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Sep 26, 2008

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Thursday, October 09, 2008

SOUTIEN A ROMAIN, MILITANT RESF CONDAMNE POUR OUTRAGE


Le *procès en appel de Romain Dunand*, militant RESF dans le Jura, aura lieu au *TGI de Paris* le *mercredi 22 octobre* à partir de 9h.



Romain a été condamné en 1ère instance à une amende de 800 euros, pour outrage, alors qu'il avait comparé, dans un message électronique, la politique du gouvernement à celle de Vichy. Dans ce message privé, il protestait contre l'arrestation de Florimond Guimard, militant RESF à Marseille, lui-même poursuivi puis relaxé.



Romain est le premier militant RESF condamné pour ses activités de soutien aux sans-papiers. Il n'a fait qu'exercer son droit à la liberté d'expression et nous demandons sa relaxe.



Nous appelons tous les amis des sans-papiers et toutes les personnes éprises de liberté à:


- signer massivement la pétition en ligne et sur papier :
sur education sans frontieres.org

- assister au procès mercredi 22 octobre 2008 à 9h00, 11e Chambre,
section B, escalier K, 2e étage, Palais de Justice, 6 bvd du Palais, Paris
(1er) ;

- ou à manifester leur solidarité avec Romain devant tous les Palais de
Justice de France le jour de son procès en appel.



A Besançon : rassemblement devant le Palais de Justice rue Mégevand à 16h30.

A Montpellier : rassemblement devant la Préfecture


Comité de Soutien Romain Dunand

8:46 AM - 2 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Wednesday, October 01, 2008

DES PONTS PAS DES MURS

sommet citoyen sur les migrations les 17 et 18 octobre à Paris

voir le site

3:54 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

RUSF Aix en Pce


Projection et débat le 14 octobre par le Réseau Université Sans Frontière d'Aix à la fac de Lettres, amphi Guyon à 18h.


Ni expulsions ni discriminations des étudiants étrangers !

Joindre le RUSF : 06 84 26 87 82 OU 06 81 16 80 32

aix-marseille@rusf.org

3:51 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Tuesday, September 30, 2008

VENEZ A LA REUNION DE PRESENTATION DU RESF A MARSEILLE


Réseau Education Sans Frontières 13

resf13@no-log.org 06 31 32 48 65


61 rue Consolat 13001 Marseille


www. educationsansfrontieres. org





Mardi 30 septembre 2008



Bonjour,


Durant 4 ans d’existence durant lesquels l’arsenal répressif (police, justice, législatif…) contre les Sans Papiers s’est considérablement durcit, le RESF a résisté efficacement.



les syndicats, membres officiels du RESF, ont été partie prenante de ce combat pour le droit à la scolarité, au séjour et à la dignité.



Aujourd’hui ce réseau a besoin de forces nouvelles pour continuer à soutenir les jeunes sans papiers scolarisés et leurs familles. C’est l’objectif prioritaire que s’est fixé le RESF par la relance de son activité en direction des établissements scolaires, afin de construire un maillage ville par ville, quartier par quartier.





Dans un premier temps, le RESF 13 organise une réunion de présentation le mercredi 15 octobre à partir de 17h au CRDP (31 bd d'Athènes, 13001 Marseille).



Quoi faire en cas d’arrestation d’un sans papiers ?

Quelle législation ?

Quelles actions possibles ?


Bref, une première réunion axée sur des aspects pratiques destinée aux profs, parents d'élèves ou citoyens




En 2008, la politique nationale suit toujours son objectif de quota d'expulsions, la politique européenne se durcit considérablement en termes d'immigration.


Plus que jamais nous avons besoin de forces neuves.



