'il perdait et avait perdu. Il marchait dans les flaques, et n'y trouvait plus de plaisir comme quand il était enfant. Pour lui, la pluie était une sorte de bienveillance mystique et il y voyait comme un présage de renouveau et surtout une excuse pour faire mille et une bêtises inavouables pouvant rendre ses parents hystériques. Cette pensée justement lui traversa l'esprit et il esquissa un léger rictus qui peinait à se transformer en sourire.
« Finalement, tout est bien lointain » se disait t'il. La pluie redoublait mais ses pas étaient toujours aussi lents, comme si il ne sentait pas ce déchaînement aquatique au dessus de sa tête. Sa veste est trempée mais il n'en ressentait même plus la fraîcheur. Cependant, quelques frissons passagers lui rappelaient que le mois de Mars n'était, en définitive, pas aussi clément que l'on voudrait le faire paraître.
Il arriva à un croisement, le feu rouge du passage piéton qui lui faisait face l'obligea à s'arrêter. Teint blafard et mine déconfite, il leva la tête et mis les mains dans ses poches. Pinçant légèrement ses lèvres, comme un tic nerveux sans importance, il attendait que le feu passe au vert, « comme pourrait passer au vert les éléments de ma vie » se murmurait t'il. En fait il n'attendait que ça : un coup de pouce du destin, un feu qui passerait du rouge au vert comme ça, sans vraiment de raison et surtout sans savoir quand il passerait. C'est toutefois cette attente qui le tuait, car cette période intermédiaire le faisait douter et surtout lui remémorait ses souvenirs, qui, pour lui, sont des trésors au combien précieux mais surtout cruellement douloureux. Il n'avait qu'une seule hâte, se débarrasser de sa cuirasse de plomb pour revêtir une armure de cristal dans laquelle il pouvait voir les vraies circonvolutions de son âme. Il voulait simplement être heureux, sans jamais se poser de questions, sans se torturer l'esprit, sans se demander « et si.. ?, mai alors.. ? », des choses qui aujourd'hui étaient plus fortes que lui. Il ne contrôlait plus, ni ses actes, ni ses paroles, pouvant être à la fois Dr Jekyll ou Mr Hyde, il avait une forte capacité à être à la fois aimé et détesté , à être un Gémeaux parfait ou une balance qui penchait tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.
Un équilibre, voilà ce qu'il lui manquait. Il avait eu de belles relations, de bons moments passés à aimer mais surtout à se sentir aimé. Evidemment, on ne peut vivre toute sa vie en espérant se sentir aimé à chaque instant, quoi que l'on est mesure de se dire que cela devrait être le cas par nos parents. Qui dans sa vie ne s'est jamais senti seul ou pas aimé un moment ? Certes, ce passage à vide commun est dans la majeure partie des cas injustifiée mais elle a le malheureux « mérite » somme toute relatif, d'être là et de nous faire remettre en question. Certain y pensent et oublient dans la seconde, d'autres se torturent le bulbe et en souffrent. Ces derniers n'ont pas encore compris ce qu'était la vraie vie semble t'il. « Quel comble quand même » se disait t'il, car il savait qu'il était un de ceux qui souffraient pour rien. Il se rendait compte petit à petit de la chance qu'il avait mais s'accroche tant bien que mal à tout ce qui a pu lui faire comme tord, comme si il avait la capacité de remettre en cause le passé voir de le changer pour que rien de mal ne lui soit arrivé. Il ne comprenait pas le bien que le mal a pu lui faire. Cet étrange paradoxe n'est jamais perçu intelligemment. En règle général, on se complait dans da douleur au lieu d'en tirer les bénéfices aussi maigres soient t'il.
Le feu passa au vert, son pied entra en contact avec la chaussée et ces pas devenaient de plus en plus rapides. Cette brève réflexion fixant le feu monotone avait réveillé en lui le petit garçon qui sommeillait. « Et pourquoi pas.. ? » pensait t'il secrètement. La pluie giclait sur son pantalon et il fut bientôt complètement trempé en un instant. Les mètres défilaient sous ses pas de géants et ne sachant même pas où il allait il ne savait qu'une chose : c'est qu'il y allait. Petit à petit, ses yeux s'ouvrirent, il enchaina les rues comme on enchaine les passages de sa vie, il tourna à gauche, à droite puis une fois encore à droite, se retrouva dans une grande artère où s'entremêlaient les bruits assourdissants des travaux et les klaxons intempestifs des voitures. Il s'arrêta, contempla un instant ce spectacle urbain et reparti de son pas décidé. Il n'avait pas peur de l'inconnu. Bien au contraire, il en était excité. Il savait que de toute façon, la vie était encore longue pour celui qui à envie de la vivre à 200%. Il ne doutait bien que l'on ne peux pas vivre sur les fantômes du passé et que chaque instant qui se termine est un instant perdu mais pas dans le sens triste du terme, dans son noble sens, celui qui montre que la vie passe et que personne ne doit en perdre une miette. Il pensait bien que ce principe à penser était facile mais tellement compliqué à appliquer. Le « métro, boulot dodo » a pris une ampleur démesurée et il se disait que jamais il ne tomberait dans une telle routine. Une fois de plus ce principe est aisé à penser mais il a un mérite non négligeable ! C'est tout de même celui de se remettre en question, de repartir de presque zéro, de se remettre en selle, pour créer ou recréer plutôt les moments de sa vie, pour se dire un jour : « oui j'ai vécu ce que je voulais vivre »
Il était là, longeant cette allée bruyante mais vivante, décidé à vivre et non pas à se laisser mourir.
