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Saturday, September 15, 2007
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Les corps Antérieurs (Roman)
LES CORPS ANTERIEURS
Le 28 mai. Une belle journée de printemps s'achève. Le soleil fond. Il se dissout peu à peu. S'il continue comme ça, il n'existera plus demain. Je voudrais lui crier d'arrêter mais je sais qu'il ne m'entendra pas alors je capitule. Le soleil est plus fort. Son coucher fait naître des couleurs iréelles qui s'écrasent sur le ciel de paris. Je suis sur ma terrasse. Les derniers rayons éclatants viennent se poser sur mes bras, mon visage. Je suis bien finalement. Je ne pense à rien, où plutôt je me dis que je ne peux rien faire contre son agonie alors je laisse faire. La voisine écoute du raï. Il s'écrase sur les parois de sa fenêtre avant de s'échapper pour me pénétrer. Mon corps danse malgré moi. Le soleil fond de plus belle et je suis bien.
Un oiseau vient se planter sur le rebord de la terrasse. Je le regarde. Il me regarde. Il me parle. Il me dit qu'il a faim, qu'il a une famille à nourrir lui. Que déjà il traverse la France de tout son long deux fois par an et que maintenant il est fatigué. Il m'insulte, me provoque. Je fais mine de ne pas comprendre. Il me menace. Même pas peur. Finalement je me lève pour aller chercher du pain dans la cuisine. J'émiette un morceau de pain dur acheté la veille. Quand je reviens, l'oiseau est parti. Ils ne savent pas ce qu'ils veulent les oiseaux.
Le soleil est presque mort. Il se traine encore un peu, juste au dessus du sacré c--ur. Ca lui donne une couleur magnifique. Orange puis rose puis bleutée. Le raï de la voisine continue de se disperser. Je suis sur ma terrasse. J'ai deux bras, deux jambes et deux parents. J'ai soif. Je rentre dans mon appartement pour me servir un verre de whisky. Avec un peu de coca et deux glaçons. Je retourne sur ma terrasse. Le soleil est parti mais les oiseaux chantent toujours. La première gorgée me brûle toute la bouche, puis la gorge. Je la sens ensuite descendre tout le long de mon --sophage pour remonter dans mes tempes et dans mon front. Les gorgées suivantes se fondront dans le moule et après je ne sentirai plus rien. Dans l'immeuble d'en face, un couple gesticule. Ils s'engueulent apparamment. La nuit tombe sur Paris. Quand le soir arrive, je me sens toujours mieux, apaisé. Une nouvelle vie commence.
Quand j'étais gamin, j'enviais les personnes qui travaillaient dans les péages. Dans ma tête de gosse elles avaient une vie deux fois plus longue et plus remplie. Finalement je suis devenu architecte. Je suis architecte. Enfin j'étais architecte jusqu'au 10 avril dernier. Un jour mon chef m'a convoqué dans son bureau. Il m'a expliqué que les frais de structures étaient trop importants et qu'il fallait supprimer mon poste. L'entreprise ne gagnait pas assez d'argent alors il fallait se séparer de précieux collaborateurs. Mes qualités n'étaient pas du tout remises en cause mais il avait fallu faire un choix et c'était tombé sur moi. Cet homme c'était le diable, il en avait le regard vicieux et les cornes. Dès le premier jour je m'en suis aperçu mais j'ai préféré me taire. Plus tard j'ai sondé mes collègues pour voir s'ils s'étaient également aperçus de la véritable identité de cet usurpateur mais personne n'a semblé sensible à mes propos. Alors je me suis résolu à travailler avec le diable. J'ai travaillé comme un âne, sans relache. Et puis il a décidé de se séparer de moi. A ce moment j'ai eu envie de lui arracher ses cornes pour les montrer à tout le monde ; leur exhiber la preuve que cet homme était bien le diable. Mais je n'ai rien fait. On a organisé un pot pour mon départ, on m'a offert un beau cadeau passé en note de frais et je suis parti avec toutes mes affaires dans un sac muniprix. C'est là que je me suis dit que ça ne tenait pas à grand chose une vie. 5 ans de vie dans un sac muniprix.
