La liberté d'aimer la personne de son choix est plus que jamais en péril
Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd'hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l'immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l'étranger non reconnus et refus de visas d'entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l'obtention d'un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d'expulsion, intrusion dans l'intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.
Parce qu'ils refusent d'être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu'ils n'acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des "Amoureux au ban public" entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.
Je m'associe aux "Amoureux au ban public" pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familliale.
>> Signez l'appel <<
Premières organisations signataires : La Cimade, Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l'Homme, MRAP, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,..
J'étais heureux de t'avoir retrouvé. Après tant d'années, nous étions presque voisins. Nous allions en refaire des parties d'échec endiablées, comme à la cantine, comme dans la cour de récréation, comme en camping... Nous avons tardé, nous n'étions qu'à quelques kilomètres l'un de l'autre. Ce n'était pas grave, nous avions tout notre temps. L'amitié est immortelle. Toi, tu ne l'étais pas. C'est trop tard. Puisse ton amour et tes enfants survivre à ton choix. Repose en paix.
(FRANCE) Que les UMP qui aiment la France quitte ce parti !
Current mood: annoyed
Je suis fort inquiet que même des élus UMP puissent se plaindre du désengagement de l'état: sont-ils à l'UMP juste pour s'assurer d'être élus sans même regarder les idées qu'ils défendent? Leur candidat à la présidentielle a prétendu qu'il fallait payer moins d'impôt, que les services publics était non une richesse mais une charge: il les suppriment, je trouve ça relativement logique. Leur candidat à la présidentielle a présenté des pays comme les USA ou la Grande Bretagne comme des modèles: il dérégule notre système de soin et nous finirons par payer, de notre poche, comme beaucoup de citoyens de ces pays, une centaine d'EURO pour consulter un médecin: c'est pour ce programme que ces élus UMP se sont battus... S'il ne sont pas d'accord avec leur chef, pourquoi l'ont-ils désigné comme candidat? Ils n'avaient rien compris? Ces élus n'ont toujours pas démissionnés: ils n'ont toujours rien compris? J'ai le sentiment qu'ils souffrent d'un soupçon d'aveuglite-hypocritique-électoraliste: ce peuple de droite se rend compte que leur envie de payer moins d'impôt et de taxes va détruire notre modèle social et causer la ruine de la France alors, pour rester élus, ils rouspètent un peu... S'ils ne démissionnent pas de l'UMP, je n'aurais qu'une affirmation: TOUS COUPABLES!
(FRANCE) Il n’y a pas que des DROITS mais aussi des DEVOIRS
Current mood: working
Nous avons, en tant que judéo-chrétiens, descendants des fondateurs de la révolution française ou, tout simplement, en tant que membre de l'humanité, le devoir d'accueillir ceux qui nous sont étrangers, le devoir de pardonner les fautes, le devoir de répondre à la haine par l'amour.
J'ai le sentiment que le clan des "exclusionnistes" (intégristes de toutes les religions, racistes de toutes couleurs, xénophobes de toutes les nationalités, partisants de la non-redistribution des richesses...) sont ceux qui : - se focalisent sur les devoirs des autres, c'est à dire sur l'augmentation leurs droits à eux, - qui oublient leurs devoirs, c'est-à-dire les droits des autres.
C'est la France qui conduit les discussions pour la définition des politiques d'immigrations européennes. Luttons pour qu'en notre nom ceci ne se traduise pas en un enfermement suicidaire mais en une ouverture volontaire et humaniste, luttons contre les politiques qui réduisent les hommes à des chiffres et des objectifs financiers, luttons pour une politique prônant la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.
Aimer la vie. Aimer l'instant magique après la fin, avant le début. Aimer le vide. Aimer ne pas savoir, ne plus avoir. Aimer découvrir. Se trouver. Se trouver et recommencer.
L'appel de Evo Morales Le président Bolivien Evo Morales vient de lancer un appel à la conscience des dirigeants et citoyens d'Europe pour que soit abandonné la "directive retour". Un texte remarquable publié lundi dans l'Humanité.
"Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ».
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent pour les Amériques, pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de ladite « directive retour ». Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papiers, quel qu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle.
Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants vient dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.
Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE.
Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 % du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fonds des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d'États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.
La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papiers jusqu'à dix-huit mois avant leur expulsion - ou « éloignement », selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès ni justice !
Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce :
"1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »
Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de famille et des mineurs sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un « accord d'association » qui inclut en son troisième pilier un traité de libre-échange, de mêmes nature et contenu que ceux qu'imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la protection juridique, on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs.
Je demande, dans ce cas, où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… cela est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette « directive retour » devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visa qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité, alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ». Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte.
J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du tiers-monde et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos « politiques d'intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies.
Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les « clandestins »."
les motivé-e-s, les enragé-e-s, les énervé-e-s, les insoumis-es, les sans voix...
Ce serait sympas de nous aider à diffuser ça.
Merci,
La lucha sigue !
O.P.A
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RASSEMBLEMENT DEVANT LE CENTRE DE RETENTION DE VINCENNES
MARDI 24 JUIN - 18H
***** Emeutes, destruction du centre de rétention de Vincennes : chronologie.
Bonjour,
Notre boite aux lettres déborde de mails sur les évènements qui se sont déroulés et se déroulent encore aujourd'hui au centre de rétention de Vincennes.
Pour rappel, un sans papiers tunisien y était retrouvé mort il y a deux jours.
Une manifestation y était prévue ce dimanche 22 juin à 15h.
A 18h45 aujourd'hui, nous vous informons peut-être que le centre de rétention de Vincennes est parti en fumée.
Nous avons regroupé par ordre chronologique les mails que nous avons reçus.
Nous avons volontairement ôté les noms et numéros de téléphone qui pouvaient se trouver sur ces mails.
( A LIRE !) internationalisation de l’Amazonie
Current mood: intense
"internationalisation de l'Amazonie" ? La réponse du ministre brésilien de l'Éducation.
Au cours d'un débat dans une université américaine le futur-ex-ministre brésilien de l'Éducation, Cristovam Buarque fut interrogé à propos de l'idée d' internationalisation de l'Amazonie. Un jeune Américain lança le débat en disant qu'il espèrait la réponse d'un humaniste et non pas celle d'un Brésilien. .. "En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France . Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations Unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations Unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que parcequ'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !"
(EUROPE) NOS SOUS VALENT PLUS QUE LEUR VIE
Current mood: crushed
(Lu sur le blog de RESF)
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Xénophobie rampante
tribune signée Michel Tubiana, président d'Honneur de la LDH, intitulée "Xénophobie rampante" et publiée dans Libération mercredi 18 juin.
Les faits sont graves dans leur simplicité : une ressortissante ougandaise demande l'asile en Grande-Bretagne qui rejette cette demande. Atteinte du sida et de deux affections opportunistes d'importance, elle soutient que la renvoyer en Ouganda mettrait sa vie en péril car elle ne pourrait avoir accès au traitement qui la stabilisait. Le gouvernement anglais s'obstinant dans sa volonté d'expulsion, l'affaire se retrouve devant la grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme qui entérine la position des autorités britanniques. Renvoyer cette femme, dont «la Cour admet que la qualité et l'espérance de vie de la requérante auraient à pâtir de son expulsion», ne constitue donc pas un traitement inhumain et dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (arrêt du 27 mai 2008).
Pour justifier que cette femme soit ainsi exposée à une mort rapprochée parce qu'étrangère, la Cour européenne n'hésite pas à mettre en avant la «charge trop lourde» qui pèserait ainsi sur les Etats membres du Conseil de l'Europe. En clair, les étrangers gravement malades, qui n'ont pas le droit de séjourner dans un des pays membres du Conseil de l'Europe, peuvent être expulsés, au risque de mourir dans des conditions dégradantes, si cela grève trop les caisses des Etats. On croyait que les dispositions de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme prohibaient absolument les traitements inhumains et dégradants et la torture. Il n'en est rien : une autorité publique peut prendre sciemment la décision d'infliger un traitement inhumain ou dégradant à un étranger pour des considérations d'ordre économique.
