François

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Apr 19, 2008

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Friday, June 08, 2007

Constater c'est bien (mais c'est largement insuffisant)

La chanson qui ne fait que constater, c'est lourd. (et en plus, ça empeste le réchauffé.

Il semblerait que les auteurs/compositeurs (et je ne parlerai même pas des interprètes) éprouvent certaines difficultés (et ici je suis particulièrement poli) à décrire avec justesse et complexité l'état et la réalité de quelqu'ordre que ce soit dans lequel ces derniers se trouvent.

Tout au mieux seront-ils capable de constater l'état factuel de leurs affects (et à titre d'exemple trop fréquent: ''je suis triste et/ou déprimé'' le tout sur une musique hyper lourde - forcément). Une fois cette constatation faite, la réflexion stoppera instantanément, un peu comme si le constat la situation ou de l'état était en soi une si grande réussite, qu'elle devait aussitôt être communiquée au public. Trop rarement la démarche artistique et intellectuelle se poursuivra-elle, ne serait-ce que pour nuancer le propos - encore une fois hyper lourd ou bien clivé: ou bien tout noir, ou bien tout blanc.

On ne nous offre que trop rarement  une réflexion qui va au delà de la situation ou de l'affect exprimé. Un peu comme si l'artiste, ne pouvant gérer son propre état ou réalité émotive, voulant sans doute s'en exorciser, devait la ''pitcher'' (on me pardonnera l'anglicisme) sur les autres et à l'extérieur de lui - ne pouvant lui-même la contenir plus longtemps. On a souvent fait l'ode de l'expression - même si on aura peut-être trop souvent exprimé un peu n'importe quoi - on pourra ici se référer à l'oeuvre intégrale de Marie-Carmen). Mais c'est qu'il me semble que  l'identification et l'expression de l'état et de l'affect n'est bien que la première étape au processus. Il me semble qu'il puisse être intéressant de pousser plus loin, de nuancer, d'expliquer et éventuellement d'y trouver une explication ou mieux encore, une réponse si réponse il y a (et je suis de ceux qui aiment bien croire qu'il y en a souvent une).

Mais c'est pratiquement jamais le cas. On se retrouve alors avec une musique avec des textes soit-disant intelligents (mais qui est à mon sens qu'une trop grossière ébauche) et on la présente aux auditeurs comme étant une finalité qui deviendra vite fatalité. Celle-ci pourra paraître comme étant révolutionnaire pour ces gens qui n'aiment pas trop réfléchir (pas qu'il en manque nécessairement) mais il s'adonne que pour ceux qui réfléchissent ne serait-ce qu'un minimum, les textes sont d'une brutale évidence: Oui, on le sait que la vie n'est pas que rose - bordel on n'avait pas que quelqu'un de plus nous le dise pour en prendre conscience.

La seule porte de sortie réside alors en  un choix musical quasi-bipolaire: ou bien on donne allègrement dans la légèreté, ou bien on se fait chier avec une oeuvre soit-disant intelligente mais qui à mon sens loin d'être terminée. Il me semble qu'on aurait beaucoup à gagner, la musique étant un médium plutôt intéressant, il faut bien l'avouer, si les artistes prenaient la peine de pousser ne serait-ce qu'un peu plus loin leur démarche intellectuartistique.

Ou bien c'est le format de la chanson qui s'y prête mal, (dans lequel cas ces derniers seront tenus de se taire) ou bien c'est parce que les artistes considèrent que d'avoir identifié et écrit leur état d'âme était par définition intelligent (sic) et forcément artistique (sic). Ou bien ce sont les artistes eux-mêmes qui sont fort mal outillés ou eux-mêmes incapables de gérer leur réalité (ce qui d'ailleurs ne me surprendrait pas nécessairement).

Mais une chose est sûre et quasi-certaine: Les artistes qui vont plus loin, qui sortent du cadre, qui s'élèvent au-delà, qui tentent de trouver une explication ou une solution, sont à mon sens sont beaucoup trop rares. J'en compte moi-même que quelques-uns, on pourrait bien m'amputer quelques doigts et je pourrais encore les compter sur les doigts de ma main (appréciez ici l'image éloquente).

Donc voilà.                                                                                                   

En attendant que la situation change, je préférerai de loin les livres aux chansons, pour satisfaire ma curiosité intellectuelle et continuerai musicalement de roller (et c'est ici que je fais référence à la légèreté - et je fais pas nécessairement allusion à l'I.M.C. des chanteurs) avec les Notorious B.I.G. (Biggie R.I.P.) les Fugees et Tupac Amaru Shakur (Tupac Lives).

10:58 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Monday, June 04, 2007

Le Narcissisme (et vous souhaitant bien que vous vous y ne retrouverez pas trop.)

Narcisse et Écho

allez hop un retour vers les classiques, (gâtons-nous).

voici un peu le topo.