En vous remerciant de votre soutien,


Pour Le RESF13

Florimond Guimard








PS pour mémoire :


Le 26 juin 2004, s’est tenue à la Bourse du Travail de Paris une réunion rassemblant des enseignants, des personnels de l’Education nationale, des parents d’élèves, des éducateurs, des collectifs, des syndicats et des organisations attachées à la défense des droits de l’homme préoccupés de la situation des sans-papiers scolarisés (de la maternelle à l’université)...Ils ont décidé la création d’un réseau de soutien nommé Education sans frontières...Les syndicats, les associations de parents d’élèves, les organisations et les représentants de collectifs et d’établissements signataires appellent les enseignants et les personnels des établissements de tous niveaux à se montrer vigilants, à informer leurs élèves qu’ils sont prêts à se mobiliser pour les aider à faire régulariser leur situation.




http://www. educationsansfrontieres. org/spip. php?article5







REUNION DE PRESENTATION DU RESF




MERCREDI 15 OCTOBRE de 17h à 20h


Au CRDP de Marseille, (31 bd d'Athènes, 13001 Marseille)

9:49 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

VENEZ A LA REUNION DE PRESENTATION DU RESF A MARSEILLE


Réseau Education Sans Frontières 13
resf13@no-log.org 06 31 32 48 65

61 rue Consolat 13001 Marseille

www. educationsansfrontieres. org



Mardi 30 septembre 2008


Bonjour,

Durant 4 ans d’existence durant lesquels l’arsenal répressif (police, justice, législatif…) contre les Sans Papiers s’est considérablement durcit, le RESF a résisté efficacement.


les syndicats, membres officiels du RESF, ont été partie prenante de ce combat pour le droit à la scolarité, au séjour et à la dignité.


Aujourd’hui ce réseau a besoin de forces nouvelles pour continuer à soutenir les jeunes sans papiers scolarisés et leurs familles. C’est l’objectif prioritaire que s’est fixé le RESF par la relance de son activité en direction des établissements scolaires, afin de construire un maillage ville par ville, quartier par quartier.




Dans un premier temps, le RESF 13 organise une réunion de présentation le mercredi 15 octobre à partir de 17h au CRDP (31 bd d'Athènes, 13001 Marseille).


Quoi faire en cas d’arrestation d’un sans papiers ?

Quelle législation ?

Quelles actions possibles ?

Bref, une première réunion axée sur des aspects pratiques destinée aux profs, parents d'élèves ou citoyens



En 2008, la politique nationale suit toujours son objectif de quota d'expulsions, la politique européenne se durcit considérablement en termes d'immigration.

Plus que jamais nous avons besoin de forces neuves.


En vous remerciant de votre soutien,

Pour Le RESF13
Florimond Guimard






PS pour mémoire :

Le 26 juin 2004, s’est tenue à la Bourse du Travail de Paris une réunion rassemblant des enseignants, des personnels de l’Education nationale, des parents d’élèves, des éducateurs, des collectifs, des syndicats et des organisations attachées à la défense des droits de l’homme préoccupés de la situation des sans-papiers scolarisés (de la maternelle à l’université)...Ils ont décidé la création d’un réseau de soutien nommé Education sans frontières...Les syndicats, les associations de parents d’élèves, les organisations et les représentants de collectifs et d’établissements signataires appellent les enseignants et les personnels des établissements de tous niveaux à se montrer vigilants, à informer leurs élèves qu’ils sont prêts à se mobiliser pour les aider à faire régulariser leur situation.


http://www. educationsansfrontieres. org/spip. php?article5





REUNION DE PRESENTATION DU RESF



MERCREDI 15 OCTOBRE de 17h à 20h

Au CRDP de Marseille, (31 bd d'Athènes, 13001 Marseille)

9:49 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Sunday, September 28, 2008

centres de rétention et appels d'offre

Interview d'Olivier Brachet (Forum réfugiés) sur nouvel obs.com


> http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/3_questions_a/20080925.OBS2783/nous_sommes_desormais_passes_dans_un_systeme_de_marche.html
>


> "Nous sommes désormais passés dans un système de marché"
>

> Avez-vous contacté la Cimade (Service oecuménique d'entraide), jusqu'ici seule association habilitée à fournir une aide aux étrangers en situation illégale au sein des centres et les locaux de rétention, avant de répondre à l'appel d'offres du ministère de l'Immigration?