16:12
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Wednesday, April 25, 2007
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La normalité
Marre d'un univers aseptisé
lignes de conduites aménagées
chemins de verre déjà tout tracés
voir aux réactions préfabriquées
Moi je commence être lassé
de ces langues qui ne savent qu'imiter
de ces bouches qui ne font qu'expirer
sans cesse des refrains rabâches
Marre de se vautrer dans des moules clonés
se morfondre dans des portraits mal léchés
respirer l'air qu'on nous a insufflé
exit les schémas types usés
La normalité
c'est comme vous voulez
en tous cas, très peu pour moi
très peu pour moi
Marre de ces modèles démodés
cas de figures mal imposés
de ce monde au jeu de glace teintés
killer de toute originalité
Moi je voudrais pouvoir m'allonger
la où les autres ne peuvent pas marcher
et sans voir la morale me saper
ce qui me reste d'excentricité
Marre de ces saveurs informatisées
jouer le jeu de la morosité
des personnes sans personnalité
exit les idéaux délavés
La normalité
C'est comme vous voulez
en tous cas, très peu pour moi
très peu pour moi
La normalité
c'est comme vous voulez
en tous cas, très peu pour moi
très peu pour moi
09:57
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En l'air
Mon amour
J'espère que tu n'as pas trop mal
là, couché sous le voile
sans fard ni lumière
nos rêves dans les airs
et l'espoir accroché
à mes mots murmurés
Ta vie si fragile
petit cœur sur un fil
Croix de bois, croix de fer
Si tu mens, j'irai à la mer
Le souffle chaud, un corps de pierre
les anges ne cessent de t'observer
Je sais bien que tu as sommeil
Est-ce que tu rêves des merveilles ?
Mon cœur a dix pieds sous terre
se bat pour toi même en l'air
Mon amour
J'espère que tu n'as pas trop froid
là , blotti dans ce drap
sans peur ni reproches
ta vie qui s'accroche
à mes mots susurrés
Couchée à tes côtés
tu sais j'ai peur du noir
Petit cœur en retard
Croix de bois, croix de fer
Si tu meurs, j'irai en enfer
08:56
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Notre esquisse
Comme le futur
sans le passé
Comme la lune
mal raccrochée
Notre amour n'a pas eu le temps
Notre amour soufflé par le vent…
Notre amour n'a pas eu de vent
Notre amour soufflé par le temps…
Comme une peinture
inachevée
Comme une esquisse
trop regardée
Notre amour n'a pas eu le temps
Notre amour soufflé par le vent…
Notre amour n'a pas eu de vent
Notre amour soufflé par le temps…
Comme l'encre noire
qui a coulé
d'un beau voilier
ou d'un plumier
Notre amour n'a pas eu le temps
Notre amour soufflé par le vent…
Notre amour n'a pas eu de vent
Notre amour soufflé par le temps…
Notre amour n'a pas eu le temps
Notre amour soufflé par le vent…
Notre amour n'a pas eu de vent
Notre amour soufflé par le temps…
09:55
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Petite mélodie urbaine....
Sur l'asphalte
troublante
de la ville
toi et moi
hécatombe
toi et moi
je t'aime
dans la ville
photographique
une ombre
deux ombres
trois ombres
hématome
sur l'asphalte
Urban jungle
Urban jungle
C'est l'enfer
mouvant
mutant
de la ville
toi et moi
erratum
toi et moi
je t'aime
dans la ville
pornographique
une tour
deux tours
trois tours
chacun le sien
en enfer
Urban jungle
Urban jungle
Alors j'entends
cette petite mélodie urbaine
j'entends...
12:51
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Thursday, January 11, 2007
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En attendant Matisse...
Viens ma petite esquisse
humide délice
portrait craché
bleu
mouillé
trempé
Viens petite esquisse
en attendant Matisse
I'm Waiting for Matisse
moi j'attends Matisse
j'attends Matisse
Viens ma petite exquise
désirs couchés
portrait léché
bleu
passé
souillé
Viens petite esquisse
en attendant Matisse
I'm waiting for Matisse
moi j'attends Matisse
j'attends Matisse...
Moi j'attends Matisse
J'attends Matisse...
