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Monday, January 21, 2008
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01:17
01:17 Chrysalide éphémère d'une absinthe pensée ; Évanescence d'une nuit à ton corps enchaînée ; Insuffles en moi tes mots, humides commissures, Quand perle de tes lèvres, l'ultime meurtrissure ! Iah-hel le 22 janvier 2007
17:52
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Sylphide
Current mood: excited
"La chrysalide en suspens" Aux soies du temps s'effile, S'essouffle... Et tambourine...
Et comme ce vers en soi Tisse l'encre qui m'habille, Je souffle sur des maux, Qui dansent la pantomime !
iah-hel
14:51
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Thursday, December 06, 2007
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Guillemont (part3 suite et fin)
Current mood: thirsty
Guillemont (part3 suite et fin)
donner l'alerte. D'un bon et d'une parfaite chorégraphie, nous pénétrons dans le petit poste. Les deux hommes surpris, tentent de se défendre, mais trop tard. L'effet de surprise a joué en notre faveur. tout en maintenant d'une main une forte pressions sur sa bouche pour qu'il ne crie pas, je lui tranche la gorge de l'autre. Le sang qui gicle s'écoule sur ma main, épais, visqueux, accompagnée par cette sensation de chaleur, celle de sa vie qui s'échappe. Le corps se crispe, tressaille dans un dernier soubresaut et s'écroule au sol, renversant la lampe qui s'éteint en laissant écharper son contenu.
Je regarde louis qui essuie calmement sa lame sur le revers de son pantalon. je suis tendu, mais je lui souris. nous sommes toujours vivant. Je jette un rapide coup d'oeil autour de moi et me retourne pour me diriger vers la sortie, quand soudain, un bruit provenant du fond de la cavité me fait sursauter. Je vois le visage de louis se tétanisé. D'un bon, Il se jette sur l'ombre comme un diable qui sortirait de sa boite, le couteau à la main. Au même instant, dans un éclaire de poudre, une détonation retentit juste derrière moi et me projette au sol dans Une douleur effroyable. et puis plus rien... Le trou noir. Quelques images succinctes me rappellent notre fuite, j'étais sur le dos de louis qui courrait dans la tranchée, je vois les corps qui défilent, j'entends le bruit des détonations, lointaines ; je suis blessé pourtant, je ne ressens aucune douleur. Il y a 3 mois que cet accident est arrivé ; Mes jours ne sont plus en danger, mais vu la gravité des blessures dont je souffre, le haut commandement a demandé à ce que je sois réformé. je ne combattrais plus... Je part en laissant derrière moi cet enfer ! Je ne fuit pas non, on me l'impose comme le reste d'ailleurs, je n'ai guère le choix. Assis dans ce train, je rentre chez moi. Ce moment je l'attendais depuis longtemps, ce serait me mentir à moi-même que de vous dire le contraire. J'en rêvais depuis si longtemps de cette libration... Louis est avec moi, il m'accompagne pour ce dernier voyage. Il a eu quelques jours de permissions et a tenu à me rendre ce service. je vais enfin revoir ma famille... 1 année que je n'ai pas vu ma femme, 1 ans sans même embrasser mon fils... Je me pose mille questions en regardant le paysage qui défile par la fenêtre et la vie, qui continue malgré tout. je reconnais enfin le clocher qui pointe à l'horizon, plus que quelques minutes. Mes main ne tremblent plus, non, je suis calme. Arrivé en gare j'aperçois ma femme qui m'attend. elle est accompagnée de mon fils, dieu qu'il a grandi. Louis m'aide à descendre de voiture pendant que Je la vois qui me cherche du regard, paniquée... ça y est elle m'a vu ! je la regarde, elle si belle et j'ai mal... Mon fils est à ses côtés, il lui tient la main. ils s'avancent tous deux vers moi. Elle se penche pour m'embrasser mais son regard troublé trahit son malaise. je voudrais pouvoir la rassurer, lui dire combien ils m'ont manqués, combien je les aime ; mais, Mes yeux s'emplissent de larmes et je ne peux que maudire le jour où j'ai rencontré louis. Il aurait dû me laisser crever là-bas, dans ce trou !
mes mains ne trembles plus, aucun son ne s'échappe de ma bouche. je suis là, auprès de ceux que j'aime, dans ce corps inerte avec seulement, mes yeux qui bougent encore...
