Soinuka Atelier de lutherie

Xabina

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Apr 28, 2008

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Wednesday, April 30, 2008

Histoire de la guitare
Current mood: artistic

Histoire de la guitare

 

S'il ne fallait choisir qu'un instrument ? Ce serait certainement elle : La guitare...
Cet instrument privilégié, cet objet de désir maltraité, malmené par les mains agressives des guitaristes qui semblent tant lui en vouloir.  Car comment lui résister? La guitare est l'incarnation bis de la femme. Objet érotique par excellence; adorée au point d'être habillée de mille formes et couleurs, caressée pour ses formes rondes et généreuses, admirée pour sa voix cristalline capable d'un ronronnement comme d'un hurlement à vous faire hérisser les poils.

 Non, personne... Personne ne refusera de goûter à la griserie que procure ce son unique et inépuisable. Et pourtant, l'histoire de cet instrument de prédilection, de ses débuts à aujourd'hui, est semée d'embûches.


1 - Les ancêtres lointains de la guitare

Les toutes premières traces de ce qui ressemble à une guitare remontent au XXXVIIIè siècle av JC. On a en effet trouvé, dans la tombe d'un roi égyptien, un bas-relief représentant un homme agenouillé avec dans ses mains un instrument à cordes et à manche que les Égyptiens nommaient kithara. Ce terme, également utilisé par les Grecs, provient vraisemblablement du vieux persan ki-tar qui signifie "trois cordes". Ce qui prouve que les premiers modèles de "guitare" ne possédaient que trois cordes. On remarque d'ailleurs que malgré un nom identique, la "guitare" grecque possédait sept cordes.

Il est en tout cas à présent établi que l'usage de la "guitare" était courant dans tout le bassin méditerranéen et qu'il y eut même des réunions de "guitaristes". On sait aussi qu'il était proscrit d'ajouter une corde à l'instrument car cela aurait gâché son esthétique, considérée comme parfaite.

A partir du VIe siècle, on trouve un autre ancêtre de la guitare, au pays de Galles. Sous le nom de "crwth" se cache en fait un instrument à mi-chemin entre la lyre et la guitare. Sous la forme d'une lyre, le "crwth" possédait une caisse de résonance, un manche et six cordes. Pour la petite histoire, le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion, (XIIè s.) participa à divers concours de crwth avec des troubadours de Provence.

D'après les historiens, la guitare fut massivement adoptée par les troubadoursdu duché d'Aquitaine vers le XIe siècle. Sous le règne du duc Guillaume IX (1071-1127), on comptait plusieurs centaines de modèles d'instruments, mélanges de harpes, de luths et de guitares.

En 1209, lorsque le duché fut démantelé, les musiciens se dispersèrent dans toute l'Europe; en Angleterre où on la retrouva avec ses 4 cordes sous le nom de "gittern",mais aussi en Espagne.

Ainsi, au XIIIè siècle; sous le règne d'Alphonse X le Sage, roi de León et de Castille, des artistes Français émigrés composèrent des centaines de chansons à la gloire de la Vierge Marie: les "Cantigas de Santa María". C'est dans l'une de ces chantefables que l'on retrouve deux instruments: la "guitarra latina" et la "guitarra morisca", toujours aux formes proches du luth.


2 - Origines modernes et rôle dans la société

L'histoire attestée de la guitare commence véritablement au XVè siècle en Espagne. Un nom est resté gravé comme le tout premier guitariste en 1414: Juan de Palencia. Popularisée en Espagne après l'arrivée des Français, la guitare ne cessera d'y être améliorée.

Au XVIè s, les Espagnols lui ajoutent une cinquième double corde et créent la guitare à dos plat, beaucoup plus facile à fabriquer. On attribue cette innovation à Vicente Espinel, même si cela est inexact dans les faits. Ces deux transformations majeures lui vaudront le qualificatif de "guitare espagnole" à partir de la seconde moitié du XVIIè siècle. L'instrument, désormais noble, s'appelle alors "vihuela"et s'oppose à la simple "guitare" utilisée par le peuple. La guitare devient un instrument populaire tandis que la vihuela est réservée à une certaine élite. Pourtant, extérieurement, la guitare n'est qu'une vihuela à laquelle on a enlevé deux paires de cordes.