En fin de semaine je suis allé voir une piece de Robert Lepage (excellente d'ailleurs) et dans les 5 heures qui composaient la piece (ouf j'aurais un peu raccourci mais enfin) y'avait un passage dans lequel les personnages de la piece faisaient allègrement (bof) dans la mythologie grecque.

ils y ont entre autre raconté l'histoire de Narcisse et d'Echo.
enfin bon, même si la mythologie puisse trop souvent être racontée d'une façon grossière et over the top (et que son image a un peu été souillée par la force des choses), reste qu'il y a des notions fondamentales de philosophie, de psychologie et relationnelles qui y sont décrites avec énormément de justesse, il me semble.

et puis bon c'est toujours risqué de tenter d'aborder ce genre d'oeuvre sans la dénaturer et j'ai vraiment pas cette prétention mais je dirai simplement ceci: c'est franchement bien fait.
j'avais peut-être sous estimé ou laissé de côté la chose l'ayant trop souvent vu mal citée ou expliquée, de façon un peu trop grossière.

et puis bon comme ça date pas nécessairement d'hier, ça rend la chose encore plus impressionante ; alors ceci étant dit voici un bref extrait de ce que j'ai pu voir et entendre durant ladite pièce, extrait qui raconte l'histoire de Narcisse et d'Écho.

(On aura compris que Narcisse incarne la masculinité et le phénomène du narcissime)

 - le narcissime qui, visiblement, est un phénomene qui est a l'épreuve du temps.


Narcisse et Écho

La jeune Nymphe bleue Liriopé prenait un bain quotidien en compagnie d'autres douces nymphes lorsque le dieu-Fleuve Céphise, poussé par une passion trop longtemps contenue, s'avança au devant d'elle. Par ses mille remous et tourbillons, il l'emporta loin du rivage et la viola.

Pleine d'inquiétudes sur le devenir de son enfant, elle alla consulter le devin Tirésias qui lui dit : "Narcisse vivra très vieux à condition qu'il ne se regarde jamais".

On était bien excusable de tomber amoureux de Narcisse ; enfant et adolescent déjà, sa route était semée des coeurs de ses soupirants des deux sexes qu'il avait repoussés avec indifférence. Il se suffisait à sa propre personne, chassant en solitaire les bêtes sauvages des sombres forêts.
Un jour, alors qu'il poursuivait un cerf avec toute l'ardeur de sa jeunesse et que son plein effort faisait resplendir sa beauté, il croisa Echo. C'était dans une étroite clairière que le soleil réchauffait de ses rayons dorés ; Echo en tomba immédiatement passonnément amoureuse.

La Nymphe Echo ne pouvait que répéter des brides de phrases venant justeides de phrases venant juste d'être prononcées, telle une insensée. Autrefois, elle était pourtant la plus bavarde des nymphes, et c'est ce qui lui causa ce mauvais sort.
C'était en effet un jour, comme tant d'autres, où Zeus était venu rendre visite aux Nymphes de la montagne. Héra voulait le surprendre en flagrant délit, mais avertie, Echo vint à sa rencontre et par son bavardage incessant, elle permit à Zeus de s'enfuir discrétement et d'échapper à son oeil jaloux.
S'apercevant du manège de cette Nymphe, Héra la punit en lui disant : "Si tes logorhées étaient ton plus grand plaisir, tu ne pourras désormais plus parler la première et tout juste répéter les paroles des autres".

Sentant une présence, Narcisse demanda
"Holà, il y a quelqu'un par ici ?"
"Par ici !" répondit Echo, ce qui surprit Narcisse, ne voyant personne.
"Viens !"
"Viens !" répondit Echo
"Réunissons-nous !"
"Unissons-nous !" répondit Echo, car son coeur audacieux ne pouvait plus se contenir. Elle sortit alors de sa cachette pour l'embrasser, se sentant irrésistible ; mais Narcisse la repoussa brutalement et s'enfuit.

Narcisse était parti. Elle se plaignit aux dieux, souhaitant que lui aussi, tombe amoureux un jour d'une personne qu'il ne puisse saisonne qu'il ne puisse saisir. Humiliée, honteuse, elle parcourut longtemps les vallons abandonnés, se languissant d'amour. Finalement, elle s'exila près des falaises excarpées, et c'est pourquoi on l'entend parfois à ces endroits reculés, articulant difficilement quelques mots jetés dans l'abîme.

Souffrant de sa douleur, les dieux trouvèrent son voeu juste et l'exhaussèrent.

Plus tard, Narcisse découvrit un lac d'une grande pureté ; l'eau limpide n'avait jamais été souillée par les troupaux ni par les animaux des bois. Les arbres qui l'ombrageaient n'osaient pas même y laisser tomber leurs ramaux verdoyants.

Epuisé et assoiffé, Narcisse s'agenouilla pour boire cette eau argentée lorsqu'il aperçu une image saisissante. C'était un jeune homme d'une grande vigueur qui lui souriait, juste là, de l'autre côté de la surface.
Il voyait bien que l'autre voulait lui parler, puisqu'à chaque mot qu'il prononçait, l'autre ouvrait aussi la bouche. Son coeur ressentait pour la première fois l'extraordinaire sentiment de l'amour, et n'y tenant plus, ouvrit largement ses bras pour saisir son reflet. Glissant de la berge, il tomba dans le lac, et recherchant toujours plus loin sa moitié mouvante, il se noya.