Iah-hel copyright décembre 2007
03:48
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Wednesday, December 05, 2007
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Guillemont (part2)
Current mood: thirsty
Guillemont (partie 2)
nous partîmes en patrouille, silencieusement dans la nuit, vers les lignes adverses. Après 15 mn de marche dans les boyaux de communications, nous remontâmes en rampant pour traverser le nomansland et rejoindre la position ennemie. On désigne par nomansland l'étendue de terrain ravagée et inhabitée située entre les deux lignes de tranchées adverses. Louis me devance de quelques mètres. Il se décale, regarde par-dessus le parapet, puis me fait signe de le rejoindre tout en se laissant glisser à l'intérieur de la tranchée. Je prends une immense inspiration et y descends à mon tour.
Rosalie, ma baïonnette est vissée au bout du fusil lebel gracieusement offert a mon incorporation, il est mon compagnon de chaque instant. Je sens les palpitations de mon coeur qui va imploser dans ma poitrine et mon sang sourdement, qui vient cogner l'aorte, me rappel que tout peut s'arrêter.. Il martèlent sans cesse la vie dans mes tempes, rythmant chacun de mes gestes, chacun de mes pas. Je continue péniblement mon avancé dans la pénombre, respirant par saccade, la peur au ventre, retenant mon souffle de temps en temps, comme si le fait de retenir ma respiration me conférait quelques pouvoirs occultes. Louis est juste à côté de moi ; il fait sombre cette nuit là et notre survie ne dépend que de notre instinct.
Nous continuâmes notre progression sur quelques mètres... personne, étrange ; lorsque soudain, dans une excavation creusée à même la paroi, je perçois une ombre se déplacer rapidement vers moi. Louis dans un sursaut, fait un écart pendant que je pivote d'un quart de tour sur ma droite, empalant ce qui était un homme sur ma baïonnette. L'homme lâche un râle étouffé qui m'oblige à m'acharner sur son sort, m'y reprenant à trois fois, pour être sûr... Lui ou moi ? ce sera lui, la question ne se pose même pas ! Louis me demande si ça va tout en reprenant son avancé. je reprend mon souffle. - putain, c'était moins une ! lui dis-je à mis-voix. Louis s'arrête, fait en bref mouvement de tête pour acquiescer et reprend sa marche tel un automate. nous marchons depuis sept à huit minutes dans ce dédale, jonché de corps quand il s'accroupit précipitamment. Je l'imitais immédiatement, Regardant discrètement dans sa direction. - hé merde ! manquait plus que ça ! A une dizaine de mètres, creusé dans la paroi de la tranchée, une galerie. On les nomme ''petit poste'', nom donné au poste avancé de première ligne. Deux ''Pruscos'' jouaient aux cartes assis en tailleurs a l'intérieur. ils étaient difficilement visibles dans cette pénombre, masqués par une barricade de fortune faite de planches et de corps maladroitement entassés sur des sacs de sables. Une lampe à huile déposée sur le sol éclairait cette scène quelque peu macabre.
