Gender: Male
Status: In a Relationship
Age: 37
Sign: Cancer
City: Paris
Country: FR
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Blog Archive
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Sunday, October 12, 2008
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Lézard décoratif
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Si, sérieux, j'oscille du chef étoilé
Au grand cygne éployé, inversé sur son siège,
Pal, sécam, Ubu inné m'assigne
Slalomant du cil du saloir à l'appendice
Caudal, dont la peau ornerait son cou grêle
Virgule fuyante parmi les étoiles d'herbe
Mon saurien d'apparence, mon sylphe insigne
J'insufflerai ton blason chlorophylle
Au lancé cristal de sel insane
Vers toi, je bassine ce cygne suspect
Qu'affriole l'écaillage de ta particule
08:49
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Sunday, September 28, 2008
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Epitaphe
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La dame, le ruisseau et le doux calembour
N'ont pas osé parler de mes saules pleureurs
Comme Simônidès à ses fils ébahis
L'ayant trouvé grandi par l'ombre du caveau
Il a vu peu à peu un signe sombre en l'air
Comme on voit quelquefois dans un vol de canards
D'hypoténuse subtile échappés cent becs
Tel triangle en papier dégagé des marais
Il a médit des feuilles ployant vers la gadoue
Lui qui passait son temps sur les vagues du ru
Que les crues du printemps emportent son esquif
Vers le noir Akherôn aux eaux bringuebalantes
Des racines noueuses ont porté ses sarcasmes
Alors qu'il les sautait, pieds nus, tout en riant
Quand petit intenable à l'heure du goûter
Il courait se cacher sous leurs volutes fines
A la goutte suintante, à l'écorce rugueuse
Qui frottaient ses bras blancs d'une mousse si fraîche
(La mue de l'arbre germait sur la peau de l'enfant)
Je crie de déshériter ce traitre, ce vendu
Et les rives d'azur, les boucles imprévues
La cascade mignonne jouant sous la pierraille
La pente douce enfin, et gazonnée
Oublient l'empreinte folle si longtemps reconnue
Ci-gît l'ingrat suprême du domaine des dieux
03:52
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Tuesday, September 23, 2008
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Bizarre nostalgie (4) - Chevalier at home
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Au jour naissant couve le saltimbanque antique
Par un temps immobile, haineux, tout en métal
Oppressant et subtil, lune noire magique
De mille regards d'or son nouveau piédestal
Paysages sans voix que le soleil insulte
Arbustes transparents, branche morte, cercueil
Aux vallons décharnés dont il défend le culte
Sa monture qui boit adresse un bon accueil
Sol gris disparu, d'hallucinantes magies
De ronces, de squelettes au son des bougies
Sitôt recouvert, vois le chevalier volant
Tes maléfices et ceux qui sont morts ensemble
N'effraient pas Pégase au collier de lierre blanc
Ni l'empreinte diable du cheval qui va l'amble
02:19
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Tuesday, September 16, 2008
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Une redistribution d’australopithèque
Les libéraux depuis le milieu des années 1980 se sont laissés contaminer par une politique dogmatique, vaguement revancharde, en faveur des grandes fortunes perçues comme arcs-boutants de l'économie productive. De passage au pouvoir ils ont octroyé des cadeaux tantôt mal ciblés, tantôt lors de conjonctures défavorables, souvent sans explication suffisante à l'opinion. Ces erreurs de fond et de forme ont restreint la portée de mesures déjà sujettes à caution. Inspirateurs de ces dérives, les représentants des lobbies et des pouvoirs publics qui défendent le monde de l'entreprise s'avèrent souvent plus des administrateurs déconnectés des réalités que des hommes d'affaires à l'affût des derniers retournements du marché. C'est que les véritables gestionnaires répugnent à délaisser leurs entreprises, leurs continuelles créations de débouchés et de produits, pour les cabinets ministériels, tellement ils savent que toute généralisation d'une recette de succès est illusoire. Malheureusement des politiciens trop complaisants ont prêté l'oreille à la voix dominante, oubliant les deux conditions fondamentales des réussites commerciales et financières : une idée (invention, innovation, produit, marché) et une stratégie qui concrétise cette idée sur la durée. En conséquence leurs efforts pour baisser les taux d'imposition les plus élevés ou faciliter l'acquisition de biens professionnels n'ont eu qu'une faible incidence sur le niveau des investissements productifs. Toutefois ils ne se sont pas découragés par la médiocrité des résultats obtenus, d'autant qu'ils ont su éviter les sanctions électorales par un habile noyautage à droite des partis dominants successifs. En l'espace d'une vingtaine d'années boucliers fiscaux, niches sociales et exonérations diverses ont fleuri et, cultivés avec amour, se sont transformés en forêt tropicale au sein de laquelle trouver son chemin devient l'apanage des spécialistes, dans une atmosphère délétère de complexification du droit, d'antagonismes sociaux et d'alimentation des déficits publics. Les avantages fiscaux et sociaux accordés au monde des affaires aboutissent même à conférer une prime aux idées médiocres, d'une rentabilité proche de zéro, pour lesquelles la décision d'investir est en suspens. En effet ce sont d'abord de tels succédanés qui deviennent viables par la magie des aides octroyées, non les bonnes idées qui seront concrétisées de toute façon. Or ces projets sans envergure, dictés par la réglementation, donc fragiles, souffrent au moindre retournement conjoncturel, au premier écart entre prévisions et réalisations, et courent statistiquement plus de risques d'arrêt de l'exploitation et de plans sociaux. Ce n'est donc pas un hasard si un accroissement des échecs financiers et commerciaux accompagne toute facilité artificielle allouée au démarrage des investissements. Sur la durée les instruments du contrôle financier macro-économique permettent de mesurer avec précision combien les facilités octroyées aux patrimoines les plus importants ne génèrent que peu d'investissements supplémentaires dans l'économie française, malgré la bonne volonté supposée des bénéficiaires. Si l'on excepte la part gaspillée dans les réalisations douteuses qui bénéficient d'un effet de levier conjoncturel, l'essentiel des subsides émigre à l'étranger dans le cadre d'une stratégie internationale de diversification d'un portefeuille sans participation active à la gestion des titres sous-jacents. Il en résulte que l'incidence d'une telle générosité sur l'emploi et la croissance demeure négligeable... tandis que son coût représente un frein bien réel à la politique de redistribution vers les ménages modestes et le prolétariat, pourtant si nécessaire en période de stagflation. Le plus souvent en effet l'accroissement des déficits sert d'argument pour justifier par ailleurs une politique budgétaire soudainement redevenue stricte, pour l'essentiel au détriment des classes moyennes : baisse du niveau de remboursement des médicaments, franchise de 1 € sur les actes médicaux, plafonnement des retraites, nouvelle taxe de 1% sur les revenus du livret A, des portefeuilles-titres, des assurances-vie et des investissements locatifs, éco-taxes et autres taxes «pique-nique», pour ne citer que quelques exemples significatifs. Au final il est assuré que l'impact global de ces mesures sur l'économie française est négatif dans la période de tension actuelle, ce qui ne perturbe pas outre mesure nos responsables publics, alors qu'une réactivité forte dans ces domaines sensibles constitue probablement un gage de réussite sinon pour une politique à long terme, du moins pour un quinquennat.
13:27
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Wednesday, September 10, 2008
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Carnet de vacances (2ème partie)
(V) Le sentiment de l'immensité et du vide qui m'assaille lorsqu'à plus de 2000 mètres d'altitude je m'insère dans le cercle magique, dans le cirque des sommets, témoins du monde, n'est rien en comparaison d'un long regard porté sur l'humanité. Ce n'est pas alors l'aberration qui étreint, mais l'écart entre ce qui est et ce qui pourrait être moyennant un si petit effort de bonne volonté collective... Que tout le monde agisse solidairement, tel troupeaux de colossales masses rocheuses réfléchissant les étoiles, ayant émergé des mélèzes. (VI) La gentiane jaune effarouchée comme l'altière épidaure violette en épis égaient de vives couleurs les moindres clairières d'altitude, les cirques délaissés des mélèzes et des pins. Mais la gentiane de mon coeur et l'épidaure de mes pensées peinent à remonter la pente d'optimisme de laquelle la larme glisse vers les ravins frangés d'idées noires. (VII) Le matin trois quart d'heure de footing pour dégringoler quérir au village le pain frais du petit déjeuner, le chausson aux pommes et la tarte à la myrtille de mon amour. L'après-midi trois heures de randonnée pour s'élever quérir aux belvédères d'altitude foison de panoramas somptueux, moisson d'images propres à satisfaire l'avidité photographique de ma carte mémoire. Et le soir, entre médicaments et fatigue musculaire, la télévision dispense sa perfusion vers l'ailleurs, dans l'oubli de mon âme. (VIII) Si vite surgi, ce moment du grand retour ! En carriole, en car, en train, en TGV, le rythme vers la capitale s'accélère. Derrière le calme immuable des monts solitaires, auquel en vain je m'accroche, déjà se superposent une autre vie, un autre stress mal enfouis sous ma pellicule de bronzage. Le sentiment d'un destin choisi se voit dissout par ma mélancolie du changement, a fortiori d'une réintégration dans l'état initial après une révolution de la roue.
09:02
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Sunday, September 07, 2008
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Carnet de vacances (1ère partie)
(I) A la montagne je croise un entomophage querellé par un autochtone. M'autorisant de cette connivence alimentaire soudain fondamentale dans le cadre rustique alentours, j'interviens en sa faveur : Nous mangeons tous des insectes présents dans les fruits, la farine... Beurk – caquette le paysan alarmé par le sérieux de mes citadines lunettes de soleil, cependant que l'entomophage se rengorge devant ce renfort inespéré Non, pas beurk : il vaut mieux manger l'insecte que le pesticide qui l'a tué ! Au tableau de chasse de mon parisianisme j'épingle un bouseux ébahi. Sitôt finies les vacances entamerai-je l'exploitation biologique d'herbes vivaces sur mon balcon de la capitale ? (II) Quand je voyage vers ailleurs, davantage je m'efforce d'y goûter ce qui est spécifique que d'y retrouver ce qui est commun. Mais dans les deux cas je compare avec là, où j'habite. Pourtant, lorsque je voyage vers autrui, je parviens à explorer sans nécessité de référence son univers mystérieux. Serais-je plus influencé par mon cocon que par moi-même, ou bien est-ce que je postule un hiatus entre les êtres et une continuité entre les terroirs ? (III) Du sommet alpin, en clignant des yeux les monts suisses, italiens dodelinent tout proches dans la haute atmosphère, une diffraction lumineuse telle aurore boréale scintille vers la masse méditerranéenne, et il n'y a pas jusqu'aux feux d'artifices parisiens dont s'ébaudit le corbeau noir d'altitude planant au-dessus du sapin solitaire... cependant, derrière le troupeau des collines dorées, par delà les forêts moites et les champs cartésiens, la ville magnétise tout mouton, exerce son désir d'appartenance. (IV) Bergère, observe... derrière la motte l'herbette frisée se recroqueville ! Plus intense que la gueule du ruminant une terreur s'épanche de son âme. Anonyme dans la foule, parmi la multitude de ses soeurs, et cependant si tragique... comme gardienne d'un univers qui se dissoudra. Cette envie d'arracher sa racine, s'enfuir au loin, peut-être là-bas où j'habite, star montante du bitume, prêtresse des apparences, n'ayant finalement rien à perdre qu'un masque interchangeable.
02:03
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Tuesday, September 02, 2008
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Allocation de rentrée scolaire : utilisation conforme ?
.. http-equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"> .. name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4 (Win32)">
En sirotant un verre dans un café, Monsieur Prud'homme, député UMP, a surpris une conversation susurrée sous le sceau de l'infamie à la table voisine. Un quidam voulait acheter un écran plasma et indiquait attendre le versement de l'allocation de rentrée scolaire pour le faire. Sur le rapport de ses oreilles traînantes voici notre Don Quichotte, excité comme un pou, qui se trémousse, qui court de ci, de là, supputant que l'allocation est détournée de son objet, que la masse laborieuse vampirise les deniers publics, fragilise le bouclier fiscal qui protège les grandes fortunes de l'impôt. Des contrôles sont nécessaires ! Monsieur Prud'homme projette de déposer un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale discuté en novembre 2008, afin que l'allocation soit à compter de l'année prochaine distribuée sous forme de bons d'achat dans certains magasins et associations sportives. Il imagine déjà un mécanisme complexe d'attribution d'agrément aux enseignes concernées par les bons, une usine à gaz qui risque de mobiliser de nombreuses personnes, tant du côté des administrations que des entreprises. Bref il frissonne d'émotion, il a trouvé de quoi se faire mousser, il est même intervenu, hier lundi 1er septembre, au cours d'un journal télévisé, afin d'alerter l'opinion et de présenter son plan. Il m'arrive également de surprendre des discussions au comptoir des cafés, en général les dirigeants de l'UMP sont assimilés à de sinistres crétins corrompus et incompétents, pourtant je ne dépose pas d'amendement lors de l'examen des projets de loi au Parlement pour protéger les honnêtes gens de ces canailles. Sans être un politicien professionnel j'essaie de faire la part des choses. Monsieur Prud'homme a-t-il seulement songé que le brigand dont il a espionné les propos avait dès le mois de juillet équipé son enfant pour la rentrée scolaire avec l'argent qu'il aurait pu consacrer au téléviseur, qu'il avait fait preuve à cette occasion de prévoyance, qu'il avait agi en bon père de famille afin de s'assurer un choix plus large et des tarifs avantageux, et qu'il attendait désormais, par un juste retour des choses, le versement de l'allocation pour acquérir l'écran de ses rêves ? Le député Prud'homme ignore-t-il que des préoccupations similaires régissent les finances publiques ? Maîtrise-t-il les nouvelles exigences de la loi organique relative aux lois de finances, laquelle met en place une gestion budgétaire fondée sur la performance ? Le député Prud'homme foule-t-il aux pieds le principe d'universalité budgétaire, qui interdit l'utilisation d'une recette déterminée pour le financement d'une dépense déterminée ? Sinon pourquoi n'imagine-t-il pas que toutes les dépenses d'un budget puissent être couvertes par la masse communes des recettes, tant au niveau de la famille qu'à celui de l'Etat ? Ou peut-être est-ce le verbe imaginer qui pose problème à Monsieur Prud'homme, accablé par un souci bien plus important que celui de marier sa fille, celui d'asseoir sa pauvre notoriété.
14:44
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Sunday, July 13, 2008
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Quelques mots que je sais de moi
Quand je me reproche de me complaire seul plutôt que mal accompagné, je me réponds que je me tiens en haute estime. Lorsque Archiloque, flagorneur lyrique, m'assure que ma compagne est une fille splendide, j'en déduis qu'elle a bien de la chance car on se complète à merveille. Beau ? Pas trop j'espère : tout conformisme m'inquiète – ne pas être dupe Séduisant ? Si peu : à la personnification du moyen je préfère l'acte d'être Modeste ? Faussement Charismatique ? Je défends ma place au soleil Extraverti ? Volubile... en silence : j'ai la logorrhée du coeur L'essence de mon génie n'est pas d'avoir raison avant tout le monde, mais de reconnaître qu'aujourd'hui tout le monde a tort avant moi. Ma maïeutique : la poésie dans le rétroviseur. J'ai changé. Avant je persévérais dans l'erreur – pour la beauté du geste. Maintenant, afin de faire ma cour à la vérité je lui tourne autour (en cercles concentriques). Je suis donc bien placé pour connaître que la vérité n'est pas l'horizon indépassable de la quête humaine, quoique je ne l'atteigne jamais. Je ne vous ai pas dit ? Me voici champion en course d'endurance. Il m'arrive de passer sous la barre des trois heures au marathon, et c'est à peine si j'exagère. Mon esprit matériel rêve posséder un corps qui le symbolise. Le plus difficile à maîtriser n'est pas ce qui se situe le plus loin de moi, car mes grandes décisions sont facilitées par le sentiment à terme de la noblesse et du courage. C'est le chemin à suivre pour y parvenir qui pêche. S'approprier l'imminence, voilà l'enjeu de mon idéalisme tantôt trop distrait, tantôt trop exigeant. J'applaudis à cette saillie, laquelle touche ma sensibilité avant que d'exciter le mécanisme de ma raison. Pourtant le cartésianisme m'affriole. Au demeurant assez mauvais public. Pourquoi tu ne cèdes pas à tes pulsions? Je t'aime trop pour te faire du mal, conseilleur Sois naturel Solaire oui, photosynthétique non Reste toi-même Hélas ! Je ne puis m'en empêcher : sitôt que je m'extirpe de moi-même, ce dernier se vautre dans ma nouvelle apparence Davantage je m'épanouirais dans une société, davantage elle intègrerait ses chats sauvages – sans les apprivoiser !
02:22
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Sunday, June 29, 2008
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Brève cosmogonie
I Au commencement était le vide Or la nature a horreur du vide Donc, après le commencement, il y eut la fin II Le vide est principe féminin La fin est principe masculin Une portion de fin s'introduisit dans le vide Elle s'appela matière III Des gouttes de matière grouillent dans tout l'univers Cherchant à féconder le vide béant Telles, si rares, y parviennent, accédant au portail de la mort Compassion aux immortelles !
04:16
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Saturday, June 21, 2008
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Le montreur de rossignols
Le montreur de rossignols Tout voûté sur le trottoir Dans l'essence des bagnoles A pas lents vers l'abattoir... Voir sa cage se fermer Transgresser dans la rigole Sa liberté bien-aimée Au geste sec d'une obole Il faisait des sauts dans la rosée Des sauts amers Mais sa cheville s'est brisée Tombé par terre Que lui dire d'autre Au parapet des algues ? Les mots d'un bon apôtre Dans l'ombre des grands orgues On voit au loin un long fantôme blanc Qui disparaît Il a perdu tout son allant Au contact des marais Adieu montreur de rossignols Déjà ta silhouette s'efface Et s'efface aussi le son des carmagnoles Les voitures envahissent la place
03:24
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Sunday, June 15, 2008
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Proserpine
Le ciel bleu réfléchit l'illusion d'un soir... Proserpine a donné son couteau, sa ceinture Aux prêtres confondus par l'encens des bûchers Et voici revenus les gentils maraîchers S'apprêtant à l'applaudissante couverture Ses cheveux sont noués en chignon d'hirondelle Son cou de caryatide dégage une aura Qui brûle comme feu d'un futur opéra Au chalumeau du vent magnifique tourelle S'approchent les guerriers, s'approchent les familles Les enfants jouant dans le pré, les troubadours Les écureuils venus pour ses yeux de velours Derrière les vieux les mendiants en guenilles A la silhouette bleue qui lancera la pierre ? Le coq s'est tu et les poules couvent leurs oeufs Aux carrioles, paisibles, attendent les boeufs Le village s'évanouit dans un cimetière En robe rouge un prélat perfide se dresse Tenant à bout de bras l'hypocrite flambeau Que le ciel d'infamie allège du fardeau Dans le dur trémolo l'impavide déesse Soudain un craquement et c'est le désespoir...
01:09
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Tuesday, June 10, 2008
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Message auto-promotionnel
Nombre d'entre vous, miséricordieux ou sarcastiques, m'ont alerté sur le déficit marketing de mon blog. Pas de bulletin, peu de service après-vente, jamais de tête de gondole, aucun chèque glissé aux faiseurs de réputation donc nulle claque dithyrambique, nul compliment flagorneur prêté pour deux rendus, pas de référencement, pas de lien hyper-texte, rien ! Le talent à l'état brut ! Que la perfection faite phrase ! Vous comprenez que je fus choqué : non seulement je consacre mes instants de loisir à extraire cette gelée poétique du sous-sol pétrolifère de mon cervelet natal pour l'étaler sur le papier de mes rêves, mais encore faudrait-il que j'en assure la campagne promotionnelle ! Comme si son éclat littéraire et ses fines volutes ne devaient pas suffire à attirer le lectorat tels les insectes nocturnes autour de l'hallogène ! Je me gausse mais je conçois que d'aucuns craignent de se brûler les ailes au contact d'une hypothétique quintessence surgie au détour d'un clic, inopinée et fulgurante, aveuglante réductrice de ma facture d'électricité telle moderne Jivaro, alors consens-je, du bout des lèvres mais consens-je. Voici mes manches retroussées et que mes bras se plongent dans la matérialité. J'ameute le chaland, je vante le produit, j'en souligne la traçabilité, non mes textes n'ont pas été nourris aux OGM, c'est du bio, 100% made in intello, aucun élément impur outre-atlantique, oh vous pouvez y aller c'est pas du Karine Breault, ne craignez rien, consommez, c'est français de souche ça, donc universel, c'est référencé dans le dernier rapport de la Ligue des Droits de l'Homme, ça contribue au rayonnement, c'est torché, c'est du Louis XIV, du Napoléon Ier, du Philippe Pétain, c'est extrait de la terre qui ne ment pas de la France éternelle, donc abreuvez-vous à ses sucs nourriciers, gorgez-vous en, tétez, vous finirez moins cons ! Oyez : j'entreprends l'écriture d'une nouvelle. Dès que le projet sera suffisamment avancé, j'en assurerai la diffusion par épisodes sur un blog, peut-être celui-ci, peut-être celui-là, c'est selon.
02:39
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Friday, June 06, 2008
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Méduse (III - suite et fin)
Chaque pas lui coûte ; en trébuchant elle avance Mais son regard qui roule, avide de saisir Le bourgeon coloré, la feuille qui s'élance Et des ombrages verts l'invincible plaisir Ne palpe horrifié que squelettes qui craquent En une pluie fournie au milieu du fracas Au milieu de la foudre, au milieu des attaques Des cris, des fuites, des bruits de pas, des tracas Vision d'un monde défait et chaotique Par son unique faute, infini châtiment ! Alors elle court, traînant sa cohorte antique Les corbeaux croassant saluent l'évènement Leurs ailes s'élèvent en tempête, et ses loques Portées par cent becs, ses démons, son châle au sol Et l'odeur du caveau se répandant suffoquent Les taupes ébahies tapies dans l'entresol Mais où aller ? S'éteint la chandelle en folie Devant elle au vent fort de la destruction Tu n'as pas de repos, Ô Méduse jolie ! La crécelle criarde boit sa passion Long et doux, l'hululement soupire en sourdine Et ces bruits innocents te sont tendre évantail L'hirondelle emballée ou la mouette chagrine Au fond de la forêt, grand caravansérail S'égosillant, comme avec joie tu les écoutes Mais quand elles viennent vers toi, quand d'un seul coup Leurs ailes bleutées aux plumes lisses t'envoûtent Tu les vois s'écraser, vaincues par ton licou Que faire hélas ! Quel acharnement sur ta tête ! Tant d'années solitaire peux-tu maintenant Lutter contre le monde, esquiver la défaite ? Tu as le sang subtil de Pégase menant Au vif du ciel l'inspiration étoilée Pour la larme des fées ton regard n'est pas tout Ferme les yeux... la matière s'en est allée Ton portrait a séduit l'exigent manitou Les serpents ont glané la couronne de roses Le miroir de Persée réfléchit ta beauté Tu es suprême source de toutes les choses Et modèle l'azur ta blanche nudité !
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Sunday, June 01, 2008
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La virginité, qualité essentielle du mariage ?
Exposé des faits D'un commun accord deux époux ont demandé au Tribunal de Lille l'annulation de leur mariage, sur le fondement de l'article 180 du Code civil. Motif : le contrat a été vicié par une erreur sur la virginité de la jeune femme. Le Tribunal a fait droit à leur demande et a prononcé l'annulation. Désormais, à part les parties, seule la Chancellerie semble pouvoir intervenir en déclenchant un recours dans l'intérêt de la loi pour dire le droit. Je n'ai pas lu la motivation de la décision et, compte tenu du déchaînement médiatique suscité par cette affaire, il me semble qu'il convient de se méfier d'une présentation simpliste ou caricaturale. En même temps les clivages classiques paraissent brouillés, du coup l'opportunité se présente d'une meilleure liberté de réflexion. Jurisprudence L'article 180 du Code civil dispose que «s'il y a erreur sur la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage». Cet article est utilisé, notamment dans les cas suivants : troubles mentaux incapacité à assumer des relations sexuelles normales union forcée découverte de polygamie dissimulation de prostitution mensonge sur la nationalité mariages blancs Il convient de préciser que, dans la majorité des cas, la procédure n'est pas diligentée par les conjoints mais par le parquet, en cas de soupçon de mariage blanc ayant pour but de faciliter l'acquisition par l'une des parties de la nationalité française. Analyse Voici les définitions fournies par le dictionnaire : la qualité d'une personne est un élément de sa nature, permettant de la caractériser (particulièrement dans le domaine intellectuel et moral) la nature d'un être regroupe l'ensemble des caractères, des propriétés qui le définissent le domaine moral concerne les moeurs, les habitudes et surtout les règles de conduite admises et pratiquées dans une société Il s'avère donc que la morale ne renvoie pas à un absolu, mais à la norme sociale à un instant donné : elle varie selon les pays et les époques. Elle recherche un consensus mou en s'opposant aux extrêmes (avant-gardistes et rétrogrades) et de façon générale freine l'implosion du modèle social en décourageant ceux qui sortent du moule. D'un point de vue statistique, dans la France d'aujourd'hui, la première relation sexuelle a lieu généralement vers 15/20 ans. Le mariage est contracté souvent vers 25/30 ans, soit en moyenne 10 ans plus tard. Même si la volatilité est élevée, il en résulte que la virginité au moment du mariage n'est pas la norme de nos jours. Pourvu qu'elle reste dans la légalité, nul n'a le droit de demander de comptes à une femme sur ce qu'elle fait de son corps, sur son plaisir, sur sa sexualité. Il convient toutefois de nuancer ce propos en rappelant que l'émancipation de la femme est récente dans notre société, et que l'attitude sur ces questions dépend dans une large mesure de la classe d'âge interrogée. En conclusion de cette analyse, le problème semble pouvoir être reformulé comme suit : pour qu'il y ait erreur sur la personne, et que le mariage puisse être annulé, il faudrait que la virginité au moment du mariage soit considérée comme un élément fondamental de la nature d'une femme, un élément qui la caractérise comme femme, selon la norme sociale actuelle. Est-ce le cas ? Ma réponse est non, statistiquement parlant. Discussion n° 1 : illégalité, ou aliénation ? Si l'on reprend la jurisprudence de l'article 180, il me semble que les facteurs d'annulation soulevés par les époux (donc à l'exclusion des mariage blancs dénoncés par la chancellerie, qui relèvent d'un autre débat) peuvent être classés selon deux grandes catégories : les problèmes matériels : folie, incapacité, mariage forcé les problèmes moraux : polygamie, prostitution, nationalité (faux papiers) Si l'on considère la catégorie des problèmes moraux, dans laquelle on se situe en l'espèce, on constate que les motifs invoqués sont non seulement répréhensibles d'un point de vue moral, mais encore illégaux. Dès lors l'annulation contractuelle éventuellement prononcée ne pose pas de problème logique. Ce qui rend le cas d'espèce si particulier, c'est que la motivation morale développée par les époux ne correspond à aucune infraction légale. Et on comprend que cette situation soit peu fréquente : car pourquoi se donner la peine de dissimuler avant le mariage un acte parfaitement légal, mais dont on mesure néanmoins l'importance symbolique ? En effet, peu de commentateurs se donnent la peine de ramener la situation à sa dimension humaine : il s'agit d'abord de deux jeunes gens qui se sont mariés, donc qui étaient probablement amoureux l'un de l'autre, et suffisamment pour se promettre un engagement durable ! Le succès d'une telle entreprise n'apparaît possible que si l'on parvient à une certaine authenticité dans la communication, à exprimer ses attentes, ses valeurs, à les faire accepter par l'autre. Peut-être n'était-ce pas le cas en l'espèce, à cause d'une forme d'aliénation de la jeune femme, écartelée entre conformisme, respect d'un moule familial ou culturel d'une part, et intégration au moule social d'autre part, lequel évolue beaucoup plus vite avec l'enthousiasme et les capacités d'adaptation de la jeunesse. Cette situation inconfortable exige une vigilance de tous les instants. On devine qu'une dissimulation à un moment donné, échappée par faiblesse ou inadvertance, et d'abord perçue comme anodine, peut se refermer sur la jeune femme tel un piège, surtout au fur et à mesure que les sentiments mutuels se développent sur la base de ce malentendu initial, contaminant toute la construction future. Pour une analyse somptueuse et incisive de cette aliénation, je vous invite à vous reporter au texte d'Ahlam, que vous trouverez dans ma liste d'amis. On aboutit à ce paradoxe d'une jeune femme qui a déjà couché avec quelqu'un avec qui elle ne s'est pas mariée, mais qui ne couche pas avec le jeune homme avec lequel elle veut se marier, et dont elle est probablement amoureuse. Et d'un jeune homme lui aussi probablement amoureux, avec tout ce que cela implique de communion de valeurs et de personnalité, qui est amené à tout remettre en cause brusquement, du fait d'une pierre d'achoppement située à la base de l'édifice. Et tous les commentateurs, moi en premier, discutent sur le point de savoir s'il faut les laisser mariés, afin qu'ils puissent divorcer. Quel gâchis ! Mais quel effroyable gâchis ! L'amour serait-il devenu une valeur à ce point périssable et commune, alors que tant de célibataires traversent bien des tragédies pour trouver l'âme soeur ? Qui, suffisamment fou ou inconscient, pense en avoir à ce point à revendre ? Discussion n° 2 : légalité et moralité La jurisprudence résout certes des cas d'espèce, mais se fonde sur la loi, laquelle s'applique de façon identique à l'ensemble des citoyens et ne peut fluctuer selon les perceptions particulières d'une personne ou d'un groupe. Par conséquent les déclarations de «fatwa contre l'émancipation des femmes» ou de «verdict rendu à Kandahar» (Fadela Amara) ne me paraissent pas constructives, surtout dans une logique de séparation des pouvoirs et de nécessaire respect de l'autorité judiciaire par le gouvernement. En théorie, même lorsque la loi se réfère à une appréciation morale, elle ne peut s'écarter de la norme qui prévaut pour l'ensemble de la société. L'intérêt de cette contrainte me semble être d'éviter toute dérive en annulation pour cicatrices corporelles dissimulées ou excommunication cachée, vaisselle baclée, divergences philosophiques ou politiques... et autres stéréotypes, surtout s'il n'y a pas d'exigence symétrique vérifiable chez les deux sexes (même si l'homme ou la femme ne sont pas des catégories : se reporter au débat sur les quotas). C'est pourquoi je suis troublé par les conséquences potentielles de la décision du Tribunal de Lille. Ceci étant, on devine bien que tout contrat social va susciter de plus en plus d'interrogations dans une société multi-raciale, pluri-culturelle, multi-confessionnelle, internationalisée, et plus généralement individualiste, au sein de laquelle le ciment commun tend à se limiter aux valeurs fondamentales de la vie en collectivité, et à respecter une parfaite neutralité d'opinion, en comparaison avec les sociétés traditionnelles plus engagées (la France fille aînée de l'Eglise, par exemple). Le risque me paraît être celui d'un éparpillement de la jurisprudence, condamnée au grand écart entre les cas individuels et la loi collective. Je suis par conséquent amené à m'interroger sur la nécessité de laisser subsister une référence morale dans le domaine contractuel. Cette suppression faciliterait peut-être la résolution des cas où le problème de moralité soulevé ne correspond à aucune illégalité. En même temps les parlementaires ne se dépouilleraient pas de tout contrôle, puisqu'ils conserveraient par le biais de la loi la maîtrise des variables d'ajustement (je pense par exemple au mariage homosexuel, ou à l'annulation du contrat pour cause de prostitution alors que nombre de jeunes, selon des reportages récents, se prostituent pour financer leurs études). En conclusion il me semble que la régression du lien social dans une société de plus en plus dure, non pas seulement pour des questions matérielles, comme c'était déjà le cas auparavant, mais aussi pour des questions de stress, de pressions psychologiques, une société aux modèles diversifiés et soumise à la concurrence de toutes parts, fait imploser la notion de moralité en la réduisant à une simple démonstration statistique de normativité, et fragilise tout acte juridique qui s'y réfère. C'est pourquoi, au-delà du recadrage que cette affaire aura permis de mettre en évidence, la solution législative ne peut à terme se substituer aux évolutions économiques, sociales et éducatives. Je souhaite enfin que cet événement malheureux ait permis aux deux jeunes gens de progresser, d'avancer en maturité, et qu'ils puissent désormais mieux créer les conditions de leur bonheur futur.
06:15
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Friday, May 30, 2008
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Méduse (II - suite)
Méduse ! Ta chair en lambeaux forme une traîne Qu'un essaim de corbeaux s'acharne à becqueter Tu restes immobile au centre de l'arène Où l'éphialtes lacinié vient ôter De tes maigres épaules la feuille mouillée Et le limon boueux que l'os saillant retient Le crapaud gras a plongé dans l'eau déliée Le sort en est jeté ; nul hasard n'intervient Nul, même écorné, devant l'horreur, l'indicible Quand peu à peu s'écarte avec une lenteur Calculée, la membrane ridée et flexible Ses paupières enfin et son fil conducteur C'est la mort qui jaillit comme éteinte lumière Par la prunelle emplie d'un rayon infernal... Qui se fraie un chemin d'insensible matière ? Sur quel intérieur ouvre ce pur canal Sur quelle passion de desseins maléfiques ? Une haine imposée luit au fond de son oeil Ce qu'il touche se plombe en mouvements obliques Et répand dans l'air comme un parfum de cercueil... Elle s'ébranle au rythme des pierres fétides Et le cortège passe une haie de bouffons De formes fixes, de statues, de souches vides De télamons rugueux, de grotesques chiffons L'âpre pousse est colonne torse, stalagmite Le buisson vert devient un dolmen suppliant Et les grands pins penchés qui surplombent le site L'Arche de pierre plongeant sur l'imprévoyant Le moineau cascadeur qui sautille en souplesse Sous le buisson touffu faible proie de l'aspic Voletant à la branche bientôt qu'il délaisse Comme le faucon noir, flèche brillante au pic De l'azur, soudain, trahison ! La plume ploie Leurs ailes d'impossible envergure luttant A chaque battement... mais l'oiseau plonge et se noie Au cimetière fou d'un sculpteur éclatant
12:06
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