les Motowniens

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Jun 22, 2007

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Thursday, February 15, 2007

Communiqué des Motowniens initialement prévu pour la cérémonie des trophées hip hop 2007

Nous sommes un collectif qui lutte contre la nomination de la

 Rappeuse Diam's à la tête de Motown France. Il est composé avant tout de femmes et d'hommes passionnés de la musique et des personnages créés par ce label, qui, progressivement, ont été rejoints par des artistes, des journalistes, des personnalités surprises, parfois ulcérés à l'idée que Motown, puisse être ainsi bradé.

Ainsi, depuis son rachat par Polygram, Universal en devenir, le label Motown, label de référence planétaire créé de toutes pièces par Berry Gordy Junior pour présenter au monde, entre autres, Marvin Gaye, Stevie Wonder, les Jacksons, Smokey Robinson, Diana Ross et les Supremes, et qui, à la même époque, a révolutionné par ses techniques d'enregistrement et de marketing la manière de concevoir et de vendre un disque à l'ensemble d'un continent, Motown se meurt ; principalement par manque de management adéquat. Les tentatives  de le ranimer ont échoué ou ont été sabotées.  Depuis, ce label, prestigieux au possible et inégale, est resté dans un tiroir alors que son catalogue d'artistes afro-americains et l'histoire de son combat pour la reconnaissance du talent noir et de son esprit d'entreprise exemplaire continuent  d'illustrer l'image d'une certaine culture populaire américaine dominante.

Aujourd'hui, face à un tel patrimoine de porté mondiale, pour seule proposition insultante nous est imposé, Diams, artiste à part entière, si il en est, dont nous réfutons la nomination, pas le talent.

Car la question de la personnalité de Diams, de son soutien médiatique, de son capital sympathie auprès du grand public, jeune et moins  jeune, du poids économique que ses ventes représentent et lui confèrent, ne doivent pas nous éloigner de la vraie question : peut-elle, doit-elle avoir la responsabilité de signer les prochaines stars dans la ligné  de CE label ? Est-elle la mieux placée ? Le sort que lui réservent ses propriétaires justifie-t-il tous les essais, compromissions, dérapages ??? L'industrie du disque française est-elle si mal en point pour ne pas trouver dans ses rangs la perle rare ? Que cherche-t-on à nous vendre ? What's goin on ? Pourrait s'interroger, la encore, Marvin. Motown France ne doit pas et ne peut pas finir comme cela, quel que soit l'état de délabrement dans lequel cette industrie du disque, trop affairée à satisfaire l'appétit avide de ses actionnaires pour des stock-options, l'a abandonné.

L'insulte vient de deux côtés. De ceux qui ont le mépris de l'histoire de la contribution pour un back catalogue prestigieux qui les nourrit - il suffit juste d'écouter, en ce sens, les antennes des radios populaires pour en apprécier les inaltérables standards - et de Diams qui, probablement emportée par son succès hexagonal, a elle aussi perdu la tête et de penser ou de ne pas penser à quoi on la lie.

Il ne s'agit pas ici d'ambition freinée ou d'un quelconque énième épisode de maison de disques qui se restructure, mais bien plus tragiquement de tromperie et de manipulation. Diams a le droit de penser qu'elle est en droit d'accepter ce poste, tout comme elle a le droit de penser qu'elle peut briguer un mandat à la présidence de ..:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />la République aux prochaines élections. La France est-elle prête à un tel changement ? S'estime-t-elle, elle aussi, à la hauteur ? Ou doit elle passer par Motown France pour s'essayer à la chose ? Diams ne doit pas accepter pour une question de principe et de respect du nom Motown, quel que soit son amour immodéré pour la culture noire à laquelle elle participe et dont le véritable respect passe par la direction d'un label qui doit porter un autre nom. Le prix à payer est-il si négligeable pour les décideurs que sont Pascal Nègre, patron d'Universal et Olivier Nusse, patron d'ULM ? Qu'importe ce qui se trame en coulisses via de savants calculs de corruption, de manipulation et d'instrumentalisation dont l'industrie du disque est coutumière. Nous savons combien elle peut prostituer l'image des grands. Ce n'est pas notre choix et nous sommes résolus à défendre un principe, celui du respect de notre héritage et de ses composantes.

S'agissant de la question raciale qui taquine hypocritement tout le monde, une seule réponse peut être apportée. La France United Colors of Benetton n'existe que sur le papier, pas dans les instances de décision malgré le talent qui pulse dans les rues des quartiers populaires, sur les bancs des universités, ou dans l'effervescence scène des jeunes labels indépendants.