La tranchée à cet endroit formait un T. Nous arrivions par le boyaux central face l'excavation. Je sortis mon couteau de son étui et le pris entre les dents, louis fit de même, puis, Nous nous allongeâmes tous deux, pour entamer notre progression au sol. Arrivés A mis-chemin, nous pouvions presque les entendre parler. Quelques éclats de rire étouffé nous parvenaient de temps à autres. ils essayaient sans doute de faire comme si, comme si pour eux aussi l'horreur qui nous cernait n'existait pas. Plus que 5 mètres. je rampais dans le fond de ce boyaux où les corps çà et là, exhalaient leur parfums, putride... putain que c'est long 5 mètres. Arrivés au pied de la barricade, je pivotais doucement tout en me redressant pour m'adosser contre les sacs et ainsi être plus a même de jaugé de la situation. Décomposant chacun de mes mouvements, j'attrappais dans le fond de ma poche un mouchoir rougis pour m'essuyais le front des perles de sueurs qui me brûlaient les yeux. Louis me regarde et me fait signe de jeter un oeil à l'intérieur. Je me redresse un peu plus et tourne la tête prudemment pour essayer de voir à travers l'ajournement que laissaient les cadavres et les planches empilés. Nous étions à moins d'un mètre d'eux et je percevais jusqu'à leur respiration. il paraissaient bien jeunes, 20 ou 25 ans tout au plus et ne se doutaient de rien, tout était calme. je pouvais distinguer les 2 fusils Mauser posé au sol, à quelques dizaines de centimètres derrière eux. La cavité était profonde et l'éclairage diffus de la lampe, ne me permettait pas d'en voir le fond.
Je pose délicatement mon lebel au sol, les mains tremblantes, prends mon surin et me prépare à enjambé la barricade. Louis est déjà près, il me regarde et n'attend plus que mon signal. Nous devons faire vite. ils ne doivent pas avoir le temps de donner l'alerte. D'un bon et d'une parfaite chorégraphie, nous pénétrons dans le petit poste. A suivre....
15:32
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Guillemont (part1)
Current mood: thirsty
Guillemont (part1)
L'enfer, qu'est-ce que l'enfer ? Existe t-il d'autres synonymes de ce mot, une définition plus précise ?
Pour l'humanité, la première guerre mondiale devait être de courte durée, une simple formalité.... Pour les hommes, elle se déroulera dans l'horreur la plus absolu. Nous sommes le 3 septembre 1916 dans la baie de somme, et rien n'est moins incertain qu'un lendemain possible...
je suis là, où vie est une parenthèse et la mort une réalité. Ici vit l'enfer ! Son coeur bat, comme une machine régulière nous emportant dans les bas fond de l'inhumanité, pour nous soumettre, chien de guerre, à ses désirs les plus immondes. Ici, la vie est abominable. Il fait chaud dans la tranchée, l'air est lourd, vicié, irrespirable... Il raisonne le grondement sourd des obus de l'armée Gough (réserve britannique) qui se déchaîne sur les lignes adverses pour reprendre ce lieu tombé sous le joug ennemi. Nous sommes Sur le front et les combats font rages depuis plus d'une semaine.
Autour de moi les hommes sont terrifiés, les rats, attirés par les cadavres, s'offrent leur plus beaux festins. J'entends les hurlements de douleurs s'élever de part et d'autres des tranchées et l'odeur de la poudre noire engendre des brumes opaques, qui me brûle les poumons. Le tac tac tac répétitif des Vickers machine gun mêlés au pilonement incessant des mortiers de 75 qui martèlent leurs hargnes, nous rendent completement fou ; nous sommes à la fin de l'été, un été chaud et mortel et le soleil qui ne cesse de briller haut dans le ciel, nous impose sa chaleur. J'ai du mal à respirer tant l'air est épais et les corps en décompositions qui s'entassent dans la tranchée, répandent une odeur pestilentiel. Cet exhalaison, ce parfum insoutenable, est celui de toutes les peurs, celui du mépris de la vie, celui de l'incertitude ; - vivre ou mourir ? Ce soir, plus que tout autres, Aucune trêve, ni même un instant de répit ne nous sera donné. J'entends la Dca ennemi, des canons Krupp faire feu ; elles ripostent aux attaques des quelques bombardiers alliés qui survolent leurs lignes. De temps à autres j'entends le sifflement des Minenwerfers passer à proximité de notre position pour exploser quelques dizaines de mètres plus loin ; ses projectiles appelés vulgairement marmites, sont de lourdes torpilles d'une soixantaine de kilos qui s'abattent sur nous à un rythme régulier. les dégâts qu'elles causent en explosant sont effroyables.