>
> - C'est la première chose que l'on a faite lorsque nous avons réceptionné l'appel d'offres du ministère. Nous avons directement appelé le président de la Cimade pour organiser une réunion. Mais à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. Depuis, les dirigeants de la Cimade ne cessent de répéter qu'ils veulent un front uni. Or, chaque fois qu'ils vont au ministère, ils se déplacent seul. Il y a des tractations, mais nous ne sommes pas conviés. Nous avons énormément de respect pour eux, mais nous n'allons pas vivre dans la dépendance d'une réponse ou d'informations provenant de la Cimade. Nous ne pouvons pas nous organiser en fonction de ce qu'ils vont faire ou ne pas faire. Nous ne pouvons pas être dans la dépendance. Nous ne pouvons, aujourd'hui, considérer l'hypothèse de laisser les retenus sans assistance associative.
> On a appris que la Cimade avait trois scenarios. Mais lesquels ? De toute façon, tout le monde sait qu'il n'y a pas beaucoup d'associations capables de répondre à cet appel d'offre. Nous n'avons donc aucun intérêt à tourner autour du pot. L'enjeu est le suivant: est-ce que le tête-à-tête entre la Cimade et le gouvernement a été la meilleure chose possible par le passé ? Et le sera-t-il dans l'avenir ? Je ne le pense pas. Nous pensons qu'il sera plus facile de faire entendre l'avis de l'opinion publique sur l'immigration si nous sommes plusieurs à la relayer.

>
> L'organisation d'un appel d'offres (pratique généralement associée au domaine commercial) est-elle adéquat pour déterminer l'attribution des dispositifs d'aide aux étrangers ?
>

> - Nous sommes dans l'obligation de passer par un appel d'offres. Lorsque sur un marché public les sommes engagées dépassent un certain seuil, l'organisation d'un appel d'offres est exigée. Le montant global du marché de l'aide pour l'information, en vue de l'exercice des droits des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative, représente de 4 à 7 millions d'euros. Chaque lot indépendant représente entre 400.000 et un million d'euros. L'engagement de cet argent public nécessite quelques certitudes quant au sérieux des associations choisies. Il y a une réalité de mission. Par ailleurs, l'importance des sommes attribuées justifie que plusieurs associations soient impliquées.
> Et puis, cela n'aura échappé à personne, nous ne sommes plus dans un régime étatiste. Nous sommes désormais passés dans un système de marché. Il se passe la même chose dans l'attribution des marchés des hôpitaux que dans le domaine de l'information des demandeurs d'asile. Lorsque l'argent public est dépensé pour des raisons X ou Y, il faut effectuer un appel d'offres pour garantir l'équité et la transparence. Cette mesure vise également à rompre avec un monopole, et organiser un accès légal à des sommes importantes.
>

> Le partage des 30 centres de rétention administratifs en différents lots ne risque-t-il pas de porter atteinte à la coordination des informations relevées à l'intérieur des centres?

>
> - Si on prend pour exemple le niveau de coordination actuel des associations, il est certain que cela sera un fiasco. Mais je ne vois pas pourquoi les associations ne pourraient pas se coordonner comme le font les syndicats. Même s'ils ne sont pas forcément d'accord sur tout, les syndicats arrivent à tirer dans le même sens, sans pour autant renier leurs opinions. Personne ne souhaiterait qu'il n'existe qu'un seul syndicat en France. Ce qui fait avancer le débat dans une société c'est le pluralisme. C'est en valorisant la diversité et tous les points de vue que l'on parviendra à avoir du poids dans la société. On a trop souvent l'idée en France que nous devrions tous avoir les mêmes idées. Or nous ne sommes pas identiques. Chaque association ne parle pas de la même manière et heureusement. La Croix-Rouge n'est pas France Terre d'Asile, Forum réfugiés n'est pas l'Anafé, l'Adoma n'est pas Amnesty international...
> La perte du monopole de la Cimade n'a pas été très bien préparée. La Cimade a jusqu'ici très bien travaillé. Mais ce n'est pas à eux de choisir les gens avec qui ils souhaitent coopérer. Ils se sont ouverts au Secours catholique mais pas encore à Forum réfugié. Or je crois que dans cette lutte il y a aussi de la place à d'autres "religions". Pour exister dans ce combat, les associations n'ont pas forcément besoin de base religieuse. Pourquoi la diversification se ferait sous la houlette de ceux qui étaient là auparavant. Pourquoi devrait-ils choisirent leurs partenaires?
> La diversification voudrait même que dans le système européen actuel, des ONG allemandes, hollandaise ou suédoises, rentrent sur le marché national de la rétention. Cela nous sortirait de notre petit train-train et de nos habitudes. Nous aurions besoin d'être confronté aux usages d'autres pays beaucoup plus à la pointe que nous en matière de défense des étrangers.