Il ne viendrait à l'idée de personne de penser à attribuer un rôle de premier plan à un Allemand pour un musée sur la Shoah, à un Turc pour un musée sur le génocide arménien, ou à un Japonais pour un musée sur l'expansionnisme à Hong-Kong. Stoppons la langue de bois et l'hypocrisie. Il ne s'agit pas de retomber dans le déni qui mine historiquement la mentalité française.

4:29 AM - 3 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Thursday, November 16, 2006

DIAM'S:L'INSULTE SUPREME (suite)

L'INSULTE SUPREMES (suite).

 

Après quelques semaines d'observation, voici ce qui pourrait se profiler dans le cadre du projet Motown-Universal-Diams.

 

Il est acquis que la communication de l'existence d'un tel projet s'est avérée être une entreprise rentable (pour certains).

Ainsi :

1/ Il est désormais établi que la publicité faite autour d'un projet liant la major Universal à l'artiste Diams aura eu pour effet de ranimer techniquement un nom mythique, Motown, en sommeil ou mort depuis une décennie pour l'entreprise. Ainsi, sur son seul nom de Motown, des K7 d'artistes désireux de se faire signer auront été envoyées et auront, indiscutablement, consacré l'intérêt que suscite toujours l'étiquette prestigieuse de Motown. Grand gagnant de ce round, la maison Universal qui, sans coup férir, engrange une grosse pub, gratuite. Ah, ce Pascal Nègre, quel pro !

 

2/ Il est également établi que l'équipe de production de Diams, Tefa et sa clique, producteur de l'album de sa protégée – dont il n'est plus à parier que la majorité des productions qu'elle voudra proposer au-dit label en congestionneront le catalogue, tant elles seront retenues prioritairement au détriment d'autres, étrangères. On le sait, les petits arrangements entre ami(e)s, courant dans ce milieu et pas forcément au bénéfice des client(e)s de musiques de qualité, seront des plus meurtriers. Les artistes Sinik, China, Vitaa, Severe et autres ami(e)s doivent-elles bénéficier de passe-droit et passer devant d'autres, par principe ? Dans de telles conditions, qu'il va être dur de leur accorder un quelconque crédit sachant qu'ils auront bénéficier de toute les largesses de leur «bienveillante» marraine ? L'amitié est-elle un gage automatique de talent ? N'est-ce pas, en réalité, un cadeau empoisonné ? Chacun jugerait-il, sans suspicion, de l'étiquette à attribuer au «produit» final ?

 

On le sait, pour tenter de contrer la levée de boucliers, Universal s'empressera de signer d'autres artistes* de valeur inégales, histoire de noyer le favoritisme dont bénéficiera les China, et autres ami(e)s. Elle ira même jusqu'à avoir recours à quelques pointures américaines pour créditer le tout, voire, en revivifier le nom (opérations de duos avec des célébrités, tentatives de ranimer des carrières de has-been, etc.…)

 

Afin d'opérer discrètement et toujours dans l'objectif de ne pas trop s'exposer aux critiques et de limiter la casse, Universal n'ouvrira certainement qu'un bureau, une adresse, avec peu de personnel, si d'aventure des descentes de mécontent(e)s risqueraient d'interrompre le beau manège. Une pratique dont Universal est familière.

 

On le sait, Diams sait techniquement rapper, il ne s'agit donc pas d'une attaque sur ses qualités artistiques mais plutôt sur un mouvement plus large de mépris de la culture noire par les gens qui lui ont fait l'offre et pour laquelle elle a eu le culot/ bêtise d'accepter. En ce sens, l'attitude outrecuidante de Diams est une vertigineuse menace.

 

L'ambition de Diams est mal placée pour une personne qui se prétend être dans la culture black, et dont la première attitude à adopter est de la respecter, pas de l'exploiter, honteusement. S'y croire ce n'est pas être. De quoi ce délire de jeune wannabe peut-il accoucher ? Penserait-on à donner au fils d'un Hitler le prix Nobel de la paix même si il devait y avoir sacrifier sa vie entière ? Il y a des choses qui ne se conçoivent pas par simple respect, sans questionnement possible. Si l'idée de Diams à la tête d'un label de musique est possible, elle est inconcevable, par essence, s'il porte le nom de Motown. La question n'est pas de s'interroger ce qui invite réellement à penser que Diams est qualifiée pour tenir un tel poste ? Car l'envisager, seulement, est une insulte ainsi qu'une aberration que l'on ne se permettrait pour aucun autre label de la galaxie Universal. Que nous inspire un tel traitement,/jeu de poker ? Le débat n'est pas à la projection, car il est hors de question de laisser le temps de la réponse. Les arguments affligeants de certains membres de la scène artistique tels que «Elle est la depuis longtemps.» sont aussi attristants que révélateurs de l'état lamentable dans lequel certain(e)s se pensent PAR les autre et pas POUR le bien-être de la culture noire. Que peut-on attendre de gens qui n'ont jamais goûté à la liberté ?