Parallèlement à ces changements esthétiques, la littérature s'intéresse à la guitare. En 1535, un certain Don Luys Milán, gentilhomme attaché à la cour du roi du Portugal, publie sous le titre d'El Maestro un recueil de musique contenant des pièces instrumentales où la vihuela tient une place importante. Cet ouvrage est considéré comme le premier monument de la littérature consacrée à la guitare.

Une autre date importante dans l'histoire de la guitare est l'année 1596. Cette année marque en effet la publication de la toute première méthode de guitare dans laquelle il est expliqué comment accompagner les chants. On doit cet écrit à Joan Carlos Amat, un médecin espagnol qui a constaté les bienfaits de la guitare sur ses malades.

Mais la grande révolution technique a lieu au XVIIè s, et cela avant tout grâce à un homme, Francesco Corbetta qui perfectionne considérablement la manière de jouer au point d'être invité à la Cour du roi-soleil puis d'Angleterre. La guitare devient européenne et les traités consacrés à la guitare se succèdent, faisant le va-et-vient entre la France et l'Espagne.

 

3 - Évolution culturelle

Au début du XVIIIè s, l'usage de la guitare est dédaigné en France. Elle est renvoyée au rang d'instrument pauvre et tout écrit à son sujet devient inutile. Malgré tout, son proche parent, le luth, demeure très prisé en Allemagne. C'est pourquoi on trouve tout de même à cette époque une cinquantaine de méthodes de guitare.

Paradoxalement, alors que l'instrument suscite peu d'intérêt, sa forme évolue, s'affinant, creusant sa caisse de plus en plus incurvée. La seconde moitié du XVIIIè voit même l'ajout d'une sixième double corde.

Enfin, toujours dans un souci de simplification, on supprime finalement les doubles cordes, passant ainsi à une guitare à 6 cordes. De nouveau, la guitare revient à la mode à la fin du siècle, et cela avant tout sous l'impulsion du guitariste espagnol Miguel Garcia.

Au début du XIXè siècle, la France redevient la principale nation de la guitare, attirant des guitaristes de toute l'Europe. Ce siècle qu'on considère d'ailleurs comme celui des virtuoses, est celui où la technique de l'instrument évolue le plus. Deux noms animent le monde de la guitare: l'italien Mauro Giuliani à qui l'on doit les premiers concertos pour guitare et orchestre joués en public, et l'espagnol Fernando Sor que l'on considère comme le plus grand guitariste du XIXè siècle.

Malheureusement, devenue plus technique qu'artistique, la guitare est de nouveau abandonnée en Europe à partir de 1840. Seuls les Andalous l'utilisent encore pour leur chansons populaires. Les dernières transformations restent sans effet. Jusqu'à ce qu'un menuisier andalou, Antonio Torres Jurado, comprenne que la guitare n'est plus adaptée à son époque. Il développe alors un nouveau modèle de guitare pour les joueurs de flamenco. C'est cet homme qui trouve les proportions définitives de l'instrument et impose de nouvelles théories. Il constate ainsi qu'en fabriquant une table d'harmonie en sapin, l'acoustique s'en trouve grandement améliorée.


4 - Le renouveau de la guitare

 
A partir de la fin du XIXè siècle, la guitare revient au premier plan et pénètre même le nouveau continent, grâce à de nombreux artistes entièrement dévoués à leur instrument. C'est le cas de l'Espagnol
Francisco Tárrega (1852-) qui après avoir étudié le piano et l'harmonie n'aura de cesse de faire évoluer la guitare hors des limites du flamenco, transcrivant même certains morceaux classiques de Bach, Mozart ou Beethoven.

Un autre grand guitariste du siècle est certainement Andrés Segovia (1893-1987) qui réussit à hisser la guitare au rang des indétrônables piano et violon. Segovia sut attirer le grand public dans les salles de concert du monde entier et accéléra la création de classes de guitare dans les conservatoires. Il reste aussi le premier guitariste à avoir fait écrire des morceaux originaux par des compositeurs non guitaristes.

Dès lors, le renouveau artistique de la guitare était lancé. Jouer de la guitare était redevenu un art noble pour lequel les compositeurs de tout bord se bousculaient. L'essor de la guitare, en particulier flamenco, au niveau mondial allait révéler quelques virtuoses espagnols comme Paco De Lucia (né en 1947) qui après un début de carrière en Espagne a rapidement explosé ailleurs en particulier grâce aux réunions avec John McLaughlin et Al Di Meola.

A côté de ce renouveau artistique, quelques évolutions techniques, encore en vigueur aujourd'hui, font leur apparition. Ainsi, dès 1940, la corde en boyau cède sa place à la corde en nylon, plus résistante, au son plus clair et surtout plus long. Il faut noter qu'aux États-Unis, la corde en métal est préférée à celle en nylon.

Popularisée et standardisée, la guitare ne se limite plus au seul flamenco. Elle accompagne désormais les jazz-bands, les bluesmen et les premiers chanteurs de rock.

Un Français, le jazzman Django Reinhardt (1910-1953), marque la première moitié du XXè siècle par son célèbre jeu sur une seule corde. Django reste encore aujourd'hui une source d'inspiration pour les guitaristes de tout bord.

Enfin, dans les 60's, les guitares acoustiques de douze cordes, cette fois métalliques, font leur grand retour, même si les bluesmen du Delta les utilisaient dès le début du XXè siècle.

 

5 - L'explosion de la guitare électrique

 
La dernière révolution de la guitare a lieu au début du XXè siècle. Il s'agit bien sûr de la guitare électrique dont les premiers prototypes apparaissent aux Etats-Unis dans les années 30. On distingue à présent deux types de guitare à six ou douze cordes: l'électrique et l'acoustique, communément appelée guitare sèche. Mais il faut attendre les 40's pour voir la guitare électrique s'imposer. Et cela grâce à un homme: Les Paul.

Inventeur guitariste, il crée la première guitare à caisse pleine (solid-body) en 1946 et sort en collaboration avec Ted Mac Carty, le patron Gibson, la première "Les Paul" équipée de micros sustaining en 1952.

La guitare dont le son provenait auparavant d'une caisse creuse possède désormais une caisse pleine. Le son ne sort donc plus directement de la guitare mais passe par un processus d'électrification/amplification du son. Dès lors, la guitare peut jouer des sons jusqu'alors inimaginables et peut même revêtir les formes les plus diverses (cf la galerie de guitares).

Mais ce bouleversement technique entraîne également une évolution artistique puisque la guitare électrique bouleverse massivement le blues dès les 50's (Chicago blues), puis le jazz et le rock qui sont les prolongements du blues.

Les Paul, qui a "co"-créé sa guitare culte (éponyme) reste aussi l'initiateur de bon nombre d'effets qui vont multiplier les configurations sonores, comme le feedback, la reverb ou le delay.

Durant les 50's, parallèlement à la célèbre Les Paul, d'autres marques sortent différents modèles de guitare, dont la célébrissime Fender Stratocaster en 1954 qui se caractérise par un corps en aulne et par un vibrato inventé par Leo Fender.

A partir des 60's, les différents genres musicaux commencent à se préciser. Le rock'n'roll utilise la guitare à des fins de solos qui rythment les refrains. Les pédales d'effets sont de plus en plus utilisées, à l'instar de la célèbre wah wah.

Le rock et ses dérivés explorent encore plus loin les possibilités techniques de l'instrument, en particulier le rock instrumental. Ainsi, certains guitaristes comme Edward Van Halen ou Jeff Beck apparaissent comme des précurseurs au même titre que Les Paul. Le premier étant l'inventeur du tapping (1978), aujourd'hui banalisé par le heavy metal; le second étant reconnu pour l'utilisation d'effets novateurs comme la célèbre talk-box.

En l'an 2000, on a déjà tout fait avec cette guitare et tout dit à son sujet. Quelles évolutions nous réserve-t-elle encore? Tel est son secret. C'est bien pour cela qu'on l'aime. Elle est imprévisible et sait flatter immédiatement les cages à miel du mélomane, et cela depuis des siècles.


Un article de Unplugged café.

 

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Thursday, April 24, 2008

SOINUKA : un atelier de lutherie à Hasparren
Current mood: stoked

SOINUKA : un atelier de lutherie à Hasparren

 

 « La lutherie demande une grande part de volonté, d'amour et de passion. Un amour du travail manuel, de la matière, des essences, un amour des sons, de la musique et de tout ce qui s'y rattache. »

Xabina Larralde, artisan Luthière.

 

Guitare, basse, mandoline, ukulélé, banjo, cuatro, tres, oud, autant d'instruments à cordes pincées pour lesquels Xabina se passionne. C'est d'ailleurs à l'Institut Technologique Européen des métiers de la musique du Mans (ITEMM), qu'elle décide d'apprendre le métier de facteur d'instruments. De retour au pays, elle décide de crée son propre atelier en Octobre 2007 à Hasparren. Soinuka est un atelier de lutherie spécialisé dans la fabrication, la réparation, l'entretien et le réglage d'instruments à cordes pincées ainsi que dans la restauration d'instruments anciens et « vintages ».

 

Peut-être avez-vous dans votre grenier, un vieil instrument que vous tenez de votre grand-père, où même d'un excès de rage avez-vous cassé votre instrument en deux qu'aujourd'hui vous regrettez… Passez voir Xabina, elle réalisera pour vous un diagnostic précis des réparations à effectuer.

Pour en faire un instrument plus juste, avec une durée de vie et une valeur accrue, l'entretien d'un instrument doit être réalisé au moins une fois pas an. Alors si vous avez des problèmes d'électroniques, de frettes qui frisent, de réglage de manche à résoudre ; Si vous souhaitez changer les micros ou simplement optimiser votre instrument pour plus de confort de jeu, pour un meilleur son, Xabina Larralde répondra à toutes vos attentes, son seul but : faire sonner votre instrument comme vous le souhaitez !

 

Elle vous accueille dans son atelier, du lundi au vendredi, de 9H00 à 18H30.

 

Infos : soinuka@gmail.com – http://soinuka.hautetfort.com – www.myspace.com/kloxet

SOINUKA,  Pépinière Aldatu – BP10021 – 64240 HASPARREN – Tel : 05 59 29 64 26

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Wednesday, January 09, 2008

Urte berri on

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Wednesday, December 05, 2007

Le jazz manouche
Current mood: geeky

Le Jazz Manouche

Le Jazz manouche est le style révèlé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. La relève a tout d'abord été prise par ceux qui côtoyaient Django, c'est-à-dire entre autre la famille Ferret dont les représentants actuels sont Boulou Ferré et Elios Ferré. La musique manouche, pas le "jazz manouche", existait bien entendu avant Django ; mais ce dernier, en introduisant le jazz dans la culture manouche, a réussi à créer un nouveau stylee. Les musiciens manouches lui vouent un véritable culte, dont la célébration se concrétise par un festival qui a lieu tous les ans à Samois-sur-Seine, où l'on va même jouer sur la tombe de Django pour lui rendre hommage. Le jazz manouche est revenu devant le grand public au milieu des années 1990 grâce a des artistes comme Angelo Debarre, Romane, Moreno. On peut également citer un certain nombre d'artistes qui se situent plus ou moins dans l'esprit du jazz manouche : Stochelo Rosenberg, Biréli Lagrène, Romane, Raphaël Faÿs, Jimmy Rosenberg, Tchavolo Schmitt, Angelo Debarre, Boulou et Elios Ferre, Serge Krief, Dorado Schmitt, David Reinhardt, etc... D'autres artistes, de variété cette fois, tels que Sanseverino s'inspirent du jazz manouche ou plutôt de la musique manouche.

 

Django Reinhardt  

L'histoire du jazz manouche va de paire avec celle de Django Reinhardt. Impossible d'effleurer cette musique et ses origines sans introduire Django, véritable père du style. Plus que ça, il est parmi les plus grands guitaristes de jazz et sans nul doute un des plus grands jazzmen français de tous les temps.

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D'origine manouche, Django est né le 23 Janvier 1910 et passe sa jeune enfance à vagabonder aux portes de Paris, inexorablement attiré par la musique. Doté d'une oreille incroyable, à neuf ans il enthousiasme déjà les foules au banjo. Sa virtuosité époustoufflante lui vaut déjà une bonne réputation.
Au début des années 30, rencontre choc avec le jazz americain dont l'influence sera le début d'une production musicale hors normes. A la tête du quintette du Hot Club de France, où son génie à la guitare rivalise avec celui du violoniste Stéphane Grapelli, il va en effet, entre 1934 et 1953, éblouir la scène européene.
Sa musique est à l'intersection des musiques tziganes et du jazz américain de l'époque, dont les chefs de file sont respectivement Mattéo Gracia ou Poulette Castro et Jelly Roll Morton, Louis Armstrong ou encore Bix Beiderbecke.

Mais cette approche est très réductrice quand on connait son oeuvre car il invente alors ses codes et faisant chanter sa guitare comme personne ne l'avait sans doute fait auparavant. Il en résulte que sa musique parait intemporelle, ce qui est sans nul doute une de ses grandes qualités. Elle nous "parle" aujourd'hui encore. Il suffit d'écouter quelques morceaux pour mesurer la chose, voici une liste très loin d'être exhaustive : « Songe d'Automne », « Echos de France », « Les Yeux Noirs », « Nuages », « Tears », « Minor Swing », « Danse Norvégienne », « Manoir de mes rêves », « Night and Day », « Finesse »...

Destin hors du commun, qui en viendrait presque à oublier que Django fut affublé d'une par2d1b58bb43bea5eeeb010cfd0dc254b4.jpgalysie partielle de la main gauche à la suite d'un incendie de roulotte en 1928...C'est aussi ça la légende de Django Reinhardt, qui a su, à force de travail, inventer une technique adaptée à son handicap tout en conservant sa virtuosité. Il ne pourra désormais jouer les solos qu'à l'aide de deux doigts (index et majeur), ce qui l'amène à evoluer de manière horizontale sur le manche mais qui donne une couleur homogène et bien particulière à son phrasé.

 

Django meurt le 10 Mai 1953 d'une congestion cérébrale à Samois sur Seine où a desormais lieu tous les ans, pour l'anniversaire de sa mort, LE festival de jazz manouche. A la fin de sa vie, Django tutoyait le be-bop et la guitare électrique, qui sait de quelles merveilles aurait-il encore été capable? Preuve là aussi de toutes les idées qui pouvaient fourmiller en lui et de sa volonté de ne pas s'enfermer dans un genre. François Billard disait de lui : "Django a été le premier a ne plus joué Django".

Même si la paternité du style revient incontestablement à Django, il serait malvenu d'oublier ceux qui ont aussi beaucoup apporté et qui ont évolué dans l'ombre du maître. Parmi eux Joseph Reinhardt son frère, Henri Crolla, René Mailhes, les frères Ferret (Baro, Matelo, Sarane)...Depuis, le style a été nourrit de personnalités et de talents très differents, on pourrait citer Babik Reinhardt le fils de Django, Fapy Lafertin, Boulou et Elios Ferret fils de Matelo Ferret ou encore Tchavolo Schmitt.

03:11 - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment


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