02:03
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Wednesday, January 10, 2007
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Un rien de toi
On en a connu des matins
bonheurs heureux, bonheurs chagrins
où tu me gardais dans tes bras
comme un enfant que je n'étais pas
On en a connu des pleines lunes
des rêves velours, doux comme la plume
On s'en est construit des souvenirs
des châteaux de sables et des empires
On en a écrit des musiques
c'était grisant, c'était magique
On s'était dit « c'est pour toujours »
ça ne compte pas, c'est de l'amour
Mais si demain tu n'es plus là
Je garderai au fond de moi
cette mélodie du toi et moi
Même si demain toi tu t'en vas
Je garderai au fond de moi
ce petit air, ce rien de toi
Je garderai ce rien de toi
Un rien de toi
On en a connu des futurs
des « oui », « peut être » et des « bien sûr »
des jeux de rôles, des jeux de mains
et même parfois des lendemains
On en a écrit des portées
des « si », des « la » dans toutes les clés
On en a écrit des histoires
des tristes, des gaies, des dérisoires
On en a soufflé des bougies
On a pleuré, on en a rit
On s'était dit « c'est pour la vie »
Même en plus moches, en plus vieillis
Mais si demain tu n'es plus là
Je garderai au fond de moi
cette mélodie du toi et moi
Même si demain toi tu t'en vas
Je garderai au fond de moi
ce petit air, ce rien de toi
Je garderai ce rien de toi
Un rien de toi…
21:17
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Laisse Moi
Puisque ce matin est le dernier
qu'ensuite ton cœur va s'enterrer
laisse moi m'envoler haut, plus haut
laisse moi être heureux de nouveau
Puisque le temps mort aura passé
sur le futur qu'on a tracé
laisse moi profiter de l'instant
laisse moi sourire même si je mens
Même si les anges sont tombés
moi je veux encore y croire
à ces amours illusoires
ces promesses d'éternité
qu'on a couché sur le papier
Même si nos ailes sont brûlées
moi je veux encore y croire
à ces amours illusoires
ces promesses qu'on a semé
derrière nous comme ces baisers
Puisque après il ne restera rien
qu'une empreinte, un souvenir loin
laisse moi écrire nos dernières heures
laisse moi précéder la douleur
Puisque l'hiver long va se poser
sur notre amour, l'emprisonner
laisse moi m'envoler haut, plus haut
laisse moi être heureuse de nouveau
Même si les anges sont tombés
moi je veux encore y croire
à ces amours illusoires
à ces promesses d'éternité
qu'on a couché sur le papier
Même si nos ailes sont brûlées
moi je veux encore y croire
à ces amours illusoires
ces promesses qu'on a semé
derrière nous comme ces baisers
Moi je veux encore y croire
à ces amours illusoires
laisse moi y croire
même pour un instant
même si je me mens
Laisse moi...
17:17
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Monday, January 08, 2007
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Dans le dos
Je ne sais pas où j'en suis
si je souffre ou bien je suis
ce chemin qui mène là où
seuls les anges restent debout
devant nos coeurs trop ouverts
si tu n'es plus la lumière
mais seulement l'ombre de nous même
que ta volonté soit mienne
Toi tu m'as laissé sur le carreau
nous donner du temps était trop beau
tu me l'as planté bien dans le dos
notre amour ami à demi mot
Je ne sais plus où je vais
si je meurs ou tu renais
de nos cendres et la poussière
du fond de mon corps ouvert
vois, sulfure est dans mes veines
et toi à l'ombre de nous même
tes jambes ne nous portent plus
que le temps soit mon élu
Toi tu m'as laissé sur le carreau
nous donner du temps était trop beau
tu me l'as planté bien comme il faut
notre amour ami à demi mot
Je ne sais pas où j'en suis
si je sème ou bien je fuis
nos promesses d'éternité
petites gouttes de sang séché
devant toi ma plaie ouverte
s'effondrent mes fêlures secrètes
puisque imparfaits l'un pour l'autre
que ma souffrance soit la tienne
Toi tu m'as laissé sur le carreau
nous donner du temps était trop beau
tu me l'as planté bien dans le dos
notre amour ami à demi mot
bien dans le dos...
10:07
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C'est quoi ma vie
Dans les rues je marche alone
dans la vie, j'avance, un clone
un pas bien devant l'autre
un de trop me dit l'autre
On me dit que j'ai du temps
de l'amour et de l'argent,
la jeunesse et son onguent,
mais devant moi il n'y a rien,
alors je m'assois,
C'est quoi ma vie,
une goutte de sang dans l'océan
Je suis là, je l'attends,
envers et contre tous
de déboires en déveines
je suis las du latent
des jours où l'on se fige
posés devant la scène
c'est ça ma vie
semée aux quatre vents
Je suis là, je l'attends,
à ne plus savoir qu'enfer
Dans les rues je marche alone
dans la vie, j'avance, aphone
ne pas se retourner
pour ne pas regretter
le tout et les petits riens
les apparences et les liens
couché sur mon avenir
je ne vois plus rien venir
alors je m'assois
C'est quoi ma vie,
une goutte de sang dans l'océan
Je suis là, je l'attends,
envers et contre tous
de déboires en déveines
je suis las du latent
des jours où l'on se fige
posés devant la scène
c'est ça ma vie
semée aux quatre vents
Je suis là, je l'attends,
à ne plus savoir qu'enfer
10:02
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