Pour montrer que le destin est marqué de leur sceau, les dieux y firent éclore une fleur blanche que les mortels baptisèrent Narcisse. (appréciez sur le tableau les cheveux de Narcisse qui se transforment en fleur)

- Nicolas Poussin - Écho et Narcisse, vers 1650, Musée du Louvre.

Et me permettrai d'être moralisateur (c'est que le format du blog s'y prête plutôt bien):

Narcissiques, allez donc faire vos devoirs - pas tant pour les autres - que pour vous.

7:14 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Tuesday, June 26, 2007

Palmarès de tous ces mots, expressions et onomatopés de la langue française

Dans tous ces mots qui m'entourent et m'appelent, clin d'oeil à la (pas si) grande auteure-compositeure-interprète Francine Raymond, le temps de faire le tout premier palmarès officiel de la langue française myspacien (n'importe quoi), de tous ces mots, expressions et onomatopés qui composent la langue française.

Parce qu'ils sont parfois fascinants, souvent dérangeants et parfois émouvants (ça sera à vous de déterminer quel qualificatif s'appliquera le mieux aux dits mots énumérés), tous ces mots font de la langue française la langue *la* plus fascinante de toutes les langues officielles (et j'en connais presque trois, je sais donc pertinemment de quoi je parle, il va sans dire).

Voici donc, en ordre encore une fois on ne peut plus aléatoire, le palmarès de tout ce qui compose, parfois pour le meilleur et  plus souvent qu'autrement pour le pire, notre parfois très belle langue française :

- Le verbe "gâter". (Surtout quand il s'agit de se gâter, un peu comme si l'image nous renvoyait à tout ce qui était socialement innacceptable et à l'encontre de toutes nos valeurs judéo-chrétiennes encore latentes, bien malgré nous. lire: la culpabilité, la privation, la chasteté et tout le reste).

- Le mot élégance, comme dans "avoir l'élégance de dire, ou de faire". L'élégance, c'est aller bien au-delà de ce que la décence ou la pure politesse nous dicterait de faire, et en plus, ça sonne plutôt bien. (et je ne parle évidemment pas ici de l'élégance au sens trop souvent un peu cheap).

- Remplacer les "o", "ô" et les "au" par les "ou" lire: :À titre d'exemples: soucisse, routie et Califournie.

- L'expression à tonalité un peu agricole "Travailler en cochon" : dit de quelqu'un qui aime bien tourner les coins un peu ronds. Bref wow. (rien à rajouter, tout a été dit).

- Les "R" bien rrrrrrrrrrroulés (et/ou comment littéralement scrapper une première impression, le premier R venu dans la conversation).

- L'expression "Se faire saucissonner, pire encore, se faire soucissonner", (dit, d'une façon excessivement ridicule, de quelqu'un qui se fait avoir).

- Cette vilaine habitude qu'ont les gens de remplacer les lettres "oi" par "ôé", et ne serait-ce que pour n'en énumérer les quelques exemples les plus (et trop) fréquents: tôé, pis môé. Ou encore de remplacer les lettres "ch" par la lettre "h" tout simplement (par pure paresse, sans doute).

- L'expression "Avoir connu quelqu'un" (c'est dire, avec je trouve beaucoup de retenue et d'élégance, qu'on a eu une aventure avec une dite personne).

- L'expression "Correcte, mais sans plus" (ça sonne drôlement bien et puis ben ça décrit avec beaucoup de justesse il me semble, ce que beaucoup de choses sont, finalement).

- L'expression "Casser l'os et en sucer (sic) la moëlle" (c'est dire bien peu de chose en utilisant inutilement une image excessivement dérangeante).

- Les expressions d'origine juridique qui commencent à faire partie (ugh bien malgré moi) de mon vocabulaire quotidien :  "être dans son bon droit, légitime, de bonne foi" et toutes les autres.

- L'expression "les plus pires", popularisée par un certain groupe québecois qui chantait une chanson bien loin d'être correcte mais sans plus, pour ne pas dire carrément médiocre.

- Le verbe "entendre" (C'est dire d'une bien belle façon je trouve, avec peut-être plus de profondeur et d'empathie, parfois à la blague, parfois non, qu'on comprend quelqu'un.)

- L'expression "vider la question", que je trouve tout simplement fascinante.

- Les expressions et/ou proverbes politiques d'une grande sagesse et d'une encore plus grande spontanéité (en fait la plupart viennent de Jean-Chrétien ça on l'aura compris) : ''Quand on se peinture dans le coin du mur on peut pas s'en sortir a moins de piler sur la peinture'' ou encore ''On reconnaît les meilleurs coureurs à la fin de la course''.

- L'approximation nonchalante, i.e. l'expression "Un genre de", qui traduit plus souvent qu'autrement un manque flagrant de rigueur ou de curiosité intellectuelle ; une question qui ne sera jamais vidée ;  une réflexion inachevée, qui visiblement ne s'achèvera jamais (ex. un genre de thé, un genre d'épice).

- Certains mots employés au féminin qui ne devraient vraiment, mais vraiment pas l'être et que l'on entend trop souvent dans le domaine de la rénovation, enfin pas que je m'y connaisse énormément mais je peux quand même bien l'imaginer (lire: faire de la ben belle ouvrage).

- L'accent de l'Est de la ville de Sherbrooke, qui est (appréciez l'analogie) comme un gros bulldozer qui scrappe littéralement tous les mots qui ont le malheur de se trouver sur son passage. (L'est de Sherbrooke qui est, socio-économiquement parlant, un peu l'ancien Hochelaga de l'Estrie, mais en pire).

- Le qualificatif "dérenché", qui, assez étrangement, évoque exactement et *précisément* l'état dans lequel on peut se trouver un lendemain de veille.

- Certains mots, mis au pluriel, qui clairement ne devraient pas l'être et qui en prennent, par le fait même, un sale et dur coup (lire: Mes argents et Les Europes).

- Prononcer de façon systématique, sans trop réfléchir, les "s" alors qu'ils devraient pourtant bien être silencieux (lire: les gens(se)).

- L'expression ''Frapper fort'' comme dans: Ouais ben cette fois-ci niveau mauvais goût t'auras frappé fort.

- Les surnoms amoureux qui, lorsqu'ils sont employés sérieusement, lèvent un peu le coeur (lire: Ma chanceuse, ma nôère).

- Le mot "mademoiselle" qui, lorsqu'il sort de la bouche d'un gros dégueulasse (voyez un peu l'image), devient excessivement vulgaire.  

- Le qualificatif ''lourd'', comme dans: ''Fuck t'es lourd'' ou, mieux encore, ''Ok c'est fucking lourd'' pour décrire une personne ou une situation qui est intolérable/insoutenable.

- Ces anglicismes que l'on entend plus vraiment de nos jours. Ces derniers anglicismes qui, logiquement, (ou pas du tout il faudra voir) ne peuvent provenir que d'une époque où les francophones prolétaires peu éduqués côtoyaient les anglophones sur une base quotidienne (lire à titre d'exemple: j'ai figuré que). 

- L'expression "au ras" et pour mieux la situer dans son contexte naturel, je citerai une réplique que j'avais entendu dans la parfois brillante télé-réalité "Pignon sur Rue" sur Télé-Québec : "Câlisse (sic), j'me suis levé ce matin pis y'avait d'la m'lasse (sic) au ras l'toaster (sic)".
(D'ailleurs c'est sans doute une des phrases que j'ai entendues dans ma vie, sinon la phrase qui fait le plus écho au quotidien, mais particulièrement au quotidien qu'on veut pas nécessairement vivre).

- Le verbe ''saouler'' comme dans : ''Bordel, tu me saoules'' pour décrire quelqu'un qui est un peu chiant.

8:18 AM - 2 Comments - 4 Kudos - Add Comment

Sunday, January 01, 2006

À tous ces intégristes qui s'évertuent à défendre une cause et s'y prenant excessivement mal.

Putains d'extrémistes, je ne suis simplement plus capable (prêtons-nous à l'exercice, pas tant pour changer les choses il va sans dire, j'aime bien me croire plus lucide que ça, mais pour le pur plaisir de dénoncer, tiens). C'est que les extrémistes sont, dans tout ce bordel, ce qui ne fonctionne pas et ce qui ne saura jamais fonctionner.

Ce qui est excessivement gênant c'est que la position intégriste et extrémiste est clairement, du moins socialement, là où le bât blesse. Le pire, voire l'insulte à l'injure, c'est qu'elle est à toutes fins pratiques impossible à raisonner. Et si en les dénonçant je deviens intolérant et extrémiste à mon tour, Sponville m'aura au moins couvert, volontairement ou non, mais en disant que la tolérance ne peut malheureusement se faire, ni être envisageable, envers les intolérants et les personnes campant une position ou servant une cause extrémiste et intégriste.

En fait, il ne s'agit pas tant de la cause et de l'idéologie défendue, qui se veut pourtant à la base souvent vertueuse (lire la religion, l'environnement, le tabagisme, les animaux, l'égalité des droits ou autrement) - ou pas du tout (lire Hérouxville). C'est plutôt souvent les moyens qui sont entrepris dans le processus par ces connards qui ne peuvent absolument pas se justifier (lire la bêtise, la violence et toutes les autres trop nombreuses bassesses et grossieretés dont l'être social est capable). 

J'insisterai d'ailleurs sur le fait que ces causes, du moins très certainement plusieurs d'entre elles, valent bien la peine et l'effort d'être défendues. Et je salue les gens qui prennent la peine de les défendre, souvent sur une base quotidienne, de façon désintéressée et avec les bons moyens (le dialogue avec un minimum d'humanité, par exemple.)

Mais j'insisterai aussi, et surtout, sur le fait que toutes ces causes, encore une fois aussi vertueuses soient-elles, sont parfois, voire trop souvent, défendues par une position quasi-intégriste et extrémiste. En fait (et ici, il y aura un léger jugement de valeur) ces causes sont trop souvent défendues par une position qui se veut par définition déséquilibrée, dogmatique, inflexible, inintelligible, rigide, déraisonable, irraisonnée et irraisonnable, purement émotionnelle, hystérique, clivée, intolérante, irrationnelle, avec laquelle il est impossible de dialoguer et de transiger.

Et une telle position qui est, finalement, tout sauf logique et rationnelle (dois-je vraiment le préciser) , ne peut et ne pourra jamais se justifier, ni se voir validée, du moins pas dans un système. Un système qui est social et qui inclut, du moins par définition, plus que deux individus lesquels sont, jusqu'à preuve du contraire, distincts. Il s'adonne,  incidemment ou non, que c'est dans ce même système où l'on se doit de faire des compromis, où l'on se doit d'être flexible, empathique, où l'on doit faire preuve de souplesse, d'être compréhensif, humain, tolérant, bordel, c'en est presque mathématique et c'est la logique même qui le veut. Bref dans un tel système, une telle position rigide et extrémiste ne peut tout simplement pas donner des résultats qui seront très heureux, il va sans dire.

Ainsi, avis à ceux qui campent une position disproportionnée et extrême et à tous ceux qui s'y prennent visiblement très mal pour mener à bien leur cause, quelle qu'elle soit. Et à tous ces gens qui sont prêts à crier au meurtre parce que quelqu'un doit utiliser une fois dans l'année un sac de plastique plutôt qu'un sac réutilisable. Aux habitants d'Hérouxville xénophobes qui ont visiblement dérapé durant le processus. À ceux qui mènent un putain de jihad contre le tabagisme, à ceux qui sont prêts à lapider un individu qui porte de la fourrure recyclée. Même si la cause est parfois légitime, on ne peut nier ni faire abstraction des répercussions découlant des moyens entrepris pour mener à bien ladite cause. Croire que ces moyens sont sans conséquence, c'est ou bien être de mauvaise foi, ou vivre carrément dans le déni.

Avis donc à ceux qui camperont leur position cristallisée et qui seront prêts à foutre le bordel autour d'eux que pour défendre une seule et unique cause (la même cause qui deviendra, par le fait même et au bout du compte, absolument ridicule).
Avis aux extrémistes qui se refusent en posant leurs gestes de s'attarder aux répercussions à court, moyen et long terme, globales et sociales et à toute la merde qui découle de ladite cause défendue, qu'ils se plaisent tant à croire vertueuse.
Avis à ceux qui, encore une fois pour défendre une seule cause, sont prêts à tout, et à prendre tous les moyens (et à toutes ces bassesses, dieu sait qu'il y a de ces gens qui sont visiblement très créatifs en la matière).                              
Avis donc, à ces extrémistes et intégristes, parce qu'il impossible de dialoguer et d'échanger avec vous, parce que vous êtes tellement absorbés par votre position dogmatique et rigide  que vous en avez oublié l'essence réelle et le but premier de votre lutte (sic). Parce que vous n'êtes pas du côté de la raison, ni du raisonnable et parce que le résultat de l'addition de vos faits et gestes posés pour une cause devenue quelconque par la force des choses est mathématiquement et logiquement négative.

Avis donc, à vous qui campez une position extrémiste pour défendre quelque cause que ce soit, et qui s'y prennent excessivement mal :

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, je vous dis, un gros, Fuck you.


7:31 PM - 1 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Ta mère est un accommodement raisonnable.

Ta mère est un accommodement raisonnable (et tous ces autres termes et idéologies qui auront été dénaturés par le québecois-moyen-lisant-le-journal-de- montréal-à-chaque-matin) .

8:16 AM - 1 Comments - 2 Kudos - Add Comment

Monday, January 23, 2006

Pourquoi Marjo? (Et pourquoi pas une ode pendant que j'y suis)

Bon comme j'ai souvent dû et déjà à plusieurs reprises répondre à plusieurs interrogations quant à mes goûts musicaux qui figuraient sur mon profile, j'ai cru bon d'écrire cet  entrefilet, qui est vite devenu une ode à Marjo. Et pour ceux qui seraient suffisemment cons pour en comprendre le contraire, il faudra savoir que cette trop modeste ode à l'icône rock qu'est Marjo, n'est qu'à certains moments (plutôt rares, il va sans dire) sérieuse. Et avec égards, si vous n'êtes pas en mesure d'en saisir les nuances, c'est probablement que vous faites et donnez allègrement dans l'humour gras et qu'on pourra sans doute vous trouver en train de faire la file un vendredi soir, pour vous arracher les billets d'un quelconque et médiocre humoriste, au Théâtre St-Denis ou bien encore au Rideau Vert.

Ces choses étant dorénavant nommées, dites et établies, passons maintenant aux choses sérieuses, aux vraies choses, au vrai monde - à Marjo - finalement.

Bon déjà avant de commencer la question se pose, voire s'impose: Pourquoi faire une ode à Marjo en 2007? Et d'ailleurs, pourquoi pas en faire une à Marie Chantale Toupin qui est, selon certains néophytes, l'actuelle, voire la nouvelle Marjo? En fait, c'est fort simple. Il faudra savoir que Marjo, même si elle s'est exprimée très (trop?) simplement tout au long de sa carrière, aura eu cette faculté de décrire, et certainement mieux que Marie-Chantale Toupin et tous les autres à son époque, les réalités affectivo-émotionnelles avec une immense force, lucidité et surtout avec acuité.  (et à ce titre je citerai "S'il fallait")

Extrait de "S'il fallait" de Marjo:

S'il fallait qu'un jour,
D'autres mains te câlinent,
Je courberais l'échine,
J'en mourrais je te le jure.
S'il fallait qu'un jour,
Dans un grand tourbillon,
Tu effaces mon nom,
J'en crèverais je le jure.
Je le jure.

Dois-je vraiment préciser qu'on est déjà à des miles de ce à quoi pourra aspirer et espérer un jour accomplir, Marie-Chantale Toupin? En fait, ce qui a différencié et rendu Marjo unique parmi toutes les autres chanteuses qui donnaient dans le Rock, c'est qu'elle faisait beaucoup plus que chanter. Avec ses chansons, elle nous racontait ce qu'elle vivait, et Dieu sait qu'elle en aura vécu des choses. Elle fait partie de ces gens qui auront souffert toute leur vie, ça se voit dans son visage (pré-opération botox j'entends), et ça s'entend dans sa voix. Mais Marjo ne se limitait pas qu'à subir et vivre les choses. C'est qu'elle les ressentait (certes vous allez me dire qu'elle les décrivait d'une façon très rudimentaire et pour être franc vous aurez peut-être pas nécessairement tort). Mais ce qu'elle disait, c'était vrai, ça venait de ses trippes, c'était encore à l'état brut, et puis ça sortait sans aucun polissage, mais avec force et puissance de sa bouche. Comme si elle le faisait pour qu'on puisse mieux l'écouter, mais surtout et d'abord et avant tout, pour qu'on puisse mieux l'entendre.

De plus est, et on lui en sera d'autant plus reconnaissant, qu'elle s'en est plus souvent qu'autrement tenue à chanter ce qu'elle connaissait. Autrement dit, elle s'en est tenue, en bonne Hystrionique qu'elle était, à raconter les déchirures amoureuses (sous forme de chansons parfois syrupeuses vous allez sans doute me dire). Mais au moins, Marjo n'aura jamais eu le culot de s'aventurer sur le glissant terrain des thèmes flous et larges (tellement qu'ils en deviendront éventuellement insipides) des enjeux politico-sociaux-religieux-environnementaux-économiques, avec peu de grâce, d'élégance et de finesse, comme l'aura fait Marie-Chantale Toupin.

Est-il vraiment nécessaire de rappeller cette fameuse (ou infameuse) chanson de Marie-Chantale Toupin, qui aura fait grincer des dents (je l'espère à la limite sincèrement) plus d'une personne, chaque fois qu'elle passait sur les ondes d'une quelconque radio? La même radio qu'on aura pas nécessairement choisi d'entendre et qu'on aura dû,  inévitablement, à un moment donné ou un autre, subir bien malgré nous? Cette chanson où Marie Chantale Toupin tentait, du moins du mieux qu'elle le pouvait et avec toutes ses limites (Et dieu sait qu'elles sont nombreuses cesdites limites), de prendre position pour on ne sait encore trop quelle raison, sur la question environnementale, entre autres choses.

Extrait de "Maudit Bordel" de MC Toupin (attention, ça donne un grand coup):

"On a coupé même les arbres, Au beau milieu de ma cour,
Et mon coeur est en larme, On a même polluer l'amour"

"Mais dis moé (sic) où s'qu'on s'en va, Où s'que ça va nous m'ener
On n'veut plus faire d'enfants, On s'aime pu on fait semblant
Quand est qu'on va s'arrêter, Pour prendre le temps de se dire
Que toute la planète, Est en train de mourir
On prend la terre pour une poubelle, Maudit bordel."

Il fallait quand même le faire, donnons lui au moins ça. Pas tant et non seulement d'écrire cette chanson, mais surtout, et surtout j'insiste, d'avoir le courage de chanter ce texte, et à haute voix de surcroît.  Donc enfin.  Pied de nez à tout ceux qui auraient eu le culot de dire que Marie-Chantale Toupin est la nouvelle Marjo : elle ne l'a jamais été, ne le sera jamais et ne se mérite donc très certainement pas une quelconque ode, ni même mention particulière. Et quoi qu'elle fasse pour s'en rapprocher, (et bien qu'elle s'en soit rapprochée par moments de par l'extrême simplicité de ses textes) elle n'aura jamais mais jamais eu le centième, ni le millième de la lucidité, de la justesse et de la sensibilité de Marjo.

Et donc pourquoi une ode à Marjo? Ben c'est aussi, et d'abord et avant tout parce qu'elle aura été, et je le crois sincèrement, un icône, notre icône québecois, de la résistance et de l'affirmation québecoise, francophone et artistique. Elle a été l'archétype d'un refus en réponse à une invasion musicale majoritairement américaine de la chanson rock, qui se faisait de plus en plus ressentir durant les années 70' et 80' (vivement les commentaires pseudo-sociologiques). 

À une époque où les québecois étaient tentés et bombardés par la parfois irrésistible, enlevante  et flamboyante musique et influence musicale américaine (je citerai les Samantha Fox, David Lee Roth, et les autres), le Québec pouvait compter sur Marjo pour s'y identifier, se trouver et se retrouver en elle. En fait, et c'est bien peu dire, Marjo était le Québec et le Québec était Marjo. À la limite, et j'exagère à peine, Marjo aura un peu été pour les québécois francophones durant les années 80', ce que Tupac Amaru Shakur (R.I.P.) aura été pour la population afro-américaine de la Côte Est, durant les années 90'. (ici je paraphrase quelqu'un, j'aurais bien aimé avoir été le premier à penser à cette non moins percutante analogie.)

Bon d'accord, parfois la population québecoise se sera  mordu les doigts  de s'y être si intimement, voire intrinsèquement lié. Notamment, et à titre d'exemple  pris au hasard, lorsque Marjo aura déféqué "live" sur la scène lors d'un festival d'été à Québec, fait qui m'aura d'ailleurs été confirmé à plus d'une reprise. (Ceci dit, cet incident a probablement été causé en grande partie suite aux effets de la drogue vous diront pour la défendre, ses plus grands fans, dont je fais partie, il va sans dire.)

Bref, on doit au moins une ode à Marjo parce qu'elle sera toujours restée fidèle à elle-même, fidèle à ce qu'elle ressentait et qu'elle l'a décrit, avec le peu de moyens qu'elle avait sans aucun doute, mais avec puissance et véracité. Elle aura contribué et permis au Québec d'y trouver un peu, et parfois bien malgré lui il faut le reconnaître, une identité culturelle. D'ailleurs, on aurait eu beaucoup de mal à imaginer et à croire en une Marjo hongroise fredonner des airs d'"Illégal". Marjo était québecoise. C'était ça, et ça n'aurait pas pu être autre chose. Elle a aidé le peuple québecois à se définir à sa façon bien à elle et on se doit de lui lever notre chapeau. D'autant plus que sans elle, on n'aurait jamais eu la chance de pouvoir savourer plusieurs grands classiques de la chanson francophone, notamment, et pour n'en nommer que quelques uns, "Les chats sauvages", "Bohémiennes", et "Ailleurs".

Je salue donc et dédierai ainsi ces quelques lignes (on lui doit bien au moins ça) au Monument et à l'icône du rock québecois qu'est la souvent Provocante, parfois Illégale mais surtout l'authentique, la seule, la vraie, j'ai nommé, la Marjo.

 

7:33 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Tuesday, November 28, 2006

Palmarès (officiel) de la vulgarité

Palmarès (officiel) de la vulgarité

VULGARITÉ
(vul-ga-ri-té) s. f.
 
"Je sais bien que ce mot, la vulgarité, n'avait pas encore été employé, mais je le crois bon et nécessaire".
 
Si le Littré définit la vulgarité comme un caractère, défaut de ce qui est vulgaire et sans distinction, ma définition, quant a elle certes plus subjective demeure, sans aucun doute, tout aussi valide et juste que cette dernière.  
 
Voici donc, en ordre aléatoire, le palmarès de la vulgarité.
 
- Pointer du doigt (pas tant le geste).
 
- La Fille qui sert le vin à Tout le Monde en Parle.
 
- Les ferreiro rocher.
 
- Chantale Lacroix.
 
- La facilité.
 
- Le motif dit de camouflage, vraiment.
 
- Les restos exorbitants offrant une cuisine insipide qui manque trop souvent de justesse (y'en a beaucoup trop et c'est pourtant souvent assez flagrant, il me semble). 
 
- Le complet qui fait un peu cheap et l'attitude un peu trop confiante qui en émane durant le 5 à 7 (assez étrangement, d'ailleurs).
 
- Parasucco.
 
- Les vêtements trop révélateurs se voulant, enfin j'imagine, sexy (double sic) mais qui ne le sont pas tant que ça, finalement. En fait, ç'a plus souvent qu'autrement l'effet inverse (il faudra ici lire: le dégoût).
 
- L'ignorance conjuguée à la mauvaise foi.
 
- Les saucisses, pire encore, les soucisses, cocktails (bien que ce soit un plaisir coupable pour à peu près tout le monde, il faudra bien un jour qu'on soit capable de se l'avouer).
 
- Le snobisme de gens qui ne peuvent pas se le permettre.
 
- La xénophobie, au risque de me répéter.
 
À compléter sous peu, plus par manque de temps qu'autrement (parce qu'on aura compris que ce ne sont certainement pas les exemples qui manquent ).  

8:57 AM - 1 Comments - 4 Kudos - Add Comment

Saturday, September 23, 2006

Please Read: Ne pas... [en français]

Now I had to do this

Pour le bien-être de la collectivité, prière de ne plus...

- Substituer le mot "avaler" par "envaler".

- Penser qu'en s'habillant comme un hippy, on devient nécessairement vertueux.

- Être incohérent.

- Penser que la liberté d'expression peut vraiment justifier n'importe quoi.

- Avoir des idéaux utopiques sans jamais être foutu d'en tenter l'application au quotidien.

- Aller nulle part (et j'attends toujours la preuve du contraire) avec le cynisme, d'autant plus que ça sent un peu trop le réchauffé.

- Faire preuve d'une rigidité intellectuelle qui cohabite somme toute assez mal avec toute forme de logique quelle qu'elle soit.

- Penser que les xénophobes disent vraiment tout haut ce que les autres pensent tout bas.

- Être vulgaire.

- Se gaver d'infotainment sur les ondes de TQS et TVA (ou voir énoncé ci-haut).

- Croire Pink pour ne nommer qu'elle, quand elle prétend être  "MIZZUNDAZTOODZ".

- Faire preuve de compréhension et d'empathie envers les adeptes de vêtements à thématique médiévale, on leur a suffisemment laissé de chances.

- Klaxonner sans cesse, en croyant vraiment qu'un son aussi agressant pourra éventuellement faire avancer les choses.

- Être un activiste-cycliste/piéton frustré, putain on se calme.

- Se dire l'ardent défenseur d'une cause peut-être juste mais qui ne justifie certainement pas le fait de causer une tonne de problèmes en tentant d'en régler qu'un seul.

- Faire de "name dropping", sérieusement c'est plutôt malsain.

- Vivre dans le déni.

- Douter du fait que le retour des Fugees, ça va faire l'effet d'une bombe, yo (il fallait absolument que je le mentionne en quelque part sur mon profile donc voilà, c'est fait).

- Penser que "less is more".

- Dire du mal de Michaëlle Jean.

- Utiliser le mot "fourrer" et le cas échéant, n'en réserver son usage qu'à des fins strictement culinaires.

- Rouler les "R", et surtout, surtout en énonçant le mot dont il est question ci-haut.

-  Sous-estimer l'instabilité émotionnelle de Sonia Vachon.

- Massacrer la langue française avec une orthographe médiocre et une syntaxe on ne peut plus approximative et prétendre défendre la dite langue en question.

- Engueuler les caissières des stations d'essence parce que le prix de l'essence est trop haut. Bande de cons.

-  Sous-estimer l'instabilité émotionnelle de Sonia Vachon. (J'ai volontairement décidé de répéter ce point une deuxième fois parce que ouais sérieusement c'est pas des blagues là.)

- Manger une banane en public, il y a de ces choses qui ne se font pas. (à moins de vraiment aimer causer des malaises)

- Lire Richard Martineault (parce qu'il y a des gens qui vivent intellectuellement au-dessus de leur moyen, et qui ont de surcroît le culot d'écrire dans un quotidien. (ici je paraphrase Laferrière, big up)

C'est tout! (more to come tbh)

11:54 PM - 6 Comments - 8 Kudos - Add Comment

Friday, September 16, 2005

Ouch

Mes chaussures, bien que certes très festives, me donnent des ampoules de la mort ; mais tout ça c'est très secondaire non?  C'est tout.

Françoi

10:29 AM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment

Saturday, June 04, 2005

Choisir

Ces choix dans la vie que l’on fait (sont parfois anodins)

 

J’ai préféré l’utopie lucide et mouvante au cynisme paralysant. 

Le spiritualisme rationnel à la foi aveugle et au fatalisme irréfléchi.

L’Amour, le vrai, au mépris nauséabond qui empeste la facilité.

L’élévation de l’âme aux bassesses relationnelles de la quotidienneté.

L’espoir actif à l’amertume passive et insidieusement meurtrière.

La transparente vulnérabilité à l’identité blindée et/ou insipide.

La sélectivité minutieuse d’une proximité infiniment plus rassasiante,

À la dépendance affective inexorablement décevante.

L’évolution souvent déstabilisante d’une individualité,

Au contentement hypothéquant de la conformité louant la médiocrité.

La réalité aujourd’hui reconfigurée au rêve cristallisé hier encore me cristallisant.

L’éclectisme confrontant et inspirant à un environnement médusant  et trop stagnant.

L’harmonie d’une intégrité identitaire à l’absurdité insoutenable et grossière,

D’une personnalité calquée, empruntée et mensongère.

La profonde reconnaissance des occurrences magiques d’une simplicité singulière,

À l’attente acerbe et insatiable d’artifices ridicules, risibles et éphémères.

L’émotivité cérébrale m’extirpant des faits divers parfois trop quotidiens,

À un actuel factuel, mécanique, pragmatique et beaucoup trop pratique.

 

3:15 PM - 0 Comments - 0 Kudos - Add Comment


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