 

Diams doit refuser, ne serait-ce parce qu'aujourd'hui, quasi aucun jeune noir ne peut citer un seul héros noir contemporain officiant dans le monde du business, qu'il n'existe pas d'équivalent de Berry Gordy français. Diams ne peut pas l'ignorer, ignorer ce que représente l'histoire de Motown et de son impact planétaire, ignorer le symbole, ignorer le souci d'exemplarité de fierté noire. Voici l'occasion trop rare d'imposer des professionnels avec un souci éthique pour un label méritant et de mener l'offensive pour le respect contre le mépris.  Pour ces raisons, parmi d'autres, Diams ne doit pas prendre la tête de Motown–France, mais peut prendre celle de n'importe quel autre label exploitant/utilisant un autre nom. Le cœur a ses raisons que la raison approuve. C'est une question morale, plus que professionnelle. D'ailleurs, cela n'arrêtera pas la poursuite d'une déjà fructueuse carrière et évitera une nomination aussi ambiguë que source de polémique. Un mur n'est pas indestructible Rappelons-nous Berlin. Stoppons cette méprisante et sans scrupules entreprise.

 

Restons en alerte et actifs/ves.

 

* Universal n'a plus de label rap ou de musiques noires actuelles pour jeunes, c'est le label Hostile Records qui est la référence sur le marché français.

** La rumeur veut que Lord Kossity soit signé sur le label.

 

4:57 AM - 56 Comments - 11 Kudos - Add Comment

DIAM'S CHEZ MOTOWN FRANCE

L'INSULTE SUPREME

Une dernière plaisanterie de taille illustre les errements de l'industrie du disque. « L'ouverture d'un nouveau Label et la création d'un nouveau catalogue est toujours
une expérience passionnante. Pouvoir le faire sous une marque aussi prestigieuse que celle de MOTOWN» souligne avec force le communiqué de presse d'Olivier
Nusse Directeur Général d'ULM, pour poursuivre avec la nomination de l'artiste Diams, artiste populaire, séduisante et rentable s'il en est, au poste de directrice
artistique (et de son poulain Sinik) à celui de label-manager d'un label à l'Histoire si riche. Quel choc d'apprendre que Motown France puisse naître dans de telles
conditions ! Comment l'industrie peut-elle nous faire croire qu'il ne lui a pas été possible de trouver dans ses rangs d'authentiques directeurs artistiques ? N'y a-t-il
pas conflit d'intérêts caractérisé ? Ainsi, tout en poursuivant son subtil communautarisme élitiste, l'industrie du disque française actuelle fait montre de son inaptitude
à penser, réfléchir, concevoir à long terme. La caste contre le mérite, les petits arrangements entre amis, la révolution française n'a toujours pas foulé de ses pieds la
moquette profonde des couloirs des maisons de disques hexagonales. On savait déjà que les nominations étaient souvent dépourvues de sens, on n'en connaissait
pas forcément la magnitude.

Pourquoi un tel bradage/liquidation des bijoux de famille ? Certes le label Motown n'est plus ce qu'il était, mais cela justifie-t-il de l'accompagner dans son coma
plutôt que de chercher à l'en sortir ? Si votre acquisition du label vous confère tout pouvoir et toute latitude d'actionnaire majeur, vous êtes cependant hors-la-loi
moral et professionnel (si cela veut encore dire quelque chose) vis-à-vis d'une telle entité.

Quelle incohérence, mais surtout quel mépris pour le public, vos clients, vos pros, la fonction, les artistes, les passionnés,... N'importe quel sondage auprès d'un
quidam français ou étranger sur ce que représente Motown vous prouvera sans difficulté que vous frisez le ridicule. Motown N'EST PAS n'importe quel label, mais LE
label qui a transformé les goûts musicaux populaires de l'Amérique, et donc d'une partie de la planète. Ces 20 années de prestige marquent simultanément le genre
musical, l'industrie, ses techniques, le public, les artistes. Motown EST avant tout un patrimoine culturel, un héritage, une fortune collective dans l'esprit de tous,
chacun à  sa façon. Motown DEMEURE incontestablement une référence et NE PEUT PASÊTRE un fourre-tout comme vous semblez l'envisager.