Dire qu'un étranger ne bénéficie pas d'un droit aussi élémentaire que celui de recevoir les soins appropriés, c'est lui dénier une partie de son humanité. C'est dire que l'étranger n'est pas un homme comme les autres, n'ayant pas les mêmes droits fondamentaux que les autres. Soumettre le droit absolu de ne pas subir des traitements inhumains et dégradants à une condition quelle qu'elle soit, c'est aussi entrer dans la même logique que celle de George Bush lorsqu'il justifie la torture. Dans un cas ce sont des considérations économiques qui justifieraient cette violation de la dignité de l'homme, dans l'autre cas ce serait la sécurité des populations civiles. En rendant cette décision à une majorité écrasante, avec l'approbation du juge français, la Cour européenne fait sienne, au mépris des principes les plus essentiels, au mépris de la déclaration universelle des droits de l'homme, cette xénophobie rampante qui dévore l'Europe. On savait les politiques atteints de cette maladie, voici que les juges les plus prestigieux de notre continent en sont aussi atteints.
ALL OTHER THE WORLD, THEY ARE KILLING FOR OIL IN OUR NAMES, SHAME, SHAME, SHAME.
Current mood: crushed
ALL OTHER THE WORLD, THEY ARE KILLING FOR OIL IN OUR NAMES, SHAME, SHAME, SHAME.
Shame on us, citizen of rich democraties, in our names, armies are murdering on the other side of the world: we elected those who decided to invaded foreign countries for oil, we elected those who don't do anything efficient to stop murdering innocent civilians... I'm crying... We're in democratie, saying nothing about crimes in our names is helping murderers. Every day, children are killed by our armies. Yes, those children migth be trying to kill one of us but you could blame a child to try to liberate is country from an invader? Please, stop helping our armies to kill people. STOP WAR NOW.
C’est à coup de matraque que l’UMP impose ses programmes scolaires
Current mood: crushed
Extrait d'un mail reçu en d'autres lieux...
> Date: Fri, 13 Jun 2008 09:30:54 +0200 > > Subject: Re: Intervention de la Police à l'inspection académique de Nantes > > ... > > Merci pour ton retour sur les événements de mardi. > Hier, Ouest-France a publié un article. > > Ma soeur, professeur des écoles, était présente sur les lieux et dans les locaux > de l'Inspection Académique. Je l'ai appelée hier soir pour qu'elle me restitue > sa vision des faits, qui correspond complètement à ce que tu décris. > > Le bureau des Verts de Nantes est prêt à faire un communiqué de presse sur la > base d'un texte que se propose de rédiger Emmanuel et sur la base du mail que tu > as envoyé. > > Je tiens à rappeler que ce ne sont pas les premières intimidations pour faire > taire la contestation des enseignants par rapport à la réforme Darcos : > > des gendarmes ont visité des écoles en Loire-Atlantique pour voir si des > parents occupaient les classes, en pleine journée, devant les enfants. > > des refus de financement des futures fiches actions sont annoncées pour les > écoles qui boycottent l'avenant au projet d'école à remettre chaque année au > mois de juin à l'Inspection Académique. > > des lettres de menace de révocation de l'Education Nationale ont été envoyées > à certains enseignants d'Ile de France qui disent ne pas vouloir mettre en > application dans leur totalité les nouveaux programmes. > ... > > ------------------------------------------------------------------------ > ... > > > > > > Depuis des semaines, enseignants et parents sont mobilisés, > > particulièrement en Loire Atlantique, pour défendre l'école des mesures > > gouvernementales de casse des services publics. La seule réponse du > > Ministre a été la provocation que constitue la promotion du SMA, > > limitant et contraignant l'exercice du droit de grève. > > > > > > Hier, je n'y étais pas mais je vous communique les infos suivantes pour > > faire contre poids à la presse...partiale. Les policiers sont venus avec > > des