Rentrant dans son nid douillet, il se fît couler un bain, mis de la musique, pris le temps de choisir soigneusement ses affaires et de faire sécher celles qui l'avaient accompagné dans sa réflexion humide mais salvatrice, une fois de plus...
Se glissant dans l'eau brulante, il eu un autre frisson, celui qui passe après l'appréhension de la température. Cependant, une fois immergé, il eu un soupir de joie, un moment de délectation qui peux se rapprocher du masochisme au vue de la chaleur de son hôte.
« Peut être est ce aussi ça le bonheur : un bain chaud, une belle musique, un toit sur ma tête.. »
Cette journée pour lui était spéciale, il savait que rien ne serait plus comme avant, mais surtout que son passé était comme son nom l'indique derrière lui. Il allait lâcher les chevaux, prendre la vie du côté bonheur et ne garder que le bon et le positif de sa vie pour en dénigrer les mauvais aspects. Sans toutefois les oublier, il savait que ces instants néfastes allaient bâtir son empire de souvenirs mais surtout allait le reconstruire, en prenant soin de ne rien mettre ..é. Il savait pertinemment que les fondations de son antre étaient fragiles mais il ne tenait qu'à lui de couler un béton solide pour colmater les brèches, de peaufiner un plâtre qui allait combler ses fissures, de trouver de beaux rideaux pour cacher ses faiblesses..
Il n'était pas benêt, il savait que l'on ne peut résoudre les problèmes d'un coup de baguette magique, sinon de sa bonté, il aurait déjà réglé les soucis de sida, de famine, de catastrophes naturelles, de guerres et j'en passe. Toutefois il faut toujours un départ à tout pour atteindre une arrivée. Certes la route est longue, le chemin sinueux et pervers, mais il avait avec lui un élément que peu de gens ont aujourd'hui et qui bizarrement peut tout faire : l'espoir. Et dans chacune de ses paroles, il en mettait un morceau, comme quand on espère y trouver une plénitude qui a tant fait défaut au paravent. Il croyait en la bonté des gens, en l'amour tant galvaudé aujourd'hui, en des valeurs dites fondamentales.. et c'est ce qui faisait de lui un être à part, un être simple mais compliqué à la fois, un être qui ne demande qu'à être aimé et à donner de l'amour. Pas fleur bleue, il n'en est pas moins tendre et attentionné, parce qu'il part du principe qu'il aimerait recevoir d'autrui la même chose qu'il donne. Et là le bas blesse, car la société actuelle ne promet plus ce genre de choses..ou presque plus. Rares sont les bastions de résistants, mais la vie a ce côté fabuleux de ne pas être prévisible et au détour d'une boulangerie, d'une salle de sport, d'un cinéma ou d'une pizza bolognaise, il peut toujours se cacher un être qui donne un sourire sans en attendre forcement un en retour et là alors, à cet instant précis, la vie peut vraiment se vanter d'être agréable et vaux véritablement la peine d'être vécue..
Il s'endormait doucement dans ce bain qui le berçait, la lumière tamisée aidant, il avait perdu cette mine triste et désemparée. Il souriait….enfin…….
1:48 AM
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April 6, 2008 - Sunday
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Essentiel
Nouvelle page, nouvel article, nouvelle musique, nouvelles photos, la vie reprend ses droits et tourne inlassablement la roue des saisons..
On prend les mêmes mais on ne recommence pas..On refait sa vie, on redémarre quelque chose avec l’âme d’un gamin, l’espoir d’un débutant et les croyances d’un forcené.
Dans quel but ? Honnêtement, je n’en sais rien.. Quoique. Finalement, on cherche tous plus ou moins quelque chose.
L’autre jour je parlais de perfection avec des potes..L’un d’entre eux me parlait de Melissa Theuriau qui est pour lui le summum de la perfection. De là est sorti de nulle part une magnifique conversation philosophique sur le mot « parfait » qui aurait relégué Socrate à un vulgaire gratte-papier du Parisien..
Etymologiquement le mot perfection vient du latin per - ficio, ficio venant du verbe facere : faire et per signifiant littéralement jusqu’au bout. Parfait signifie donc ce qui est fait jusqu’au bout, totalement.
De quoi faire cogiter certains sur leur propre conception de la perfection. A bien y réfléchir, cette définition est tout bonnement insipide et j’ai beau retourner la phrase dans tous les sens je ne peux pas vraiment définir correctement le problème.
Alors prenant mon courage, somme toute relatif, à deux mains, je vais tenter de vous faire part de ma conception du parfait, de « mon » parfait plutôt. Certains n’en auront rien à faire, d’autres auront a cœur de lire ces prochaines lignes afin de tenter d’entrevoir une partie de solution quant au mystère que je dissimule tel un trésor que je ne veux pas forcément que l’on trouve, et que j’ai moi même perdu..
Un exemple simple vient commencer mon plaidoyer. Une œuvre d’art. Certes je ne vais pas remettre en cause tous les courants artistico-philosophiques de notre siècle et des siècles antérieurs, d’autres masochistes cérébelleux ayant déjà œuvré à cela. Alors je me contenterais de dire ce que la majeure partie des gens de notre belle terre pensent : la perfection n’existe pas. Alléluia, fermons la parenthèse et félicitons nous de cette constatation limpide et tellement facile à déclarer que nous nous demandons bien à quoi Platon pouvait bien servir en son temps reculé.
Bref, laissons ..é ce panurgisme récurrent et navrant de nos jours pour essayer de voir un petit peu plus loin que cela. Soyons fou, définissons notre notion du parfait..
Certes une œuvre d’art n’est jamais parfaite dans l’absolu et là est toute la différence. Subtile pensée que de se demander si pour certaines personnes, cette sus dite œuvre d’art n’est pas la matérialisation de la perfection. Grand bien leur fasse de penser telle chose..Je serais au moins ravi que des gens puissent avoir en tête une idée de positivisme lié à l’ébahissement devant une œuvre qui peut sembler paraitre quelconque voir anodine pour une tierce personne.
Mais je m’emporte dans de grandes tirades presque totalement incompréhensibles, alors je reviens donc à des choses plus terre à terre mais plus personnelles.
Communément, l’exclamation « c’est parfait » est utilisée pour manifester une joie passagère sur un élément de vie. Etre fier de son travail et s’écrier : « c’est parfait » est une bonne chose et quand elle arrive, on se félicite, on avance, on grandit, avant de se rendre compte que ce n’était pas forcement aussi parfait que cela mais qu’importe, pourvu qu’il y ai eu l’ivresse de la satisfaction antérieure.
Pour moi, ce qui est parfait, c’est un grand lit ou canapé, une grande glace à la vanille (type Hagen-Dazs, un épisode de Scrubs ou Dr House, une lumière tamisée, un repas japonais et une agréable compagnie. C’est une possibilité parmi tant d’autres..mais cette sensation de perfection du moment est un délice qui renvoi le Nirvana à un vulgaire champ de poireaux (ne me demandez pas pourquoi, c’est le premier légume ayant traversé ma pensée, la pomme de terre étant trop commune..Et oui, si c’est trop facile, c’est pas drôle..)
Alors après le fait qu’il y ai des moments parfaits, il y a aussi la personne parfaite.
Ohhh combien de fois ai-je entendu que nul n’est parfait et bla et bla et bla (et bla.. si si)
Et là je m’insurge ! Certes l’homme qui est tout et pas trop à la fois n’existe pas et vous le savez..dans l’absolu. Alors je risque de dire des banalités sur certains points et vous m’en excuserez, mon clavier étant encore chaud, j’ai profité du moment pour vider mon esprit de choses communément connues. Si toutefois vous apprenez des choses alors je m’en féliciterais et mon égo en prendra un tel coup qu’il ne pourra sans doute pas se relever avant un moment.
Bref..
Attention spoiler ! je vais vous révéler ma femme parfaite ! Certains parieront sur Mimie Mathy ou sur Genevieve de Fontenay et je les féliciterais pour cette ouverture d’esprit qui est tout à leur honneur, mais au risque de les décevoir, non, ces gentes dames ne rentrent pas spécialement dans mes critères..n’en déplaise à mes détracteurs, aussi nombreux soient ils J
Ce que je recherche dans une femme, qui la rendrait parfaite à mes yeux (et c’est là où je veux en venir..) c’est quelqu’un qui saura me montrer une bonté d’âme et de cœur hors du commun. Alors oui, j’en entends certains déjà siffler au loin tel un train en rase campagne, me traitant de faux cul car pour eux le physique est un critère primordial. Et ils n’auront pas tord ! Soyons honnêtes cher(e)s ami(e)s, cela rentre en considération et pas qu’un peu. Mais après on peux très bien être belle/beau et con/conne comme un balais, les deux étant tout a fait compatibles (j’ai des noms mais ne me les demander pas svp :p)
Soit, la beauté, aussi subjective soit elle, aidant, il faut qu’elle ai l’âme d’un enfant, le sérieux d’une femme, et la tendresse/bienveillance d’une personne âgée (je m’entends, ne me traitez pas de pervers, bande de cinglés)
Il faut qu’elle sache ne pas se prendre au sérieux, il faut qu’elle soit douce, tendre et sauvage à la fois, qu’elle ait cette autodérision qui fait tellement défaut parfois, il faut qu’elle soit aimante avec des valeurs fondamentales et qui se perdent. Il faut qu’elle sache sourire à la vie comme à son prochain, qu’elle soit ambitieuse dans sa vie professionnelle et amoureuse à la fois, qu’elle me fasse rire par de multiples facettes..
J’ai surtout envie de me réveiller le matin et qu’elle arrive à me faire sourire rien que par la façon dont elle dort..Bête, kitsch ou autre, je n’en ai gré, j’aime ces moments où je me retrouve à me dire que j’ai de la chance.
Voilà ce qu’est en petite partie, ma conception de perfection chez une femme. (je laisserais un board where you can apply (car oui parler anglais est important.. J ) au cas où …
Ce qui est parfait, c’est de se dire que la vie est belle.
Ce qui est parfait c’est de prendre des décisions que jamais vous n’auriez prises avant, quelles qu’elles soient.
Ce qui est parfait c’est de se rendre compte de la chance que nous avons d’être dans un pays, certes en déclin sur certains points, mais libre.
Ce qui est parfait c’est de se dire que nous avons des jambes, des bras, un cœur, une tête, la faculté de se rendre compte de tout cela et de s’en féliciter.
Ce qui est parfait c’est d’être aimé et aimer aussi fort que l’on peut et de ne jamais rien regretter.
Ce qui est parfait c’est de bouleverser ses habitudes pour changer , de profiter d’une vie qui, malgré le fait qu’elle a la capacité de nous déchirer tous les jours, nous donne la possibilité de faire ce que notre âme nous dicte..
Finalement, ce qui est parfait c’est de voir dans les yeux des gens qu’on aime que l’on est quelqu’un et c’est sans doute cela l’essentiel …… En tout cas cela est MON essentiel et pour rien au monde je ne donnerais cette petite partie de moi qui me donne tant d’espoir..