Je suis assis dans la tranchée, aux premières lignes, recroquevillé comme un enfant qui se serait égaré et je tiens ma tête posée sur mes genoux entre mes deux mains, en priant dieu pour que tout s'arrête. Cela fait maintenant plus d'un mois que nous tenons la position. les pertes sont estimées à plus de 200 000 hommes tout camps confondu, un chiffre qui parle de lui-même... un mois que je baigne dans l'horreur la plus absolu.
J'attrape mon paquet de tabac, mes feuilles et tente de me rouler une sèche. mes mains tremblent, ma bouche est pâteuse, j'ai du mal à contrôler mes gestes, ma respiration... Il est 23h50 et cette nuit, notre peloton doit infiltrer les tranchées allemandes pour tenter de reprendre Guillemont.
à côté de moi il y a louis, on ne se quitte plus depuis un certain temps, 2 inséparables paraît-il ! Il y a 6 mois, lors d'une embuscade, louis m'a sauvé la peau. Depuis ce jour, nous sommes comme 2 frères. Louis a quarante-cinq ans et il est veuf. Sa femme est décédée pendant l'accouchement de leur fille, Giselle, il y a six ans. Giselle est tout ce qu'il lui reste... à l'heure qu'il est, elle vit chez ses grands parents, en espagne. Il ne parle pas beaucoup d'elle, c'est trop dur d'en parler ; il préfère faire comme si, comme si il était seul au monde, noyant son chagrin et ses craintes dans l'alcool.
Dans la tranchée, les hommes commencent à s'agiter, ils sont nerveux en cette soirée d'été. Le capitaine viens de nous rejoindre pour nous faire part du déroulement de l'opération. Il étale calmement la carte d'état major à même le sol, précise les positions, les objectifs et nous demande de faire au mieux. Les dernières mises aux points étant énoncées, nous partîmes en patrouille, silencieusement dans la nuit, vers les lignes adverses. A suivre....
11:02
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Tuesday, December 04, 2007
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Délivrance (part2)
Current mood: creative
Ma gorge s'était nouée, une boule s'était formé sur l'estomac et j'avais de plus en plus de mal à contrôler ma respiration, saccadé, haletante, je suffoquais. Plus je me rapprochais et plus cette sensation d'angoisse montait.
En arrivant sur le ponton, personne. Prise de panique je scrutais en vain la surface de l'eau quand soudain mes yeux se posèrent sur une masse sombre et inanimé qui flottait... Elsa...
A cet instant, tout a basculé ... Dans un hurlement de désespoir je me suis effondré, puis dans un ultime sursaut, je me suis redressé et jeté dans l'eau pour aller chercher mon enfant... Le bruit d'une clé dans la serrure me fit tressaillir... J'ouvre précipitamment les yeux et mon regard se pose sur le cadre, la photo, Elsa qui me sourit en noir et blanc... puis, mon regard se pose sur le réveil 06h30... Elsa va bien je le sais, je l'ai eu hier au téléphone. Je reprends mon souffle, mes esprits, je respire enfin ! Ce n'était qu'un mauvais rêve... Je me redresse dans le lit et jack apparaît derrière la porte.
Jack s'est toujours bien occupé de moi. Il est courtois et respectueux, mais ce matin, il n'a pas son sourire habituel, son visage est tendu comme préoccupé. Il dépose le plateau sur lequel se trouve ma tasse de café en détournant la tête. Il a l'air complètement abattu... C'est vrai, aujourd'hui est une date particulière. Il me demande de me préparer rapidement car j'ai rendez-vous à 8h00. Je le sais, cette date est programmée depuis maintenant 6 mois et il m'est impossible de m'y soustraire. Je déjeune calmement, sans angoisse aucune, étrange... 7h15 encore 45 minutes et après.... Nous sommes samedi et comme tous les samedi, je sais qu'Elsa doit partir chez sa grand-mère pour y passer le Week-end. J'espère qu'il se passera bien. Je sais aussi que pour moi, cette journée passera très vite. Jack revient et m'invite à le suivre.