gilets par balles! à la rencontre d'enseignants et de parents > > d'élèves venus pour certains avec leurs enfants. > > > > Mercredi 11 juin après midi, enseignants et parents ont pacifiquement > > occupé leur inspection académique lors d'une manifestation qui > > continuait de demander le retrait des mesures Darcos, 200 postes pour la > > Loire-Atlantique et des emplois statutaires pour lutter contre la > > précarité. Ordre est alors donné aux forces de police de faire évacuer > > les locaux. Les manifestants sont malmenés, bousculés. Au moment où > > venait de se négocier avec les syndicats le départ des locaux de > > l'Inspection Académique, un manifestant est interpellé, aussitôt conduit > > menotté au commissariat. > > > > > > Qui que soit le commanditaire de cette intervention des forces de > > l'ordre, la FSU 44 estime que la situation n'appelait pas cette réponse > > et que le dialogue avec l'intersyndicale pouvait permettre une issue > > pacifique. La responsabilité du gouvernement est engagée. La décision de > > faire intervenir la police contre des manifestants engagés dans une > > action symbolique, n'est certainement pas la démonstration d'une volonté > > de dialogue social. > > > > Demain, une partie d'entre nous accompagnés de parents nous nous > > rendrons devant Waldeck à 9heures car Sami (instit à Indre) y sera > > interrogé. > > > > Vous pouvez nous y rejoindre là ou à la "nuit des écoles" samedi soir > > dans l'école de votre quartier (renseignez-vous avant pour savoir si ça > > a lieu. > > ...
PETITION pour rester LIBRE de ne pas se faire...
Current mood: dorky
les pubs mensongères,
l'internet qui ne marche pas, les crédits abusifs et le surendettement, les fausses promotions, les soldes qui n'en sont pas, les contrats illisibles des portables
les bactéries dans les aliments, les listérioses, les AOC trafiquées, les défauts de qualité, l'absence d'hygiène, les produits dangereux : jouets, appareils électriques
Et Bien le gouvernement vous dit : « DEBROUILLEZ VOUS !!! »
les ententes entre entreprises sur le dos des consommateurs
LES ARNAQUES PARTOUT VOUS N'AIMEZ PAS CA, NOUS NON PLUS !
Nous sommes agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes. Nous assurons, au quotidien, votre défense économique et physique (produits alimentaires et industriels).
Mauvaise nouvelle :on s'apprête à dynamiter notre administration pour réduire son efficacité à néant.
Le gouvernement voudrait en effet supprimer notre direction de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes en la démembrant, sous prétexte de simplification et d'économie.
MENSONGES.
Nous gênons les entreprises, comme les inspecteurs du travail. Il s'agit donc de restreindre le travail des enquêteurs au service des consommateurs-citoyens.
Nous, nous sommes attachés à notre métier et nous voulons continuer de l'exercer au bénéfice de tous. Nous n'acceptons pas d'être atomisés dans des structures dénuées de moyens et d'efficacité. Les économies, elles, sont inexistantes dans cette opération : on va coûter plus cher et on sera moins efficaces.
La modernisation Bercy Matignon c'est changer même ce qui marche ! Pour soi-disant faire moderne, tendance, on disperse, on explose la répression des fraudes et on va paralyser son action!
Nous faisons appel à vous, citoyens consommateurs. Demain il sera trop tard. Ne vous laissez pas prendre aux grands discours démagogiques qui prétendront que moderniser c'est changer. Signez la pétition que nous transmettrons aux associations, aux élus et au gouvernement pour un service public de qualité, de proximité et de plein exercice.
Soutenez Nous, Soutenez Vous.
DEFENDEZ VOUS
EXIGEZ LE MAINTIEN D'UNE DIRECTION DE LA CONCURRENCE DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES DANS CHAQUE DEPARTEMENT, DANS CHAQUE REGION
EN TANT QUE CITOYEN-CONSOMMATEUR, JE DEMANDE LE MAINTIEN, DANS MON DEPARTEMENT, DE LA DIRECTION DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES