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09/05/06
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Friday, July 04, 2008
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charles de lint
Current mood: calm
J'ai découvert Charles de Lint par quelques textes épars, dans la revue Faerie (n°2 « La lune se noie quand je m'endors », n°13 « Sept pour un secret », n°8 « Le tambour de pierre », mais il y en a d'autres) et dans un numéro spécial de Yellow submarine (hors série les sentiers de la féerie, avec « Le paradis des livres de monsieur Truepenny »), mais j'ai réellement accroché aux nouvelles publiées par les éditions Oxymore (Emblèmes Rêves, « Granny weather », Traverses « L'hiver était rude », Emblèmes Les Portes « Foyers du cœur », Emblèmes HS les fées « Les fantomes du Vent et de l'Ombre », Magie Verte « Saskia » Emblèmes Sortilèges « Oiseaux », Ainsi soit l'Ange « Rêver plus fort, rêver plus vrai ») Son univers m'a captivée, et c'est en le lisant que j'ai compris ce que la catégorie Urban fantaisy signifiait. Il a crée une cité, Newford, et l'a parsemée de paillettes de surnaturel avec grand talent. Le magique coule tout seul, on le découvre sans heurt ni grand effet d'apparition, il est là car telle est sa juste place, et qu'à ce moment là, les personnages sont à même de le voir tel qu'il est, d'en saisir la nature. Charles de Lint emprunte au folklore, aux mythes qu'il entremêle avec ses propres fééries, et c'est un vrai plaisir que de découvrir comment il les a pensé dans un monde actuel. Au détour des textes, j'ai découvert avec bonheur Coyote (le trickster/joueur de tours des légendes indiennes), des corbeaux qui sont à moitié humains, une librairie contenant tout les ouvrages jamais écrits par leurs auteurs (ce serait terrible une librairie pareille), le monde du rêve (très shamanique) qu'arpentent les rêveurs bien sur, mais aussi ses propres habitants et des puissances anciennes issues du folklore indien… Mais voilà, avec la fermeture des éditions Oxymore, plus aucun texte de Charles de Lint n'est traduit (excepté il y a peu « Notre Dame du Port », dans l'excellente revue Fées Divers, dont le numéro 2 est consacré à la féérie urbaine et où Anne Blaitel parle merveilleusement bien de Newford et de son créateur), et j'ai longtemps hésité avant de me lancer à commander un livre en VO. .. .. Je lis régulièrement en anglais un peu de tout, de la publication scientifique (boulot oblige), aux nouvelles et romans. Mais j'ai toujours un peu peur d'avoir du mal à suivre à cause du vocabulaire ou du style de l'auteur (j'aime pas lire le dico à la main, ça casse le rythme, et en plus j'ai pas de dico chez moi en ce moment, ça règle le problème). En fait ça ne m'est arrivé qu'une fois (sur une nouvelle de l'anthologie The Faery Reel : tales from the twilight realm de datlow et Windling), et mes craintes semblent bien infondées…. .. .. Or donc, j'ai commencé « The Onion Girl » in inglische, et ça se lit tout seul without any problem. Je me régale, et mon seul regret et d'avoir laissé si longtemps ce livre sur mes étagères pour « plus tard ». Dans ce roman, on retrouve Jilly (déjà présentes dans de nombreuses nouvelles, tout comme pas mal d'autres personnages du roman), victime d'un accident de voiture. L'auteur nous dévoile le passé de cet artiste qui peint les fées et dont la meilleure amie Sophie pendant son sommeil vit une existence parallèle dans la *terre des rêves*. A la faveur du coma dans lequel l'accident l'a plongée, Jilly se retrouve à son tour projetée en dreamland. Et elle n'a pas forcément envie de revenir dans le Monde Tel qu'Il Est… Jilly est attachante, on se prend de suite d'affection pour elle, puis pour sa joyeuse bande d'amis. On partage son émerveillement à chaque fois qu'elle s'endort et se retrouve en dreamland, et son abattement quand elle se réveille à l'hôpital, sentiment qu'elle tente de cacher à ses proches. Les flash-back dans le passé nous montrent à travers quoi Jilly est passée pour arriver là où elle est maintenant, et ce qu'elle a laissé derrière, et on comprends d'autant mieux tout ce que représente dreamland à ses yeux. Je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture ! .. .. Conclusion subliminale : les gens lancez vous, lisez en anglais les trucs géniaux qui ne sont pas traduits, et les livres de Charles de Lint en font partie ! .. .. Un jour faudra que je parle de Tamsin dans cette même catégorie des trucs géniaux pas traduits, et en attendant je vais me replonger dans « Avant l'Hiver » de Léa Silhol, que du bonheur en perspective…
1:45 PM
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Tuesday, June 10, 2008
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rencontre fantastique le 29 juin
Current mood: energetic
je reprend les mots de Lucie Chenu :
" Un jour avec... le 29 juin à Paris Première rencontre littéraire organisée par UltimArt Creation, le 29 juin sera entièrement consacré aux auteurs de "traverses et d'interstices", à ceux qui se glissent entre les genres de l'imaginaire, les mêlent et les réinventent. Auteurs et professionnels du livre (éditeurs, anthologistes) seront parmi nous pour vous faire partager la richesse de ces univers qui se défient des codes et des appellations. Des romans de fantasy urbaine; des recueils où se mêlent fantasy, fantastique et SF; des auteurs à la plume imprégnée de poésie ou d'humour noir, d'épique ou de suspens vous offrirons tables rondes et débats passionnants pour découvrir ou re découvrir cet autre visage de la littérature de l'imaginaire. Avec Léa Silhol, Jérôme Noirez, Armand Cabasson, André-François Ruaud, Lucie Chenu, Natacha Giordano Attention : l'inscription est payante : 10 € qui serviront à payer les frais de voyage des conférenciers Programme complet et modalités d'inscription sur : http://ultimartcreation.com/unjour1.php Dernière minute :on m'apprend que le nombre de réservation étant faible, l'événement risque de ne pas pouvoir être organisé. Si vous souhaitez venir et n'avez pas encore réservé, ne tardez plus !"
et pour vous convaincre davantage, voilà le programme :
10h : entrée des spectateurs et ouverture de la journée 10h30-11h15 : Table ronde : "Fantasy, Fantastique, SF, genres et tendances dans la littérature de l'imaginaire francophone" (évoquation et définition des différents genres et de leur représentation chez les auteurs français) (Natacha Giordano, Lucie Chenu, André François Ruaud) 11h30-12h15 : Table ronde : "Entre les genres, la littérature de traverses et d'interstices" (Léa Silhol, André François Ruaud, Armand Cabasson, Jérôme Noirez) 12h15-13h15 : Repas. 13h30- 14h15 : Table ronde : "publier des auteurs transgenre aujourd'hui" (nous évoquerons le fanzinat, l'édition pro, ses enjeux et ses différentes formes) (Léa Silhol, André François Ruaud, Natacha Giordano, Lucie Chenu) 14h30-15h : Lectures 15h-15h45 : Table ronde : "La littérature de traverses, faire rêver ou s'éveiller" (Léa Silhol, Armand Cabasson, Jérôme Noirez, André François Ruaud) 16h-16h45 : Conférence et débat: "Et Joss Whedon dans tout ça ? Séries télés et intersticialité" (en présence de Léa Silhol) 17h-19h00 : Session de dédicaces et photos. Allez les retardataires reservez vos places, cette journée promet d'être riche en rencontres et discussion!
toutes les info pour s'inscire ici : http://ultimartcreation.com/unjour1.php
7:57 AM
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Wednesday, May 14, 2008
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crédit impôt mobilité géographique
Current mood: disgusted
Petit coup de gueule contre les impôts En 2006, j'ai déménagé de 800 km pour un CDD de 2 ans après 9 mois de chômage. J'ai laissé derrière moi mon compagnon et changé de forfait de téléphone en conséquence… Sur ma déclaration d'impôts, il y avait une case à cocher si on avait effectué un déplacement de plus de 200km pour un emploi de plus de 6 mois. J'ai coché la case, c'était tout à fait mon cas, et j'avais ainsi droit à un crédit d'impôt à la mobilité de 1500 euros ! Chouette quoi Il y avait aussi une case à cocher uniquement si on était demandeur d'emploi depuis plus de 12 mois. Ce n'était pas mon cas, je n'ai pas coché la case. Quelques mois plus tard, j'ai reçu un joli chèque de 1500 euros qui m'a fait bien plaisir et m'a bien aidé, because quand on déménage, ben, on dépense de l'argent. Quelques mois plus tard j'ai reçu une lettre des impôts me réclamant les justificatifs correspondant à la prime que j'avais reçu précédemment. C'est bizarre de se voir demander les justificatifs à posteriori, mais c'est pas grave, je regarde ce qu'ils veulent comme papiers, et là je tombe des nues car ils veulent une preuve que j'étais au chômage depuis plus de 12 mois avant de déménager pour mon nouvel emploi ! ?? Pourquoi ils me demande ça, j'ai du rater un truc, je retourne à ma déclaration et à côté de la case à cocher il n'est pas mentionné de durée de chômage. Comme j'ai télé déclaré, je n'ai pas la notice d'explication complète et je me dis que j'aurais du vérifier mieux les conditions, que j'ai raté un truc que c'est entièrement de ma faute et que j'ai perçu les 1500 euros à tord. Je leur renvoie les pièces avec un petit mot signifiant que je n'avais pas vu la condition durée de chomage et que j'ai reçu une prime à laquelle je n'ai pas droit. Je reçois un nouveau courrier me signifiant que je devrais rembourser cette somme plus tard, mais pas maintenant ! (a pas compris pourquoi, mais c'est écris en gras, donc je ne fais rien). Je suis assez énervée après moi-même et je trouve quand même que le formulaire des impôts est mal fichu de ne mettre que 2 des 3 conditions à remplir à côté de la case à cocher… Et puis plus rien, jusqu'à ce que passe un micro reportage dans le 6 minutes de M6 sur une nana dans le même cas que moi ! Sauf qu'elle proteste car elle avait téléphoné aux impôts avant de cocher la fameuse case, et qu'il lui avait été répondu qu'elle remplissait bien les conditions et pouvait cocher ! Comme quoi même pour les fonctionnaires des impôts ce truc n'était pas clair !! Mince, je n'était pas la seule innocente à avoir agit en toute bonne fois et à avoir perçu la prime à tord pour un histoire de durée de chômage qui n'était indiquée nulle part. En fait il semblerait que nous soyons plutôt nombreux et tous plutôt fâchés (enfin, moi je croyais avoir fait une bourde au départ, donc je ne suis fâchée que depuis peu, ah, sacré confiance en soit, quand tu nous manques) de devoir restituer 1500 euros plus une amende de 10% sur cette somme car acquise frauduleusement bien entendu ! Je n'ai toujours aucune nouvelle des impôts et je fais l'autruche ce qui est mal car quand il se souviendront de moi, je ne vais pas apprécier des masses. Je surveille le blog suivant tenu par une méchante arnaqueuse de l'état comme moi : http://creditimpot.unblog.fr/ Si les impôts avaient un système informatique digne de ce nom, personne n'aurait reçu à tord 1500 euros, car en ne cochant pas la case « au chômage depuis plus de 12mois » mais en cochant « déménagement de plus de 200km pour trouver une emploi » le système informatique aurait du détecter une incohérence.
Et on ne verse pas des sous pour ensuite réclamer les justificatifs pour le versement de la somme, on le fait avant. Et quand on a fait une bourde, on ne sanctionne pas ceux qui en font les frais en leur collant une amende par dessus le marché. Tout ça m'écoeure complètement. C'est un ramassis de mauvaise fois concentrée. Après l'état fait de la pub pour l'aide à la mobilité… Mon cul oui ! Les gens qu'il a aidé sont dans la panade maintenant à devoir rendre une somme coquette qu'ils ont déjà dépensée ! J'ai été un peu longue, mais j'espère avoir expliqué la situation clairement. Je pense vraiment qu'un maximum de personnes doivent être informée de cette arnaque (ça y ressemble bigrement malgré tout, car pour 1500 euros versés ils en récupèrent 1650 ça fait du bénéfice tout ça) afin que peut être l'état fasse quelque chose (illusion mais bon…). Et là : http://creditimpot.unblog.fr/2008/05/01/82/ Il y a une pétition pour ceux qui se sont fait avoir en toute bonne fois.