Nous empruntons le long couloir qui mène à l'extérieur, je marche sans trop réfléchir à ce qu'il y a derrière cette porte... Je connais bien les lieux et l'angoisse que j'avais la veille à totalement disparu. Jack pousse la porte et me fait signe d'avancer tout droit, jusqu'au mur qui se trouve à environ 200 mètres. Je le regarde une fois encore, son visage est fermé, son regard embrumé... Je sors et vois le soleil briller dans un ciel, aucuns nuages pour me fairent de l'ombre. Il fait déjà très chaud pour un matin, peut être 25 degrés et puis peu importe...
j'avance calmement jusqu'au mur qui d'apparence devait être blanc enfin, il y a longtemps ; le temps et les événements ont eu raison de lui, sa couleur a disparu pour ne laisser place qu'à une surface décrépit, marquée par de multiples impacts. On me somme de m'arrêter. Je m'exécute. Aucun bruit ne trouble cet instant, tout est calme, comme si le temps venait de s'arrêter, Suspendu...
Je ferme les yeux, respire profondément puis, j'écarte lentement mes bras en les levant à l'horizontal. Je ressents chacun de mes mouvements, chacun de mes gestes. Je sens l'air matinal pénétrer dans mes poumons avec douceur ; les odeurs qu'il transporte, se mélanger une à une, en un véniel parfum où je distingue toutes les saveurs, les arbres, les fruits et le lilas. J'entends les battements de mon coeur qui depuis toujours m'insuffle la vie, il bat régulièrement, sans précipitation. La brise qui se lève m'enveloppe un bref instant, fait tournoyer mes cheveux, puis retombe. La lumière est si forte que je la perçois aux travers mes paupières mis closes. De ses rais, l'astre réchauffe mon corps, chaque rayon apportant sa part de douceur, de chaleur. a cet instant Je pense à ma fille, que fait-elle ? J'espère que tout ce passe bien pour elle... Je l'aime et plus rien ne pourra entacher cet amour !
Je me retourne doucement et me dit que cette fois-ci est la dernière. Je reste un instant sans bouger, immobile, à l'écoute du monde qui m'entoure, puis prenant une profonde respiration, je ré-ouvre mes yeux. Le ciel est pure d'un bleu cristallin... Étrangement je n'ai aucune frayeur, je suis calme, anormalement calme et bientôt libre !
La vie passe malgré nous, laissant ses traces, ses plaies, ses douleurs, une sensation de bonheur, ce bonheur qui s'échappe toujours, une blessure encore ouverte... Face à moi, les six hommes attendent les deux mots qui effaceront mon avenir à tout jamais... Dans un dernier souffle je laisse s'échapper la seule chose qui m'importe...
- Elsa je t'aime ! Et m'en remet à cet homme, qui hurlant sur un ton monocorde ces trois mots, réduit à néant ce qu'il me reste de vie !
- En joue ! - Feu ! Iah-hel copyright 2007
02:08
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Monday, December 03, 2007
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Délivrance (part1)
Current mood: creative
Délivrance (part1)
Quelle heure pouvait-il être ? Je n'en avais pas la moindre idée. Je me posais un tas de questions, comme chaque soir depuis un certain temps et avec l'obscurité, je sentais peu à peu l'angoisse monter, m'étreindre... Cette situation qui perdurait depuis plusieurs mois et la souffrance qu'elle engendrait, était ce soir à son apogée... J'étais comme prisonnière de ce questionnement permanent qui me cloisonnait, dans une arène de douleurs... Assise les yeux figés, je fixais depuis cinq minutes le cadre qui se détachait sur ce mur blanc. Des pensées couleurs diaphanes s'écharpaient peu à peu de mon esprit quand soudain la porte s'ouvrit violemment. Le bruit claqua comme un coup de feu ... Une joyeuse tête blonde d'environ 1,40m entra dans la pièce. Ses grands yeux écarquillés qui me fixait portaient une question. Sa mine était radieuse en cette belle journée estivale. Elsa partit aussi rapidement qu'elle était arrivée, l'air réjoui, en courrant dans long couloir qui mène vers l'extérieur de la bâtisse. Je suis journaliste et je travaille pour un journal d'information. Je voyage à travers le monde et couvre le plus souvent les reportages des pays en conflit. Je suis envoyée spéciale comme ils disent. Je vais de continents en pays, de ville en village de guerre en conflit ; je parle de la misère et de toutes les horreurs qui façonnent notre monde.
Elle, c'est Elsa ma fille... C'était notre première année de vacances ''que toutes les deux'', Notre premier été à la campagne. J'avais acheté cette propriété de deux hectares une bouché de pain au mois de janvier grâce à l'argent de ma prime de licenciement. Une histoire de meurtre accompagnée de certaines superstitions liées au lieu, avait ternie l'image de cette magnifique propriété. Il y avait bien quelques travaux à faire, mais la villa était saine et avec un peu de temps et de courage, j'avais dans l'intention de la remettre à neuve avant l'été prochain.
La maison était apparemment très ancienne. Sa façade en pierre apparente, son pigeonnier, sa cave voûtée dont l'entrée se situait à l'extérieure et son puits, lui donnait un certain caractère. Le jardin qui la prolongeait en contrebas, était parsemé d'arbres fruitiers et de lilas ce qui laissait planer dans l'atmosphère d'accorte odeurs, des saveurs délicieuses... Il était bordé par les eaux profondes d'un lac, qui, paraissait-il, était enchanté ; enfin c'est ce que disait une légende locale. Sur la rive d'en face, nous pouvions distinguer des collines boisées et de vastes plaines offrant un panorama bucolique à souhait... Elsa semblait heureuse depuis que nous étions arrivés ici, loin de la ville et de son tumulte... Elle disait se sentir revivre. Notre séparation avec son père l'avait marqué à vif. Avant d'emménager nous habitions à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, ce qui n'arrangeait pas les choses. Depuis notre départ, elle ne le voyait plus qu'une fois par mois, comme bons nombres d'enfants, lorsque les parents sont amenés à se séparer et que la distance impose ses diktats. Il nous avait laissé tomber pour une jeunette. Il était enseignant en droits à l'université et s'était laisser choir dans les bras d'une de ses élèves, qui achevait sa dernière année d'étude. En arrivant ici, nous avions décidé d'oublier tout cela.
Le soleil brillait dans le ciel et baignait l'atmosphère d'une douce chaleur, pas l'ombre d'un nuage ni même la menace d'un orage, pour entaché ce tableau, tout était calme en cette journée d'été. Elsa jouait dans le jardin avec son amie depuis une bonne heure quand je fus alerté par des hurlements. Par la fenêtre, Ariel le visage figé par la peur, remontait en agitant les bras comme un pantin désarticulé qu'on essaierait de démembrer. Mon coeur s'emballe dans ma poitrine et une angoisse soudaine s'empare de moi... Je me précipite dans le long couloir, vers la porte qui donne dans le jardin sans même réfléchir... Ariel avait l'air terrorisé. Dans sa course elle criait - Vite vite, Elsa est tombé dans le lac, j'ai peur ! - Ou ça? - Vite, viens vite... - Ou étiez vous ? - En bas sur le ponton... Elsa est tombée, j'ai peur...
A peine eut-elle fini sa phrase qu'elle se jeta dans mes bras en sanglotant. Remonte vite à la maison je reviens. Elsa était une bonne nageuse, mais la façon dont Ariel paniquait, n'avait rien pour me rassurer. Je forçais l'allure pour arriver au plus vite sur le ponton. Ma gorge s'était nouée, une boule s'était formé sur l'estomac et j'avais de plus en plus de mal à contrôler ma respiration, saccadé, haletante, je suffoquais.
A suivre....
05:49
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Tuesday, November 27, 2007
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Nature Morte
Nature morte Sur les berges morcelées de l'humanité, dans l'hiver glacé saisissant D'effroi, pétrifier par l'homme, blanchi par les années, le temps s'est figé, à l'oblique d'un l'horizon, amnésique.
