Dépêches AFP MONTPEZAT-SOUS-BOZON (Ardèche), 3 mai 2008 (AFP) En Ardèche, des "teufeurs" insoumis et fiers de l'être "J'ai préféré faire 600 km pour venir à Montpezat, alors que Crucey est à 200 km de chez moi", déclare fièrement Mimi, un jeune "teufeur" de 19 ans, pour expliquer sa présence à un Teknival sauvage en Ardèche, plutôt qu'à celui de Crucey-Villages (Eure-et-Loir), rebaptisé ici le "Sarkoval".
Comme plusieurs centaines d'autres "teufeurs", Mimi et son acolyte Jackass, 19 ans aussi, ont préféré effectuer un véritable périple et braver les autorités plutôt que de se rendre au "teknival légal", qui se déroule ce week-end, près de Dreux.
A la clé, une randonnée de nuit en forêt pendant 45 minutes pour atteindre leur Eldorado, un cratère de volcan transformé en scène rave.
Sur l'immense plateau situé à quelques dizaines de kilomètres du centre-ville, environ 500 "teufeurs" selon la préfecture de l'Ardèche, ont posé leurs tentes depuis jeudi, malgré les barrages de 400 gendarmes, qui empêchent voitures et camions d'accéder au site.
Des lumières et quelques sound-systems ont finalement pu être installés, donnant l'image d'une grande fête au milieu de nulle part.
"J'ai galéré à pied pendant trois heures mais pour venir ici, il faut en vouloir", assure Marianne, 21 ans, coiffée de dreadlocks et en treillis militaire.
"On ne veut pas voir les gens parqués dans des bétaillères... avec des poulets", ironise Hans, à propos des teknivals autorisés et leur forte présence policière.
Médecin urgentiste et membre de Médecins du Monde, il récuse le cliché selon lequel un teknival serait une "foire à la défonce", même si nombres de substances illicites sont à disposition.
"Ce que l'on reproche (au teknival légal), c'est de vouloir encadrer une manifestation qui n'a pas vocation à l'être", renchérit Julie, une Marseillaise de 23 ans, devant le stand de l'association Aides.
"On revendique de faire la fête librement", ajoute cette étudiante en sociologie au look sage, soulignant que la question des comportements à risque n'est pas éludée.
Pour preuve, la présence d'associations "chargées de réduire les risques". Sur leurs stands, elles proposent gratuitement préservatifs, boules Quiès, brochures d'information et des "Roule ta paille", des petites feuilles destinées à consommer de la cocaïne "proprement". Un garçon lui en réclame une, elle la lui tend sans commentaire.
"La drogue, c'est une réalité. Ce n'est pas tabou pour nous", explique la jeune femme.
A 7HOO, sur le cratère, l'ambiance est sereine malgré le bruit continu de basses et de musique techno. Eparpillés sur tout le site, les "teufeurs" sirotent des bières, prennent le soleil en bandes ou avec leurs chiens et continuent de danser devant des murs de son.
Dans l'après-midi, un "teufeur" de 22 ans a été transporté au CHU de Saint-Etienne après avoir ingéré de l'ammoniac, qui devait servir à transformer la cocaïne pour la fumer. "Hormis ce cas, aucun incident conséquent n'est à signaler", a précisé samedi soir le préfet de l'Ardèche, Claude Valldes
le teknival s'est deroulé dans le site d'un ancien volcan dont tous les accés etaient barrés par les forces de l'ordre et l'armée .il a fallut jouer au chat et la souris pour pouvoir y penetrer :a travers bois en pleine nuit.
resultat 2 sites en plus fut investit par les teufeurs a proximité du tekos.on remercira surtout le proprio qui donné l'autorisation pour son champs .c'est surtout sur ce site qui a connu la grande frequentation 2000 personnes voire 2500.
triste bilan concernant les saisie de sons au puy de dome et en ardeche.