>
> Interview d'Olivier Brachet, par Sélim Batikhy
> (le jeudi 25 septembre)
>




9:57 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Le budget 2009 du ministère de l'Immigration

Plus d'argent pour les expulsions et la lutte contre les illégaux, moins pour l'intégration.Et le renforcement des expulsions et « l'optimisation » des CRA pour les orientations de la période 2009-2011…http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00079458.htm*Immigration, asile et intégration : enveloppe en baisse de 15,7%** ***Le budget 2009 du ministère de l'Immigration prévoit une enveloppe globale de 513,8 millions d'euros, soit une forte baisse (96,2 millions, soit-15,7%) par rapport à l'année passée qui avait vu la création du ministère.L'enveloppe globale de 513,8 millions d'euros en crédits de paiement se répartit en deux programmes mis en oeuvre par le ministère de l'Immigration:"immigration et asile", doté de 436 millions, et "intégration et accès à la nationalité" doté de 77,8 million.Le programme "immigration et asile" est à la hausse dans le budget 2009: 436 millions contre 414 l'an dernier. C'est en revanche le programme "intégration et accès à la nationalité" qui subit une coupe sombre (195 millions dans le budget 2008).Le programme 303 "immigration et asile" regroupe les politiques relatives à la circulation des étrangers, et notamment la lutte contre l'immigration clandestine et l'exercice du droit d'asile mais ne détaille pas les dotations de ces différents postes.Le programme 104 "intégration et accès à la nationalité" a pour finalités l'accueil des primo-arrivants et leur intégration dans la société française durant les cinq premières années.Parmi les principales orientations pour 2009-2011 sont notamment prévues (sans budgets annoncés): le renforcement des mesures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière, "l'optimisation" de la gestion des centres de rétention administrative (cra). En matière d'asile, sont également prévues l'augmentation des places (sans précision) en centre d'accueil pour demandeurs d'asile et la maîtrise des délais de procédure.Les plafonds 2009-2011, tenant compte de la RGPP (révision générale des politiques publiques), prévoit 514,5 millions d'euros pour 2010 et 508,63 pour 2011

9:55 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Friday, September 26, 2008

Sans papiers et sans témoins

La Cimade écartée des centres de rétention


Le gouvernement a retiré à l'association son monopole d'accès aux centres de rétention. Par qui et comment seront contrôlées les conditions d'enfermement pour étrangers ?

Cette année, un dossier aride et déprimant est en train de devenir l'ouvrage culte, qu'on se passe entre journalistes, politiques ou associatifs. C'est le dernier rapport de la Cimade sur la situation des sans-papiers dans les centres de rétention, où ils attendent leur expulsion. La raison de son succès est aussi sinistre que les 296 pages qui composent l'édition 2007 :ce rapport est le dernier. D'ailleurs, la Cimade, seule association autorisée en France a travailler dans les centres de rétention depuis leur création en 1984, risque elle-même d'en être expulsée l'année prochaine.

Depuis plusieurs mois, en effet, les contestations se multiplient autour de ces centres, qui sont peu à peu devenus un des emblèmes de la politique des «quotas d'expulsion», mise en oeuvre par le ministre Brice Hortefeux. Dans ce contexte, les rapports annuels de la Cimade étaient plus que jamais l'unique lucarne sur la vie quotidienne en ces lieux d'enfermement.

Aurait-on su sans elle qu'un bébé de 3 semaines avait été mis en rétention, il y a quelques mois, à Rennes ? Que lacets, ceintures, briquets, stylos sont généralement confisqués, l'accès au téléphone improbable, alors qu'il devrait être libre ? Que le Coran est saisi car «il pourrait servir à allumer un feu» ? Ou bien que, en février dernier à Vincennes, des «étrangers retenus» avaient été forcés de regagner leur chambre, chassés par une soixantaine de policiers, dont un armé de Taser ? Deux ont fini à l'hôpital, une enquête est en cours.

L'éviction de la Cimade, cette «association-symbole, sérieuse et reconnue,est une tentative de mise au pas du secteur associatif», analyse Pierre Henry, qui dirige la tout aussi sérieuse France Terre d'Asile. De son côté, un policier explique : «Dans l'imaginaire des politiques, s'en prendre à la Cimade fait clairement partie des représailles contre les protestataires.

Les gouvernants ne sont plus dans la logique classique où cohabitent pouvoirs et contre-pouvoirs. Aujourd'hui, l'Etat dit : avec moi ou contre moi.»

Au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, les choses ne sont pas dites de cette manière. Guillaume Larrivé soutient qu'il s'agit surtout de «mettre fin à un monopole». Mille chinoiseries techniques enrobent en effet la mise à l'écart de l'association, obligeant à un décryptage tellement ennuyeux qu'il découragerait presque l'indignation, et c'est d'ailleurs là tout le talent de l'Administration. Pour comprendre, il faut donc se résigner à lire l'appel d'offres, publié fin août au «Journal officiel», pour un marché public de 4 millions d'euros au total : celui-ci édicté que l'ensemble des 25 centres de rétention en France ne seront plus confiés à un seul organisme, comme c'était le cas depuis vingt-cinq ans pour la Cimade, mais désossés en 8 lots géographiques, faisant chacun l'objet d'un agrément différent, et limité à une durée d'un an. Autrement dit une manière de tester, mettre en concurrence et choisir entre différentes associations.

A la clé, c'est encore et toujours le fameux enjeu des «quotas
d'expulsion» qui se joue, dont l'objectif est fixé à 26 000 pour 2008. Dans cette course au chiffre, «tout est bon pour essayer de faire tomber les obstacles et opérer le maximum de reconduites, quitte à contourner la loi», explique Marc-Antoine Lévy, avocat à Evry. En France, si les chiffres de la rétention ont en effet explosé entre 2000 et 2007, passant de 13 centres à 25, de 17 000 personnes retenues à 35 000, d'une durée d'enfermement autorisée de 12 jours à 32, un seul indicateur refuse obstinément de bouger : le taux d'expulsion. En centre de rétention, une personne sur deux, environ, ne peut en réalité pas être légalement reconduite et finit donc par être libérée. Or près de 40% de ces décisions relèvent de magistrats. Mais qui s'occupe de l'exercice délicat des recours devant les tribunaux ? Qui monte les dossiers ? Qui tient le rôle complexe à la fois de juriste, de traducteur et de conseiller dans les centres de rétention, sans lequel l'accès à la justice deviendrait, de fait, impossible pour une population parfois analphabète, souvent non francophone et en tout cas jamais spécialiste en procédure ? La Cimade, dont la mission est précisément de garantir «l'accès aux droits». «Lui faire barrage est une manière de tarir les audiences devant les magistrats, continue Me Lévy. Je serais curieux de voir quel sera désormais le taux de recours quand la Cimade ne s'en occupera plus. En tout cas, c'est le noyau dur des droits de l'homme qui est attaqué.»

Plusieurs associations ont déjà été contactées par le ministère pour répondre à l'appel d'offres. La Croix- Rouge a sobrement refusé. France Terre d'Asile ne «fera rien sans s'être concertée avec la Cimade». D'autres, en revanche, sont tentées par le marché, mais la plupart entendent très différemment leur mission. «Nous n'avons pas l'habitude de contester ce que dit le gouvernement : nous sommes des gestionnaires purs et durs, explique Jocelyn Baillez, de l'Aftam, spécialisée dans l'hébergement social. On met les textes en musique, point à la ligne.

Nous proposerons sans doute l'ouverture d'une permanence d'information sur les sites où sera distribuée la documentation fournie par le ministère.» Egalement sollicité, l'Ordre de Malte, qui, depuis 1999, travaille avec des déboutés du droit d'asile préparant leur retour au pays. «Nous avons de bonnes relations avec les pouvoirs publics, quelle que soit leur couleur politique, souligne Alain de Tonquedec. Si nous postulons, nous ne pensons pas mettre le juridique en avant, plutôt l'humanitaire pour que les gens rentrent chez eux dans des conditions décentes et avec dignité.»

Née d'une scission avec la Cimade, Forum Réfugiés envisage aussi d'envoyer son dossier, tout en reconnaissant que «le petit monde associatif est bien emmerdé par cette histoire, selon Olivier Brachet. Je ne soutiens pas le gouvernement actuel mais je ne pense pas non plus qu'il s'agisse d'un régime nazi. Nous ne postulons pas avec l'état d'esprit de dire : les expulsions et la rétention sont anormales. Notre position serait plutôt comment faire des expulsions respectueuses. Il ne faut pas laisser les centres de rétention se refermer sur eux-mêmes.»Enfin, et c'est tout à fait nouveau, l'appel d'offres exige désormais des associations «confidentialité» et «neutralité».

Mais «si une association veut publier un rapport, elle pourra le faire», reprend Guillaume Larrivé. Sera-ce une raison susceptible de rompre le contrat ? «Cela dépend de ce que dira le rapport.» Dans les centres de rétention, en tout cas, on regrette déjà la Cimade. Qui ? Les sans-papiers ? Non, les policiers et les gendarmes qui gèrent les sites. «Il faut qu'il y ait des contrôles : c'est une garantie indispensable», réclame, par exemple, Yannick Danio, du syndicat l'Unsa Police. De son côté, un autre gradé estime que «ça va être bouillant, si la Cimade s'en va

Surchargés, les centres sont devenus un concentré de désespoir, où des gens prêts à tout pour rester en France se retrouvent face à des policiers qui ont l'impression défaire un boulot de merde, en remplissant wagons et statistiques. Tous partagent le même sentiment d'injustice.
La Cimade arrive à servir de tampon entre les deux, parce que les étrangers la vivent comme réellement indépendante.La clôture de l'appel d'offres est fixée au 22 octobre.



Florence Aubenas

Le Nouvel Observateur

1:58 AM - 1 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Communiqué de presse CIMADE