Elle, Saumâtres, ni douce ni amer ; Déliquescence, du fruit et du ver. Les arbres qui se fardent d'une gangue translucide, aux rais de l'astre pleurent, perlant l'à peine visible. Déversant leurs sanglots dans ce méandre planétaire, ils s'étouffent de nos maux, déciment et dénature, morte. Elle, Saumâtres, ni douce ni amer ; Déliquescence, du fruit et du ver.
Je suis comme l'âtre qui consume les chairs dans le linceul des passions. Rapiéçant la misère à la surface de l'interligne, d'un degrés centigrade je prends la mesure, brûlant le pardon, statufiant l'infini. Elle, Saumâtres, ni douce ni amer ; Déliquescence, du fruit et du ver. L'infini, de la connerie humaine asséchant ces plaines arides issues de cet éden ce matin avorté. celui de nos non dit, de nos non compris, de notre mépris. Et, de ce désert infécond qui ne cesse d'avancer, offert comme la beauté du mal, pourrissent ces fleurs malodorantes, déracinées. Elle, Saumâtres, ni douce ni amer ; Déliquescence, du fruit et du ver. Emmaillotée dans un sang blanc de dignité, rougissant le linceul d'une terre trop fatigué, intemporelle elle s'avance... Nous devance, déliquescence... Elle implore sa délivrance, nous livre nos contre sens, délivrant l'arborescence, d'une fin sur ordonnance ! iah-hel Copyright Novembre 2007
14:35
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Wednesday, October 17, 2007
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Question de fond ?
Sans fondement Reflet d'un miroir d'une image morcelée qui me parvient, impalpable.... l'autre, qui est l'autre ? Question de fond.. dans ce miroir où se reflète l'image d'une pensée de l'esprit en opposition à l'acte desordonnant ma pensée et toujours cette question qui réapparait, evanescente l'autre, qui est l'autre question de fond... jet de pierre le miroir se brise, et l'image imparfaite se fissure de doute reflètant ma pensée et toujours cette question ; desordre de l'esprit plus de re-pere juste un reflet l'autre, qui est l'autre question de fond... il, tu le je ; en desordre jeux d'ombre et de lumiere assombrissant l'image que renvoit le miroir sans teint et plus de reflet malgrès cette question qui hante encore mon esprit l'autre, qui est réellement l'autre question de fond... iah-hel copyright 2007
14:01
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Fenice
BD 3 planches : Court metrage en vu de presentation au coucours des jeunes talents d'ANGOULEME.... 1 clique sur l'image elle s'ouvre 1 autre clique sur l'image qui c'est ouverte dans la nouvelle page, elle s'agrandit...ce qui rend la planche lisible...
..>..>..>..> ..>FENICE : L'Onde de choc // essai 1 : laissez vos commentaires Cliquez pour ouvrir les images !! |  |  |  | | Planche n°1 | Planche n°2 | Planche n°3 | ..> Merci de me laisser vos impressions et commentaires il seront les bienvenues...
a bientôt de vous lire
iah-hel
07:03
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Thursday, October 11, 2007
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Intemporelle
Current mood: calm
Intemporelle... Le temps est l'assassin,
des jours, des lendemains,
des souvenirs passés qui t'appartiennent... Oui, le temps est assassin !
Il tue l'amour, le bonheur,
la joie et la douceur ; mais,
il y a un temps pour tout. Il efface douleur et souffrance au temps de l'oubli, Il égraine nos pensées
au temps de renaitre...