C'est en partie à cause de ses fautes de goûts – albums inconsistants, développement inexistant, découvertes reléguées au panier, tarif de cd abusifs, compilations au
kilomètre, stratégies à tâtons, …ou cette incapacité à écouter l'autre qu'avec un tel grand écart l'industrie ouvre la porte grande aux Napster et autres rebelles de ses
circonvolutions. Une telle association entre les noms de Motown et des personnes pressenties fait étouffer et est incompatible en l'état. Ou alors changer de nom de
label.

Monsieur Nègre, vous êtes assez intelligent pour ne pas imposer un tel irrespect. Stoppez l'indécence qui consisterait à poursuivre dans cette voie, vous expert
marketing par excellence. Berry Gordy Jr est allé jusqu'au bout de son rêve. Quel est réellement le vôtre pour Motown France ? (La question demeure quant à
l'existence même d'une telle option compte tenu de l'insultante stratégie retenue). Repensez à l'essence d'une maison de disques moderne et pas arriviste et vulgaire.
Merci de réagir.

Nous invitons le grand public, les particuliers, les fans, les amoureux, les professionnels (y compris et surtout des médias) à interroger les auteurs d'une telle
entreprise de manipulation.

Les Motowniens


 

 

 


THE SUPREME INSULT
A last joke of a matter illustrates the mistakes of the music industry. "The
opening of a new label and the creation of a new catalogue are always an
enthralling experiment. To be able to do it under a mark as prestigious as
that of MOTOWN" underlines with force the press release of Olivier Nusse
Directeur General of ULM, to continue with the appointment of Diams, artist,
popular, tempting and profitable artist if it is, at the A&R director (and
her friend Sinik) to that of label-manager of one label to such a rich
History. What a shock to learn that Motown France can be born under such
conditions! How can the industry make us believe that it was not possible to
find in its ranks authentic artistic directors? Plus it seems that we are in
front of a conflict interests… Thus, while continuing its subtle elitiste
communautarism, the current french music industry fact shows us its
inaptitude to think, reflect, conceive on a long term. The caste against the
merit, small arrangements between friends, the French revolution still did
not hit the deep fitted carpet of the corridors of the hexagonal labels. One
knew already that the nominations were often deprived of direction, one did
not know inevitably the magnitude of it.

Why such a cut-price selling of the jewels of the family? Admittedly the
Motown label is not any more what it was, but does that justify to
completely kill it rather than looking for saving it from its coma ? If your
acquisition of the label confers any capacity and any latitude of major
shareholder to you, you are however a moral outlaw and professional (if it
still means something to you) in regard of such an entity).

What an inconsistency, but especially which contempt for the public, your
customers, your pros, the function, the artists, the passionate people,… Any
survey near a french or foreign quidam on what Motown represents will prove
you without difficulty that your move is ridiculous. Motown IS NOT any
label, but the label which transformed the popular musical tastes of
America, and thus of part of planet. These 20 years of prestige mark
simultaneously the musical kind, industry, its techniques, the public, the
artists. Before anything else, Motown IS a whole cultural inheritance, a
heritage, a collective fortune in the spirit of all, each one with its way.
Motown REMAINS incontestably a reference and CANNOT BE a hold-all as you
seem to consider it. It is partly because of this kind of errors "soft
albums, non-existent development, abusive price of Cd, never-ending
compilations, no strategies for the artist, or this incapacity to listen to
the other that the industry opens the large doors for people like Napster
and others rebel of these convolutions. Such an association between the
names of Motown and the one of Diams and Sinik are simply incompatible. Or
then change the name of label.

Mr. Nègre, you are intelligent enough not to impose such a disrespect. Stop
the indecency which would consist in proceeding in this way, you expert
marketing par excellence. Berry Gordy Jr went after his dream until the end.
Which one is really yours for Motown France? (The question remains as for
the existence even of such an option taking into account insulting the
strategy selected). Reconsider what a label in this modern age is really all
about. Don't fall for vulgarity.  Thanks you for reacting.

We invite the general public, the private individuals, the fans, the one in
love with Motown, the professionals (including and especially people from
the media world) to question the authors of such a fraud.

The Motowniens

4:14 AM - 14 Comments - 12 Kudos - Add Comment


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