25 septembre 2008
Rétention administrative :
la Cimade demande à M. Hortefeux de modifier le nouveau dispositif prévu par le décret et l'appel d'offres
La Cimade a été reçue par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, le 22 puis le 24 septembre. Il s'agissait pour elle de vérifier si la volonté du Gouvernement était bien de remettre en cause radicalement la mission de défense des droits des étrangers placés en centre de rétention exercée par la Cimade depuis 24 ans.
Les responsables de la Cimade ont en premier lieu demandé au ministre de rectifier ses propos tenus sur les ondes de France Inter le 8 septembre : la Cimade assume pleinement la mission qui lui est dévolue comme en témoignent ses rapports réguliers et ses multiples interventions et interpellations auprès des services du ministère. C'est en revanche l'Administration, sous la pression des quotas d'expulsion et la grande tension que cette méthode génère en rétention, qui n'est plus en mesure d'éviter les incidents à répétition et les drames. L'incendie du centre de rétention de Vincennes, alors que la Cimade avait alerté le préfet de police à plusieurs reprises sans être entendue, en constitue la preuve.
La Cimade avait en début d'année clairement indiqué au ministre qu'elle était disposée à ce que la mission de défense des droits des étrangers en rétention soit assumée au plan national dans le cadre d'un regroupement de plusieurs associations non gouvernementales. Malheureusement, aucune de ses propositions n'a été retenue. Le décret et l'appel d'offres diffusés fin août, prévoyant des lots éclatés pour lesquels des prestataires de service s'arracheraient des parts de marché, relèvent d'une logique de « concurrence libérale » déplacée en matière de défense des droits de l'Homme.
Lors de ces deux entretiens, la Cimade a expliqué au ministre que le nouveau dispositif constitue la négation du rôle de la société civile et de sa fonction essentielle de témoignage. Elle a développé au ministre les raisons pour lesquelles elle lui demande de modifier le décret du 22 août et l'appel d'offres qui en est issu, afin que les étrangers puissent disposer d'une véritable aide juridique, dans le cadre d'une action nationale cohérente, assurée par des associations non gouvernementales organisées entre elles.
Le ministre a indiqué qu'il ne remettait pas en cause la liberté d'expression des organisations prestataires, a confirmé que ces organisations pourraient répondre, pour un même lot, dans le cadre d'un groupement, a proposé la mise en place de rencontres entre les prestataires et l'évaluation au bout de six mois de la pertinence du nombre de 8 lots.
Tout en prenant note de ces clarifications que le ministère précisera par écrit, la Cimade constate que le ministre n'a pas voulu remettre en cause le principe même de l'éclatement et de l'émiettement, et donc la transformation profonde de la mission de défense des droits des étrangers en rétention.
La Cimade décidera, au cours d'une assemblée générale extraordinaire le 4 octobre prochain, la façon dont elle poursuivra son action de soutien auprès des étrangers retenus et éloignés.

1:54 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Tuesday, September 23, 2008

ACTUALITE DU RESF 13


Réseau Education Sans Frontières 13

resf13@no-log.org 06 31 32 48 65


61 rue Consolat 13001 Marseille


www.educationsansfrontieres.org




Mardi 23 septembre 2008




Les prochains RDV du RESF vers Marseille :



- PROCHAINE REUNION DU RESF A MARSEILLE : mercredi 24 septembre à 17h30

Bourse du travail, 23 Bd Charles Nédelec, 13003 Marseille.




- Prochain "Cercle de silence" : jeudi 25 septembre 2008 17 h 30 à 18 h 30, cours St Louis (au croisement Canebière – Rue de Rome)
Le Thème du 25 septembre : Le « pacte européen sur l'immigration et l'asile »


Toute l'info sur les cercles de silence à Marseille http://www.educationsansfrontieres.org/?article15475


Une soixantaine de villes en France organisent des cercles de silence régulier pour dénoncer le traitement inhumain que l’Etat français réserve aux migrants en situation irrégulière du fait de dispositions législatives, nationales ou européennes, contraires aux droits fondamentaux de la personne humaine.




- Réunion de Présentation du RESF13 : mercredi 15 octobre à 17h au CRDP (31 bd d'Athènes, 13001, Marseille)


RESF relance son activité notamment en direction des établissements scolaires. Voir affiche jointe; merci de l'afficher dans les salles des profs et panneaux extérieurs des établissements scolaires.


"Si on s'y met chacun, cahcune, dans chaque école, dans chaque quartier, on peut enrayer la machine et engager l'idée d'un autre pays"




- Sommet citoyen "des Ponts pas des murs" sur les migrations http://www.despontspasdesmurs.org/ 17/18 octobre à Paris.

Manif le samedi 18 octobre à Paris.
A Marseille, un collectif d'organisations envisage une Rencontre/débat/concert au Théâtre Toursky le samedi 25 octobre. A suivre.







Et toujours...




- Guide pratique et juridique RESF : la 3è édition est disponible http://www.educationsansfrontieres.org/?article14542 100 pages, 5€ (disponibles à Mille Babords, 61 rue Consolat 13001, ou aux réunions RESF)


- A travers la CIMADE, c’est à l’exercice des droits qu’on porte atteinte / Communiqué commun : "Silence on enferme" http://www.educationsansfrontieres.org/?article15276



11:48 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment


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