3:06 AM
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Wednesday, March 19, 2008
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Fovéa
Current mood: calm
Allez, je me botte le postérieur, j’ai un space depuis pas mal de temps et je n’en fait absolument pas ce que j’aurais voulu en faire au début, à savoir un espace ou parler de ce que j’aime en terme de livres surtout. Je ne me suis toujours pas lancée because je veux *faire ça bien* et donc repousse toujours à plus tard en attendant l’illumination (non, les illuminations faut pas les attendre, faut aller les décrocher de là où elles sont perchées) et donc la certitude de parler *correctement* de ce que je souhaite défendre/mettre en avant/dire aux gens c’est bon lisez-en. Oui, mais à ce rythme là, je ne dit rien sur rien (forcément), et ça commence à m’agacer! Et d’abord il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs! Et dans ce cas précis, mieux vaut faire des erreurs que rien, donc je me botte le derrière aujourd’hui même et j’inaugure avec Fovéa! Pour ceux qui ne le sauraient pas : Fovéa est un livre écrit par Léa Silhol édité par le Calepin Jaune et paru il y a très peu de temps. Fovéa n’est pas un roman, c’est un recueil de textes. Des textes longs, des courts, des en français, des en anglais, des à lire avec un miroir, des à suivre sur plusieurs pages qui elles ne se suivent pas, des poésies. Mais ce n’est pas tout il y a aussi des photos, des dessins, des codes barres, des mots et des phrases encadrés ou raturés, ou italiqués, criés ou murmurés en plein milieu des pages ou dans les coins, autant d’apostrophes au lecteur. Et j’ai oublié des choses, parcourez Fovéa vous même pour vous rendre compte à quel point cette énumération est restrictive! Visuellement cet ensemble rend très très très bien, c’est comme un puzzle, un labyrinthe, un truc qu’on a envie de retourner dans tous les sens pour mieux en trouver la clef , parce qu’il y en a forcément une, tous ces éléments n’ont pas été disposés ainsi par hasard... Ensuite, viens la partie (plus) difficile : parler de ce que contiennent les textes sans en dire trop pour ne pas gâcher le plaisir d’un futur lecteur, mais non plus pas assez, sinon tout ce que je raconte ne sert fichtrement à rien. Et au passage tenter de ne pas massacrer le travail de l’auteur en disant des énormités. Ouille, c’est pour tout ça que j’ai tant reporté ce blog là.... .. -->[if !supportLineBreakNewLine]--> .. -->[endif]--> Comment parler de Fovéa ? L’introduction composée de 3 textes est une merveille, après lecture, on a envie de se lever et de prendre les armes, on se sent vivant et prêt à soulever des montagnes. Certains textes m’ont noué l’estomac, « trop » proches de moi par certains aspects, d’autres, sans trouver de résonance personnelle, m’ont chamboulée par la justesse de leur ton. C’est facile de dire que jamais les textes de Léa ne me laissent indifférente, mais c’est pourtant vrai. Elle sait trouver les mots justes, ses personnages brûlent les pages par leur réalisme et vous incendient l’âme si on les laisse faire, si on se laisse faire. Et pourquoi refuser ? Pourquoi refuser de comprendre, de lire ces mots qui racontent les ratés et les bonheurs des rapports humains. On suit ces êtres qui cherchent, eux seuls savent quoi, qui se cherchent parfois, qui fuient, qui parlent sans entendre, qui entendent sans répondre, ses regards qui se croisent et se détournent, ses esprits qui se charment, ses mains qui se cherchent et parfois se trouvent, ses cœurs qui guettent l’horizon, emplis d’espoir, ou peut être pas justement. Des rapports humains, juste cela, et c’est immense, et Léa déploie magnifiquement la verve de ses doigts sur le clavier au service de la finesse de ses analyses, de ses observations, de son vécu. Alors oui, j’ai vibré au choix d’Ayliss (y avait-il seulement un choix ?), ai scruté l’horizon pour Alcibiade (sacrifice…) et, tendu mon souffle à Gone fading everything, sourit doucement pour Rebbediah et Cecil, voilé mes yeux (Kay, Why, Don’t, Tous des Anges…), soupiré sur les confessions de Théodore et de l’inconnu venu voir frère Emmanuel, et ai sentit le soleil d’orient chauffer le safran et la cardamome. Je n’ai lu Fovéa qu’une seule fois encore avec une hâte d’affamée puis picoré de ci de là quelques phrases. Les sensations ne s’estompent pas, les impressions demeurent et l’envie d’y revenir est comme une musique de fond incessante. Maintenant, l’envie est là de lire calmement. Puis relire une fois encore pour comprendre rationnellement, sans me laisser porter par les émotions produites par ces mots intoxicants. Une lecture armée avec crayons et papiers, traquant les pistes et les empreintes. Et relire à nouveau pour poser toutes ces lectures différentes et les unifier en un tout. Laisser reposer ensuite le temps qu’il faudra puis relire encore et à nouveau découvrir.