Je redémarre ma vie, je reprends mon souffle, faites moi une place, car je ne garantie pas de m’arrêter un jour……..
10:12 AM
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March 31, 2008 - Monday
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Ne t’arrête plus...
Il est l’heure, il est temps de partir de mon travail et retrouver mon petit chez moi qui ne l’est pas vraiment me conçernant.. Je ferme la porte du cabinet et le bruit sourd de la clé dans la serrure rsonne dans le hall où le silence est d’habitude d’or.Dans l’obscurité se reflète fièrement un interrupteur sur le mur qui porte encore les stigmates des années. Après avoir nonchalement appuyé dessus, la lumière envahit le couloir et mes yeux se plissent comme pour amortir le choc que ces ondes à travers ma cornée.Ma tête me fait comprendre que la journée n’a que trop duré et je me rends compte que mon lit ,ce soir, sera une délivrance non negligeable. Les quelques marches me separant de la porte principale de l’immeuble paraissent interminables tant mes jambes sont lourdes.Ceci etant dû majoritairement à mon weekend qui a une fois de plus laissé des traces indélébiles dans ma chair et indirectement dans ma memoire.. Arrivé à la voiture, je pose mon sac à l’arrière et grimpe au volant, la soirée est douce mais un air frais me berçe.Cependant, celà ne me gène pas du fait que j’aime ressentir la chair de poule pendant un coup de vent affectueux, me rappellant que le printemps frappe enfin à la porte de nos vies. Les saisons s’enchainent mais ne se ressembent pas..J’aime cependant avoir les mains gelées en pensant qu’elles seront vite rechauffées.Difficile de predire si demain il fera beau ou si un nuage facécieux viendra troubler la fête d’une énième journée qui commence.Drôle de metaphore pour évoquer des sentiments à l’orée d’un 31 mars qui se termine..
Il fait sombre mais la nuit n’est pas encore tombée sur l’Alsace, les kilometres défilent et les paysages s’enchaînent.Je n’ai peur de rien, surtout pas des autres, alors je roule, certes prudemment, mais les yeux dans le vague comme si la route que j’empruntais se matérialisait dans mon esprit tel un souvenir que l’on peine à éffacer. Un feu rouge me stoppe dans mon élan si spontané..A la recherche du regard d’un pieton, je réussis à intercepter le sourire d’une petite septuagenaire ,me faisant aussitôt lui rendre la pareille..Un couple s’embrasse sur le bord de la route et c’est tout mon sourire qui se fâne comme si je me mettais en scène et que ce moment de bonheur pour certain pouvait se transformer en pieux aceré s’enfonçant dans un coeur trop meutri pour d’autres. Celà ne me gène pas, la vie est ainsi faite..Je suis heureux du bonheur des gens même si le mien peine à arriver. Je sais qu’un jour il frappera à la porte de mon âme sans toutefois crier gare.Pour le moment tout est encore très distant, et c’est d’ailleurs le cas de le dire car ce phénomène de distance a aussi contibué à mes peines actuelles.Question fondementale: peux t’on croire en une relation à distance..? Quand un coeur et des yeux te disent oui, que te font avouer ta raison..? En roulant je pensais à celà , à l’erreur que je ferais à laisser filer des personnes qui ont eu une importance dans mon coeur et qui se rassurent sous le pretexte falacieux qu’ils sont un tant soit peu eloignés..Ainsi j’ai perdu mon meilleur ami, et d’autres âmes qui semblent s’être liberées mais qui ont, au fond d’elles, un mal être palpable mais délicat, au même titre que des choses à avouer mais que l’on ose jamais dire..Là, je maudis alors Dieu d’avoir fait de moi un être qui s’attache...
La route reprend ses droits et je retourne aux confins de mon univers interieur.Mes yeux se brouillent à nouveau et je vois se dessiner au loin des montagnes dans un superbe écrin rosé..Les dernières heures du jour sont avalées par l’horizon et les lumières de la ville se reflètent dans les flaques agissant comme des miroirs dont l’éclat n’a de sens que du fait d’une pollution plus ou moins prononcée.C’est toujours pour moi un ravissement que de me rendre compte de ces choses à ces instants, ayant toujours aimé rechercher l’ombre quand il y avait trop de soleil, la nuit me procure ce sentiment que quelque chose se termine pour créer une autre chose, belle ou pas.. A cette heure ci les trottoirs se vident et la ville reprend son souffle. Les rues desertes s’enchainent et la fenêtre entrebaillée laisse passer un air qui mélange fraîcheur et oxyde de carbone.Un soupir se fait entendre dans l’habitacle et mes yeux se figent une fois de plus dans l’horizon lointain. Comme si la peine rejoignait l’impuissance pour la plus triste des chorales, je regarde sur le côté et en l’air à la recherche d’une bonne étoile qui pour le moment est restée bien planquée.Cependant je me dis que si je la cherches c’est que j’avance et c’est bien celà l’essentiel.J’ai des cicatrices plein le corps et quelques unes dans ma ma memoire en me disant simplement que si on m’aime , on me comprendra..Je me dis alors que des fleurs poussent bien dans le sable et que vivre c’est finallement accepter ses échecs et ses defaites.Je savais bien que ma coupe de déception etait pleine et qu’il fallait commencer à vider ce trop plein. Le sourire réapparu alors sur mon visage quand je pris conscience que l’encre de ma vie déteignait de plus en plus sur le papier de mes illusions. Triste complainte que celle de celui ayant pour but d’être heureux mais qui se rend compte qu’il est le temoin impuissant du temps qui trace, du temps qui veux, que les enfants deviennent des grands et que les grands deviennent des vieux..
Arrivé chez moi j’ai enfin retrouvé ma plume restée sur mon bureau. Elle semblait attirer mon regard et ma main ce soir. Negligemment posée là, sur le bord de la table, elle se fait le reflet de mon âme, perdu entre espoir et resignation. Il n’y a qu’un mince univers entre les deux termes et la vie qui passe me fait osciller sur ce fil tendu. Je sais qu’une épee de Damoclès est perchée au dessus de chacun de nous et que nos actes ont tous un sens ou presque, alors en bon etre paradoxal je vais faire fî de tout celà en faisant ce que la vie ne me dicte pas de faire, en prenant un taureau furieux par les cornes et en baisant le destin avant qu’il ne me fasse me rendre compte que je suis un eternel nevrosé. J’ai envie d’ecouter les battements de mon coeur, j’ai envie de prendre les risques que je n’aurai jamais pris, j’ai envie de tout sauf d’être le sempiternel poseur de questions et redresseur de tord. J’aime cette vie qui nous donne tant de possibilités..Malgré le fait que parfois elle nous fait nous rendre compte que l’on est rien et qu’elle fait de nous ce qu’elle veux, j’aime penser que je peux apprecier des gens, leur dire que j’ai passé de bons moments avec eux et ne plus me poser de questions incensées, qui me freînent. Certes le rouage est lent à être mis en route mais comme le dis si bien un grand poète urbain et moderne, "Chaque jour, j’apprends les codes de ma route".. alors laissons le temps au temps..
Je tenais de plus à vous remercier de vos temoignages sur mes textes qui ont gonflé mes poumons de gratitude. Je suis certain que par certains aspects vous contriburez à me rendre mon vrai visage. Les fondations sont en oeuvre et le projet est grand, mais les architectes de ma vie sont nombreux et ils travaillent d’arrache-pied pour bâtir un empire qui depasse les imaginations. Certes les craintes sont presentes et le beton ne prendra pas de suite mais il suffit de quelques touches de bonheur pour que le travail ne soit qu’une formalité et que le côté chance de ma vie prennent le dessus sur le côté souffrance.Merci pour les yeux qui refletent vos coeurs..
2:08 PM
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March 20, 2008 - Thursday
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On a day like today
Ce matin, son réveil n’était pas le même que d’habitude, il ouvrit ses yeux embrumés et regarda brièvement la petite mansarde surplombant sa fenêtre avant de se raviser en détournant les yeux vers le tableau qui faisait face à sa couche. Cette incertitude pesante survenant même dans les moments anodins lui rappelait qu’il devait faire face jour après jour à quelque chose qui le dépassait. Il pris son courage a deux mains et s’extirpa hors de ses draps , s’assis sur le bord de son lit qu’il regrettait déjà et eu ce léger frisson que l’on ressens à peine les membres soumis à un air décidemment trop frais pour un mois de Février..
Assis là, les bras ballants, le regard perdu dans un épais brouillard, la mine hagard, il se frotta les cheveux et se demanda comment il allait gérer le calvaire que peut représenter le trajet le séparant de la salle de bain où l’attendait une douche salvatrice mais tellement longue à se mettre en route que tourner le bouton d’eau chaude se comparait à une épreuve olympique.
Jugeant l’effort nécessaire, il tenta de se lever mais pris la décision somme toute discutable de se remettre un instant sous les draps..L’hygiène attendra pour peu qu’il y ai l’ivresse..
Le drap fin recouvrant une partie de son visage, il culpabilisait déjà de cet acte que beaucoup auraient jugés inutile..Mais qu’importe, les autres : il s’en foutait en bon aigri qu’il est devenu ou qu’il semble se forcer a devenir..
En ce jour funeste le vent régnait en maitre et participait activement au refus de se lever de notre ami. Les volets claquaient sensiblement et l’ombrage crée par les arbres environnant la maison dessinait des formes inquiétantes au mur tel un artiste chinois à travers son modeste rideau.
La peur ne l’atteignait pas, ou plutôt, la peur ne l’atteignait plus. Résigné il prenait quand même la décision irrévocable de se prendre en main et d’arrêter de souffrir bêtement. Il avait de quoi faire dans sa vie, des amis, de l’argent, la santé, des projets.. Il ne cessait pourtant de penser à celle qui avait déclenché cette petite révolution intérieure. « Quel idiot » se disait ’il. Il se maudissait avec parcimonie tout de même d’avoir perdu son temps mais ne pouvait se résoudre à rester dans le flou. Un léger coup d’œil sur son portable, désespérant de singularité et de calme, il pris le chemin de son balcon où, le cœur partagé, il pris un bol d’air stimulant mais dangereux aux regards des fortes bourrasques qui emportait les détritus d’une poubelle laissée nonchalamment pleine..
Les mains vissées sur la légère rambarde, il projeta son regard au loin pour y trouver une solution comme si l’horizon décelait les raisons de son mal-être. Seul le silence se faisait alors et il se rendit compte que cet instant poétique ne marche que dans les films a gros budgets ou dans les livres qui n’ont de but que de faire rêver un lecteur en mal de vivre. Les talons tournés, il franchit le pas de la porte fenêtre, pris une pomme et s’installa le long d’un muret, à la recherche d’un morceau de ciel bleu et de lumière d’un soleil trop occupé à lutter contre des nuages bien trop menaçants pour lui.
Ce matin là, la pomme lui parut aussi normale que les autres jours. « Désespérant » se disait-il. Peut être comptait t’il sur une simple fruit pour lui remonter un moral que même un fond de chaussette n’aurait pas retrouvé..