Tour à tour, il est l'ennemi, qu'il faut abattre... il est et l'allier, qu'il faut choyer... Chaque chose vit, un temps,
et tout ne dur qu'un temps, intemporelle... comme chaque vie a son temps.... Alors, laissons du temps au temps, pendant qu'il en est encore temps.... Iah-hel copyright 2007
17:06
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Wednesday, October 10, 2007
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Méandres
Méandres Dans cette pièce vide
où s'endort ma mémoire là, jetés sur le sol
quelques maux écorchés, que le temps a jaunie, sentiments rapiécés aux rides du passé affleurant mon esprit, plaque d'argile brisée, je crois qu'on c'est tout dit... Et je glisse,
d'un précaire équilibre
je dévisse, d'une vie qui m'enivre d'une larme,
tranchante, vers d'autres rives.... Dans cette pièce sombre cloîtré dans l'entonnoir, où ces reflets implosent, fissurant le miroir, d'image en overdose ; quand s'effrite l'argile, quand l'envie se fait tard, quand l'amour déracine, ce qu'il reste d'espoir, je marche sur un fil... Et je glisse,
d'un précaire équilibre
je dévisse, d'une vie qui m'enivre d'une larme, tranchante, vers d'autres rives.... Dans cette pièce vide je marche sur le fil, d'une larme qui dérive et tranche sur ma peau, comme la lame d'un couteau ce qu'il reste de toi.... Ce précaire équilibre... Et je glisse ... iah-hel copyright 2007
12:14
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Wednesday, October 03, 2007
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Hier
Hier...
Je me souviens, c'était hier, je regardais passer le temps, qui raisonnait de ces prières, en regardant mourir les gens; sous ma fenêtre ou dans des camps; en bas de chez moi, dans l'air du temps; comme une vague répand le sang...
Je me souviens, ce jour d'hier C'était hier et pourtant, ....
Chaque jour reste l'assassin d'une nuit sans lendemain, Qui maintenant se souviens, qui demain tendra la main...
Je me souviens de la lumière, entre le gris et la poussière... où raisonnaient des cris de guerres, saignant l'amour au bruit des armes, et la misère sordide et noire, brulant la vie par l'indécence, prêche l'amour à contre sens...
Je me souviens d'une triste histoire c'était hier et c'est trop tard...
Chaque jour est l'assassin d'une nuit sans lendemain Qui maintenant se souviens qui demain tendra la main...
Iah-hel copyright 2007
15:09
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l’empreinte
L'empreinte Sur le sable de cette dune
où l'amour laisse l'empreinte, refléter les rais de lune satiné de mon absinthe ; Comme une douce folie m'enchaînant à ton étreinte... Et ce calice où je bois l'élixir acide et froid, à mes lèvres souffle l'émoi d'un silence resté sans voix... Sur le trottoir gris, de cette allée où la pluie tombe en enclume, martelant tes mots fanés qui raisonnent d'opaques brumes, s'effrite la pierre surannée, d'une vie pleine d'amertume... Jusqu'au surplomb du méandre les paupières cousues de soie, les pénombres de décembre m'éffleurant, perlent de froid ! Sur l'autel de ma folie je vois flétrir mes pensées, à la source qui s'est tarie, laissant fuir toutes mes années, qui se couchent dans ce lit, boueux, où je vais m'noyer ! Dans ce tombeau du diable linceul de tes sang blanc... m'enivrant du méprisable de chaque maux, rouge tranchants ! Sur le sable de cette dune où la lumière s'est éteinte, dans cette nuit, dans l'amertume où la pénombre est défunte,
évanescent je m'avance ; et me perds dans ton empreinte ; Quand chaque mot dérisoire distille ombre et néant, fleurissant l'aube désespoir, enivré de ton sarment... iah-hel copyright 2007
13:09
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Monday, September 24, 2007
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Crépuscule
Current mood: nauseated
Crépuscule
A l'instant où j'écris ses lignes, mon coeur saigne d'une encre rouge. Une plaie béante s'est ouverte sur l'avenir sur ce passé qu'on a rapiécé, sur cet amour éffiloché...
L'hémorragie est telle que je n'sais pas où elle s'arrêtera. Elle s'écoule sur ce parchemin, où trébuche ces maux, mes mots d'amour ; comme s'effeuille cette journée d'automne ; Comme un ver qui ronge le fruit de tes non-dit, fanant l'amour...
L'ombre prend le pas sur la lumière, de chaque mot que tu retiens, de chaque phrase que tu n'dis pas !
J'ai froid... Et cette sensation, qui me glace jusqu'en mon sang, ce crépuscule d'une aube qui se couche sur mes lendemains, laisse en moi un parfum de dégout, une question, sans réponse... iah-hel copyright 2007
02:16
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