Fovéa n’est pas de ces livres qui se posent sur une étagère une fois la dernière page tournée.
7:39 AM
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Friday, May 11, 2007
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des hauts et des bas
Current mood: pissed off
J'ai fais un quart de mon temps. Un quart des deux ans que je dois passer ici, à exercer mon travail-au-bord-de-la-mer. Le cadre est magnifique, vraiment. Le labo a des moyens financiers inouïs par rapport à celui d'où je viens. Je vais au boulot à pied, luxe très appréciable après mon heure et demi de transports en commun sur Paris. Le hic qui me plombe, c'est l'ambiance détestable au boulot. Mes collègues passent beaucoup de temps à critiquer les voisins pour se sentir grandis et éviter de s'apercevoir à quel point eux même ne valent pas davantage. Ils travaillent dans le chaos le plus complet, sans rigueur, sans logique, sans suivis. Et dix fois, ils refont la même expérience, car le résultat n'est pas « fiable », parce qu'ils ne se souviennent pas de ce qu'ils ont fait, parce qu'ils doutent encore des fondations de leur théorie qui devraient avoir été posées depuis longtemps déjà. Ca n'avance pas d'un centimètre. Et moi dans tout ça, je ne suis pas une chercheuse, je ne suis là que pour deux ans, donc mes idées ne sont pas toujours valables. Je ne sais pas gérer les engueulades (moyen d'expression privilégié dans le microcosme ou je suis actuellement), donc, je louvoie, et ainsi j'arrive à faire passer certaines choses pour éviter d'effectuer des taches par trop absurdes sans clash. Mes chefs sont dotés d'une ambition énorme, mais ne se donnent pas les moyens de l'assouvir. Il faut que les expériences soient courtes, rapides, faciles à analyser, ne coutent pas chers, et révolutionnent la science. Petits extraits (le ton est extrêmement sérieux): « Le problèmes de ces manips, c'est qu'elles prennent du temps. » Et on est payé pour quoi au juste, si ce n'est pas pour faire des manip, bordel ! Et je serre les dents. D'une part il faut économiser les tubes et les flacons, et d'autre part, une même expérience est refaite 10 fois. N'aurait il pas mieux valu utiliser trois tubes de plus ou réfléchir un brin et ne pas recommencer ? Après ça, la critique à outrance des voisins me fait grincer des dents. Et les arguties interminables sur un point de détail qui aurait du être fixé depuis longtemps me hérissent complètement. J'éprouve un sentiment d'inutilité. J'ai l'impression de perdre mon temps, et en plus je suis loin de ma moitié. Mais j'ai un travail, je suis payée et tout le monde ne peut pas en dire autant… Alors je prends mon mal en patience du mieux que je peux et mon moral fluctue. Et quand je lis un livre de Léa Silhol, j'ai envie de mettre un coup de pied dans ce panier de crabes. Ca me désencrasse les méninges. Ca me donne à réfléchir. Et j'essaie d'agir en adéquation avec ce que je ressens. Pas facile, mais ça en vaut la peine.
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reading
:
Shadow and Evil in Fairy Tales (A C.G. Jung Foundation Book)
By
Marie-Louise von Franz
Release date: 07 February, 1995
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5:43 AM
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Thursday, October 26, 2006
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voiture et hasard
Vu que je déménage dans le Sud, il me faut une voiture J'ai cherché une occasion, et en riant, la souhaitait verte, tout en sachant que ce serait bien le critère de selection inutile. Ben celle qui me convenait le mieux l'était, verte... le zazard, des fois Ce matin, j'étais à la prefecture pour changer faire ma carte grise, et la faire immatriculer. Les lettres de ma plaque d'immatriculation c'est EDA... Pour faire edda, il manque un d, mais c'est le plus proche qu'on pouvait faire de ce livre là. Ca fait deux hasards, plutôt positif pour ce véhicule qui m'inquiète un peu sur les bords (je n'aime pas trop conduire), mais avec ces coups de chance, me plait presque! Je me sens temporairement sous une étoile positive et ça fait gentiment du bien au moral! Je rererelis La Sève et le Givre (because j'en ai un peu besoin en ce moment), et toujours Nils Holgersson, et je tente Dolores Claiborne de Stephen King
3:05 AM
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Tuesday, October 17, 2006
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travail et déménagement
Current mood: melancholy
Category: Jobs, Work, Careers
ben voilà, j'ai retrouvé du travail. super non? oui, mais... c'est à Banyuls sur mer super, il fait beau là bas! oui, mais, ma moitié a travaille sur l'ile de france, et ne peut pas me suivre heureusement qu'il bosse à domicile, comme ça il pourra descendre une semaine entière de temps en temps, mais bon, ça va faire tout drôle. Vive le téléphone, internet et la poste, et aussi la sncf donc, je suis ravie d'avoir trouvé du boulot (pour deux ans), ce que je vais faire à l'air interessant, tout à fait dans ma branche, et en plus alors que quantité de gens cherchent à aller dans le Sud, moi j'y vais sans l'avoir demandé! et je trouve le moyen de me plaindre... c'est bof, non? je suis (joyeusement/tristement/excitée/déprimée) mitigée concernant ce tournant de ma vie. Là, je regarde my so loved books, et je me demande si tous vont rentrer dans les cartons, mais y'a pas la choix, je part avec, sinon, je me jette dans la mer au milieu des requins avant la fin du premier mois! Et puis une fois installée, je rapatrierais mon lapin, et mes zaraignées! Et puis, il va falloir que j'investisse dans un véhicule roulant, et ça ne me botte pas des masses, mais là bas, j'aurais besoin d'un moyen de transport, alors je l'espère vert cette future voiture (oui, je sais, c'est un critère de fille à la con ) Je commence le 6 novembre, c'est dans pas longtemps, et je n'ai pas vraiment réalisé encore... Je verrais bien quand j'y serais! en ce moment je lis : De serpents galants et d'autres (contes japonais)
2:05 AM
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Monday, September 25, 2006
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anniversaire
Current mood: embarrassed
Merci, merci à tout les gens qui m'ont souhaité mon anni, je ne m'y attendais pas du tout, et ça fait plaisir!  Je suis sure que je peux répondre à vos commentaires par un surcommentaire, je n'ai pas encore trouvé comment faire, mais je ne desespère pas! Bises à tous
1:44 AM
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Thursday, September 21, 2006
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entomologie et photographie
Current mood: amused
Quelques conseils dentomologie photographique, inspirés par des expériences récentes dans le domaine.
Avec les appareils photos numériques, rien nest plus facile que de mitrailler à tout va, et parfois, une bestioles sublime peut retenir votre attention. Ensuite, ami photographe, tu as parfois envie de savoir ce que cest, envie de savoir le nom du « truc » que tu as vu. Voici quelques conseils pour ten tirer au mieux.
Tout dabord, si on reconnaît un lion dun renard sans problème, cette règle ne sapplique pas aux insectes, araignées et autres.
Si je dis : « jai vu un animal rayé jaune et noir. », je parle sûrement dun tigre, mais si je dis « jai vu un insecte jaune et noir. », les possibilités sont nettement plus nombreuses.
Ca pourrait être une guêpe, une abeille, un frelon, un syrphe, un capricorne, et jen oublie ; sachant en plus, que tous ces noms génériques cachent plusieurs espèces. Il y a aussi le risque que je nai pas compté les pattes de la bête que jai vu, auquel cas, elle aurait pu avoir plus que 6, par exemple 8 et être une araignée.
Pour identifier une espèce dinsecte, il est nécessaire (sauf exception, comme en grammaire) de tuer le spécimen, de le regarder sous loupe binoculaire, et davoir un gros livre spécialisé sous la main.
Certes, certains spécialistes se passent du livre, et peuvent parfois identifier un individu vivant, mais cest parce quils en ont vu des centaines et connaissent le livre par cur. Ces personnes là ne courent pas les rues.
( Si quelquun vous dit quil identifie les insectes à vue sans les tuer, à la jumelle et autres, il y a de fortes chances que cette personne ne sache pas de quoi elle parle tout en étant persuadée du contraire. )
Conclusion première, il existe une chance non négligeable que le « truc « en photo demeure anonyme, ou bien bardé au mieux dun nom de genre.
(Remarque : le chat cest en latin, Felix sylvestris, nom de genre Felix, nom despèce domesticus. Je passe volontairement sur les sous espèces.)
Jusque là, ami photographe, tu nas pas progressé dun pouce, mais te voilà avertit de la difficulté de ta quête, si tu la souhaite rigoureuse.
Sur internet, on trouve quantité de photos dinsectes, dont certaines affublées dun nom. Un nombre non déterminé de ces photos sont mal identifiées, donc mieux vaut ne pas appliquer la démarche suivante : regarder la bête trouvée sur internet, regarder la sienne, et décider que ça ressemble beaucoup et donc que cest la même.
Il existe des sites « sérieux » qui peuvent permettre de trouver le nom du «truc», et là, je fais de la pub pour le forum du site www.insecte.org. Ce forum est peuple de spécialistes, amateurs et professionnels qui sont tout à fait disposés à aider ceux qui ont des questions. Leur photothèque est conséquente, et convenablement informée, car ils ont mis en place un système de validation des identifications.
Donc si là bas, ami photographe, on te dit, ton « truc » cest bidulochouettus machinosus, cest que cest ça.
Enfin, tu peux te tourner vers un guide naturaliste. Cela permet de dégrossir, et de cerner les « exceptions » identifiables sans risque derreur (lucane, par exemple, quoi quun jour quelquun avait pris un lucane pour le capricorne asiatique envahisseur français récent), mais là encore, il nest pas possible de sengager trop avant, car toutes les espèces ne sont pas présentes dans ces ouvrages, justes les plus courante ou spectaculaires, et il est rare que les descriptions soient suffisante pour séparer une espèce de sa voisine. Donc les guides sont de bons outils de vulgarisation, ils permettent de se ballade dans les prés et de trier grossièrement ce quon croise, mais guère plus.
Lhomme est loin de connaître tout ce qui peuple la planète avec lui, mais la faune européenne est étudiée depuis longtemps, donc même si le « truc » ne ressemble à rien de ce que tu a déjà vu, ça nen est pas une espèce inconnue pour autant. Idem pour les espèces tropicales, on ne trouve pas à tous les coins de rues un insecte échappé dun caisse en provenance de lautre bout de monde, donc si le « truc » est vraiment très bizarre, cest plus probablement parce que tu navais jamais croisé de membres de cette famille avant. Oui, il y a des insectes envahisseurs qui arrivent importés par lhomme, mais ce nest pas pour autant monnaie courante.
Voilà pour quelques conseils aux photographes désireux de mettre un nom sur le « truc » qui leur a tapé dans lil au point de vouloir en garder un souvenir.
6:30 AM
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Thursday, September 14, 2006
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argh!!
Current mood: enraged
Je deteste les Meta!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ces bip de bip de bip de saletée d'araignées!!!!!!!!!!!! Ca fait un temps indescent que je me prends la tête sur ma bino pour coller un nom à cette enfoirée de femelle Meta, et j'y arrive pas, je vois pas ce que je devrais et ça m'enerrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrve!!!!!!!!! Donc je rale toute seule comme une histérique dans l'appartement vide, et Aubépine, mon lapin me regarde de travers. Le pire, c'est que ce n'est pas une bête compliquée, il n'y a pas beaucoup d'espèces, elle mesure bien ses 6-7 mm, mais non, elle veux pas se laisser faire. Moi j'y suis pour rien tout est de sa faute!!! Elle se laisse pas regarder!! Définitivement, je n'aime pas les Meta, je le savais déjà, mais ça se confirme à chaque fois que j'en ai une sous les yeux. Rectification, je déteste uniquement les femelles, parce qu'avec les males, ça se passe très bien! Et pour avoir d'autres croquis de pièces genitales (selon les dessinateurs, les perspectives ne sont pas rendus pareil, et donc, on peut mieux comprendre les dessins d'un arachno que ceux d'un autre, l'idéal est donc d'avoir plusieurs cessins d'auteurs différents), et donc je tape le nom de ma bête dans le moeur de recherche et au fil des pages, je tombe sur le site d'un bureau d'étude qui vend des photos de faune flore etc. Bien sur ils ont des photos d'araignées, et bien sur il y a des erreurs, et donc ça me fait grogner encore davantage, vu qu'ils les vendent!! Quand on vend quelque chose on s'assure de sa marchandise avant de la mettre en rayon! Ca me parait un minimum quand même! Bordel on n'identifie pas une araignée vivante, sauf exception!!! Les araignées ça s'assassine ça se fiche en alcool et sous bino seulement on met un nom dessus!! C'est pas des oiseaux!!! Ca ne s'identifie pas à la jumelle! Voilà, c'était le coup de gueule du jour, ça fait du bien, je suis calmée, je vais retourner sur ma bino avec le sourire.
7:47 AM
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