Certes, il se disait que c’était injuste et prenait la place d’un Calimero bien trop oublié, mais au fond il ne voyait pas ce qui l’entourait, laissant simplement la mélancolie être son seul manteau contre le rude hiver sentimental qui trônait dans son âme.
Il était tellement occupé à divaguer et à penser à ce qu’il n’avait pas qu’il en oubliait presque ce qu’il avait. Son portable sonnait déjà depuis 3 minutes par vagues successives qu’il se rendit compte que quelque chose faisait un tintouin digne d’une « guerre des étoiles no 4 »
C’était un rappel, un memo d’un anniversaire, bêtement oublié, l’anniversaire de la rencontre avec celle qui lui a brisé son cœur, sa tête, et ses envies..
Il appuya nonchalamment sur les touches de son téléphone pour arrêter ce vacarme et un petit sourire en coin apparu sur son visage comme pour dire « ben tiens… il ne me manquait plus que cela.. » Cette manœuvre technologique faite, il ne s’était pas rendu compte des autres messages reçus pendant la nuit. Des messages d’amies « sans doutes bourrées » pensait t’il mais qui au final lui réchauffait le cœur tant et si bien qu’il se posa une petite question toute simple : « Et si je guérissais… ? »
Cette idée de prime abord stupide à ses yeux eut un effet dévastateur dans la suite de sa journée. Fou comme il est, il prit le chemin de la salle de bain, se doucha, en sifflotant, s’habilla comme si il allait rencontrer Adriana Karembeu et mis la musique si forte que sur Mars résonne encore les échos des basses de l’ampli de notre doux rêveur.
Ceci fait il se frappa sur les joues, se disait qu’il pouvait encore plaire et que rien n’était perdu. Gaiement il appela toutes ses connaissances, demandait des nouvelles de filles qu’il avait dans son répertoire mais qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam…pris des rendez vous, essaya de faire en sorte de faire coïncider son planning et ses envies.. La messe était dite, la machine relancée. Mais cet instant d’euphorie ne dura que le temps d’en parler. Il se rendait compte que ces moments éphémères n’étaient en fait que des arbres cachant une forêt épaisse mais se félicita de l’effort fourni. Le visage moins dur qu’à son réveil, il eu un petit haut-le-cœur, un petit « je ne sais quoi » qui a fait de lui un être capable de comprendre d’où sa douleur provenait et comment la combattre. Il pensait qu’il fallait faire les choses en son temps, profiter des petits moments qu’une vie nous offre : un lit bien chaud, un balcon donnant sur de la verdure, un air frais, des gens qui pensent à lui. Finalement il ne lui fallait pas grand-chose de plus pour être heureux aujourd’hui..
De nos jours on sous-estime terriblement le pouvoir « des petites choses ». On ne prend plus le temps de respirer l’odeur de l’herbe fraichement coupée, d’aller chez le boulanger de bon matin afin de prendre un bon pain, de s’occuper de ceux que l’on aime avant de les voir s’éteindre..
Ce garçon dont j’ai parlé depuis le début, c’est moi, c’est vous … on est tous amenés un jour à des moments anodins, tellement méprisables parfois qu’ils en passent inaperçus. On prend toujours le mauvais côté des choses en prétextant que la vie est ainsi faite et que la fatalité nous enterrera. Je n’aime pas entendre « c’est la vie », c’est un cri de désespoir montrant un tel aveux d’impuissance envers quelque chose que nous ne contrôlons pas certes, mais que nous pouvons gérer au mieux pour en faire quelque chose de beau, de vivable, de chaleureux.
Ce garçon n’a pas pris toutes les bonnes décisions dans sa vie, bien au contraire, mais il prend son temps pour faire les bons prochains choix comme si il se retrouvait en face de 2 portes similaires mais aux contenus tellement différents
Le presser c’est un peu comme lui dire « prend cette porte, tu verras c’est bien ».. mais est ce vraiment un bien pour lui ? Parfois il faut savoir reconnaitre se tromper dans le choix de sa porte, pour avancer et en ouvrir une seconde puis une troisième..
Ce labyrinthe titanesque qu’est la vie est passionnant, usant parfois mais tellement nécessaire dans le but de se connaitre. Je ne regrette pas de m’être trompé de porte mais je prends garde à en ouvrir d’autre. La main sur la poignée j’hésite, entrouvre mais referme aussitôt sans jamais avoir eu l’occasion de jeter un coup d’œil furtif..Regrette de l’avoir entrouverte, me ravise dans mon choix, tente une percée sur l’autre porte mais recule aussitôt. Usant mon corps et mon âme, ce petit jeu mesquin fait pourtant partie intégrante de chacun. Certains les ouvrent sans vraiment faire attention disant « qui vivra verra », d’autres restent toute leur vie devant une porte et se demanderons toujours ce qui se trouve derrière. Puis certains oseront changer leurs plans, tenter une fois à gauche , une fois à droite, usant de leur expérience pour faire subtilement deux fois de suite a droite ou deux fois à gauche, sachant pertinemment que ce n’est qu’une question de hasard mais mettant quand même cela dans le même panier que l’expérience et le vécu..
Et puis en définitif il y a nous, ceux qui sont devant cette porte, soufflant un grand coup, l’ouvrant le cœur plein d’espoir, prenant ce qu’il y a à prendre, et enchainant avec parcimonie une autre porte avec toujours autant de souffle et d’espoir au fond du cœur…
Au final, les seuls gagnants dans l’histoire sont ceux qui ne regretteront jamais d’avoir franchi un seuil. Maintenant, il est facile de dire cela mais le vivre et l’accepter est une toute autre affaire. A toute personne qui me dis ne jamais regretter, je lui dirais qu’il ment, car tôt ou tard on a ce petit pincement qui vous dit « et si…. ? » Même si il dure 5 secondes il exprime une forme de regret, de questionnement intrinsèque sur une action que l’on a effectué ou pas..
Cela fait partie intégrante de la beauté de la vie qui mêle avec majesté les sentiments de ses heureux bénéficiaires.
A nous maintenant de lui rendre la pareille en faisant de cette vie quelque chose de beau, de fort, de mémorable pour que le jour où le dernier souffle sera de mise, l’on puisse se dire : « j’ai vécu ce que j’ai voulu vivre et c’est tant mieux..»
3:03 PM
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March 5, 2008 - Wednesday
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Aimer "jouer à choix"
Current mood: determined
Aimer « jouer à choix »
Nous sommes Samedi, le temps est maussade mais ne me démontant pas, je décide je partir courir un peu. Ces derniers temps ont été éprouvants, parsemés de nombreux événements dont je ne parlerais sans doute pas (surtout si mes élucubrations n'ont qu'un tantinet d'intérêt à vos oreilles ou plutôt dans le cas présent, à vos yeux.)
L'asphalte file sous mes pas de géant et je sens le froid s'engouffrer dans ma frêle veste. Ne prenant pas garde à cela, je continue ma route pour l'inconnu. En effet, je ne me décide jamais à l'avance un tracé quand je cours, je préfère suivre mon instinct, me laisser guider par l'air, par une chose ou une autre attirant mon regard.. Ce matin là, il me semblait bien que je n'étais pas allé courir par simple besoin de faire du sport mais plutôt pour évacuer un stress qui couve quelque chose de sous-jacent. Frustrante idée que celle de ne pas savoir ce qui me chagrine exactement. J'ai bien sûr des pistes sans toutefois avoir des éléments de réponses pouvant me mener à une quelconque plénitude comme un guerrier désireux d'atteindre le wallahalla et ses valkyries enchanteresses.
Ce Samedi avait pourtant bien commencé, de bonnes nouvelles du travail, de l'argent sur mon compte, des gens aimants à mes côtés, une santé qui me laissait enfin un semblant de répis. Que pouvais-je demander de plus ? Cependant, il fallait que j'aille quand même courir comme si un appel subliminal me poussait a écouter son écho tentateur. Me revoici donc en pleine course, au gré du vent, je cours à en perdre haleine poussant des sprints rageurs sur quelques mètres ne sachant pas spécialement pourquoi. Soudain le pluie commence à tomber, je souris..
Mon coeur s'emballe et je me dis que finalement, ce sera une belle journée. La pluie est pour moi la preuve que tout est une question de choix. Certes ceci peut paraitre bizarre, mais pour moi la pluie me rapproche d'un pas du bonheur, comme si je prenais le malheur que cette eau divine apporte aux amoureux de pique-niques pour alimenter ma propre jauge de bonne humeur. C'est drôle, cette totale ambigüité dans mes pensées est ma marque de fabrique particulière. Tout un esprit torturé, plein de contradictions, de maladresses verbales, de mal-être indescriptible ne voulant être aidé de personne comme si une fierté mal placée avait décidé de se mettre au diapason de ma vie. On a proposé de m'aider, des amis et amies proches (Mel..Stephane…) mais la seule chose que je suis capable de leur répondre, c'est…rien justement. Je ne sais pourquoi je garde en moi ce désir de m'en sortir seul. Beaucoup se demandent alors de quoi je me plains au vue de ma vie qui semble tout à fait honorable. Un bon travail, un peu d'argent, un peu de succès, du sport, des parents aimants sont mes compagnons habituels et pourtant je ne suis pas heureux. Même Giselle Bunschen n'arriverait pas à me combler aujourd'hui. Cependant, je ne me plains pas. Vous me traitez de fou ? Sans doute.. Je crois que je suis tiraillé par des questions sans réponses. Des interrogations qui font de moi un être à part, définitivement seul et incapable de ressentir quelque chose de profond sans que ce petit « je ne sais quoi » refasse surface.
La question qui me taraude et qui hante ma vie depuis des années concerne mon ex. Alors je sens déjà les remarques, sans doute fondées, me disant que une ex doit rester une ex etc.. Cependant, je sais que sans réponse à ces questions je ne serais jamais heureux.
Situons l'affaire : Mon ex était une femme superbe, elle arrivait à contenir le feu follet que je suis en amour. En bon bélier, je suis passionné, rêveur et fonceur et difficile de me suivre quand je suis amoureux ! Mais mentalement elle avait un problème terrible, quelque chose de meurtrier et que je ne souhaite à personne : la cyclothymie.
Maladie implacable pouvant vous mener sur le chemin de la dépression comme sur celui de l'euphorie en autant de temps qu'il en faut pour le dire.
J'étais amoureux d'elle, et jamais je n'avais été aussi sûr qu'elle eu été la femme de ma vie. Cependant cette pathologie a ruiné tout ce que j'avais entrepris et a remis mon c--ur dans sa détresse la plus absolue. Le temps passe mais rien n'a changé, il me reste encore ces questions que je me pose sur la conscience comme de longs couteaux effilés transperçant un à un mes maigres entrevues avec le bonheur.
Nous sommes restés 3 ans ensembles, dont 1 bonne année de galère ponctués de faits atroces et irracontables pouvant marquer le plus intrépide d'entre vous. Jamais souffrance mentale et torture sentimentale n'aura pris telle dimension dans ma vie et c'est ce qui explique, en partie, ma marginalité partielle et surtout mon désir de rester dans mon château de cristal où les portes sont verrouillées par des serrures dont personne m'a la clé, ni même moi.
Ces questions concernent principalement le temps et ses affres. Comment en être arrivés là, comment accorder de la confiance a quelqu'un dont on ne sait pas si elle sera vivante au retour à la maison. Car oui, le mal est là, la dépression chez un cyclothymique amène la plupart des cas au suicide et la peur de cela était omniprésente. Pourtant j'y croyais, je pensais qu'elle pouvait se soigner, que des méthodes existaient, pour essayer d'arriver à une hypothétique issue à ce conflit perpétuel avec elle-même.
Elle ne prévoyait rien, ne savait pas ce qu'elle allait faire le lendemain, n'avait aucun projet (aussi bien pour elle qu'en amour). Pourtant elle m'aimait et moi aussi. Alors cruel paradoxe certes amenant forcement à se demander où est la faille ou plutôt la sortie de secours.
Et là, un psy a fait son oeuvre. Mettant tout le peu que l'on avait construit de côté, il a réussi à la formater, complètement et à mettre à mal des années de lutte acharnés pour des rendez vous de quelques euros non remboursés par la sécurité sociale. Tant et si bien que notre histoire s'est terminée mais sa maladie est toujours présente.
Depuis ce jour je suis déchiré et ce n'est pas un manque de considération que j'ai pour les femmes, c'est une sorte de refus de l'autre comme pour répondre à une injustice qui m'a été faite. Je sais pertinemment que je ne dois pas m'arrêter à cela mais ce sont des millions d'interrogations qui me mitraillent l'esprit jour après jour, heure après heure. Des explications ? J'en ai demandé. Et maintenant, tout ce qu'elle est capable de répondre c'est : un long silence car elle-même ne sait pas pourquoi les choses en sont arrivées là.
Dur donc de ne pas avoir de réponse à la plus simple des questions.. et frustrant par ailleurs pour un homme au c--ur dévoué de devoir baisser pavillon à cause de quelque chose que personne ne contrôle. Dans de tels cas, on aimerait que le temps suspende son vol, que les choses prennent un cour positif, que l'on puisse mettre les choses à plat et trouver les solutions adéquates mais que nenni.
Certaines choses semblent immuables, mais les regrets et les frustrations restent comme un tatouage marquant à vie une personne ayant pour leit –motiv la joie d'autrui au détriment parfois de la sienne. Triste sort que celui-ci.
Alors en ce samedi, ma course effrénée s'amplifie encore, le galop du meurtri impétueux redouble de constance et l'oxygène vient à me manquer.. La route ne m'a jamais semblé aussi
étroite qu'à ce moment là. Je décide alors de faire demi-tour.
Les yeux perdus dans le vague, la pluie me ruisselant sur le visage, je marche pour retrouver l'antre de mon exil. Le long de cette route, je sens un frisson me parcourir, comme pour me punir d'avoir pointé le bout de mon nez dehors en un pareil temps. Je n'y prête guère attention, là encore, mon insouciance est l'arbre qui masque la forêt de mes désillusions.
Arrivé chez moi, la pompe à vie qui me serre tant dans ma poitrine s'emballe au rythme de ces maudites questions qui me harcellent. J'ai finalement trouvé pourquoi j'avais envie de courir..
Le lendemain, j'étais allongé dans mon lit, la gorge dans un état pitoyable, un crâne au bord de l'implosion laissant paraître Hiroshima comme un vulgaire champ de patates, et des courbatures à me rappeler ce que mes patients de 90 ans endurent jour après jour. Me réveillant dans cet état, j'ai pourtant souris car je savais d'où venait ce mal. Du temps d'hier ? Non.. pas seulement je pense.
Cependant, force m'est de constater que la vie fait de nous ce qu'elle veut. Elle prend ce qu'elle a envie et donne ce qu'on arrive à lui en tirer. Ceci vient du fait que l'homme est capable de choisir où il a envie d'aller, même si parfois il semble guidé par des forces qu'il me maitrisera sans doute jamais. Je souffre jour après jour de cette désillusion, mais elle n'est qu'une partie de ce que représente le pandémonium de ma personne. Je ne cherche pas à soulever des mystères et à vous voir vous apitoyer sur mon sort. Je cherche simplement à essayer par l'écriture d'y vois un peu plus clair dans les choix de vie que j'ai à faire afin de me sortir de cette inextricable panade.
Alors entre la vie et moi, ca a toujours été une grande histoire digne d'un « je t'aime, moi non plus.. » mais au final ce n'est pas plus mal car cela donne une certaine raison d'être à une personne qui n'en avait plus il y a quelques mois de cela. Ces questions, sans trouver de réponses, me forgent un moral d'acier, me recadrent, redéfinissent petit à petit des bases à mon existence. Certes tout ceci est encore bien flou aujourd'hui mais en fin tacticien j'ai toujours pensé que c'était bon de temps en temps de « jouer à choix »………
1:17 PM
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February 20, 2008 - Wednesday
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La conjuration d’un imbécile
Un nouvel article au c--ur de myspace, dans les confins d'un profil trop torturé et noyé au milieu d'articles souvent insipides mais qui ont le mérite de me faire évoluer, à ma manière.
Aujourd'hui, il pleut. Les gouttes tombent sur le velux de ma chambre et la fenêtre entre-ouverte laisse passer un petit vent vivifiant mais me rappelant que le mois de février a encore des surpri | | |